JAZZ MAYHEM n°13 – ULTIMATE JAZZ – Dimanche 22 Mai 2011

NASTY SAMY – DIMANCHE 22 MAI 2011

Hey Mike,
Ca y est, je crois que je suis cuit. I’m done. That’s it. Je tire ma révérence. Overdose de jazz. Bouffées de chaleur, tremblements, mains moites, soubresauts de paupières, mâchoires crispées, picotements dans le bras gauche, remontées acides dans le beuche…. Je vais y laisser ma santé, dude ! Je préfère jeter les gants sur le ring et lever la main droite en signe de renoncement. Drapeau blanc !
Et quoi de mieux que de stopper au numéro 13. Un espèce de chiffre de la bête, non ?
Manque de temps, manque de matériel aussi, c’est lié, un cercle vicelar’, le chien qui se bouffe la teub’, dur de trouver du temps pour mater des films et lire autant que je le voudrais… la zique me bouffe de l’intérieur et ça ne va pas se calmer d’ici la fin de l’année. Donc je refaçonne mon planning et l’adapte au chaos ambiant. Pas facile.

Bon, je reviens d’une tournée de 4 semaines qui m’a  paru encore plus longue que mon séjour aux States… à chaque nouvelle tournée, je perds un peu de cette exaltation qui rendait auparavant ces virées intéressantes et stimulantes…. Et je me rends compte que je suis plus excité par ma nouvelle paire de running shoes (Nike Span 8, nouveau modèle, ultra confort, coussinet d’air sous le talon, renforcement molletonné sur le devant de la chaussure, grise métallisée avec bandes fluo jaunes, etc, de la bombe !) que la nouvelle tête d’ampli que je viens d’acheter (Engl, j’ai vendu mon Hi-Watt l’année dernière pour financer une partie de mon voyage aux States)… Ooooh, je couve quelque chose, moi.

Bah, c’est donc notre dernier échange épistolaire. En un peu plus d’une année je pense qu’on aura réussi à faire un petit tour de ce qui nous tracassait, toi et moi… cette petite bulle invisible qui nous entoure et nous protège, je ne pense pas qu’on puisse un jour la percer et c’est tant mieux, ça protège du soleil. Et de la connerie des autres. C’est cancérigène y paraît, et je ne parle pas que du soleil.… Continuons de trouver des solutions d’urgence dans les livres, les films, les disques, les séries, les zines… Continuons de nager d’une brasse maladroite, de boire la tasse de temps en temps, avec un mouvement de jambes pas vraiment synchro avec les épaules, ce qui importe finalement c’est de ne pas couler comme une clé de 13. Ah encore le chiffre de la bestiole, tu vois?!

Je me sens tiraillé par deux sentiments contradictoires, d’un côté étouffé par la sensation qu’il y a trop à dire… et de l’autre qu’on a déjà effleuré pas mal de choses, qu’on commence à tirer sur les mêmes ficelles, les mêmes noms et les mêmes références. Zarbi. Enfin bon, c’est pas non plus que je me réveille au milieu de la nuit en hurlant de terreur, hein… juste que j’ai l’impression d’avoir fait le tour de la formule. Ça n’engage que moi.
Et là, la sensation est particulière, pour la dernière, soit je tire le rideau en allant à l’essentiel et en faisant un petit signe de la main à tout le monde ou je pars comme un prince, avec une colonne maousse et suintante. Ché pas Mike ! Laissons l’instinct reprendre le contrôle…

Depuis trois mois, tu penses bien qu’on a un max de trucs à se raconter… tellement que je ne sais pas par où commencer. Je reprends le fil de la conversation et m’y accroche à deux mains…
Les Posies ? J’approuve, bien sûr. Aux States j’ai racheté leur live “In case you didn’t feel like pluggin in”, pas inoubliable mais pour 1$, dur de se contenir. Toujours ses voix magnifiques parfaitement harmonisées mais sans les guitares chatoyantes et la section rythmique de barge…
J’adore les deux albums que tu as cité (« Frosting on the Beater » et « Amazing Disgrace »), deux classiques du rock made in Seattle… un band trop raffiné pour rentrer dans la case grungy et trop âpre pour se mélanger aux moutons pop… je les écoute encore régulièrement par contre j’ai pas accroché aux disques suivants (ni aux précédents d’ailleurs), toujours pop mais un poil plus classique, manque la hargne qu’ils avaient dans les nineties, et ces mélodies violentées par leurs guitares affutées…

Concernant les boutiques indés et les habitudes d’achat de zique, entièrement d’accord avec toi. J’achète quasi tous mes disques sur Priceminister ou Amazon… quelques Fnacs ou Gibert Joseph de temps en temps, surtout pour bénéficier des bacs d’occazes alléchants et des réductions en tout genre (les catalogues des gros labels sont bradés, vu la débâcle du biz!). Et des bacs metal bien garnis. Les seuls trucs qui m’intéressent dans les petites échoppes indés, c’est la seconde main… par exemple, pendant ma dernière tournée je me suis arrêté chez Vicious Circle à Toulouse, j’ai franchi la porte, fait un tour sur moi-même et suis ressorti… le problème de ce genre de boutique c’est la taille du bouclar. Minuscule. Ce qui veut dire : aucun stock. Donc c’est à flux tendu et la came proposée s’aligne sur l’actualité. Faut donc faire avec les trucs hype et les grandes tendances en cours…. En ce moment, c’est garage minimaliste de polichinelles, sludge/doom pour caricatures à poils longs, psyché pour faux ténébreux, metal progressif pour ancien post coreux, et enfin harcore early 80s tout rachitique pour passéistes frustros… Rien qui ne mérite de trôner sur ma chaine hi-fi. J’ai quand même touillé quelques bacs histoire d’être poli, le seul truc qui m’a piqué l’œil c’est l’album « Takis » de Cut the Navel String, grosse noise oppressante des 90s, ultra puissante et ambiancée, des guitares lourdes, caverneuses et expressives, avec une voix similaire à celle des Young Gods. Mais je ne l’ai pas acheté, je l’ai déjà dans mon I-pod, encodé par un pote il y a peu. J’avais cet album, quand je baignais pas mal dans les trucs bruitistes de l’époque comme Condense, Bastard, Electric Buttocks, Sleeppers, Prohibition, Portobello Bones (avec qui on avait joué quelques fois avec Second Rate… je me rappelle de Lionel, le guitariste/chanteur qui faisait ses balances sur un riff de Loublast, oh yes !).

Encore une fois, complètement d’accord avec toi pour dire que les disquaires en général sont des gens complètement suffisants et arrogants. Le syndrome High Fidelity je présume. Avec des goûts de merde en bonus. Quand j’étais aux States, je m’amusais à relever à chaque fois les play-list des employés dans les magasins de zique, annotés sur de grands panneaux derrière le comptoir… affreux. Des anti play-list en fait, suffisait de voir le nom d’un groupe dans ces listes pour me sabrer l’envie de l’acheter. Des choix sans queue ni tête, uniquement guidés par la volonté de faire les cake, les mecs listaient Klaus Nommi, Burzum, Brian Wilson, Barry White, Venom, Bathory, Vanilla Ice et Brian Jones Massacre sur le même tableau. A vomir. Genre. Putain de hipsters. La chaise électrique, cash. Bande de sous race.
C’est comme si je te disais qu’aujourd’hui j’ai écouté Dark Throne, un vieux Madonna, Front 242, Morrissey, Carcass, Beck, At the Gates, Scorn, Chokebore, Van Halen, Unsane, GZA, Joe Satriani et Voivod !!! Heu… hum, raclements de gorge, c’est EXACTEMENT ce que j’ai écouté… Pardon Mike.

En ce qui concerne le téléchargement, c’est très rare en ce qui me concerne… on l’a expliqué, les dossiers virtuels empilés dans l’ordi, c’est quand même pas très excitant. Et quand je le fais, j’ai tendance à me procurer le skeud dans la foulée, puisque le peu que je télécharge ça reste des groupes que je connais donc qui ont de fortes chances de bénéficier de mon maigre budget. Cette aprèm’ j’ai flanché sur le dernier Integrity, hardcore/hatecore bourinos aux riffs éculés mais à la puissance de frappe plutôt  sèche. C’est haineux et méchant. Parfait. Bon celui-ci, je ne vais pas l’acheter (d’ailleurs j’ai déjà mis le fichier dans la corbeille, je ne stocke pas les trucs moyens que je risque de n’écouter que trois fois dans l’année), je préfère me remettre leur « Humanity is the Devil » sorti en 1996 (avec une pochette superbe signée Pushead)… J’ai un tattoo sur la jambe avec les initiales HITD. Pas spécialement en rapport avec Integrity cela dit… c’est une espèce d’extension du délire « le loup est un loup pour l’homme » et « l’enfer c’est les autres »… mais en version 2.0. Pour me rappeler que chaque fois que je sers la main à un être humain, il faut que je reste sur mes gardes. Check les lignes ci dessous si tu veux en savoir un peu plus sur cet acronyme barbare :
« And humanity is brimful of promises and so-called good intentions, yet behind it is a trail of abject failure and betrayal. And humanity is afraid, for it is steeped in evil.
And as with all things, by its fruits shall ye know humanity. And humanity’s fruits are foul; bruised and bitter, and rotten to the core. And humanity’s home is the earth, and the earth is Hell.
Satan is free for His work is done. Satan is no longer the Devil, for He has passed the poison on to that which chose to take it and become it.
Now there is nothing more evil in the universe than man.
His world is Hell, and he himself the Devil.
»
Amen. Chouette, non ?

Le biz’ musical est tellement à l’agonie… des milliards de groupes qui sortent des skeuds dans le vide, le support physique souffle son dernier râle, une ère nouvelle, le digital en force, la victoire du son sur la passion… rien de concret, aucun archivage, pas d’emprunte, pas de fond, pas de colonne porteuse, pas de vie. La génération X, la vraie, c’est celle-ci. Génération néant. Génération fantomatique. Génération sans racine. Génération zombie.

En ce qui concerne la déco de ma nouvelle crypte…  bah c’est simple, je vais te lister ce qu’il y a sur mes murs, ça te donnera une idée exacte de l’ambiance… j’ai opté pour un truc du style Panthéon, c’est-à-dire mes idoles encadrées qui me regardent d’un œil noir et m’obligent à me tenir bien droit toute la journée, quitte à se que j’aie la nuque qui pique un peu… donc ouais, pas mal de cadres, un truc que je n’avais jamais fait, encadrer, faut dire que c’est ultra cher…
Sur mon bureau : Arnold Schwarzenegger (photo promo de Kalidor), Eddie Van Halen (en pleine acrobatie tappingesque, le saligaud porte un futal rose, un bandana autour du cou et un marcel bleu clair, il est au poil pour intégrer le backing band de Johnny Clegg !!!), deux figurines de Freddy Kruger, une de Thor (allez, une petite présentation de wikipedia : « Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permettent de traverser les mondes. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d’être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants qu’il abat régulièrement et dont il est le pire ennemi. En tant que dieu du tonnerre il apporte la pluie ce qui l’associe également à la fertilité. »), quelques mini affichettes punaisées aux murs (Manowar, the Monster Squad, Humanoids from the Deep, Echo and the Bunnymen, une carte postale de Roswell, Death Race 2000, Ozzy)…
Autour de moi, au sol ou aux murs des affiches encadrées : Evil Dead, le Blob (version 80s, la meilleure !), Robocop, Johnny Ramone, un poster promo de Get in the Van,  deux drapeaux (Metallica –logo de Pushead- et Danzig –une nonne squelette avec les nibards à l’air et les cuisses à demi écartée, commandé sur Art & Décoration bien sûr, arf !).
A la cuisine, affiches cinés grands formats : Breakfast Club, Demon Knight, Tales from the DarkSide, Nightmare on Elm Street et un poster de RKL. Ah j’allais oublier un calendrier Marvel punaisé au mur (le mois de Mai, c’est Thor, encore lui !)
Dans ma piaule (qui est aussi mon bureau !), des posters à la gloire des magazines horrifiques Rue Morgue et Fangoria. Quelques affichettes, celles du film Hatchet, de la série Twilight Zone, Joey Mascis en concert avec Mike Watt (deux grand bonshommes pour moi), un visuel d’un best of d’Oasis encadré, une vieille affiche de Rocket from the Crypt en concert en Suisse (dessiné façon EC Comic), une mini affichette du film Christine (le meilleur Carpenter? le meilleur Stephen King?), une du film splatter-gore Slime City (dont on a rencontré le réalisateur dans une convention horrifique au Canada), une illustration de Danzig muni d’une épée et chevauchant un loup géant (par l’illustrateur Mark Rudolph qui a dessiné la pochette du premier album de Teenage Renegade), une vieille couv’ de Rage Magazine avec Rollins (1994 j’dirais), un drapeau ricain en guise de rideau à l’une de mes fenêtres et la planche de Sk8 de BZP appuyée contre un petit meuble.
Dans ma salle de bain, quelques mini cadres posés ici et là, entre les brosses à dents, le dentifrice, mon rasoir, mon déo et le bordel de la mère Nasty  : des affichettes de Tad, the Simpsons –Bart Vs. The Space Mutants (la pochette du jeux vidéo sorti au début des année 90 !), une plaque d’immatriculation du Mississippi, un patch de Spiderman, une petite figurine en caoutchouc d’un alien à la tronche marrante, une autre d’un haltérophile des années 20  (façon freak show, genre l’homme le plus fort du monde, avec sa coupe de cheveux ringarde et ses moustaches façon Brigades du Tigre)…
J’peux pas être plus précis, Mike !

Je ne suis pas allé au ciné depuis 5 mois ! Black Swan, tout le monde m’a saoulé avec ça… je laisse refroidir et me pencherai dessus quand la tempête sera passée… l’univers de Daren Aronofsky ne me met pas en transe. Bien qu’ayant adoré the Wrestler (surtout la morale de ce film en fait), le reste ne m’a jamais remué les tripes… Requiem for a Dream, mega bof… le glauque pour le glauque c’est usant, le matériel de Selby était beaucoup plus fin que ça je trouve… En ce moment regarder des films, c’est tout en bas de la liste de mes priorités… je ne me tiens même pas au jus de l’actu’… j’ai quand même acheté le dernier Mad Movies pour essayer de reprendre le train en marche (huit mois que je n’avais pas posé un œil sur ce canard !)… et surtout parce qu’il y a un papier (et une couv’) sur le remake de Conan ! Là c’est sûr, je serai bien en salle le 24 août !
Conan, What’s best in life ? Heu, écouter un skeud de Danzig en faisant une série de pompes? Lire un vieux numéro de Hard Rock Mag (Sept 92) assis sur les chiottes? Monter une milice encagoulée pour intervenir physiquement (à l’aide d’un gourdin de 1m43 en bois de chêne) en tapant à l’aveuglette dans la fosse d’un concert de Jim Jones Review ? Collectionner des couteaux dont les lames sont plus grandes qu’un stylo bic (capuchon compris) ? Manger un pizza marguerita avec ma femme sur la montagne qui surplombe notre bled et apprécier la vue en précisant à voix haute que la life est plutôt peinarde et voir que ses yeux scintillent de 157 petites étoiles ?
Huh ? Ce ne sont pas les bonne réponses !?? Mike, help me !

J’ai loupé quelques films que je serais certainement allé voir si je n’avais pas passé ces dernières semaines sur la route… genre Sucker Punch de Zack Snyder et Scream 4 (il paraît que c’est bon, les deux premiers sont géniaux). Tu les as vu ?

Au niveau DVD, c’est loin d’être extatique non plus… je me suis farcis Hatchet 2, commandé aux States, j’ai adoré le premier, la suite est dans la lignée, un poil paresseuse et ras la touffe, ça m’a tout de même procuré une certaine jouissance. Que l’intégral de la filmo’ des frères Cohen ne m’a jamais offerte. Ultra gore, très fun, très con, très bon. Dans la chronique du premier épisode (parue dans le Megazine 3, en 2009) je me pâmais gaillardement :  « C’est ultra gore, option splatter, avec la claire volonté de se fendre la poire à chaque plan, l’équipe derrière ce film a tété du Evil Dead, du Freddy et du Vendredi 13, ça devait trucer sec sur les nichons. Ce se voit, ça se sent, ça se palpe et ça s’entend. Leur manigance est évidente, ramener cet esprit gaudriole au premier plan, marre des torture porn crapoteux, des films asiatiques trop barrés et des thrillers fantastiques  pour retraités, on veut du fun, du fion et des machettes sanguinolentes (à chanter sur l’air de ‘du rhum, des femmes et de la bière nom de dieu’). »
J’ai beau me gratter la barbiche et me palper l’entre jambe, j’ai rien de mieux à écrire sur ce film. Je deviens fainéant j’crois.

Dans un autre délire, j’ai véritablement été bouleversé par la série Friday Night Lights, conseillé et prêté par un pote (yo Fab). Je pourrais en tartiner des paragraphes tant ça m’a emmené loin… J’ai maté la première saison en rentrant des States, genre une semaine après avoir atterri… je pensais être vaillant et complètement au clair quant à mon changement de situation, le dépaysement, la réadaptation, etc…. effet garanti. Ce que j’ai vécu pendant 6 mois condensé dans un coffret DVD (ouais, je ne télécharge pas, j’achète mes dvds, dingue !)… je te raconte pas le retour de flammes… option boule dans la gorge, yeux rivés au plafond pendant de longues minutes, impossible de bouger un membre, micro dépression et envie de repartir illico presto… quand j’emploie le terme « bouleversé », que les choses soient bien claires, il ne s’agit pas d’une exagération dont j’ai le secret… cette série m’a littéralement laminé, physiquement et mentalement. Mec, pour être complètement honnête, j’ai même chialé. Trois fois. Ouais oh ça va, hein… Je ne suis pourtant pas spécialement fan de foot américain, l’épine dorsale de cette série, mais ça dépasse de loin le sujet… en fait surtout un prétexte pour nous présenter la vie d’un petit bled typique (Dillon, Texas) et de ses habitants, avec le casting classique, presque caricatural, mais traité d’une façon intelligente, sensible et ultra réaliste. Profond, même. Au centre de la cible les membres de l’équipe de foot du lycée, puis apparaissant en cercles concentriques leurs petites copines, les potes, les parents, le coach, sa femme et sa fille, les profs, etc… tous se croisent, se côtoient, se supportent, se déchirent psychologiquement, bref, on y est et pas qu’un peu… les histoires quotidiennes d’une Amérique pure souche et la vie en tranche de ceux qui tentent de garder la tête hors de l’eau… L’american way of life comme on l’a rarement vu dans un film ou même un documentaire. Les gros thèmes liés à la culture américaine sont disséqués et analysés avec un sens du détail incroyable. Le sport, la religion, le sens de la communauté (un truc qui s’est perdu en Europe), les déboires post adolescent, le marasme de l’âge adulte, les relations familiales, les racines culturelles, la fierté ou la frustration qui en résultent, etc… L’americana en grumeau sur pellicule, d’une charge émotionnelle rarement proposée dans ce genre de format et une explosion de sensations que je ne pensais pas un jour éprouver devant un « petit écran » (ouais, on peut substituer le mot « laptop » à cette expression en 2011, non ?). Bref, une lucarne sur cette Amérique rurale et isolée qui nous fait tant fantasmer. De mon côté j’ai rien trouvé de mieux pour ressentir à nouveau ce que j’ai vécu là bas. En attendant de racheter un billet pour y refaire un saut, ça dépanne…

Rien a voir, t’as vu ce qui est arrivé à Ben Weasel ??? Ce mec est un héros. Il avait déjà une place de choix dans mon cœur mais là il a encore gradé. La première fois que j’ai maté cette vidéo -où on le voit puncher une meuf devant la scène à la toute fin de son concert au Festival SXSW à Austin-  j’ai explosé de rire !!! J’ai appelé la mère Nasty en urgence (elle était dans la cuisine en train de me faire un shaker banane/protéines au chocolat, succulent), lui ai fait visionner ces 2 minutes de pur bonheur en attendant impatiemment sa réaction… explosion de rires (bis)… ouf, si ça n’avait pas été le cas, j’aurais peut-être envisagé le divorce !
Bien sûr il s’est fait lyncher par la communauté pop punk, ce microcosme de têtes pleines d’eau…. Les plus pleutres n’ont pas attendu une seconde pour rebondir sur son manque de sang froid (et de professionnalisme ajouteront certains) et le planter dans le dos comme seul des cloportes atrophiés des burnes pourraient le faire… déclaration de Judas, appel au boycott, crachat dans la soupe, etc, les groupes à la mode qui ont bâti leur carrière sur les gimmicks de Ben Weasel annulant même leur présence à Weasel Fest à Chicago, manière symbolique de se détacher du scandale et de ne pas se salir les menottes… ça prouve le niveau de ces groupes merdiques du genre Teenage Bottlerocket et consorts, et ça me conforte dans l’idée que ces corniauds, en plus d’être scandaleusement surestimés, sont une belle brochette de malappris et d’hypocrites, au niveau aussi élevés que les lyrics de leurs songs débiles. Fuck these guys.
Seul Joe King des Queers, grand pote de Ben Weasel depuis des lustres, lui a apporté son soutien, ainsi qu’un regard froid et pragmatique sur la situation… précisant que la violence et les gestes déplacés aux concerts de punk rock, c’est pas vraiment nouveau, excusez nous messieurs dames… quand Rollins savatait des nanas bourrées qui lui cramaient les pieds avec des mégots de clopes (les inventeurs de facebook et youtube étaient encore dans les noix de leurs darons, je précise quand même), idem pour le costaud de Fear qui n’y allait pas avec le revers de la main sur les tocardes du premier rang qui avaient du mal à se tenir correctement, deux exemples parmi des dizaines, et personne n’en a perdu le sommeil… Joe King en profite pour tirer des conclusions très claires concernant la nouvelle scène pop punk, qui sont très proches de ce que je dis depuis un bail : un paquet de groupes évoluant dans cette catégorie poids plume mériteraient d’être jetés nus dans une fosse à purin.
Ca n’excuse en rien le geste de Weasel, right, mais juger son comportement en jouant les moralisateurs effarouchés et en lui imputant un statut de tabasseurs de gonzesse, oh, ça va, faut quand même pas déconner… tout juste si le lendemain les forums n’ont pas appelé à  faire une minute de silence symbolique pour toutes les femmes battues dans le monde… bande de branleurs ! Si Weasel est un cogneur de meuf moi ch’uis un enculeur de nains !
Qui n’a jamais pété les plombs, qui n’a jamais été dépassé par ses actes ou ses paroles (qui laissent bien souvent des marques plus profondes que les coups dans la gueule)? Regardez vous dans un miroir, en plus de contempler votre sale gueule fripée vous vous rendrez compte que les trucs pas folichons et les attitudes scandaleuses, ça vous connait, et pas qu’un peu… On est tous fait du même bois, certains donnant dans l’acajou et d’autres dans la cagette…Laissons Weasel dealer avec sa propre morale, ses propres valeurs et son propre cœur, je suis sûr qu’il le fera très bien et qu’il saura tirer lui-même le bilan de cette belle soirée… A-t-il besoin d’un groupe de quatrième division pour lui expliquer qu’il a dérapé ? Come on… (avec l’accent très appuyé, hein).
Bon, bref il a punché une meuf, et alors, c’est son problème… la gourde lui a balancé de la bière, des glaçon, l’a insulté, bref, pas de quoi la rosser non plus mais elle est tombé sur le mauvais numéro, au mauvais endroit au mauvais moment, la prochaine fois quand elle ira à un concert elle posera son gros cul sur un siège en fond de salle et sirotera un verre de grenadine. Et peut-être qu’il n’y aura pas de prochaine fois, parce que la Simone en question a peut-être compris que le mieux à faire quand on est aussi cruche, c’est de rester à la maison et regarder la rediffusion d’un épisode des Feux de l’Amour. Et peut-être se faire un potage aux barbituriques en ayant pris le soin de  laisser un post- it grifonné d’une main trémulante sur la table de chevet  : « Ben m’a tuée ».
Moralité de cette histoire carambar : la violence c’est pas bien. Une meuf bourrée déguisée en Betty Page de second choix qui jette des glaçon et fait des gestes inconvenants devant la scène, c’est encore moins bien. L’être humain doit prendre se responsabilités et accepter la punition quand elle est nécessaire. Un coup de poing dans la gueule ne résoud aucun problème, certes, mais ça soulage. Homme-Femme : même combat. La connerie n’a pas de sexe.
Le plus triste dans cette histoire, ce sont les plates excuses de Ben Weasel sur son site quelques jours après son forfait, dictées je le suis sûr par son management et par la volonté malhabile d’essayer de redresser la barre… Quoiqu’il en soit, ce geste brillant va certainement lui bouffer sa carrière…
Ben Weasel est pour moi le vrai esprit de la scène pop punk, le croisement de Buddy Holly (qu’il a tatoué sur son épaule) et de Johnny Ramone, sorte de poil à gratter sur la bonne conscience des punk rockers et de leurs ramassis idéologiques utopistes et inappropriés dans notre jungle moderne, et il en est de même de ses potes et/ou compagnons de route : Dan Vapid, Joe Queer, Jughead, Mass Giorgini, Dr Frank et quelques autres… des gars solides. La nouvelle génération n’a pris que l’attitude j’menbranliste du délire en omettant le ciment du genre : de fortes personnalités et des individus singuliers. Il ne suffit pas de roter dans un micro, se gratter les couilles et balancer fébrilement les accords de Sheena is a Punk Rocker en boucle à toutes les sauces…
Ben Weasel, reste digne et droit, fonce dans l’tas ! Et la prochaine fois que tu montes sur une scène, plutôt que de mettre un soufflet à une greluche mal roulée, vise la limace avec un t-shirt Screeaching Weasel et un perf’ tout neuf trop grand pour ses épaules chétives (fais quand même gaffe aux phalanges, quand les lunettes volent en éclat, ça coupe !). Et n’hésite pas à sortir le poing américain de la poche arrière de ton jean. Histoire de bien lui faire comprendre que la vie c’est un peu plus compliqué que les paroles de « Hey Suburbia ».
Tiens ça me fait penser qu’il faut absolument que j’achète le nouvel album de Screeching Weasel « First World Manifesto » sorti il y a quelques semaines. Je soutiens cet homme, son œuvre et sa cause, hé ouais.

Cette connerie de vidéo m’en rappelle une autre, dans un tout autre genre… quand Danzig s’était fait étaler par un gros porcin d’un groupe hard core bas du front en backstage… Les gens aiment ce genre de truc, constater qu’il n’y a pas qu’eux qui ont la truffe dans la merde ça leur permet de s’accrocher à la barre… A ce sujet (je parle de la croquette que Danzig s’était pris en pleine poire), je suis tombé sur un blog bien cool, je ne me souviens plus du lien (un site ricain), on s’en fout, où l’auteur chroniquait le dernier génial album de Danzig… un condensé d’humanité, la vraie, et d’intelligence… des mots que j’aurais adorer pianoter sur les touches de mon laptop… le mec à tout compris. Je vous remets le passage, le papier s’intitulait I Still Believe in Glenn Danzig :
« We’ve all seen the video of Glenn getting knocked cold by one punch backstage at some show somewhere. Alot of people laughed at that, because Glenn’s image had always been toughest of the tough, blackest of the black. His « huge ego » was discussed often, and seeing the mighty GD felled by such a cheap shot seemed, to some, like justice. Alot of Youtube videos and comic books have made fun of Glenn Danzig, and some of it is pretty funny. But me, I just wanted the guy to make another great record. (…)
I still believe in Glenn Danzig. Because I don’t care about Youtube videos, I don’t care about comics depicting Glenn gettin’ intimate with Henry Rollins, I don’t care about people getting fat and going bald and having big egos. I care about music. Deeply. It’s basically all I have, good peoples. And Danzig is back to making good music. You best believe it.
 »
Ce mec ne se prendra jamais le poing de Ben Weasel dans la gueule. C’est sûr.

Pour la préparation de chaque colonne de ce site je fonctionne toujours de la même façon… j’ai un bloc post-it sur lequel je note des idées, des thèmes, des noms, des trucs divers… Pour cet ultime épisode je n’ai qu’une malheureuse ligne incrite, pas une formule magique mais presque : Vanessa Demouy.
Je ne me rappelle plus vraiment ce qui m’a poussé à vouloir me pencher sur les courbes de la grande brune (heu, ne vous méprenez pas hein, je suis un homme marié !)… très certainement le meilleur moyen de revenir sur ces week end typiques de mes années bahut… je rentrais complètement  allumé chez moi après avoir passé la soirée du samedi avec mes potes à boire/parler/draguer (« j’te jure j’ai rien fait on a juste discuté, t’es chiante! » bobardais-je le lundi à ma poule !)/fumer/peloter/rigoler (vous pouvez mettre dans l’ordre que vous voulez)…  Sur le coup des 2 ou 3 heures du mat’, instants solo post dépravation (ma meuf n’habitait pas mon bled et on se voyait toute la semaine au bahut, le week end c’était quartier libre),  à pas de velours mais avec des gestes d’éléphant dans une joaillerie, je sortais les biscottes, le pot de Nutella et allumait la TV en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller ma mère qui pionçait dans la piaule d’â côté (« Dis donc tu s’rais pas rentré à 4h du matin hier soir ?« , « Baaaaah nooon j’te jure il était 1h00 mam’ » bredouillait Pinocchio le lendemain à table!)… et à chaque fois, le même spectacle : une rediffusion d’un épisode de Cœurs Caraïbes… J’vous jure. Fou.
La choisir en playmate ultime et définitive me semble donc tout a fait approprié… Elue Miss 90’s, toutes catégories confondues :

Rayon lecture, toujours le nez dans un zine, un magazine ou un book…

J’ai vraiment apprécié « Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears », sorte de carnet de route d’une française (Elise Costa) qui décide de partir quelques mois aux States pour suivre les traces de l’idole de ses années ados, Britney Spears. Ca fait un peu peur écrit comme ça mais le sujet reste avant tout un prétexte pour nous transbahuter à New York, dans le Mississippi, à Las Vegas et à Los Angeles (quatre étapes cruciales dans la carrière de la blonde) et nous canarder de petites références à cette pop culture qui nous aide à tenir debout quand le quotidien se fait un peu collant sous nos running shoes (ou converses ou doc marteens ou ce que vous voulez, tant que vous ne portez pas ses petites godasses en cuir pointues ridicules, ça me va…). Quand le journal de bord d’une fan’ pétulante décomplexée  mue en biographie à demi détournée mais complètement assumée d’une figure du pop bizness extra grand public, et que tout ce chambard vire à la quête quasi initiatique sur les route ricaines,  j’opine du chef et approuve l’exercice. Une écriture tonique et une fraîcheur contaminatrice, un sujet léger mais traité comme il se doit, avec audace et insouciance. Extrait :
« (…)  Surement parce que la jeunesse doit se faire avec musicalité pour être vécue de façon intense . Les plus belles madeleines de Proust mélodiques sont celles de notre bel âge. Dans quelques années nous serons nostalgiques du moment présent et le seul moyen de se le remémorer sera toujours la musique. Il y a nécessairement une révolution latente à laquelle on se raccroche, un anti-conformisme auquel on se rattache quand on est jeune. Que cela passe par la mode, les prises de position politiques, la littérature underground, les fanzines ou les arts graphiques alternatifs, notre principale source d’inspiration et de vibrations reste avant tout la musique ».
Un lien vers son blog, où vous trouverez toutes les infos pour commander ce bon book : http://www.elixie.org

Dans un autre trip je suis en train de lire une biographie cheapos de Stallone (la Revenche de l’Amérique, éditée dans les 80s) qu’un pote m’a offert à un concert, ci-mer buddy ! Anecdotique mais poilant à lire quand les paupières sont lourdes et que j’ai le cervelet mortifié par une journée éprouvante… Et quoiqu’on en dise un sacré gars ce Rocky Rambo ! Encore un qui a vécu sa vie sans n’avoir jamais tiré le frein à main, tout à burne, dans tous les sens, agir avant de réfléchir, vite, dur, chaud et fort ! Pas sûr qu’il dissocie sa vie privée de ses rôles à l’écran, genre le mec vit dans un film géant mais en tout cas je le trouve sympathique et attachant. Et talentueux. Ouais. En plus de jouer ses rôles, il faut quand même signaler qu’il signe beaucoup de scénarios… Tu savais que son fils, Sage Stallone, gérait Grindhouse Releasing, une société de distribution et de restauration de vieux classiques du ciné d’exploitation (Cannibal Ferox, Cannibal Holocaust, the Beyond, etc)… !? Clique ici, un petit teaser vidéo de cette bio devenue très difficile à pécho.
Je ne résiste pas à la tentation de te faire partager la 4ème de couv’, racoleuse en diable : « Cétait un enfant malingre, presque rachitique, un faible dans un monde de forts… Il tient son premier rôle dans un obscur film pornographique. Au terme  d’une dramatique période de vaches maigres, il écrit en quelques jours Rocky. Nominé pour 10 Oscars, le film lui rapporte 150 millions de dollars. Une indesctructible foi en lui-même le pousse toujours en avant. La gloire a fait de lui un mythe qui ne doit jamais décevoir : il est le symbole de l’Amérique triomphante. »
Ouh yeah! Alors, ça donne envie, isn’t it? Moi ça me met un énorme pêche/banane ces conneries…

Pas mal de zines sur ma table de chevet, toujours les mêmes noms, je vous en ai déjà parlé, je les ai déjà chroniqué, ce sont les nouveaux numéros et comme d’hab’ c’est du super job, intéressant, fun, riche, relevé et enthousiaste, de la vitamine C photocopiée en quelque sorte, je les ai tous dévoré de la première à la dernière page, allez y, ça tape grosso modo dans le rock/noise/punk/power pop/mélo/moderne ou vintage et trucs plus underground : Rotten Eggs Smell Terrible #25, I Hate People #5, Montag(e)/Grobader, Slime Zine #3, Sidewalks #1 (un de mes préférés celui-ci, j’ai envie de serrer le gazier qui l’écrit et de lui chuchoter à l’oreille que ce n’est rien, tout va bien aller, qu’il n’y a pas de problème, hahaha… best zine de 2010 j’crois bien, nostalgico tragico melancolico poilant, teenage angst du gars qui a bientôt 30 piges, un poil trop cynique et désabusé mais pour le reste ultra fendard, grâce notamment à cet humour à sec bien grinçant, façon ado’ qui n’a pas pris assez de coup de bottes au derrière… quoi, tu réponds, un coup de pompe au cul, blam! Va dans ta piaule, j’tai déjà dit de pas parler comme ça à ta mère!
Déjà, la dernière ligne de l’édito est au top : « Liste de choses dont ce zine ne parle pas : l’éthique straight edge. La musique noise. Le groupe Daitro. Les vélos commes objets politiques. La scène punk allemande. » Ahahaha, enormous ; le mec a aussi écrit Terrortriste, sorte de roman expérimental, ultra plaisant à lire, toujours dans le délire de la fibre adolescente qui te ronge de l’intérieur et qui te laisse comme une peau de kiwi desséchée sur un trottoir en plein mois d’Août. Ah et le man a aussi écrit un roman branché heroic/fantasy -Teliam Vore- publié chez Flammarion, prolifique et en verve sous sa carapace d’enfulte angoissé! Son contact : jameshasshay@hotmail.fr, son blog : http://survivrelanuit.canalblog.com), Lion for a Day #1 et #2 (zine de Jéjé la Peuté, qui joue dans MSL Jax, ultra branché Sub Pop et 90’s sound, avec des reports de voyages/tours, des reviews et des interviews de mecs dont on ne parle pas/plus assez, qu’il a retrouvé grâce à son flair de détective, genre des gonzes de Posies, Flop -celui là fallait aller le chercher!-, You Am I, Hard Ons, Fluf -idem, bien caché celui-ci, genre bunker ala Ben Laden-, bref c’est ciblé grungy pop indé de dans le temps!), Shotdown #12 (last numéro, snif ! Toujours aussi bon!).

Tiens, en passant, je viens juste de lire une nouvelle de Vincent Mondiot (le mec qui fait le zine Sidewalks et Terrortriste), intitulée « Y-a-t’il une vie après le lycée ? » (tiens, tiens, il me semble m’être déjà penché sur cette question). Un régal. En voici quelques petites extraits :
« On quitte le lycée, on se promet de ne rien oublier, on utilise des expressions comme « je suis resté un gosse dans ma tête », et au final on ne raconte que de la merde. La vérité, c’est qu’on vieilli, qu’on oublie tout, qu’on devient adulte, qu’on prend du bide et du compte en banque, et qu’à la fin il ne restera rien qu’une poignée de souvenirs datés et de regrets. »
« Y’a pas de vie après le lycée… Les amis se cassent, les responsabilités s’empilent, et on est prisonnier d’un vingt-cinq mètres carré pour le restant de sa vie. Même vivre avec mes parents me manque, parfois. Même le lycée, même les profs, même l’ennui. Tout me manque. »
« C’est bien, les souvenirs, ça aide. J’en ai plein. Mais ça sert à rien de les vivre encore et encore. Parce qu’alors, finalement, ils se transforment, et ce ne sont plus des souvenirs mais juste une vieille purée cancéreuse dans le crâne. »
Bah ouais, que voulez-vous que j’vous dise…

En concert, depuis mon retour en France, vraiment pas grand-chose… j’ai assisté à un concert complètement loupé de Murphy’s Law il y a quelques jours, j’ai jamais été un énorme dingue du groupe mais ils font partie de l’histoire du punk/hardcore New Yorkais, le chanteur Jimmy G. est un vieux routard de la cause, je me suis dit qu’en concert dans un bar à Besançon, ça pourrait être fun… donc fun ouais ça l’a été mais pas vraiment dans le sens où je l’entendais ! Entre problèmes techniques redondants (et pas vraiment gérés), une mise en place plus qu’approximative, des zicos pas vraiment charistmatique et une set list souillée par un saxophoniste vraiment horripilant (en véritable jazzman je déteste le saxophone), tout ce chambard m’a vite épuisé… la bonne attitude du band (complètement détendu, trop peut-être ?) n’a pas réussi à me captiver plus de 7 minutes. J’ai maté 4 morceaux et fini la soirée à ricaner comme une marmotte devant le bar en jactant avec les bons gaziers du cru… bon, on a décidé de rebaptiser le nom du groupe, désormais ça sera Eddie Murphy’s Law!

J’ai acheté ma place pour Rob Zombie en Suisse,  on verra ce que ça donne… c’est en Juin, et c’est une soirée exempte de toute frasques saxophonesques, ouf ! Ca m’étonnerait qu’on voit le gratteu’ John 5 envoyer un solo de bigniou en milieu de set… par contre pour une volée de sweeping et quelques tappings mitraillants, il va répondre présent!
J’en attends un show dans le genre Alice Cooper des temps modernes… peut-être suis-je trop gourmand !?

Sur la route avec Simon Chainsaw j’ai croisé des groupes cools dans pas mal de styles différents : Arno de Cea (ex-Steph et Arno, guitariste prodige de la surf music, technicité et énergie folle, ultra barré sur scène, un régal !), the Early Graves (dans le trip indie rock-midwest emo punk millésime fin 90s, on pense à Texas is the Reason, Dead Pop Club, Samiam -et tous les groupes qui squattaient ma platine pendant les années Second Rate-, un jeune groupe  respectueux du genre et bien chaud pour tenir cet héritage sur leurs épaules, ils ont sorti leur premier 10’ il y a quelques mois, ceux qui sont dans le délire vont accrocher à donf’), Woodson (early Jawbreaker meets early Get up Kids meets Bushmen meets Horace Pinker meets un grand pan de la culture US high school, leur premier EP vient de sortir, je leur ai filé un coup de main pour le mixer, une petite galette très sympa !), Subcity Stories (post hardcore/indie fortement influencé par At the Drive In), Dumbell (action rock à situer entre Hellacopters des débuts, New Bomb Turks et Sonny Vincent), Les Enragés (street punk/oi avec des lascars très sympas), Lost Boys, FlashFalcon, etc…

La play list de ces dernières semaines :
Trop de skeuds promos sur mon bureau, plus le souffle ni le courage pour les chroniquer… c’est un truc que j’ai décidé de stopper, les reviews promos, j’ai donné, merci bonsoir. Juste une petite liste de ceux qui ont bien tourné dans la crypte :

WOODSON « 3545 Miles » : je t’en ai parlé au dessus, un disque que j’ai aidé à produire et mixer… une première petite galette humble et généreuse… emo punk midwest (dans le sens premier du terme) qui se frotte au punk mélo 90s from San Francisco, chatouillé par quelques petites mélopées mélancoliques, ces mecs auraient bien aimé vivre ailleurs qu’à Rouen. Genre dans n’importe quel bled paumé des Etats Unis. Bah ouais.

M. FALLAN « Contagious» : Pop cotonneuse et cafardeuse, bien arrangée, nappée de reverb’, d’ambiances déprimantes et de voix plaintives… c’est aérien, mélancolique et sensible, pour s’endormir tout nu sous les draps c’est perfect. Il y a un petit côté « Ok Computer » de Radiohead et peut-être un peu de Chokebore de leurs derniers disques.

JACK and THE BEARDED FISHERMEN « Places to hide » : ex groupe de stoner TRES influencé par Kyuss et la horde de plagiaires qu’ils se traînaient (Nebula, etc, la liste est sans fin), qui a peaufiné sa formule pour accoucher d’un excellent disque… ils se sont débarrassés de leurs tics faciles et ont creusé à la cuillère dans d’autres petits chemins de traverse, comme les taulards épris de  liberté dans les geôles les plus rudes du globe… à l’arrivée, un disque personnel et habité, difficilement étiquetable, entre le rock sombre et musclé, la noise massive et tordue des années 90s et même quelques relents de ce Hot Snakes sound qui influence pas mal de groupes depuis quelques années maintenant… ici et là quelques furtifs gimmicks de post hardcore/stoner/prog’ de barbus (je ne citerai pas de nom, c’est contraire à ma religion)… mais globalement ils arrivent a bien dissimuler leurs cartes et leurs influences. Bonne surprise. Ils portent désormais fièrement l’étendard du rock régional à bout de bras. From Besançon, with Hate.

MEMBRANE « Disaster », encore des locaux, noise énervée de trentenaires, qui ont donc forcément beaucoup écouté Sleeppers, Unsane, Portobello Bones, Godflesh et Neurosis (je pense notamment à « Soul at Zero » et « Enemy of the Sun »). Un skeud oppressant et racé.

RUN OF LAVA « Node » : Metal puissant et colérique, ça riff, ça matraque, mosh parts bourrinos et petites giclées de blast beats ici et là, un chant hurlé, parfois chanté dans les graves, un très bon album dans le style, à équidistance de Napalm Death et de Vision of Disorder. Je sais c’est large, mais c’est exactement les références qui me viennent en tête. Preuve de leur bon goût, l’album est clôturé par une cover de « Twist of Cain » de Danzig, reprise façon Prong, avec harmoniques perçantes et gros son saturé. Ils ont splitté quelques semaines après avoir sorti cet album, ça restera un excellent testament d’un des meilleurs groupes métal de Besançon.

BILLY GAZ STATION « Inferno Attack » : Le groupe le plus singulier de la sphère indé française, mixant sans complexe le son pop grungy des nineties (école Dinausor Jr et the Posies) au rock 70s façon Deep Purple et Black Sabb’ (avec le côté evil en moins) et même Thin Lizzy. Ils ont quelques points communs avec the Wildhearts (pour le côté foutraque, mélodique, indigeste et riffesque de la formule) et on sent que Fred, le gratteu’, a bien scotché sur des trucs heavy des années 80s (Ozzy en tête)… Musicalement irréprochable, un disque où les plans jaillissent à chaque coin de couplets/refrains… ils réussissent le tour de force de partir dans tous les sens en restant calibrés… seul bémol, une production terne et un peu brouillonne… ça manque un peu d’impact, de relief et de couleurs… pour le reste, un des disques indispensables de ces derniers mois.

Séquence rétro :
EELS “Beautiful Freaks” : pop bricolo et ovni (mais pas lof-fi !) super attachante, ritournelles addictives, collages de sons zarbis, chansons arrangées avec finesse et goût, un disque super original et bien composé. Tu te souviens du guitariste/chanteur ? Un petit anémique avec des grosses lunettes, qui anticipait (avec Rivers Cuomo et Jarvis Cocker, entre dizaines d’autres) avec 15 ans d’avance ce look ridicule de nerd pop fashion qui fait tant fureur de nos jours. Putain, avec un peu de chance, si le mec de EELS avait eu des faux airs de Lou Ferrigno, tous les popeux de la planète auraient des bras comme j’ai des cuisses… look de brute pour musique de chambre, ça c’est la classe ! On casse les schémas, on se joue des genres, on inverse les rôles. Sauf que c’est dans mes rêves. Un popeux ressemblera toujours à un artichaut tiède avec un jean trop court, des baskets en toile et une chemisette bleue délavée qu’il portait à l’école primaire (enfin ça c’est ce qu’il essaie de vous faire croire, il l’a acheté à la fripe du coin, JE LE SAIS !)… Bon maintenant, ce mec, il est dans le trip barbu visiblement. No comment.

Derniers disques achetés : LOUDBLAST « Frozen Moments Between Life and Death » (Ils sont de retour, excellent album, ils balancent ce qu’ils savent faire de mieux, du death mélodique, avec un côté viking metal épique pas dégueu’, un de mes groupes de metal français préférés, du coup j’en ai profité pour me racheter l’album « Fragments », une belle pièce itou…. lors d’un de mes premiers cours de guitare, en 1993 j’dirais, j’avais amené un de leur album « Disincarnate » et avais demandé à mon prof de décrypter un passage de tapping sur un des morceaux, le mec avait tiré une drôle de gueule, c’était un peu plus ambitieux que le riff de « Back in Black » que les élèves avaient l’habitude de lui quémander!)… UNSANE « Visqueen » (quand la noise urbaine devient un peu plus souple, que le fil barbelé se fait fil électrique, toujours aussi massif et sans pitié, mais un peu moins répétitif que sur leurs précédents skeuds, un peu plus aéré, quoique ça reste ambiance coup de marteau sur la nuque. Ca fait crac, puis tu tombes, inanimé.  La song « only pain » peut donner de mauvaises idées aux plus sensibles, genre plonger la tête la première sous un train -ou s’endormir dans son garage avec le moteur de la Peugeot 505 à plein régime- sans laisser de lettre d’adieu à votre femme et vos enfants sur la table de chevet, qu’ils se démerdent), CARCASS « Wake Up and smell the Carcass » (snif snif, ça sent la carcasse ici, qui c’est qu’à pété? Compil’ posthume), VOIVOD « s/t » (premier album de leur collaboration avec Jason Newsted à la basse, moins thrash old school retro futuriste, plus rock, avec toujours ces pics dissonants ici et là), ZNOWHITE “Act of God” (réédition, speed metal/thrash de seconde zone du tréfond des 80s, pour faire vite l’axe metallica/megadeth/exodus des débuts avec la voix d’une meuf qui a ses règles, je précise qu’elle avait la même coupe de cheveux que David Hasselhoff au sommet de son art, un black à la guitare, très rare à cette période pour que je le précise, la prod’ est un peu datée mais ça dépote correct, riffs heavy fulgurants joués à l’ancienne, c’est teigneux et ambitieux, le spirit est excellent, la pochette hideuse, bref un skeud bien cool), CROSSOVER Compilation (la bande son de mes années ado’, avec pochette’illustrée par le génial Denis Grr, au menu tout ce qui m’a façonné et marqué à vie : Suicidal Tendencies, Soundgarden, Alice in Chains, Prong, Rollins Band, Treponem Pal, Burning Heads, Danzig, Biohazard, Cro Mags, Mod, Sod, Mucky Pup, Infectious Grooves, le tracklisting est barge, le genre de skeud que l’on pourra jouer à mon enterrement pour l’habillage sonore du speech de commémoration, « le Nasty c’était un gars très nice qui écoutait de la bonne zique et lisait un peu trop de BDs avec des clones de Conan dedans, il nous manquera, qu’il repose en paix dans sa tombe en forme de Flying V, et s’il vous plaît, pour l’amour de Dieu, veuillez remettre cette croix dans le bon sens, merci »), MADHOUSE “Razzle Dazzle” (crossover hardcore français dans la lignée des premiers Suicidal, sorti en 1990, à noter qu’on retrouvera quelques années plus tard le guitariste sur les premiers skeuds de Kickback (les meilleurs, de loin!)… ce band me fait penser à Hoax, période « Ego Eater »), KING’S X “Ear Candy” (zicos de folie pour un groupe qui mixait habilement les Beatles et Black Sabbath’ dans les 90s… proto heavy grunge hard US avec une touche fm qui aurait dû les mener très loin… résultat ils se sont reformés il y a peu et envoient dans des clubs devant une centaine de personnes tous les soirs. « Life’s hard, then you reunite your old band »).

A la salle de sport, dans mon I-Pod, les bands qui reviennent à chaque entraînement  : HAVE HEART, COMEBACK KID, BRING ME THE HORIZON, STRIFE, DEFTONES, BREACH.

C’est fini, j’écoute Nine Inch Nails (« Year Zero »), je viens d’aller courir 40 minutes, je suis assis devant mon laptop, en short, torse poil, suintant et dégoulinant, c’est l’heure de la douche.
Merci à ceux qui ont lu nos échanges, à ceux qui ont envoyé des commentaires, merci à toi Mike pour nous avoir moucheté chaque mois de ton génie.
On réfléchit à une édition sur papier, un zine fait à 4 mains qui regrouperait l’ensemble des articles de ce site et quelques illustrations, j’espère que ça se fera.
Ce message s’autodétruira dans quelques semaines, comme dans la scène finale de chaque épisode de l’Inspecteur Gadget. J’aurais pu conclure avec le célebre « Chalut, à demain si on veut bien! » emprunté à Groucha de Télé Chat (l’émission bien barrée qui a fait la gloire de FR3 dans les 80s et qui a plus qu’interloqué les marmots innocents que nous étions) mais c’est pas vraiment adapté. Le site disparaîtra d’ici deux mois.

Pour finir en beauté, pas une citation mais trois :
 » Lorsque le réel n’est plus ce qu’il était, la nostalgie prend tout son sens  » – Baudrillard.
 » La barbarie est l’état naturel de l’espèce humaine. La civilisation n’est pas naturelle. Elle résulte d’une fantaisie de la vie. Et la barbarie finit toujours par triompher « . – Robert E Howard.
 » We will never sleep, ’cause sleep is for the weak, And we will never rest, ’till we’re all fucking dead « , et ça tu sais de qui c’est, hein….

Ah, et dernière chose… Fuck le Jazz. Vive le Speed Metal.
-NS

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MICKSON – DIMANCHE 22 MAI 2011

Hiya ! Ca y est c’est le last jazz ! Save the last dance for me… Jazz OD? OK! Je comprends tout à fait, c’est hyper cool cette colonne, encore faut-il que ça rentre dans le planning…
Et ce côté on a fait le tour de la question, OK aussi. Jveux dire on aurait pu en faire encore 30 ou 40, pas de problème, mais on radote pas mal dans l’ensemble ! Et ouaip finir sur un numéro 13, c’est bonnard, vendredi 13, room 13… “keep me alive, only you can do it”… ha ha… c’est vrai faut pas s’appesantir, le changement c’est bien, faut ouvrir les fenêtres pour aérer, changer de direction, tout est possible ! Comme dit Jack Sparrow dans le premier opus à la barre de son rafiot, « apporte moi cet horizon », on fait voile vers de nouvelles aventures, vers l’inconnu, jusqu’au bout du monde !

Allez, pour rester dans ce trip pirates des Caraïbes (sortie du 4 mercredi !), on envoie une dernière bordée de jazz !
En fait c’est marrant, c’est une période de changements et de transition on dirait, on arrête le jazz, et de mon côté j’arrête le zine… pareil, j’ai fait le tour de la question je crois, 12 numéros (putain même pas 13) étalés sur 6 ans, dont la moitié pour trouver la formule qui fonctionne (enfin plus ou moins). Il est temps d’arrêter avant de soûler les gens. Perso, je le suis, soûlé. J’ai envie de faire autre chose. Marre des colonnes sur les meufs, marre de geindre, des histoires de stagiaires (oui y’en a une assez bouleversante en ce moment au taf, non j’écrirai rien dessus), de rêves qui me mettent en scène avec la punk-pixie de Franklin, Tennessee), de crushes qui durent deux jours ou deux heures, bonjour la redondance… après c’est clair qu’il y aura des similitudes avec le shot down… donc nouveau nom, numéro un pour se faire les dents, trouver nos marques, on (puisque je fais ça avec une sidekick) verra bien où ça nous mène ce truc. Faut tester !

Idem pour PONYBOY, je vais sûrement arrêter ça, faire un truc sous une autre forme, je vais aviser… j’ai 2-3 morceaux en stock, on va tenter le coup.
Pour les dessins c’est du kif, l’autre fois je me suis remis à dessiner pour moi-même, vu que ces derniers temps c’était tout à base de commandes pour des logos, des stickers, des pochettes… j’ai fait un truc sorti de ma cervelle, comme ça venait, à la cool, en écoutant du son et c’était génial… je dis pas que je vais arrêter de faire des illus sur demande mais sans doute en faire moins… comme tu dis ça change rien question bulle qui nous protège de toutes ces merdes ambiantes (en vrac, l’échéance 2012, l’augmentation du prix des pâtes, le festival de Cannes…), rien ne vaut l’isolation, en tout cas ça marche pour moi !
Ouais l’instinct c’est lui qu’il faut écouter en priorité !

Trois mois de silence radio, putain comme ça passe vite… le gros truc pour moi durant ce laps de temps ça a été le week-end du Groezrock, à n’en point douter… comme à chaque fois, l’occase de voir des trucs de ouf, qui me retournent la tronche, d’être avec des potes, de rencontrer des corres’, c’est la belle vie quoi… bon je te fais pas un report détaillé ça me prend le chou… en fait cette année j’en ai lu qu’un, de report sur l’événement (celui de Punk Fiction), par curiosité, et ça m’a gonflé, parce que tout ça c’est trop subjectif… franchement ça m’emmerde de lire des trucs désobligeants sur des groupes qui m’éclatent, pour lesquels j’étais venu tout particulièrement… chacun son trip, mais il y a une façon d’en parler, sans être condescendant…  montrer qu’on est dans le vrai, qu’on a super bon goût, infaillible et tout c’est nul à chier… genre débiner CUTE IS WHAT WE AIM FOR, groupe pour chochotte taillé pour JD Dorian quoi… tout ça pour défendre bec et ongles H2O (exemple au pif).

H2O je les vus l’année passée, parce que ça rentrait dans le planning, et ça m’a brouté. Déjà la zique c’est pas mon rayon, et ces ordres qui viennent du chanteur, genre MAINTENANT VOUS ALLEZ FAIRE UN PUTAIN DE CIRCLE PIT !!! Ben non, je vais pas. Je m’en tape des préceptes du HC, des attitudes photocopiées, des comportements qui confinent au dressage… c’est un genre de tradition, c’est pénible.
C’est ouf cette belle rhétorique tenue par les groupes entre et pendant les chansons, ça tient pas la route longtemps, la « scène » n’est pas exempte de trouducs mesquins, beaufs, sexistes, qui se rapprochent du hooligan basique… on est pas des moines bouddhistes les mecs… même eux sont juste des hommes, avec tout ce que ça implique de sale.
Ces discours rabâchés depuis une éternité, ce bordel touffe/gladiateur des rues, ça m’insupporte, j’ai horreur des sectes, avec les rites initiatiques, t-shirt et tatz obligatoires et tout ça !!!
UNITY, TU PARLES !

Encore une fois, attention à comment on parle des choses, ne pas dire ce groupe c’est génial, et celui-là c’est de la merde… mais plutôt ce groupe JE le trouve génial, et celui-là JE trouve que c’est de la merde. Donc : J’AI adoré le show de CUTE IS WHAT WE AIM FOR. Et je cherche pas à convaincre qui que ce soit que c’est un super groupe.
Avant ce fameux week-end on a pu voir un déchaînement de posts sur internet, via les blogs, du style « ouah cette année c’est la foire à l’emo de fiotte, y’a pas de punk-rock, bla bla bla »… scuzi ??? Vous avez maté la prog ? Les DROPKICK MURPHYS (qui m’intéressent pas du tout) c’est quoi, du deathcore ? De la pop emo ? Y’en avait pour tout le monde, j’ai trouvé. Comme d’habitude. Passons… ensuite, venez pas si ça ne vous satisfait pas.
L’année dernière on était tombés sur un mec qui avait une invite et qui a passé son temps avec un discours genre y’a rien que de la merde. Bon OK il avait pas payé le pass, mais ce type a quand même fait 400 bornes (aller) pour être là… no comprende.
C’est comme si j’allais au salon de l’agriculture parce que j’ai une invite, sachant que je m’en tape complètement… et une fois là-bas, dire « merde, elles sont nulles ces vaches », et « j’aime pas le pinard »… putain la connerie n’a pas de limites…

Donc, vite fait, les concerts du groez que MOI j’ai préféré : DASHBOARD CONFESSIONAL, bien évidemment… voir Chris Carrabba tout seul avec sa guitare acoustique retourner la main stage avec ses bluettes pop, j’ai trouvé ça génial… en plus je pensais jamais le voir en live ce gonze. SAVES THE DAY qui nous ont claqué un best-of dément… FURTHER SEEMS FOREVER, la claque aussi… PIEBALD, excellent. CUTE IS WHAT WE AIM FOR évidemment. Et plein d’autres trucs, VEARA, UNDEROATH, WE CAME AS ROMANS, CIRCA SURVIVE, TWIN ATLANTIC, CIV, ASKING ALEXANDRIA, et j’en passe… c’était mes choix, comme quand on faisait le planning à Gerardmer… genre t’étais pas venu à l’après-midi MPD PSYCHO, parce que tu t’en tapes, et je comprends ça ! Je vais pas te dire tu me broutes avec METALLICA, tu ferais mieux d’écouter A SKYLIT DRIVE… le fait d’avoir des goûts divergents ça change rien… et on en aura toujours des convergents…

Donc planning établi des semaines à l’avance, pas de place pour les trucs punk-rock (des groupes qu’on peut voir dans les bars pour $5, en gros…)… c’est pas pour faire le malin, c’est juste que le timing était serré, que j’avais des priorités… la preuve je suis allé voir 20 mn de CIV et j’ai trouvé ça terrible… son dantesque et énorme patate des New Yorkais, dont l’album « set your goals » est carrément fabuleux… ouais 20 mn, mais j’avais un mot d’excuse de Chris Conley genre « le Mickson pourra pas assister à tout le set de CIV parce qu’il doit être à l’heure pour mon récital ; et qu’il veut pas en louper une miette »… encore merci, mec !
Je suis allé voir le début de TEENAGE BOTTLEROCKET, j’ai trouvé ça plat… je m’y suis pas attardé… et j’ai carrément loupé NO FRIENDS, j’ai plus les détails en tête mais si j’ai pas fait le déplacement c’est que j’étais occupé ailleurs… et j’ai suivi d’une oreille la prestation des DESCENDENTS, là je m’en souviens, j’étais dans l’herbe à quelques dizaines de mètres de la scène où ils se démenaient… ça devait être pas mal, la set-list était cool (des tubes en série) mais j’étais pas motivé, ni obligé d’y aller… mince je vais encore perdre un paquet de points-scène… j’en ai déjà plus des masses !
Bref ce fest c’était cool, et j’ai déjà gribouillé une wishlist pour l’année prochaine !!! Oui oui t’as deviné y’a PARAMORE dessus…

Niveau concerts j’en fais moins aussi, faut vraiment que ça me fasse envie, sinon à quoi bon ? je bois quasi plus jamais d’alcool, la dernière chose que j’ai envie de faire c’est m’enfiler des chopes devant un groupe qui me fait pas d’effet, je suis mieux chez moi ou au cinoche…
Néanmoins, je me suis bougé pour le set des FORGETTERS, et c’était cool. Pas beaucoup de monde, mais bonne prestation de Blake Schwartzenbach et son backing-band, super morceaux, JAWBREAKER 2.0 quoi, juste un peu plus heu… ambiant ! Bon punch, du talent, des tricks de guitare complètement perso du gaucher, c’était une bonne soirée… encore une fois, j’aurais jamais cru le voir sur scène lui…

Idem (dans un autre délire) pour PATRICK STUMP. Genre 70 personnes maxi à la Boule Noire, pour aller écouter son projet solo, et c’était génial. Une première partie hip-hop (PHYSICAL GRAFFITI) et ensuite une bonne dose de funk 80 (à la THE TIME) joué à burnes par le music geek # 1. Une soirée hors du commun, j’ai adoré… j’aurais bien acheté le skeud (« soul punk », tout est dans le titre…) mais il est pas encore sorti, en fait y’avait rien en merch, que des tishes pas terribles… on aurait dit un groupe de newcomers, en tout cas dans les ex FOB c’est bien lui qui prend le plus de risques… bravo Pat !

Ouais pareil, les disques c’est d’occase et c’est tout… genre « badmotorfinger » de SOUNDGARDEN chopé sur Price, un SUPERCHUNK par ci et un TWISTED SISTER par là, quand ça se présente… quelques trucs en promo, avec parfois un groupe qui me retourne, comme TOKYO POLICE CLUB l’année dernière… là j’ai reçu l’album de SUBCITY STORIES, c’est plutôt bonnard.

L’agonie du biz’ musical ? Génération néant ? J’adore ! Ca alimente mon délire 2012… ouais c’est le chaos, trop de trucs dans tous les coins, OK c’est mieux quand les groupes mettent leurs chansons sur un support physique, d’ailleurs je fais encore partie des mecs qui mettent un peu de ronds dans des sorties de disques (vinyle y compris)  de temps en temps, mais je liste pas le nombre de combos que j’ai découverts via leur bandcamp, et dont j’ai chopé directement quelques titres via le net… c’est bien de tabler sur les deux… avec Wize on a quelques projets de sorties, donc j’adhère encore là dedans… mais pas seulement. Je me dis que je peux profiter de plusieurs supports, c’est tout bon… à la limite si un jour on pouvait sortir un truc sur cassette audio, pourquoi pas ? C’est aussi l’occase de bien emballer l’objet, dans une cool pochette, faire des stickers… c’est pas avec ça qu’on va devenir riches… tant qu’on s’éclate à faire ça, c’est good… on vit une drôle d’époque hein ?

« Bart Vs The Space Mutants » ??? Ay caramba! EAT MY SHORTS! Je l’avais ce jeu… sur Megadrive je crois bien… dingue… je m’y suis remis au jeux mais façon retrogamer… Megadrive, Super NES … y’a pas à chiquer, graphiquement je m’y retrouve bien plus dans ces trucs 16/32 bits… j’adore ces petits persos qui s’agitent, ces sons synthétoc, c’est fun, j’en ai eu marre (après avoir failli craquer pour une X Box 360, après des après-midis entiers de tests chez un pote, à jouer à Rising Dead et Gears Of War) de ces trucs qui veulent être ultra réalistes, je préfère le mec tout carré de Stryder… j’ai ressorti Sonic The Hedgehog et ça reste un jeu carrément génial… en plus les cartouches coûtent rien…. C’est trop la classe ces visus, regarde le jeu Scott Pilgrim ils l’ont fait à l’ancienne…
Bon je sors aussi la PS1 parfois, pour jouer à Tekken avec Lisa…

Bah non j’ai pas trop suivi cette histoire avec Ben Weasel… j’avais bien vu une news sur un site (je sais plus lequel) mais je me suis plus concentré sur un autre pétage de plombs, celui de Charlie Sheen ! ha ha !
C’est zarbi en tout cas. Comme tu dis, qui n’a jamais eu envie de découper à la machette ses voisins qui dansent comme des cons sur des tubes de Claude François joués à donf ? Il a pas frappé cette meuf sans raison, même si c’est assez extrême comme réaction… quant au déchaînement des bien-pensants (qui plus est dans les milieux du punk-rock, formatés à bloc les cocos !) faut pas aller aussi loin dans les actes pour avoir des commentaires stupides… puisque tu te fais juger quoi que tu fasses ! Genre ANTI-FLAG qui se sont fait détruire quand ils ont quitté leur label d’origine (un truc super DIY de Pittsburgh) pour aller chez New Red Archives… c’est quand même le label de Nicky Garratt quoi… je sais ça n’a pas grand chose à voir mais le lynchage systématique c’est bien un truc de punk je trouve… alors à plus forte raison si un zicos tape quelqu’un, une meuf en plus (qui l’avait sans doute cherché)…

Par contre niveau cinoche j’y vais de plus en plus… y’a pas à tortiller, j’adore toujours autant me retrouver dans une salle obscure, avec un sachet de saloperies chocolatées à grignoter… toujours le frisson quand apparaît le logo du studio, Universal, Columbia, Fox… ça me rappelle quand j’étais petit, je redescendais au salon et je matais en loucedé le cinéma de minuit chez mes remps… après le laïus du mec avec sa voix insupportable (« suite… de notre cycle… James… Whale… bla… bla… bla… »), ils envoyaient le générique, style avec le panneau « an RKO radio picture » avec l’antenne qui envoyait ses ondes sur le monde… putain toutes ces bandes matées avec délectation, du Tod Browning, du Robert Aldrich, du Otto Preminger, du Fritz Lang (période « Furie » avec Spencer Tracy)… des acteurs tombés dans l’oubli, plus ou moins, James Cagney, Gene Tierney, Ralph Meeker, Wallace Beery, et j’en passe des Clark Gable, des Richard Boone, des Kim Hunter, des Carol Baker et des Veronica Lake…
Donc, de quoi je pourrais parler dans les trucs vus ces derniers temps…

THOR ? Allez c’est parti. Toujours cool une prod’ Marvel, même quand c’est pas tuant on passe un bon moment… bon j’ai un peu bloqué en voyant que c’était réalisé par Kenneth Branagh, mais bon le mec avait déjà tapé dans le gros flick avec son FRANKENSTEIN… réflexe crétin quoi, si Branagh a envie de s’amuser, il a le droit… en plus quand tu vois le monde au générique final, tu te dis qu’il a dû se taper uniquement les scènes où ça cause ! Les scènes Shakespeariennes quoi, avec les thèmes classiques, lutte fratricide, ambition qui pousse à la folie, trahison, etc etc… Thor se retrouve banni d’Asgard par son dabe, suite à une escarmouche avec les géants des glaces, ça craint, donc on l’envoie sur terre… où il rencontre une tite universitaire (Natalie Portman, la copine d’Olive Dead Pop ha ha), sa BFF rigolote (Kat Dennings) qui envoie les meilleures punchlines, ainsi que leur prof (Stellan Skarsgaard)… alliance avec les mortels, en vue de bouter l’ignoble Loki en bas du trône qu’il a usurpé… c’est bien torché, ça prend pas le chou, efficace et tout, après c’est pas le truc qui va te bouleverser… à noter que Joss Whedon vient de commencer le tournage des Vengeurs, plutôt cool, et ça va permettre de revoir le gars qui interprète Thor, avec son faux air de Brad Pitt… Iron Man, Nick Fury…

NEVER LET ME GO : on change carrément de registre avec ce film ultra emo qui raconte l’histoire de kids élevés dans des institutions quasi coupées du monde, parce que leur avenir c’est de n’être que des donneurs d’organes… mais ces gens sont des humains, ils ont des sentiments, ils tombent amoureux et ont tout simplement envie de vivre… ce qui tue dans ce film c’est la sobriété dans le scénar, on aurait pu tomber dans la facilité mais c’est pas le cas… ambiance triste et pesante tout du long, en suivant un trio (un mec + deux filles) englués dans leur destin tragique… c’est avec le prochain Spiderman (Andrew Garfield), vu aussi dans THE SOCIAL NETWORK, il est très bon ce garçon !

SUCKERPUNCH : le nouveau Zack Snyder ? en demi-teinte… le scénar est relou (des nanas qui doivent s’échapper d’un asile psychiatrique), c’est long, mais il rattrape le coup niveau visuel, c’est ultra-torché… toutes les scènes de baston sont incroyables, dans le délire jeu vidéo, un univers différent par « tableau »… les filles mettent le paquet, ça part dans tous les sens, SF/thriller/guerre/horreur/chambara… ça vaut quand même le coup d’être vu !

HELLDRIVER : série B de luxe avec Nic Cage (alors lui, il cachetonne à mort depuis un paquet d’années !)… l’histoire d’un évadé qui veut assouvir une vengeance et qui est poursuivi par un chasseur de primes… seulement Milton* il est pas évadé de taule mais de l’Enfer, et ce chasseur de primes c’est un envoyé de Satan, qui doit ramener le fuyard au bercail. C’est assez fun, ça passe tout seul, même si c’est un peu castré, je trouve, ça se lâche pas assez quoi, ça louche vers Roberto Rodriguez mais ça ose moins ! Pas dégueu anyway. Et sa complice c’est la Texane Amber Heard (Mandy Lane, Zombieland, elle va jouer dans Red Sonja)… cool non ?

*Milton, Enfer, Paradise Lost… ha ha ! Paraît que Alex Proyas s’attaque à l’adaptation de ce bouquin légendaire, un méga classique de la littérature anglo-saxonne ! On va voir ce que ça donne…

FAST 5 : oui j’avoue, je suis devenu fan de cette franchise, pourtant les bagnoles,  hein… enfin pas les Citroën C4, mais les muscle-car des années fin 60/début 70 je trouve ça cool… les mecs qui dessinaient ces caisses avaient vraiment un sens esthétique aiguisé. Et le ronflement du V8, ça me fait toujours penser à celui qu’on entend en intro de « Supercharged in my parking garage » de X, sur l’album « Ain’t love grand »… J’échange 12 berlines actuelles avec sellerie en cuir et tout le merdier électronique qui va avec, GPS et radar de recul, contre une seule Chevrolet Nova… dans ce (provisoirement) ultime opus des F&F (restez jusqu’à la fin du générique, surprise) le Dom pilote justement une Dodge Charger de 70… bon ce film c’est bien crétin mais la mise en scène de Justin Lin dépote, la poursuite de fin dans les rues de Rio c’est l’apocalypse, y’a Jordana Brewster, ça divertit bien, donc mission accomplie… je serai présent pour le 6, en plus (ATTENTION SPOILER !!!) Michelle Rodriguez sera de retour !

Bon ben on va conclure alors ! Boo hoo !
Ultime playlist, ça sert pas à grand chose mais c’est toujours cool à concocter ! Juste quelques trucs pour se faire plaise !

Attaque de Brits pour commencer :

WE ARE THE OCEAN « Cutting our teeth »
Screamo tendu, juxtaposition de voix beuglées et aériennes, guitares qui cisaillent, c’est la formule ALEXISONFIRE quoi! Excellent !

TWIN ATLANTIC « Free »
Pop ultra smart entre SPARTA, DIVISION OF LAURA LEE et IDLEWILD, c’est la grande classe. Vus juste un bout au Groezrock pour cause de planning serré !

THE BLACKOUT « Hope »
Ces gus sont balèzes pour mélanger les styles, ça mixe YOU ME AT SIX avec GALLOWS, pour schématiser… album génial, moins cool sur scène, à cause du chanteur qui joue à Jacques a dit sans arrêt… c’est relou !

Du Chinois :

TOUMING MAGAZINE « Soul Music »
Un phénomène ce combo de Taipei… au menu : WEEZER, PASTELS, WEDDING PRESENT, VOIDOIDS et j’en passe, les rois de l’assimilation des styles, recrachés à leur sauce perso, une grosse claque !

Du Ricain :

VEARA « What we left behind »
HC poppy entre le triangle d’or LIFETIME/NEW FOUND GLORY/GORILLA BISCUITS! Super patate et mélodies acidulées, avec en bonus une tite batteuse tout droit sortie d’un cartoon (mais qui frappe comme une mule !)… énorme sur scène !!!

ALL TIME LOW « Time bomb » + “I feel like dancing”
Deux extraits de l’album « dirty work » qui arrive début juin… poppy-punk, un chouille encore plus FM mais ça me dérange pas au contraire ! Le second morceau est co-écrit avec Rivers Cuomo…

Ben voilà quoi, finito… c’était cool et on se retrouve pour d’autres activités OK ?

Je voulais juste ajouter un petit mot au sujet de Matt Showman, qui nous a quittés il y a peu… un mec génial que j’ai malheureusement vu trop peu de fois … notre relation c’était plutôt à base de messages… à papoter au sujet des groupes qui nous faisaient tripper… et d’autres trucs… c’est la vie quoi. Un gars au goût très sûr, à la barre d’un label à forte personnalité, ses prods c’était toujours la classe. Only the good die young comme dit l’autre, en opposition aux cohortes de sacs à merde qui vivent jusqu’ à 99 ans… adios buddy.

« ON WITH THE SHOW  » (version MÖTLEY CRÜE ou la reprise des GET UP KIDS, peu importe, j’adore les deux…)

C’EST LA FIN !!!” (Juliette Lewis dans STRANGE DAYS)

-Mickson

JAZZ MAYHEM n°12 – Dimanche 20 Février 2011

NASTY SAMY – DIMANCHE 20 FÉVRIER 2011

Yep Mike, encore un épisode passé dans les limbes du côté obscur, j’ai essayé d’être au four, au moulin et dans le lit de l’apprentie boulangère, bref partout à la fois, mais j’ai flanché… faut dire que le mois de Janvier a été plus éprouvant que prévu, à tous les niveaux. Physique et émotionnel (oh le gros mot!). Enfin bon, ça y est, je suis bel et bien de retour dans notre doux pays, debout, quoique fébrile, mais je me cramponne… nouvelle année, nouvel appart’, nouvelle ville, bref presque nouvelle vie ! Je développerai certainement dans une prochaine colonne… je me suis cassé de Besançon…. Après 14 ans de bons et loyaux services (sévices?), je reviens dans le bled qui m’a vu grandir ! Qui l’eu crû ? Le mois dernier j’étais à l’autre bout de la planète, et là j’habite à 800 mètres de l’appart’ que je partageais avec ma mère quand j’étais môme. Retour à la case départ, quoi. Comme au Monopoly. Ou au Jeu de l’Oie. Enfin, mieux vaut ça que la prison, hein. La vie est barge, quand même. Enfin bon, passons, comme je viens de te dire, je reviendrai certainement en détail sur tout ça… un nouveau chapitre, quoi.

Donc ouais, ça repart, même si c’est plus dans la choucroute que dans le jazz que j’ai l’impression d’être. Ca va se stabiliser, aucune inquiétude.
Je remets notre premier échange d’emails, quelques jours après avoir atterri  :
- « Alors le come back pas trop zarbi, genre débarquement sur une planète inconnue?
ça doit faire un peu drôle…
»
- « Yes Mike! Le retour, bizarre dans la tête, téléphone maison, bip bip… où je suis? On ma enlevé?! Argh! »
- « Ouaip j’imagine l’alunissage sans aéro-freins!! »

Reprenons le fil de notre discussion…

ALICE DONUT ? wahou, un sacré bail que je n’ai pas écouté ça… ce qui est bien avec cette colonne c’est quand on évoque de vieux dossiers, j’essaie de les déterrer, les dépoussiérer et de me remettre la tronche dedans… parce que c’est vrai que j’ai plus vraiment le réflexe de sortir un disque d’Alice Donut et de le poser  sur ma platine CD… typique de la fin des eighties et des nineties, un groupe bizarre sur tous les points, noisy pop brinquebalante, tordue et fragile, et à la fois dingue et affranchie de toutes les règles… MAIS, sans oublier de tisser quelques mélodies accrocheuses. Les mecs n’étaient pas new yorkais pour rien, du genre étudiants des beaux arts qui se frottent au monde impitoyable de l’indie rock et qui le maltraite…. le mix du côté pop de Sonic Youth et des premiers Dinosaur Jr, en plus singulier encore, avec cette aptitude à tricoter de fines mélodies cagneuses façon Pixies. T’imagines un groupe dans le trip en 2011 ? Moi pas.  J’avais les deux albums que tu as cité (« Pure Acid Park » et « The Untidy Suicides of your Degenerate Children »), et le « Mule » aussi… je me souviens de leur reprise de « I walk with a Zombie » de Rocky Erickson, une de leur grosse influence je présume.

Bon par contre, moi je ne comprends pas du tout les mecs qui ont leur collec’ sur disque dur… ah, vraiment pas… c’est passer à côté du délire, je trouve… c’est quand même un trip vraiment zarb’… perso’ j’ai besoin de pouvoir toucher, palper et retourner un disque, un vinyle, une cassette, un DVD, une VHS, un livre, une BD… il me faut du dur, du concret.
Et j’ai le besoin viscéral de m’adonner à mon petit rituel préféré (et vital), à savoir de me gratter les noix devant ma collec’ de disques avant de choisir celui que je veux écouter, tâtonnant, sélectionnant, passant les doigts sur les tranches des boitiers, … la musique en fichier, c’est pas très excitant… il me faut l’écrin qui va avec… l’art work, le livret que je lis et scrute scrupuleusement, me plongeant dans les crédits, essayant de reconnaître quelques noms de groupes ou de mecs… La musique pour la musique, non merci. Quand tu écoutes du rock progressif, peut-être, mais quand tu baignes dans le rock, le punk, le hardcore, je pense que l’objet à sa signification. Et c’est d’autant plus étrange venant de toi, sachant que tu es illustrateur et que tu portes un intérêt certain sur l’esthétisme, etc, ne se contenter que de fichiers grossièrement stockés dans une boîte métallique, c’est vraiment fou… moi pas comprendre.
L’ambiance de l’appart’ façon Bienvenue à Gattaca non merci… moi ça serait plutôt la déco façon piaules d’ados dans les teens movies ou séries, avec fanions d’équipes de basket ou de hockey, posters de films d’horreur qui recouvrent les murs, drapeaux de Guns and Roses et Metallica en guise de rideaux, ordinateur beige avec l’écran qui réfléchit des caractères verts fluos (comme dans les séquences finales de Docteur Doogie, le toubib qui a réussit sa première greffe du cœur à 13 ans, woah le génie… pendant que je galérais pour venir à bout d’une division à plusieurs chiffres!), un mini panier de basket au dessus du lit, une reproduction du squelette humain (comme dans les salles de bio et de science physique du bahut) à côté du bureau, une lava lampe géante posée sur la bibliothèque, un téléphone rouge à cadran, un télescope près de la fenêtre et des milliards de babioles poussiéreuses posées sur le mobilier…  Genre quand c’est jour de ménage (deux jours par an, environ), c’est la guerre. Un peu dans le trip des chambres qu’on pouvait voir dans Wargames, Ferris Bueller, Fright Night, et plein de séries … et le blondin de Ricky ou la Belle Vie, tu te souviens ? Putain de baraque et de chambre!!! Le mec se déplaçait en petit train et avait sa propre salle d’arcade!!! Veinard! Quand j’éteignais la TV et que je regardais les 2 pièces du 45m2 que je partageais avec ma mère, y avait comme un petit décalage!!! Pas grave, j’étais supra heureux comme j’étais, et ça ne m’a jamais empêché d’avoir des supers cryptes… Cet univers, ça me mettait en transe. En sortant des cours les kids de ces séries montaient à l’étage avec leur petite copine, pendant que la mère leur préparait des pancakes et un grand verre de lait, et le père assis sur son fauteuil en cuir qui balançait, sans lever un œil de son journal : « Alors buddy, prêt pour le match de vendredi ? « .
Mec j’étais dingue, je voulais vraiment que ma vie ressemble à ça, et je le veux encore… et ce délire, ça commençait par la piaule… j’ai quasi la même déco’ dans mon nouvel appart’ que dans la chambre dans laquelle j’ai grandi, avec certes plus de disques et de bouquins, mais c’est le même univers. J’aime pas le minimalisme, à tous les niveaux, musical ou esthétique, il faut que ça soit chargé, too much, que ça déborde de détails, que ça croule sous les informations, un maelstrom de couleurs et une volée d’émotions…
Un appart’, c’est important, c’est pas juste un toit, pour moi c’est un sanctuaire, un abri anti atomique, un lieu de retraite,  il faut que je m’y sente bien. Je suis capable de dormir dans la niche du chien quand je suis en tournée, ou dans une cave humide et sablonneuse, aucun problème, mais quand je rentre du front, il me faut un environnement apaisant.
Combien de mecs que je connais qui doivent faire des « concessions » avec leurs meufs pour la déco’ de leur nid… ça aussi, je n’ai jamais compris… ambiance Ikea, avec meuble à angles chelous, pas de style, pas d’âme, pas de cœur, rien, un intérieur pour adultes qui ont perdu leurs rêves et qui ont bouffé leur vie a essayer de ressembler au voisin ou aux photos d’intérieur dans Arts et Déco Magazine. Ca ressemble à tout, et surtout à rien. Froid, aseptisé, clinique. Sans souffle, sans jus. Genre t’as l’impression d’habiter dans le cabinet de ton chirurgien dentiste. C’est pas parce que j’ai 34 ans que je ne dois plus punaiser un poster de Robocop dans le salon (bon je n’ai qu’une pièce dans mon appart’, donc le salon c’est aussi la piaule, hein). Tu vis avec quelqu’un, tu vis avec ses passions, ses folies et ses rêves. Tu prends en entier. Tu ne tries pas. La vie c’est pas une jardinière de légumes. Genre j’aime bien les carottes mais pas les petits pois.
Fuck les « concessions ». Pour moi c’est un mot qu’on utilise pour ne pas dire « ferme ta gueule grand benêt et fais ce que je dis ou tu n’auras pas droit à ta petite gâterie du vendredi soir, et si tu me fais pas chier avec ton poster sérigraphié de Monster Squad je mettrai la guêpière-porte jarretelles que tu m’as offert pour la Saint Valentin ».
Qu’importe ton délire, assumes le. Si la personne avec qui tu vis te comprends, elle acceptera sans problème ta collection de figurines des Tortues Ninjas modèles taille réelle ou l’affiche géante de Dio encadrée au dessus du bureau. Ca la fera même rire. Plus que de se fader Télé Foot ou Turbo tous les dimanche matin. Vrai de vrai.

Tiens, pour illustrer mes propos, voici grosso modo ma conception d’une bonne déco’ intérieure…. en grattant dans mes cartons, emménagement oblige, je viens de retrouver cette photo de mon appart’ d’il y un peu plus de 10 ans (2000), quand j’habitais avec 3 potes (dont 2 qui jouais dans Second Rate)… comme tu peux le constater, il y avait de la lecture sur les murs :

Tout a fait d’accord avec toi sur les vinyles. Support que j’aime bien et que je continue d’acheter de temps en temps… Même si je lui préfère largement les CDs et les K7s pour des raisons uniquement pratiques. Mais en écoutant certains mecs parler des points positifs du vinyle, faut parfois vraiment se mordre les lèvres pour ne pas exploser de rire. Du genre « je préfère le son des vinyles, tu vois, plus chaleureux, plus profond, vraiment ya pas photo le son est supérieur, plus organique… ».  Pas faux. Sauf  quand le mec n’écoute que des trucs garage lo fi ou un groupe de crust hongrois, avec une guitare désaccordée, une basses rachitique et une batterie où tu n’entends que les cymbales (fendues), ou des trucs 50s, ou pire des merdes de one man band (genre je joue de tous les instruments à la fois mais je ne sais pas dans quel sens les empoigner) option un seul micro scotché au plafonnier en guise de toute production… heu, je ne veux pas faire preuve de mauvaise foi, mais l’argument sur la qualité sonore tombe un peu à plat, non ? Splach. Du snobisme que ça s’appelle. Arrêtez de vous la raconter. La bonne musique sonne aussi bien sur 78t que sur un Ipod. Le reste n’est que fantasme de celui qui veut faire le cake.

Ah tiens ça me fait penser que j’ai ramené un gros stock de k7 des States (j’ai trouvé de bonnes perles, du genre des vieux Kreator, the Accused, Voivod, Six Feet Under, Testament, Napalm Death, Bullet Lavolta, Moving Targets, Jetboy, Faith no More, Bob Mould, Danzig, Rollins Band… des albums que j’avais déjà pour la plupart en CD ou vinyle, mais que je voulais aussi en k7, et vu le prix, impossible de les laisser croupir dans leurs bacs vermoulus) les têtes de lecture de ma chaîne sont complètement bouffées, il faut que je me rachète un lecteur… je ne sais pas où je vais pouvoir trouver ça… je me suis racheté un magnétoscope il y a deux ans et les salauds de Darty m’ont fait cracher l’oseille… j’espère que les platines k7 sont un peu moins cotées… vérification express sur le net :  250 euros la platine neuve. Mike, c’est une blague ou bien ?

Bon de mon côté, l’écoute en ligne, ça ne me le fait toujours pas… comme je l’écrivais un peu plus haut, il faut que je choisisse ce que je vais écouter, du genre je pars pour écouter un truc précis, et en le cherchant je tombe sur un autre truc, et hop je bifurque, je choisis un skeud qui n’a rien a voir… en découlera ensuite une autre envie… genre si le groupe a splitté et que ses musiciens ont formé un nouveau band, hop, je balance ça… là par exemple je réécoute un vieil album de SICK OF IT ALL « Just Look Around » (mon préféré, le plus crossover de leur disco’, avec des mid tempos bien placés, découvert l’année de sa sortie, en 1992 -après avoir lu une review dans un mag hard rock qui faisait un mini dossier sur la déferlante des groupes crossover de ces années là- suivi de près par « Scratch the Surface », un peu plus street dans l’ambiance, plus punk avec cœurs de poètes de la rue, mais ça passe encore, pour ce qui est du reste de la disco’ j’avoue ne pas m’être rué dessus, en fait la voix du chanteur me fatigue vite) juste parce qu’on a évoqué l’idée d’en faire une reprise avec les mecs du nouveau groupe avec qui je joue (Dejected)… du coup j’ai pas mal réécouté ces deux albums… c’est ce qui est bien avec la musique, une discussion, un article lu, une référence glanée ici ou là, et hop ça guide ton écoute pour la journée… un voyage sans fin. Tu crois partir dans une direction et tu arrives à l’opposé. Pas de GPS, tout à l’instinct.

KID PHARAHON !! Wow, encore un nom qu’on ne m’avait pas jeté au visage depuis un sacré bail ! J’ai deux albums (en vinyle, hé les gars y paraît que le son est vachement meilleur, non ?) impossible de me rappeler leurs titres et je ne peux pas vérifier (mes disques vinyles sont encore encartonnés et entreposés chez ma grand-mère) … la pochette de l’un était d’un rose criant, et l’autre bleu marine et noir. Voilà c’est tout ce dont je me souviens. Ca doit bien faire au moins 7 ou 8 ans que je n’ai pas posé une oreille dessus… là, je n’ai pas ma platine branchée (je ne suis pas encore définitivement installé dans mon appart’), c’est con j’aurais bien réécouté pour juger de la sensation… je me souviens d’une pop rock assez fragile, douce et inspirée, assez classe et raffinée. Et ouais, pour répondre à ta question, c’était bien un bordelais.

Ouais une fois de plus, ces délires rock pas rock, punk pas punk, hardcore pas hardcore, putain ça devient vraiment fatiguant… au final, on ne parle que des étiquettes, même plus de la musique. Naze. Mais bon la musique, dans certains groupes punk ou hardcore ou garage, c’est vrai qu’il faut quand même bien la chercher. J’ai l’impression que ce que certains mecs cherchent, c’est davantage une famille à laquelle appartenir, un délire à apprivoiser, un gimmick à épouser. Tu vois ? Mais la musique dans tout ça ? Le son ? La compo, les paroles, l’exécution, la production, l’attitude ? Ca passe à la déchetterie.
Tiens un message de mon pote Jeannot qui faisait écho à notre dernière colonne : « Bon j’dois dire qu’une fois de plus je suis d’accord avec toi sur pas mal de choses notamment le manque d’originalité de la scène punk. D’ailleurs être punk en 2010 c’est pas comme être rockab’ dans les années 80? Tous des clones putain de merde! ».

Par contre, je reste toujours très septique sur les scènes punk (plus ou moins mélo on va dire) actuelles… je ne sais pas ce que j’ai mais ça ne passe plus. Fade. Chiant. Je baille. Plus excité. La quéquette toute molle. Et puis je recommencerai à m’intéresser à la scène punk rock quand les mecs cesseront de ressembler à Barry et Maurice des Bee Gees. Dit autrement : rasez moi ces putain de barbes ridicules et arrêtez de nous faire chier avec ces conneries. Je suis complètement ok avec le délire no look, je trouve ça même plutôt sain. Mais quand le trip no look en devient un, de look, faut stopper et réapprendre à vivre comme un être humain. Se lever. Se laver. Se faire couler un café corsé. Se RASER. Et s’habiller correctement (donc ne pas faire croire qu’on est un bucheron des montagnes du Tennessee alors qu’on est un fils de bonne famille et qu’on habite à Paris ou à Lyon). Bon c’est pas la pub Ricoré que je demande, juste un tout petit effort! Voilà, j’arrête. Juré. Mais quand même. Ca m’énerve. Quoique tu me diras que le trip barbu n’est pas exclusif à la scène punk rock, les mecs qui font de l’acoustique (du versant pop, pas forcément les clones de Ragan, hein, les autres, ceux qui se touchent le nœud sur Eliott Smith) trempent aussi dans l’embrouille. Porter la barbe, il n’y a aucun de problème à ça… mais porter la barbe parce que tout le monde porte la barbe ? Don’t believe the hype scandaient les chaudars de Public Enemy !

Dans le même ordre d’idées, les gens de soit disant bon goût qui rejettent le hard rock… là aussi, on a droit à tout et n’importe quoi… donc ouais, en 2011, tu as le droit de dire que t’aimes la soul (c’est vivement conseillé d’ailleurs, si tu ne veux pas passer pour un rustre), le garage (idem, parfait pour passer quelqu’un de culturellement acceptable) et d’autres trucs plus ou moins vintage… bref t’as le droit de donner dans le rétro, par contre, il y a des genres qui font désordre, c’est le cas du hard rock et du heavy metal… balance quelques noms de chevaliers hardos dans une soirée et c’est le scandale qui éclate, la bourde ultime, limite si on ne te crache pas au visage. Une merde revivalo sixties et tout le monde saute au plafond, du prog’ rock des 70s, idem, génial (ya qu’à regarder à quoi ressemble la scène « metal » actuelle pour voir l’ampleur des dégâts, encore des corniauds barbus…. le cri de guerre Death to False Metal de Manowar n’a jamais été autant d’actualité en ce qui me concerne !) … mais un skeud de WASP, t’as pas le droit, carton rouge d’office ! Tu risques le gniouf, beware, les flics du bon goûts t’ont à l’œil…
Je vous emmerde, j’écoute du bon vieux heavy et je vous laisse avec vos crottes que vous qualifiez de « vrai » rock n roll. Tu me dis Jim Jones Review ? Je te réponds Rob Halford ! Tu enchaînes avec Heavy Trash (faut faire gaffe le nom peut induire en erreur) ? Je te réponds Accept (tiens d’ailleurs je viens de m’écouter « Russian Roulette », mortel, un de mes 5 premiers LP achetés!)  Tu balances Baroness, je t’esquive et te propulse  King Diamond dans les chourines! Kylesa? Ouh le fourbe, je te finis au sol avec Blind Guardian!
Et bon, à chaque fois qu’un mec va ricaner sur le hard et ses dérivés, c’est toujours pour n’en sortir que des clichés… genre le mec n’en a même jamais vraiment écouté…

Tiens, l’autre jour sur Facebook, j’ai perdu dix minutes de ma vie à « échanger » un point de vue avec un mec dont la bêtise et l’ignorance en la matière ont failli me faire perdre mon calme… ça c’est un truc que je fais très rarement, participer à des cyber discussions et commenter des profils, mais là je ne pouvais vraiment pas passer à côté…
Je te remets la discussion de sourd… Et je te resitue l’histoire. Le mec en question avait laissé un commentaire sous un lien/article dont le sujet était Ozzy et Lemmy, et des pubs ou produits dérivés qui mettaient en scène les deux monstres sacrés, sans même les comparer… genre la pub pour la bière 1664 pour Lemmy et une autre pub pour Ozzy (assez fun, toujours dans le ton de ce que fait Ozzy, c’est-à-dire qui joue avec son image, à l’anglaise quoi).

Le commentaire du mec : « Pas comparable. Ozzy est une marionnette sans voix depuis longtemps déjà, pour l’avoir vu en 1984 au Bourget…et même si j’ai de l’affection pour le personnage. Lemmy est vivant , créatif, baise vos copines et explose toujours nos oreilles avec un bonheur inégalé et une CONVICTION sans égales…Ozzy survit , Lemmy rend nos vies meilleures … »
J’enchaîne, apostrophé par le ton du post  : « Ozzy survit? C’est pas plutôt toi qui dors??? Je l’ai vu au Ozzfest il y a 4 mois à Boston, et il envoyait des boulettes de feu le tonton Ozzy. Une véritable icône populaire, toujours là, indétrônable, musicalement c’était de la haute voltige, un backing band de folie, ça change de Motorhead qui nous joue la même rengaine depuis des millénaires, avec des concerts souvent plus bruitistes que vraiment puissant. Ozzy survit? Putain la blague… Moi je veux bien « survivre » autant que lui, à la limite. »
Lui : « J’ai vu les deux à la même période et permets moi de te dire qui assurait. Lemmy is the boss !!! »
‎Moi : « Je cite : « Creatif comme lemmy »??? Je respecte le personnage, Lemmy, ya aucun problème là dessus, mais de là à dire qu’il est « créatif », faut quand même pas pousser mémé dans les pétunias, hein… Motorhead c’est quand même le même morceau décliné sur heu… chaque album ! Bon, tu devrais peut-être te pencher sur la carrière de Ozzy, depuis 1984 tu sais il s’est passé des trucs. Musicalement, j’entends. Je m’en tape, je compare pas les deux, perso je préfère largement Ozzy, c’est pas le blème, j’ai juste lu ton post et je me suis dit que c’était pas moralement correct de ne pas répondre à une aussi GROSSE bêtise. Arf arf arf… Bon je vais réécouter Bark at the Moon hein… »
Lui : « C’est pas grave , Sam , je crois qu’on sera jamais d’ accord mais qu’on pourra être copain pour la vie … ami, faut pas déconner … cela dit entre Ozzy et Lemmy pas photo , je prend le moustachu juste pour pas avoir un pénible qui fait des phrases avec sa guitare pointue … et moi ,je me réécoute No sleep til’l Hammersmith »
Moi, qui commence à vraiment halluciner : « Et Mickey Dee, c’est peut-être le batteur de Teenage Fan Club peut-être???? Faut pas oublier que tous les gaziers qui entourent Lemmy ont un LOURD passif dans le heavy et le hard rock, au moins autant que les lascars qui entourent Ozzy, donc c’est blanc bonnet et bonnet blanc, Mickey Dee était le batteur de King Diamond et du chanteur de Dokken (en solo), juste 2 exemples comme ça au hasard, donc niveau guitares pointues, toutes mes excuses, mais c’était plutôt gratiné… donc ton allusion et ta condescendance sur le hard rock tombent un peu à plat, en tout cas très mal choisis. Et la guitare de Campbell (gratteu’ de Motorhead), c’est pas une « guitare pointue » peut-être, pour reprendre ton expression??????? J’ai pas l’impression qu’il joue sur Rickenbecker, hein… Que tu aimes Lemmy c’est une chose, que tu te permettes d’allumer Ozzy et de tout mélanger, c’en est une autre, en tout cas, je serais toi je me ferais pas trop de soucis pour Ozzy, ni de son état de santé, ni de sa faculté à faire la guerre sur scène… Tout va bien à Ozzyland, tu peux te reposer tranquille et te faire une petite camomille en écoutant Ace of Spades. Bonne nuit. Et fais de beaux rêves. »
Lui : « Créatif, Ozzy , déjà laissez moi rire… c’est Tommy Iommi qui fait le boulot dans Black Sabbath. Lemmy écrit ses textes , Lemmy propose les structures d’accord et Lemmy a sorti « Motorizer « et » the World is Yours » pendant qu’Ozzy cire ses pompes alors ta gueule va te branler sur Def Leppard !!! »

Et là je décide que j’ai  assez perdu mon temps et je regrette déjà de lui avoir répondu… Le niveau de sa dernière réponse est quand même révélateur de la teneur de son argumentaire… cette sortie en mode virilité exacerbée, cette explosion d’attitude rock n roll à deux roubles, du genre « retourne écouter ta musique de PD –en utilisant Def Leppard comme ultime insulte, alors qu’il y du très bon dans Def Leppard, l’album « Pyromania » et « Hysteria », merde quoi!-, moi je suis un vrai rockeur, j’écoute Motorhead »… (je précise quand même, pour l’avoir croisé dans la vraie vie, que le mec a un peu moins d’assise et de tempérament hors facebook).

Je ne savais pas trop quoi faire de cet intéressant échange, le conserver, c’est sûr… j’ai d’abord eu l’idée de l’utiliser pour l’intro d’un article sur le heavy metal dans un de mes prochains zines…. Et puis non, je le remets là puisque ça illustre bien les clichés anti hard rock des mecs qui n’entravent que dalle au délire. Et question snobisme musical, on tient là une pièce. Parce que baver sur Ozzy en prétextant le délire guitare pointue (donc le côté un peu Spinal Tap, en sous texte) tout en essayant de faire passer Motorhead pour plus finaud… c’est quand même assez osé. Mais c’est vrai que Motorhead est communément plus respecté dans la sphère rock n roll que la plupart de ses collègues hardos, depuis une grosse dizaine d’année on va dire… parce que dans les années 90, qui se souciaient de Motorhead, sans dèc ? Pas grand monde… Après les eighties, pfiout, chute libre…ils ont traversé le désert puis, subitement, ils sont redevenus emblématiques et respectables à nouveau… après avoir sorti pendant plus de 10 ans des disques que personne ne daignait écouter… la musique c’est cyclique, ça va et ça revient. Ce qui est in maintenant sera out dans trois ans.

Le seul disque de MOTORHEAD que j’ai acheté c’est le « Orgasmatron » en LP, je devais avoir douze ans, la pochette du LP a longtemps été punaisée sur un de mes murs (vous pouvez d’ailleurs vérifier sur la photo de ma piaule ci dessus!), juste pour l’illustration vraiment classe… j’avais également une K7 du single « Beer Drinkers » (cover de ZZTop)… au lycée, j’avais copié le « Sacrifice » à un pote (super pochette aussi, ma préférée avec celle d’Orgasmatron, le logo du groupe avec un teub’ veineuse dans la gueule et une scène infernale et très détaillée autour du logo, wow intense!)… ah si, j’y pense, je me suis aussi acheté quelques années plus tard le « Overnight Sensation » trouvé dans un bac promo pour point de sous, album très moyen…  je les ai retrouvé pour « Kiss of Death », également prêté par un pote, idem, plutôt bof… donc tu vois, c’est loin d’être la Lemmymania de mon côté…
Bon, même s’il y a peu de chances que tu me surprennes en train d’écouter un skeud de Motorhead au p’tit matin j’ai cependant très envie de voir le récent documentaire sur Lemmy que l’on ma vivement conseillé… quoiqu’on ergote, une vie remplie, une attitude pure, le rock n roll personnifiée, la hard rock magnifié, bref un grand monsieur même si son univers ne me parle pas vraiment… Même son bouquin « White Line Fever » m’avait plutôt barbé.
Ah, au fait t’ai-je dit que j’avais acheté la bio de Ozzy aux States? Pas encore lu, je te dirai ce que ça vaut…

En ce qui concerne SPARKLING BOMBS, un groupe vraiment à part, pas vraiment dans le bon pays, je dirais… en Scandinavie ou aux Etats Unis, je pense que ça aurait été facile pour eux. Mais bon ça c’est le problème de la plupart des groupes qui choisissent un chemin de traverse rock on va dire…  J’ai joué de la basse pendant 6 mois avec eux, en remplacement du bassiste parti étudier en Suède (justement, on parlait de la Scandinavie), une période sympa. En tout cas c’était cool de faire un bout de route avec mon pote Guy Lux Interior (le batteur), on a bien ricané. Une petite salve de dates en Allemagne, et un gig en ouverture des Dickies. Fun. Donc fin de l’histoire pour eux, pour ceux qui ont des affinités avec le rock’n’roll glam et bubble-gum, colorés et maquillés, puisant autant dans les scènes de New York (les Dolls, bien sûr) que dans les sonorités britonnes, -donc maniérée, pensez à Suede, Manic Street Preachers, Strangelove- avec une petite pointe des Runaways (les cœurs de la guitariste y sont pour beaucoup)… Si vous êtes passés à côté, c’est le moment de vous agripper à la bestiole et de lui palper le derrière.

Ouais moi c’est pareil, les BRIEFS, ils m’ont toujours gonflé. Un bon pote (yo Bebert!) m’avait fait découvrir leur premier album que j’avais trouvé sympathique, sans plus… c’est vrai que c’était plutôt frais à l’époque… Tu m’avais aussi concocté une mixtape avec ce disque me semble-t-il (à moins que ça ne soit Steph de Rad Party, ma mémoire me joue des tours)… mais je n’ai jamais véritablement plongé… ça me faisait un peu penser aux Toy Dolls (sans le guitariste fou, les voix crétines et l’attitude loufoque) et, effectivement, à 999, un groupe que mon père écoutait, je me rappelle de leur tube « Homicide » qui tournait en boucle chez le pater alors que je devais avoir 13 ou 14 ans… C’est parti comme c’est venu. Bah, on est encore debout, hein.
Il y a eu une petite période où ce look revenait fort, genre il y a 7 ou 8 ans… Avec Hawaii Samurai on croisait régulièrement les groupes marseillais de la clique Lollipop (Neurotic Swingers, the Hatepinks, etc), des bons gars, sauvages compagnons de fins de soirée agitées, qui étaient pas mal influencés par tout ce trip, cheveux peroxydés, costards cintrés, ongles vernis, yeux exorbités et truffes poudrées.
Donc 77, même si c’est l’année de ma naissance (il est né le divin enfant!) pour moi c’est loin d’être le chiffre de la Bête, tu l’auras compris. Si je devais choisir une date à me tatouer sur le poignet ? 1992, pardi.

NO IDEA ? Tu veux vraiment qu’on en parle ? Je crois que tu sais ce que j’en pense, hein… tiens d’ailleurs j’ai passé quelques jours à Gainesville il y a quelque mois, pas par amour pour sa scène punk rock, hein, tu imagines bien… j’ai traîné mes guêtres sur le campus et au centre… à essayer de dénicher quelques boutiques de disques, et bizarrement pas la grosse folie de ce côté-là… j’ai quand même trouvé un espèce de mini shop autogéré par des artistes anarcho révolutionnaires… bon, je veux pas faire le relou, mais bon, pas des affolés du rasoir non plus… option pantalon trop court et chaussure en toile. Tatouages de marin ou de fleuristes autour du cou (t’as le choix entre la carpe chinoise et le pétunia !) et oreilles écartées à la boule de pétanque. Au top, quoi. Bref, dans ce shop -pas vraiment un vrai disquaire en fait- il y avait un bac à soldes avec une petite cinquantaine de disques. J’ai trouvé un vieux L7 « Hungry for Stinks », un des premiers skeuds d’As I Lay Dying (metal core de base mais qui envoie sa portion de riffs corrects, de beuglements constipés, de miaulements contrits et d’envolées emo fm pour kids upper middle class hypersensibles, 1$, je prends, et je l’écoute en ricanant) et un Off with Their Heads, groupe qui m’a l’air bien en vogue dans les milieux autorisés. J’avais déjà écouté quelques songs sur des sites après avoir été exposé à quelques avis ultra positifs. Pas aimé. Le disque ne m’a pas fait changer d’avis. Loin de là. Anecdotique et très largement surestimé. Je l’ai aussi raqué 1$. Beaucoup trop cher payé. Et moins drôle que le truc metal core pour pré ado effarouché…

Quitte à donner dans le mélo, perso’ je reste sur les vieux Epitaph et Fat. Sport de glisse plutôt qu’ouvrier forestier, quoi. Dans le trip punk mélo râpeux, je reste sur Leatherface, Hot Water Music, Snuff, Jawbreaker et J-Church. Ce genre de trucs, quoi. Et tous les groupes qui tétaient à la rustine. Ah j’aimais bien Pezz aussi. Même si ça fait un sacré bail que je n’ai pas posé un de ces disques sur ma platine. Faudrait que j’essaie à nouveau pour voir la sensation que ça me fait… j’ai peur du résultat. Je crois que je suis simplement passé à autre chose. Tout naturellement.
Bon, moi j’attends qu’un des mecs d’une des locomotives de No Idea s’accroche des pinces à linge aux sourcils et se dessine une bite sur le front pour voir l’effet que ça ferait sur la « scène ». Et là aussi j’ai peur du résultat.

La question du label préféré est épineuse… pareil que toi, je ne peux pas te répondre. Oh et puis si. Je dirais Lundi : Earache (période 1986-1994), Mardi : Sub Pop (période 1988-1994), Mercredi : Roadrunner/RoadRacer (période 1986-1995), Jeudi : Peaceville Rds (1987-mid 90s), Vendredi : Combat Records, Samedi : SST, Dimanche :  Un peu d’Epitaph, un peu de Fat, ambiance mélo quoi… et puis de la grosse artillerie sur des majors, hein, c’est bien aussi.

Au niveau ciné, rien depuis la dernière fois (Scott Pilgrim vs the World). Pas vu the Green Lantern, et toi ?

Rayon DVDs, idem, pas bézef à se mettre sous le chicot. Depuis mon retour, juste une poignée de films. Maigre. Mais là je suis dans un autre délire. Celui de la respiration artificielle.

THE CRAZIES, le remake du film de Romero (que je n’ai jamais vu), haché menu par la critique et pourtant plutôt assez réussi. Un film de contamination. Petite bourgade paisible, quelques personnes commencent à se comporter bizarrement, puis à complètement disjoncter. La populace devient dingue, sans aucun raison apparente, les chars de l’armée circulent en pourtour de ville, mise en quarantaine façon camp d’isolation, la situation se corse. Mais bordel, que se passe-t-il ? Je pensais en profiter pour taper un bon roupillon (je manque de sommeil en ce moment) et puis non… Je le conseille, même. Un film d’horreur moderne et techniquement irréprochable. Je n’en demande guère plus.

AMERICAN PSYCHO : Soirée entre amis après un repas sympa. Là par contre, je ne me suis pas gêné pour taper la ronflette, bien à l’aise dans le canapé. En sortant du lycée, pendant ma première année de fac, j’ai eu ma période Bret Eston Ellis et me suis enfilé d’une traite ses classiques : Moins que Zéro, les Lois de l’Attraction, Zombies, Glamorama. Je croyais avoir lu American Psycho, bien sûr. En fait, non. Stupéfaction de la foule. Comme quoi. Par contre j’ai lu quelques SAS de Gérard de Villiers. Ca compte ?
Cette adaptation est correcte, en mode sieste d’un œil tout du moins. J’ai bien aimé les passages où le mec s’entraîne (abdominaux au sol) en regardant Texas Chainsaw Massacre pour se motiver. Classe. Ou quand il tchatche au téléphone avec sa nana avec un film porno diffusé sur sa TV en arrière plan… la bonne attitude, quoi… et cette obsession du mec pour son corps et pour les produits de beauté… bravo, je me sens moins seul… le golden boy psychotique dans toute sa splendeur. Le Yuppie agressif. L’Homme (des cavernes) moderne, pour citer OTH. Et quand il fornique deux gonzesses lors d’une petite soirée polissonne dans son appart’ luxueux, le mec se reluque dans un miroir en  contractant les biceps et en bombant le torse. Encore un truc qu’on a en commun. Nickel. Un fan de Phil Collins et de merde new waves des 80s. Un mec qui en veut. Ca se passe dans les années 80s, ma décade préférée. On renifle le reaganisme à plein nez, le concept de la gagne poussé à taquet. Propreté et dignité. Bouffe ton voisin, gifle le pauvre qui te quémande 1 euro devant l’Intermarché.  Raye le sol avec les dents. Siffle la gonzesse bien roulée qui tortille son cul devant toi sur le trottoir. Insulte le connard dans sa 205 pourri qui cale au feu rouge. Cœur de pierre et sang de serpent. La morale dans le vide ordure, avec des bouts de corps de femme emballés dans du papier journal. L’homme est un loup. Un monstre. J’aime bien tous ces délires. Qu’est ce qu’on doit faire Mike ? Se comporter nous aussi comme des cochons, ou se cacher dans les bois ? Je ne sais plus. Je regarde le spectacle et je me prépare à la riposte. Bref, le film n’est pas inoubliable mais pour digérer une pizza margarita et cuver un bon litron de Coca, ça passe bien.

THE EXPENDABLES : loupé lors de sa sortie en salle, un actioner de Stallone avec un casting de barges et la volonté de revenir à une époque où la masse musculaire était considérée comme l’épicentre d’un scénario réussi. C’était tellement beau sur le papelard que j’ai même pas daigné payer un ticket de cinoche… j’ai beau entretenir ma fibre enfantine, c’est pas pour autant que je crois encore à Santa Claus… j’ai donc passé la main…  Mon beau père a eu la bonne idée de le louer juste avant qu’on revienne en France. Soirée en famille, quoi. C’est toujours mieux que le commissaire Moulin, hein. Résultat, je suis moins déçu que prévu même si tous les lascars de l’affiche ne sont pas utilisés à 100%… niveau ambiance, ça nous renvoie effectivement dans les grandes années où Chuck Norris n’était pas encore porté disparu (bien l’allusion, non ?). Ce film, on a l’impression de l’avoir vu 23 fois entre 1984 et 1987,  avec des acteurs porto ricains, des cascadeurs hongrois et une production italo-americaine.
Une équipe de mercenaires stéroïdés doit intervenir dans une île contrôlée par un dictateur communiste. Oh non, ça recommence. Putain pas eux ! La phobie du futal marron en velours et des longues journées à l’usine. Mike, ça me fait vraiment flipper. Le visage bouffi de Georges Marchais et la tronche de fouine de  Krazucki hantent mes nuits, m’ordonnant d’une voix d’outre tombe de bruler ma collection de Captain America et de Superman…. Sans dèc, communiste, c’est presque une maladie, non ? Je croyais pourtant qu’on en avait fini avec ça, qu’on avait trouvé un remède dans un laboratoire américain secret, perdu dans le désert du Nouveau Mexique… la menace actuelle c’est pas plutôt les terroristes musulmans ? C’est ce que j’ai vu et entendu à la TV pourtant… qui se soucie encore de la tyrannie rouge ? Ca doit faire un bail que Sylvester n’a pas lu le journal dis donc… bref passons.
Dérives autoritaires, trafique de cocaïne, guerre civile, implication scandaleuse des services secrets américains, on est a deux doigts du gros merdier. John Rambo (si c’est pas lui c’est donc son frère) s’en tape la coquillette, on lui a promis une valise de biffetons, ça va chier… et bien sûr la fille du méchant est une bombe latine dont il tombe immédiatement amoureux. Ah bah bravo.
Un nanar grimé en énorme prod’ (ou l’inverse en fait) qui nous propose ce qu’il nous a promis. Les invités font leur numéros de jonglage (Mickey Rourke, Dolph Lundgren, etc) et chacun a le droit à sa petite scène, plus ou moins bourrine. Manque un peu de cul, quand même. Niveau action, ça assure : explosions, poursuites, coup de poings, satons qui volent, gros flingues, sales gueules, violence graphique, j’approuve. Quelques répliques pourries polluent l’ambiance mais ça fait partie du décor. Je me serais bien passé du montage trop tonique et flashy mais bon on ne va pas faire la fine bouche… la BO est au poil, du classic rock pour dur à cuire à mullet généreuse, avec tatouage de chien loup sur l’épaule et bouclon de ceinture à la gloire du drapeau confédéré. On y entend Mountain, the Georgia Satellites, Creedence Clearwater Revival et AC/DC… Ce film est un pur produit américain, musclé et décérébré. Miam.
Quand les crédits et les noms déroulent à la fin du film, ma belle mère y va de sa note narquoise : « Dis donc il y a plus de cascadeurs que de scénaristes dans ce film »! Tout le monde dans la pièce fait mine de n’avoir rien entendu en utilisant la bonne vieille technique du laçage de lacets en sifflotant. Bien qu’on soit tous en chaussons.

Suivant ! Passons à la lecture…
Mon beau père m’a offert « ZOMBIE MOVIES – The Ultimate Guide » (de Glen Kay) il y a quelques mois… pas le genre de book que je me serais acheté mais quand c’est gracieusement offert, pourquoi ne pas le lire, hein ? Un livre sur l’univers des zombies, assez classique dans son traitement, à savoir bâti autours de centaines de chroniques de films ( des années 30 à maintenant) et d’interviews (réalisateurs, maquilleurs, etc). Les reviews sont sympas, informatives et écrites simplement, même je ne suis pas toujours d’accord avec ses goûts (le mec n’est pas un gros fan des dérapages des eighties et nineties du style, il se la donne un peu puriste, à se toucher devant l’approche sociale et soit disant contestataire de Romero, etc… perso je préfère quand ça donne allègrement dans le kitch et le n’importe quoi tout en étant bien réalisé (because les délires Z, je suis de ton avis, c’est assez fatiguant). Ses choix sont donc contestables mais ça m’a donné envie de voir ou de revoir quelques films… Le genre est devenu quelque peu saturé et caricatural, évidé de ses viscères serais-je tenté d’écrire pour faire le margoulin, mais je ne cracherai jamais sur cet univers que j’ai chéri et adoré. Ca m’est passé. Et ça me reprendra surement. L’auteur du book dresse même un top 25 des meilleurs films de zombies de tous les temps. Dawn of the Dead atteint la première place et représente à ses yeux l’ultime film dans le style. Pour ma part, si je ne devais en garder qu’un seul, ça serait Braindead. Re-Animator et the Return of the Living Dead grattent à la porte, impatients et affamés… et je me rends compte que j’aime bien l’aspect comédie dans le trip, plus que la vision un peu ronflante et très premier degré que Romero peut en avoir. Et toi ?
Les fans de mastiqueurs d’intestins peuvent se procurer ce livre (en anglais) les yeux bandés, intéressant et complet, je dirais même presque exhaustif sur le sujet… un ouvrage qui, coincé entre le PQ et le flacon de Canard WC, vous aidera à vous divertir, recroquevillé sur la lunette des toilettes, grimaçant et plissant des narines en vous évidant de toutes les impuretés qu’un corps humain peut emmagasiner. Et dieu sait s’il y en a. Le soulagement du scrotum en toute simplicité, quoi.
George Romero reinvented the zombie in his groundbreaking Night of the Living Dead (1968), which I saw at a midnight screening in the 70s. The films, Romero later admitted, was a rip-off of Richard Matheson’s novel I Am Legend in which he changed the monsters from vampires to zombies and turned them into flesh-eating cannibals. I remember freaking out as I watched a little girl chowing down on her father’s intestines. Now the film is shown uncut on television at three in the afternoon… “(Stuart Gordon, dans l’avant propos de ce livre).

Quand la musique est bonne, bonne, bonne :

DEVIN TOWNSEND / STRAPPING YOUNG LAD :
J’ai bien bloqué sur sa disco ces derniers temps… particulièrement sur sa carrière solo, riche et décomplexée, et l’album « City » de SYL. Un docteur maboul de la scène metal, abordant sa musique sans aucune contrainte, ultra heavy, hautement mélodique, scandaleusement inspirée, faisant côtoyer l’extrême et le sublime, sautant du bruyant à la douceur en seulement quelques mesures. Ce mec a déjà un lourd passif, il a commencé sa carrière en chantant sur un album solo de Steve Vai (« Sex and Religion »), que j’ai en CD, chut, ne le répète à personne… il a même collaboré avec les Wildhearts pour qui il a joué de la guitare sur une tournée (que je eu la chance de voir, en 1994, où les anglais ouvraient pour Suicidal Tendencies)… son univers musical est d’une fertilité étonnante, conseillé à ceux qui aiment voyager intérieurement. Sa productivité effrénée (quasi un album tous les ans) n’entache jamais la qualité de ses divers projets. Mes albums préférés de son périple solo : « Addicted » (le dernier en date, un skeud génial avec la chanteuse de the Gathering), « Ocean Machine » et « Physicist ».
A noter qu’il a également produit quelques albums décisifs (dont le monstrueux « Pigwalk » de Stuck Mojo à la fin des 90s). Autant dire que le triage de lentilles ne fait pas partie de ses projets à court ou long termes.

BURNING HEADS “Spreading the Fire” : Ils sont toujours là, quelle carrière ! J’ai découvert les orléanais en classe de seconde, au lycée, avec leur premier disque, ils jouaient partout, dans toutes les cambrousses possibles et inimaginables, des souvenirs de samedi soir où tout était possible pour les jeunes ruraux que nous étions… argh le temps passe vraiment vite… un des groupes français que j’ai vu le plus sur scène, la dernière fois c’était il y a 3 ans, avec Adolescents, dans le cadre de cette fameuse Fête de la Musique -fierté de notre culture franco française, spécial cace-dédi à Jack the ripper Lang- en pleine cambrousse encore une fois, coincé entre dj techno-electro-euro-dance et des groupes de dub, of course… les groupes ont envoyé devant à peine 100 personnes dans une salle immense, surréaliste mais vraiment bonnard !
Je viens d’acheter leur dernier skeud en format LP… aucune surprise, si ce n’est que la qualité et la foi sont toujours au centre du tableau, écris en lettres capitales. Punk Hardcore mélodique brut et direct, tempos assez rapides, voix écorchées, tempérament colérique et sans concession, bref de cette formule dont ils ont participé à l’élaboration. Rien de nouveau, rien de différent, mais c’est ce qu’on attend des Burning, vétérans de la scène mélo, qui peuvent encore en apprendre à la jeune génération (et à tous les groupes de No Idea, soit dit au passage) … et dans le style, il n’y a plus grand monde pour s’atteler à la tâche… Ils fonctionnent maintenant en complète autarcie, ils produisent eux même leurs disques et gèrent tous le processus du bizness. Maître de leur délire d’un bout à l’autre. Ah, et le morceau « Hurray » est certainement un des meilleurs de leur carrière…

Pour le reste, c’est la foire dans mon I-pod, toujours les écouteurs coincés dans les oreilles, pour éviter d’entendre les conneries proférées par les (non) humains : CORONER « Grin » (dernier album, sorti en 1993, vus en concert dans la foulée pour leur show d’adieu avec Supuration en première partie, chouette souvenir… le metal comme je l’aime, pur, sans barbe et avec un guitariste ultra expressif -qu’on retrouvera quelques années plus tard aux côtés de Stephen Eicher!!!), MORGOTH « Feel Sorry for the Fanatics » (quand un groupe de death metal allemand bas du front se décide à piller Killing Joke -époque « Pandemonium »-, ça donne un super bon disque typiquement 90s, metal indus répétitif et clinique, déshumanisé -comme notre société-, à classer dans le même dossier que les seconds couteaux du genre, comme Misery Loves Co et Skrew… pas vus en concert, par contre j’avais subi l’autre groupe du blond chanteur dans son side project Power of Expression, crossover hardcore metalisant,  qui accompagnait Slapshot, Stuck Mojo et Merauder sur le festival itinérant Crossover 2000, ultra mouaif), JIMMY EAT WORLD “Futures” (superbe album de  pop à grosses guitares et à refrains vertigineux, très radiophonique, mélancolique, mais qui n’oublie jamais d’être puissante, une production lourde et des arrangements qui donnent du vague à l’âme… je ne suis pas le fan number one du band mais il y a un moment dans la journée où j’arrive à les apprécier à leur juste valeurs… ceux qui ne comprennent pas la différence entre la pop américaine et la pop européenne/anglaise sont priés d’écouter attentivement cet album, ainsi que le reste de leur disco’, et de prendre des notes détaillées, les conclusions s’imposeront d’elles mêmes, n’ayez craintes), FORBIDDEN « Distortion » (groupe thrash de deuxième division de la Bay Area, au moins dans le sens commercial du terme, qui a évolué vers un metal assez groovy et pachydermique dans les 90s, comme la plupart des groupes du style d’ailleurs -c’est l’effet Seputura et Machine Head-… j’avais copié cet album à un pote au lycée, je viens de le redécouvrir avec grand plaisir, thrash moderne et ambitieux, où la technicité ne l’emporte jamais sur la fluidité des centaines de riffs enchevêtrés, I still adore!), FRONT 242 (techno indus belge, martial et synthétique, vibrations inévitables, vivement conseillé pour des marches nocturnes sous la neige),  DEFTONES « Around the Fur »  (dernier album écouté aux States, à la salle de sport de Pascagoula, la veille du départ, je cours sur le trendmill, j’ai les idées grises, puis noires, puis blanches, il est pas loin de 22h, je regarde à travers l’immense baie vitrée, il fait nuit, les drapeaux ricains claquent sur leur poteaux, les pick up sont parqués dans les allées des maisons de plein pied typiques, mood ultra americana… du coup quand je réécoute cet album, c’est cette ambiance qui m’enveloppe de ses bras protecteurs… plus que l’album en lui même, c’est ce souvenir qui m’embrase et me refroidit en même temps. Sensation déstabilisante qui ne me lâchera probablement jamais).

Reçu en promo :
DEAD END « Clusterfucktabulous ! » : J’ai rencontré Wattie, la tête pensante de ce groupe (en fait quasi un projet solo)  il y a maintenant 10 ans, à l’occasion d’un concert où Second Rate partageait l’affiche avec ces strasbourgeois. Leur skeud venait de sortir sur Dialektik Rds, ils avaient bonne presse et son backing band était constitué des punks garageux d’Exxon Valdez (bons élèves de l’école New Bomb Turks)… depuis c’est silence radio. Un bond dans le temps et le quatrième album déboule, avec la même formule, mais d’autres musiciens derrière le dos. Du punk rock mélodique roots, poppy et assez classique mais très catchy, qui me fait fortement penser à ce que NRA envoyait il y a quelques années, simple et brut, imbibé de p’tiots gimmicks rock and roll qui n’auraient pas déplu à l’A&R de Gearhead Rds. Il y a un petit côté the Methadones aussi. Et toujours cette voix nasillarde et entêtante, qui donne toute sa singularité au groupe, très proche du timbre de Robert Smith. Un bon disque dans le genre, c’est frais et primesautier, les compos sont efficaces et l’art work est chouette (par une meuf que l’on peut trouver dans les pages de Rock n Folk). Faudrait juste que les concerts/tournées suivent et que l’actu’ du groupe en général soit un peu plus fournie, 10 ans entre chaque prod’ pour ce genre de zique, j’ai quand même du mal à comprendre… En fait, il n’y a peut-être rien à comprendre, juste à apprécier la nouvelle cargaison de chansons. On se revoit dans 10 ans alors! Putain j’aurai 44 piges. Flippant.

Wow, je me rend compte que je n’ai même pas casé une photo de meuf à demi à poil dans cette colonne…. inadmissible… pour me rattraper, complètement gratuitement, je finis avec la Nasty Playmate du mois, ne me remercie pas, c’est ma tournée, ambiance petit short en coton :

Dring, dring, dring… l’heure de la citation a sonné!
« Évidemment, je ne suis pas tant intéressé par ce que les gens font, que par la façon dont le cosmos s’est construit ; mais il est néanmoins toujours intéressant de voir quelqu’un d’autre porter un regard intelligent sur la question des valeurs relatives dans un monde sans but et sans valeurs. » HP Lovecraft –Lettres de 1929

Mike, je te dis à bientôt,

-NS

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MICKSON – DIMANCHE 20 FÉVRIER 2011

Yoyoyo ! No problemo je suis moi-même dans un vortex de taf/écriture/dessinage, ça enchaîne avec juste un eins-zwei-drei-vier entre deux et c’est reparti. Pas mèche de faire des trucs persos, genre écrire des paroles pour mes nouvelles songs, on verra ça plus tard ! je pose mon cul dans le canapé (pour chiller) juste pour mater des SCRUBS en rafale. Avec une assiette de pâtes-ratatouille-parmiggiano, une poignée de BN, un Raide Boule au fond du gosier et bam ! sur les starting blocks. Hier soir j’ai slappé/scotché le zine, j’ai juste le master à tirer et go baby go. Un synopsis du 13 (ça sera un numéro très spécial, genre j’en suis tout électrique à l’avance) en tête, quelques autres projets carrés quelque part dans la cervelle, des noisettes pour l’hiver. Pour résumer en ce moment c’est juste radical hystery quoi.

C’est hyper-cool que tu attaques par ce mail ! Je m’explique : fauk je rectifie une grosse connerie, une aberration scientifique. En tant que fan de Stephen Hawking c’est trop la te-hon. Genre le mec lit ma colonne, et il m’écrabouille sous son fauteuil roulant. Il serait même capable de me faire péter la tronche par le seul pouvoir de sa pensée, façon Scanners. Bref.
«l’alunissage sans aéro-freins ». Mais quelle burne. Sans rétro-fusées, banane ! Que foutre d’aéro-freins quand on veut se poser sur notre satellite qui est dépourvu d’atmosphère ! Franchement c’est gênant quoi. Je tenais à réparer ça, on est pas dans un épisode de Space 1999. On va me renvoyer ma carte du MIT toute déchiquetée. Le pire : Kari Byron va se foutre de ma gueule. Déchéance. Pas elle, la fée cathodique pourfendeuse de mythes, la bricoleuse de génie aux cheveux orange ! Boo hoo hoo!

Bon… hé ouais ALICE DONUT. Des gars décoincés, reprise de « war pigs » au trombone (jaaaaazz), c’est cool. Bien vu de ta part, ce côté arty, tout à fait exact (ça raccorde avec le manteau peinturluré de Tom Antona). Mais c’est finito, merci pour les thrills les gars mais ça marche plus ! Total respect mais on va s’arrêter là. Dans le trip 90, je me suis revautré dans les POSIES. En fait Gaylord ROCKS MY ASS m’envoie le dernier DISCIPLINES (le groupe de Ken Stringfellow), j’accroche à fond à ce mix pop-garage-sixties tendu, j’en fais une chronique pour Addictif. Un peu après message de Gaylord via FB, genre « check le FB des POSIES ! ». Et ça dit grosso merdo « incredible review of Ken’s band »… putain ma nanoseconde de fierté! Du coup je fonce dans les piles, je ressors « frosting on the beater » et « amazing disgrace » et y’a pas à chiquer, ça le fait toujours, putain ces chansons pop ultimes, ces voix aériennes, ces grattes cinglantes, c’est la grande classe. Là c’est clair c’est un groupe qui fera toujours de l’effet. Sinon ça se serait dissipé depuis un bout déjà. Je peux pas résister.

Sinon là ce qui me titille c’est les épisodes des aventures « trouble in Paramoradise ». Les frangins Farro se taillent. Règlements de comptes à Franklin corral, genre ouah de toute façon ce groupe c’est un backing-band pour Hayley, elle qui répond mais c’est n’imp, j’ai toujours voulu être dans un groupe, pas devant… ce qui les soûle je pense c’est que la punk-pixie cartonne dans tous les sens, et que je pose ma voix chez THE CHARIOT, SET YOUR GOALS, NEW FOUND GLORY, SAY ANYTHING, B.O.B. et EMINEM… c’est de sa faute si elle est blindée de talent, si elle a l’air un ange égaré sur cette putain de planète, si elle est cool à crever, et charismatique as fuck ? Les frangins ont déjà des projets au chaud, on va aller écouter ça et voilà… pas la peine de se prendre la boîte… du coup le groupe continue, avec un autre gratteux (le frère – putain c’est vraiment  family values chez PARAMORE- de celui qu’ils avaient recruté en dernier) et l’inévitable et inoxydable Josh Freeze à la batterie… ben tiens… enfin pour la tournée, on verra pour le studio… pis bon les nouvelles genre split de PARAMORE ça me fait pas peur. Les groupes qui enchaînent les disques, ça, ça me fait flipper. Limite tu fais trois albums, puis basta, autre chose, tout seul, avec d’autres mecs, un nom, un cocktail différent ! A la GASOLHEADS quoi.

Bah en ce qui concerne les collecs stockées sur disques durs… d’accord avec toi, avoir TOUT en dématérialisé c’est chelou en effet, mais après c’est une histoire de génération je crois… c’est juste normal pour les kids quoi, quand t’as jamais acheté de disque de ta vie, tu t’en fous… perso j’ai goûté aux deux, j’achète encore des skeuds (mais moins) et je télécharge… tu vois en ce moment je fouille dans les trucs que j’ai loupés de chez Deep Elm, Vagrant, Revelation, c’est super pratique.
Anyway, certains disques sont ultra-chers. Quand tu les trouves ! Putain le dernier DEFTONES je l’attends encore à la fnac. Jlai réclamé et tout mais ils s’en branlent…Et on peut pas dire que je cherche le truc le plus underground qui soit… par contre ils ont le dernier UNDEROATH parce que cet album est distribué par Roadrunner… et le ANNITA BABYFACE… c’est le chaos dans les bacs… bref tu sens bien que les gonzes s’en branlent. Si y’a des mecs qui me prennent le chou c’est pas ceux qui téléchargent comme des porcs (ce qui n’est absolument pas mon cas) mais bien les vendeurs des supermarchés du CD. Quand tu vas les voir et que tu leur demandes un truc ils écarquillent les yeux, te matent comme si t’avais le fute sur les genoux, tu sens bien que tu les emmerdes quoi ! Toujours l’impression que tu les déranges, et niveau culture zique… ben c’est pas génial… désolé mais c’est ce pour quoi ils sont payés merde ! Alors mettez vous au taf putain ! Ou allez vendre des burgers !
Y’a une éternité on était en quête d’un JONATHAN FIRE EATER avec Jenn, on demande au gus derrière son comptoir, réaction : encéphalogramme plat… merde ce truc c’était la hype (comme THE HORRORS l’année dernière, d’ailleurs ils sont un peu dans le même trip je trouve) y’avait eu moult articles dans Libé, les Inrocks… je me prends le chou avec le type et pendant ce temps Jenn feune dans les rayons et elle le trouve ! Bon maintenant j’achète genre 3 disques par an à la fnac… donc je m’en fous un peu… en fait plus qu’une histoire de support, que ce soit CD, vinyle, cassette, ou fichier ce qui compte c’est la zique… et rien que la zique. Les ventes de disques sont en chute libre OK, mais le jour où tu veux un truc susceptible de se trouver en stock dans ce genre de magasin, y’a pas. Quand tu poses la question personne réagit… à moins de taper dans le supa-mainstream à la KATY PERRY. Que j’ai pas encore acheté parce que je l’ai uploadé. Ah ouais y’a ce truc aussi : je le télécharge, et je me dis que je l’achèterai plus tard. Quand il s’agit d’un truc dispo sur la toile mais pas encore sorti… sauf que quand ça sort je me dis pourquoi faire, je l’ai déjà… je sais je pourrais commander direct aux labels mais bon… je deviens feignasse quoi. Lion de mer ! La vacca la dernière fois que j’ai commandé à un label ça devait être chez Gearhead, je crois même que j’avais reçu cette dernière livraison alors que tu étais chez moi avec Buen et Tom après ce fameux concert au Yéti avec Mike Hammer en première partie… beuh ça fait 6 ans ! De toute façon je pourrais plus écouter leurs groupes punk-cambouis, ça c’est un truc qui m’est passé intégralement ! Où j’en étais putain… ah oui j’ai vu qu’il y avait 1 ou 2 disquaires indés qui ont ouvert à Lille de la tentation, mais je suis pas allé voir… si je passe devant j’y entrerai peu tête… même pas sûr, je m’en fous totalement en fait… 9 fois sur 10 je rentre dans une échoppe comme celle-là, j’en sors les mains vides. Price Minister, tables de merch,  Megaupload, et c’est torché.

Ah ah on va jacter déco ! Trop bien ! Ca me rappelle un épisode des Simpson dans lequel Marge fait le ménage dans leur clapier (dévasté par la family) et elle tombe sur un mag qui s’appelle « better homes – than yours » ! Mort de rire. Ouais moi ce que j’aime c’est la déco genre apparte de Holly Golightly dans « Breakfast at Tiffany’s », le style je viens d’emménager/je déménage dans deux jours. Des cartons pleins de books, des piles de films, de cds, des bacs en plastoc Curver pleins de presse, des jouets et figurines éparpillés un peu partout… c’est ça mon truc. Et ça dure depuis 2005. Ouaip ça ressemble pas mal à ma piaule que j’avais chez mes parents sauf que c’est quasi dans toutes les pièces comme ça. Posters ? Fuck Yeah, surtout si y’a Hayley Williams dessus… j’ai même des stickers sur les murs… et en ce qui concerne les concessions (ouais ça fait pacte de non-agression) faites avec la personne qui partage ton home, la question ne se pose pas… je crois pas un jour revivre avec quelqu’un, enfin ça m’étonnerait fort quoi, mais c’est une autre histoire… assumer son délire ? Yeah man, à 139%. Tout ce merdier c’est mon champ de force contre le monde extérieur, que j’abhorre.

Bon après pour les querelles de paroisses, no comprendo. Je me souviens même plus la dernière fois où je me suis pris le chou à défendre tel ou tel truc dans une conversation. Je suis le Daffy Duck de l’indé, ça glisse sur moi… encore une habitude de perdue. Je l’ai fait certes. Une vraie perte de temps.
Là j’écoute AH-A ! leur album de 2009… pas très street cred et alors… trop dingue cette histoire de clash à propos de Lemmy et Ozzy sur FB ! perso je rentre pas là dedans, je réplique plus… l’autre fois  c’est Fab POESIE ZERO qui a réagi au fait que j’avais claqué la vid’ de « action & action » des GET UP KIDS sur mon wall, et il commente d’un truc style « par contre le dernier »… « il est génial » j’ai répondu… ouais je trouve le dernier GET UP KIDS vraiment cool, pourtant aux antipodes de ce qu’ils ont fait avant… quel intérêt de refaire un « four minute mile » épisode 2 ?
En tout cas si on veut m’envoyer des fusées parce que dans mes intérêts FB j’ai RIHANNA et Bring Me The Horizon, pas de lèze. Moi j’irai pas clasher les gens parce qu’ils sont à bloc dans PENNYWISE (exemple au pif)… tu vois je dis absolument rien sur PENNYWISE, je suis zen comme un moine Shaolin… merde je m’égare encore ! J’aurais sans doute sauté à pieds joints là dedans il y a une certaine époque mais c’est fini… KATY PERRY, RHINO, NO FRIENDS, YEAR OF NO LIGHT, LIFETIME, CUTE IS WHAT WE AIM FOR… tout ça, ça me fait du bien et c’est tout ce qui compte à mes yeux…

Mais pour cerner complètement la question, en tant que spectateur, c’est du bon ! J’avais lu cette joute verbale sur FB, et je me suis bien marré… après s’il faut prendre parti, je te rejoins du côté du fuckin’ Prince of the fuckin’ Darkness ! Ca m’arrive encore de l’écouter le Oz, par contre Lemmy je m’en tape. Je crois que je pourrais pas supporter plus que deux titres de MOTORHEAD. Comme tu dis tout est pareil, et ce son de merde, genre enregistré dans une citerne. Pouerk. Bref. Je respecte Lemmy à fond. Je comprends qu’il peut être considéré comme une légende. Mais ça me parle pas quoi. Si on est obligé, parce que c’est la règle, c’est naze. Genre IGGY parrain du punk (et mon cul c’est du Téflon ?), LENNON/MAC CARTNEY, STRUMMER/JONES (pour les couples de songwriters), DYLAN (pour le rock littéraire), SOCIAL DISTORSION (pour les vieux loups), les RAMONES (pour les clients H&M), bon tu vois quoi, tout ce qui est considéré comme incontournable. J’aime pas qu’on me dise ce qui est culte ou pas, ça me regarde. Certains trouvent grâce à mes yeux, d’autres non. Tout ça c’est archi-perso, pour moi PARAMORE, UNDEROATH et GUIDED BY VOICES c’est vachement incontournable. Evidemment que je peux me retrouver complètement dans un groupe qui fait l’unanimité dans les milieux autorisés (genre les BUZZCOCKS) ou carrément démoli sans qu’il ait été écouté (FALL OUT BOY, qui évoquent ça dans leur clip de « I don’t care »)…
Et je choisis FOB exprès : j’avais pas aimé « Folie à deux » à sa sortie. Je l’ai même écrit noir sur blanc dans mon zine. Tout ça parce que je retrouvais pas le groupe de « take this to your grave ». Puis j’ai réécouté et apprécié à fond les nouvelles chansons. J’ai pigé que les mecs avaient envie d’explorer des nouvelles pistes. Pour moi c’est un groupe super-important. Ils m’ont emmené encore plus loin vers toute cette galaxie pop radio-friendly. Ils sont arrivés à un moment de ma vie où il me manquait quelque chose de surexcitant musicalement. Une épiphanie. D’ailleurs au Ieper fest les seuls patches pirates à $1 que j’achète sont ceux de FOB… et je te prie de croire que j’attends de pied ferme l’album solo de PATRICK STUMP…

Ouaich le hard-rock, j’adhère. Pour le décorum, l’attitude, l’évasion de l’esprit… toujours branché hard-rock FM (marqué à vie par mes potes du lycée), le glam/sleaze… parce que c’est de la pop… quand Laur Bomb met des trucs en ligne sur son wall, c’est généralement du puissant. HANOI ROCKS, MANIC STREET PREACHERS… et c’est qui qui m’a fait découvrir les SEMI PRECIOUS WEAPONS? Vive FB putain dmerde.

« Sans ma barbe, quelle barbe » qu’il chantait Corbier (de retour dans les caf’conces comme un groupe underground !)… ouaip c’est fou ces histoires de barbus ! Chez les hipsters (bien taillée grâce à du matos hi-tech), chez les org-coreux (en broussaille), chez les taqwa-coreux (là c’est plus heu… spirituel)… oui je suis un barbu… pas vraiment pour le look (bon OK si ça doit être pour le look, je vais chercher ça du côté de Dan O’Connor ou Matt Hooper dans JAWS), juste pour une simple raison : se raser ça fait chier ! Là j’en suis à deux rasages nets par an, et c’est cool… le reste du temps c’est quelques coups de ciseaux de ci de là. La première fois que j’ai vu un punker barbu c’était Chuck Ragan sur la tournée « a flight and a crash », donc c’est un peu le mec par qui le scandale arrive…  des années avant je trippais juste sur la moustache de Greg Norton. J’adore aussi celle prisonnier style de James Hetfield, genre guidon de vélo ! Pis quelques potes se sont mis à stopper le rasage, Frank, puis Gwardeath… j’ai tenté. Et c’est parti comme ça. Sont arrivés les happy-coreux et leurs barbes, de Alan Day à Jeannot l’Embrouille ! Les metalcoreux redneck style. Les groupes doom. Joe Trohman de FOB qui est carrément hirsute maintenant. Comme Stephen Carpenter avec sa touche de yéti, depuis les débuts des DEFTONES. Un mec constant lui ! Tout le monde à poils !

Ouais petit retour sur le split des SPARKLING BOMBS… un groupe qui m’a tapé dans l’oreille direct, dès le début. « You don’t care if I cry, cry, cry tonight… » putain c’est-y pas emo ça !!! Sur fond de heavy glam classieux… atypique, contre vents et marées, on fait ce qu’on aime et fuck da world ! Cette attitude j’adore, d’ailleurs je considère que c’est la seule valable. Pis avec Matt on se comprend, à base de DAMONE/AVRIL LAVIGNE. Je les aurais jamais vus sur scène. Too bad. Quelques vidéos, des tour reports signés Laur Bomb. Notamment celui que tu as publié dans LIKE SUNDAY, qui relate leurs aventures entre Californie et Nevada (si je me souviens bien)… oui ça aurait pu déchirer de l’autre côté de l’Atlantique… je reste convaincu que c’est du kif pour DEAD POP (yo les dudes ! Ecoutez bien, je klaxonne, j’aime DPC !). Et aussi pour BUTTERFLY PATROL/QUEEN OF DIAMONDS (hey guys !) qui sont dans le trip pop scintillante et émotionnelle, entre PARAMORE et JIMMY EAT WORLD. OVER THE STARS (yoyoyo le trio + Charlotte!) idem. Ouais en France ça sent le sapin pour ce délire. On est déjà complètement à la rue, avec toujours trois trains de retard… pas de culture rock, comme tu le disais si bien, ou alors carrément sous développée… alors en plus que tu fais dans la pop… le style interdit quoi. Pas la peine de demander pourquoi je scrute toujours l’horizon mais quasi-uniquement vers l’Ouest… mate un peu ces trucs mortels genre HEY MONDAY, WE ARE THE IN CROWD, OWL CITY, THE MAINE, THE ROCKET SUMMER, NEVER SHOUT NEVER… ça tourne à mort, ça remplit des salles, ça marche quoi ! En France t’as pas le droit de faire dans la chanson touchante (je parle pas des merdes en français qui passent en heavy rotation dans les supermarchés quand t’achètes ton Cherry Coke et des BN, de toute façon je serais incapable de sortir le moindre nom), sinon c’est les cannettes dans la poire, le mépris, on se gausse, alors que singer DISCHARGE ou AC/DC, ça c’est plus respectable… on se sent le king of the world parce qu’on joue dans un groupe cloné à partir de poils de culs des STOOGES… merde chacun fait selon ses propres aspirations, mais il en faut pour tout le monde…j’y comprends foutre rien. Après on me dit que je suis un autiste, ben j’aime mieux rester comme ça…

Hou là là j’ai pas l’impression de faire plus court que d’hab… bon attaquons les films… les trucs que j’ai le plus apprécié… THE GREEN HORNET évidemment. Grosse claque. Gondry + Seth Rogen quoi. Qui est aussi le co-scénariste… on dirait que le gars Kevin Smith a dû être sur le coup aussi à un moment puisqu’un comic vient de sortir avec une histoire différente du frelon écrite par le fat boy (qui est au régime m’a t-on dit)… donc j’ai trouvé le film génial. Grosse poilade, l’aspect buddy-movie fonctionne à mort entre Rogen et Jay Chou. Potes, mais ça se met des pains, y’a des petites vengeances mesquines, et ils finissent par se disputer la même nana… toujours fun, jamais relou. La mise en scène dépote, les scènes d’action sont hyper cool (ouah quand ils sont balancés dans une fosse à bord de la black beauty –la caisse gadgetisée du duo) et enterrés vivants… et triple ouah quand ils se fritent avec une armée de mafieux dans les locaux du journal du padre)… bon c’est pas du Gondry typique, parce que c’est un film de commande (à la base qui devait être réalisé par Stephen Chow, mais mésentente du réal de HK avec le système Hollywoodien à ce que je sais), OK rien à voir avec ETERNAL SUNSHINE (que j’ai revu y’a trois jours, cultissime pour oim’) ni HUMAN NATURE ni BE KIND REWIND mais quoi c’est un réal, il prouve qu’il est à l’aise dans l’actioneer aussi… et c’est vraiment top ! Bref un film catchy, très drôle, qui baffe bien, c’est terrible… dans un autre registre, SOMEWHERE de Sofia Coppola… bah personne autour de moi n’a aimé mais je m’en fous… une histoire d’acteur largué, qui traînasse au Château Marmont de L.A. entre deux séances de promo de son dernier flick… puis sa fille débarque et ça lui remet un peu de boost… bon c’est contemplatif, lent, pas très bavard, mais j’ai adoré. Quelques touches qui ressemblent à ma vie et voilà, ça m’atteint d’autant plus… enfin cherche pas à le voir ça servirait à rien… et BLACK SWAN pour terminer (bon j’ai vu d’autres trucs mais pas trop la peine de s’étendre) : Hyper-cool, l’histoire d’une danseuse étoile qui fait un cast pour le rôle principal dans le lac des cygnes, elle est à bloc, elle veut le rôle et être la meilleure… surprotégée par sa mère, parano et névrosée, elle soupçonne d’autres filles de vouloir lui piquer son rôle… un bon film, avec un buzz qui l’a précédé (la scène Natalie Portman + Milla Kunis ?), et c’est vraiment cool… Aronofsky est hyper balèze pour entraîner le spectateur dans la tête de gens qui débloquent, ça tue et c’est bien malsain. Natalie Portman est géniale, genre entraînée à fond pour le rôle, 10 kg de moins et tout… résultat, ultra-sèche et convaincante… bouffée par l’ambition, le besoin de reconnaissance, ses démons intérieurs, aussi belle que flippante… ce putain de destin tragique !

LA PLAYMATE :
Ben voilà c’est le genre de « playmate » que j’aime bien. Juste une jolie photo d’une actrice (Kristen Stewart) que j’adore, qui me fait turbiner l’imagination. Pas plus pas moins.

ATTENTION EN DESSOUS, ON ENVOIE LA PLAYLIST !

KATY PERRY – « firework » : le hit single de la mort, mon morceau préféré du dernier, un tube taillé dance mais pop song ultime avec refrain phénoménal, je peux écouter ça en boucle… je pense que cette chanson pourrait être arrangée à n’importe quelle sauce, bossa-nova, punk-rock, whatever, ça serait toujours énorme.

THE CARS – je pioche par ci par là dans leur discographie… ou groupe avec un son bien perso, pâtée à charts 80 mais hyper bien foutue… quelques gros tubes dont « you might think »… on retrouve Rik Ocasek aussi derrière la console pour moult groupes, et pas de la bouse : WEEZER, NADA SURF, ALAN VEGA… et le groupe a pondu une de mes chansons préférées de tous les temps, « just what I needed »… avec un gimmick génial dans le refrain… et des lyrics comme j’aime : « ça me dérange pas que tu débarques et que tu me fasses perdre mon temps, quand tu te tiens si près, je perds la raison… » WA HOO fuckin’ A !

THURSDAY – « full collapse » : je fais mes devoirs, révision Groezrock !!! Les mecs reviennent à Meerhout, et ils jouent deux fois cette année… présentation du nouvel album le samedi, et le vendredi ils jouent « full collapse » en entier… trop cool ! ce putain d’album c’est le summum de l’emo/post-HC tendu, générateur de gros thrills !

FURTHER SEEMS FOREVER
– « the moon is down » : bah que dire… un album monumental, à fleur de peu et geignard c’est carrément pour moi… une de mes chansons all time faves est dessus, « snowbirds & townies » … au Groezrock aussi… avec DASHBOARD. Putain cette prog’ c’est l’extrême tuerie cette année.

ALL TIME LOW – « so wrong, it’s right » : oeuvre de jeunesse d’ATL (ah ah comme si c’était un combo de vieux loups !), pop-punk FM virevoltante, avec des pures chansons, genre “poppin’ champagne” et “remembering sunday”, qu’ils jouent toujours à leurs shows d’ailleurs… ouargh nouvel album au printemps, je suis électrique ! Un groupe qui m’a touché direct avec leur simplicité et leur sens aigu de la mélodie catchy à mort !

SENSES FAIL – « the fire » : leur meilleur shoot depuis le premier EP… emocore/pop au taquet, des chansons hyper efficaces, qui me tuent, une énergie communicative… la classe. Nickel comme bande-son pour la scène finale de teen-movie : c’est le soir du bal de la promo, un mec est en train de quitter la ville en caisse (un muscle-car début 70 qui lui vient de son père), une bière à la main, il roule pied au plancher, il laisse ses potes et sa meuf (montage en parallèle = elle est en train de baisouiller avec le jock en chef sur le siège arrière de son Hummer)… il reviendra jamais. The End et générique.

LUSH – « scar » : petite rechute de shoegazing éthéré et psyché, avec ce mini-LP de Lush. Elles n’ont jamais rien fait de mieux après je trouve… je dis « elles » même s’il y avait deux mecs dans le groupe, mais c’est comme dans VERUCA SALT, ils sont juste à la rythmique les mecs !

TOPSY TURVY’S – « fell in love » : with an alien girl pop-punk de Poitiers dans la veine BLINK/MIDTOWN, ultra-sucré comme un Coke vanille, harmonies vocales hyper cool et guitares qui buzzent ! Hyper cool…

DAVE MELILLO – « talk is cheap EP » : du pur songwriting de ouf, des ptites chansons sensibles as fuck, c’est carrément génial.

YEAR OF NO LIGHT – « ausserwelt » : sludge/post HC/shoegazing, peu importe, seules comptent les ambiances créées par ce groupe incroyable, qui fait de la sculpture sur son… une foutue déferlante sur le groin, une téléportation du côté d’Alpha Centaurii en quelques mesures, c’est INCROYABLE !

Voilà quoi… cool de reprendre nos activités…

LA CITATION :
I want my own home, I want my own girl, help me hate the world”
DEAD KENNEDYS, “Ill In The Head”

XOXO
-mickson

JAZZ MAYHEM n°10 – Jeudi 16 Decembre 2010

NASTY SAMY – JEUDI 16 DÉCEMBRE 2010

Hey Mike ? J’espère que t’es toujours dans le jazz, hein ! Putain je t’entends mal, ça grésille, ya de la neige dans les tuyasses ou quoi ??? Ou p’tet que c’est du pâté pour chien dans ton trombone? Tout d’abord, une brouette d’excuses déversée à tes pieds… pour être en retard de la sorte… j’ai squeezé un mois, pas que l’envie soit restée coincée sous le lit, juste que les dernières semaines ont été très agitées de mon côté… en grand jazz man que je suis, je me suis concentré sur mes activités musicales… maintenant que tout est en boîte, on va pouvoir reprendre nos petites improvisations jazzy… bien au fond du temps, avec bien sûr quelques syncopes et contretemps qui mettent un peu de piment à la linéarité de la life, mais en restant quand même bien droit, hein, on est pas là pour envoyer du jazz manouche, quand même…
Bon, je n’attends pas la nouvelle année pour prendre de bonnes résolutions, j’ai décidé qu’il fallait que je revienne à un schéma un peu moins extrême pour cette colonne, retrouver la tonicité et la spontanéité de nos premières envolées grinçantes, donc format plus court, enfin on va essayer, hein… marre du jazz rock fusion, vive le free jazz !

Pour répondre à ta précédente colonne… Sur le fait de ne pas passer à l’action de peur d’être déçu… perso’, moi, j’attends rien du tout… je me dis « tiens je vais aller aux States pendant 6 mois pour voir là bas si j’y suis pas, par hasard »… voilà, rien d’autre… je ne vois pas vraiment comment je pourrais être déçu… j’attends pas vraiment que la planète tourne dans le bon sens, ou je sais pas moi, que les gens se mettent à se comporter avec sens et avec tact. Ma vie est la même ici, je vois juste plus de concerts, j’achète plus de disques, je lis plus de bouquins,  je regarde plus de films, j’enregistre des disques, je roule beaucoup, je regarde les paysages en rêvassant, je rigole avec ma femme, puis on s’engueule, puis on rigole à nouveau…
Franchement, ici tout roule, je m’y sens comme dans mon salon, je ne vois vraiment pas pourquoi et comment je pourrais être déçu, on va dire que c’est pas dans le menu, la déception c’est pas une option qu’on ma proposée… Manger un bol de Lucky Charms tous les matins, boire des litrons de Coca, manger des burritos végétariens, traverser l’Arizona et regarder l’étendue désertique couverte d’une fine nappe de neige, envoyer des emails à mes potes à des heures pas possibles, marcher sans but précis sur les campus universitaires, m’entraîner dans des salles de sport avec des mexicains, manger des œufs brouillés en buvant des cafetières entières de café, observer  à la sauvette  les serveuses dans les diners, essayer de compter les drapeaux ricains sur une distance précise entre deux villles… voilà ce que je fais… pas de quoi remettre ma vie en question… le fait d’être émerveillé ou déçu n’intervient même pas au programme, je vis, tout simplement, dans mon cocon, je cueille les plus beaux fruits sur un arbre bien chargé, ça pourrait être n’importe où, il se trouve que pendant 6 mois j’étais là…  Ici, là bas ou ailleurs, le gazon est toujours le même, soit brulé sous le soleil soit artificiel …
Finalement c’est arrivé sans vraiment que j’organise le truc ou que je m’y prépare…. Je me rappelle d’une discussion avec Erin où on parlait d’un voyage en Grèce pour 10 jours (qu’on a finalement jamais fait), à la fin de la phrase, je lui ai dit « Pourquoi on n’irait pas 6 mois aux States ?», elle m’a répondu « heu… ouais, c’est une bonne idée, it sounds great! »… la phrase d’après j’ai dû lui demander s’il elle m’avait acheté du café instantané au P’tit Casino, et voilà… donc dans cette optique, Mike, tu peux pas être déçu… c’est juste la vie qui nous pousse au gré du vent… un coup ici, un coup là… donc ouais, la vie des fois, elle peut être un peu décevante, mais ça c’est un autre problème… si tu tiens la barre et que tu as conscience que rien de vraiment très beau ne peut arriver, mais rien de vraiment très moche non plus, il n’y a pas de risque… avec les deux semelles sur la croûte terrestre, peu de chance que la chute soit vraiment douloureuse… Aussi vrai que rien ne me terrifie vraiment (pour reprendre ton expression), je peux dire que rien ne me rassure non plus… J’ai toujours la tête ailleurs, je ne suis jamais vraiment là, j’écoute quand on me parle, mais les voix sont distordues et lointaines… tiens, l’année dernière quand je tournais avec Scott Drake (le mec des Humpers), après un concert en Italie il est venu me voir, alors que j’étais seul dans la rue, accoudé à mon van en train de boire un coca dans le froid, en attendant de charger le matos, il m’a demandé pourquoi je ne souriais jamais, pourquoi j’avais toujours l’air de m’ennuyer, aussi grave et sérieux… lui était déjà bien entamé sous alcool… ça m’a fait de l’effet, parce que jusque là, j’en avais jamais vraiment eu conscience… et je me suis dit qu’il n’avait pas tout à fait tord…  Donc toi pour te protéger, il te faut une capuche, moi j’ai besoin de rien, je me perds dans mes pensées, dans mes souvenirs, dans mes réflexions, dans mes vieux skeuds dont mon I-pod est surchargé, je ne vois et n’entends plus personne… les bad vibes ricochent, boing, je sens l’impact mais c’est pas des vraies balles, façon paint ball, ça fait des taches jaunes, vertes  et rouges sur les vêtements mais tu ne crains rien, même s’il y a toujours quelques relous pour t’attendre derrière un sapin et te canarder sous la ceinture ou au dessus des épaules -ça a beau être interdit dans le règlement- tu sais comment ils sont… bah ça laisse quelques bleus et on se sent tout con sur le moment mais au final c’est pas très grave… ya pas vraiment de quoi plier les genoux, tu sais cette phrase, presque une lapalissade quand on y regarde de plus près, « ce qui ne me tue pas me rend plus fort », et ben c’est un peu ça… ce qui m’a déçu ne me décevras plus, genre… enfin bref…
Oh putain, ça part un peu compliqué là…. C’est quoi ce trip, du jazz existentiel ou quoi ? On va se ressaisir…

Bon, pour être tout à fait honnête, je ne me tiens pas vraiment au jus de ce qu’il se passe du côté de la France mais je sais qu’il y a deux trucs en particulier qui nourrissent les conversations : la neige et la séparation de Noir Désir. Passionnant. Ça me donne vraiment envie de revenir et de participer au débat. Ha. Concernant la neige, on en a déjà assez parlé dans nos intros respectives les mois précédents, et cette particularité météorologique semble nous convenir à tout deux, youpi c’est l’hiver ! Bataille de boules de neige et plongeon dans les congères, comme les mercredis après midi quand j’étais au collège…

En ce qui concerne Noir Désir, je ne serai pas aussi sec que toi… j’ai lu ton papier dans Crust Caviar… comme tu le dis, la musique c’est tellement subjectif, donc on va pas jouer au numéro du j’aime/j’aime pas… perso’, j’ai plutôt de bons souvenirs avec ce groupe… et je pense que c’est davantage un groupe de ma génération que de la tienne, sans vouloir te manquer de respect (et par la même occasion te rappeler que tu as 10 ans de plus que moi, cruel!)… j’entends par là qu’ils ont connu le pic de leur popularité pour « Tostaky » et l’album suivant (« 666 Club » ou un truc du genre, pour plus de précisions checkez wikipaedia, moi j’en ai rien à battre du vrai titre de cet album)… mec, crois moi qu’à cette période (1992), impossible d’éviter le fléau, toutes les meufs avec qui je suis sortis étaient fans hard core de Noir Désir… toute les poupoules qui ont entre 30 et 35 ans ont vraiment suinté du string sur les photos de Bertrand Cantat… à l’époque, impossible de passer à travers… dans les teufs, dans les bars, à la radio, à la TV, en concert absolument partout, à la fête de la zique avec des groupes de reprises qui massacraient leur répertoire (tiens à ce sujet, j’avais un pote dans ma classe de 1ère et Terminale qui jouait dans Dies Irae, cover band de tu sais qui, je lui ai revendu ma première guitare, une Ibanez demi caisse, modèle assez rare)… tiens même chez le coupe-tif, ça faisait fureur, « tu veux la même coupe que Bertand Cantat c’est ça ? » me demandait la belle apprentie coiffeuse blonde (qui te palpait la calbombe avec une technique carrément tactile, plus qu’embarrassant si t’avais eu la mauvaise idée de te pointer en fut’ de survet’, chapiteau style, un shampouinage digne d’un massage thaïlandais), « heu non m’dame, moi c’est plutôt le style à Chris Wadle que je voudrais... »  (ndr : finalement c’est la même coupe, mais avec une nuque un poil plus garnie, non?)… un peu rebelle, pas la banane, pas la brosse, tu sais un peu entre les deux, du genre on voit que le mec se repeigne en se passant la main dans les cheveux 1832 fois dans la journée… Bref, on va dire que j’ai écouté les bordelais d’une manière détournée… comme beaucoup d’autres groupes de cette période… les groupes qui me faisaient râler à l’époque, ce qu’on appelait des groupes pour gonzesses, et bien aujourd’hui je les réécoute avec un certain plaisir… Noir Désir, c’est le son d’une époque, en France en tout cas…  bien sûr, c’est un groupe surestimé, c’est évident, mais on ne va pas demander à la presse musicale et culturelle d’avoir un avis objectif ni même connaisseur, hein… bien sûr, les paroles sont un peu embarrassantes (et j’avoue avoir été un peu embarrassé aussi en regardant ma meuf de l’époque les chanter à voix haute en se maquillant dans la salle de bain en petite culotte… mais peut-être était-elle embarrassée quand je hurlais d’une voix d’outre tombe les paroles de « Dead Skin Mask » de Slayer en déambulant en caleçon dans son appart’, non ? ), bien sûr l’influence évidente du Gun Club (quoi que je ne connaisse pas beaucoup de fans de Noir Désir qui se soient intéressés de près à  la carrière de Jeffrey Lee Pierce), bien sûr le discours démago’ de Cantat sur les majors et le business (un truc qui a toujours bien fonctionné sur le public français, l’engagement mollasson et la  rébellion de pacotille… certainement  des restes  de 1789 !), ça et plein d’autres trucs…

Mais je me dis que notre génération a quand même été plus chanceuse que la précédente, et peut-être même que la suivante (d’ailleurs c’est qui les nouveaux Noir Désir ? Personne ne semble occuper le créneau) ; ch’uis pas mécontent de n’avoir eu que des restes de Téléphone et d’Indochine (quoique ceux-ci sont redevenus énormes à partir des années 2000, barge ! Mais il y a bien longtemps que je n’étais plus exposé ni à la TV ni à la radio, et bon mes meufs n’ont jamais écouté Indochine, un peu de sérieux) ; sans dèc, si on me laisse le choix entre le binôme Cantat/Teyssot Gay et Aubert/Bertignac… Mike, quand même ! En France, et tu le sais autant que moi, quand il s’agit d’une musique qualifiée de « rock » dans les médias, on est dans une logique du moins pire… c’est un fait, on ne peut pas lutter contre notre mauvais goût… donc ouais, je préfère me coltiner les morceaux pas vraiment inspirés de Noir Désir (putain, déjà rien que le nom du groupe, mec, Desire Black style, t’imagine ça en anglais ! ahhaha) mais cependant assez catchy, avec ce petit côté mélancolique et désenchanté qui ne me dérange pas plus que ça… si ça me permet d’éviter la ringardise absolue des autres niais… « Tostaky » ou « Cendrillon » ? « Un Homme Pressé » ou « Un autre Monde » ?

Et je te parle même pas du délire Robert Smith de supermarché que se tapait Nicolas Sirkis… « Canary Bay », « 3 Nuits par Semaine » ? Je te le répète on est dans une logique du moins pire… enfin bref, tout ça pour dire que Noir Desir, à défaut d’avoir changé ma vie, je peux affirmer sainement et fermement qu’il y a certaines occasions dont ça a été une bande son pas si dégueulasse que ça… quand je ré-écoute certains de leurs morceaux, je me vois à poil dans un lit, à côté d’une de mes gonzesses de l’époque, soit dans un petit studio, soit chez les parents de la poule, bref, totale tranquillité et premiers frissons…  j’ai eu l’occaz de les voir en concert en 1992, avec City Kids qui chauffaient la salle… tu disais dans ton article que tu ne les avais jamais vu en live… je te rassure, tu n’as pas loupé grand-chose, pas vraiment renversant, c’est certain…j’avais accompagné mon père… il m’avait demandé si ça me brancherait d’y aller avec lui, j’aurais été bien con de refuser,déjà je ne le voyais que deux soirs par semaine donc ça me donnait une soirée supplémentaire avec lui, et d’autre part un concert un soir de semaine, coool (ma mère ne pouvait rien y faire, c’est le père qui invitait!), et ça me permettait d’aller à la ville… c’est la première fois que je mettais les pieds au Montjoie à Besançon, un ancien cinéma reconverti en salle de concert… un lieu que je serais amené à fréquenter de temps en temps quelques années plus tard (j’y ai vu pas mal de bons gigs, dont Suicidal Tendencies+Wildhearts en 1994 et Machine Head+Mary Beats Jane+Meshuggah en 1994 aussi je crois)…

Avec Second Rate, on avait eu l’occasion de jouer à un gros festival où ils étaient également sur l’affiche (tout en haut !), leur période variouse française, avec boucles électro’ et résidus de Manu Chao dans leur single (ça plaisait aux traîne-savates passionnés de Musique du Monde et autres sympathisants zapatistes de salon, plutôt tendance il y a 10 ans), beurk, vraiment pas bon…. Je me rappelle avoir croisé Cantat au bar dans la partie VIP du festival, je m’étais retrouvé à commander une bière juste à ses côtés, le mec avait l’air bien détendu, bon je vois pas vraiment pourquoi il aurait dû être tendu tu m’diras… mais je m’étais fait la réflexion qu’il avait vraiment un physique de bucheron, chose dont on se rendait pas forcément compte sur les photos ou dans les clips… un solide, un mec élancé avec de grosses mains et de larges épaules, je m’étais dit que ça serait pas vraiment bon pour la santé de se prendre une gifle par le gazier… je ne croyais pas si bien penser… enfin bon, on va pas revenir sur ça, on s’en branle… Maintenant il ne reste qu’à Eiffel de ramasser les billes, ce qu’ils essayent de faire depuis plus de 10 ans… eux, c’est encore autre chose, bien pire…  on a eu le triste devoir de chauffer les planches pour eux aussi, toujours avec Second Rate, et crois moi c’était pas vraiment la joie… le genre de gig où tu vas vraiment à reculons, tu sais qu’il n’y a rien à gagner, le public comprend rien, tu sais qu’il ne va pas y avoir d’accroche avec l’autre groupe, bref, du temps perdu pour tout le monde… en fait, et c’est un peu pour ça que je n’arrive pas vraiment à détester Noir Dez (vas y Mike, là tu as le droit de gifler, je me mets à parler comme un lecteur de RockSound !), c’est typiquement ce genre de groupes (Eiffel donc) que Noir Désir arrivait à éclipser du gros carton commercial, pour mon plus grand bonheur… on a évité le pire, quand même.  Bref, comme le dit si justement un journaleu’ des Inrocks (pouah, putain mais qu’est ce qui me prend!) en paraphrasant le très mauvais batteur du groupe (qui disait que cette séparation, c’était pas « la fin du monde », faussement décontracté le gars, il va nous faire croire que ça ne lui ronge pas le sommeil !)… « pas la fin du monde ouais, mais la fin d’une époque, assurément« .
Et pendant ce temps, Manu Chao bosse sur un nouvel album, j’en suis sûr.

On en a déjà parlé je crois, mais pour moi c’est vrai que la langue française employée sur fond de « rock », c’est toujours un peu cagneux… je te l’ai déjà dit et je le répéterai, si je ne dois écouter qu’un groupe français qui défouraille dans le dialecte de Molière, je ne garderai que Trust ! Pas punk, pas hardos, pas heavy, pas rock n roll, un peu tout ça à la fois ! Franchouillard, yes, mais avec les couilles moulées dans un fute en cuir et des riffs d’anthologie!
« Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale
Tu masques ton visage en lisant ton journal
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle
Impossible d’avancer sans ton gilet pare-balle,
ANTISOCIAL ! »

L’expo’ Larry Clark ? Heu je peux m’enfoncer une punaise entre les doigts de pieds à la place ? Franchement, le père Clark, il est quand même un peu pénible… j’ai vu pas mal de ses films… encore un gazier bien surestimé à mon goût… Wassup Rockers était pas mal, un peu plus frais que les autres (j’en avais fait une bonne review dans le premier numéro du Megazine)… Another Day in Paradise, complètement chiant. Bully et Kids, glauque. Et facile. C’est pas dans Ken Park qu’on voit un ado relaper la motte de la mère de sa voisine, un bon cunnilingus à la daronne ? Ça par contre, j’ai bien aimé. Montrer des ados à poils qui se comportent comme des petits animaux sauvages, c’est ça son génie ? Putain la trouvaille, chapeau. Merci beaucoup. Je passe la main. Il y a quelques années, ça ne me dérangeait pas plus que ça… Maintenant, ça me passe au dessus de la brosse (heu, j’voudrais pas être lourd, mais c’est vraiment la pe-cou à Chris Wadle que je veux, hein!). Je n’ai pas plus de respect pour ceux qui essaient de choquer à tout prix la bonne morale que pour ceux qui veulent la conserver par tous les moyens… tous dans la même cage. A poil dans le froid, avec un bol de Canigou une fois par semaine comme seul repas. Si vous avez faim, vous n’avez qu’à vous bouffer entre vous.

Yes, l’illustration pour Paramore, tu me diras ce que ça donne… c’est quand les résultats ? Je pense que pour être sur le podium, faut donner dans le fluo, c’est big tendance chez les kids. Du jaune, du rose, du bleu clair, du vert, de l’orange. Youpi on est fun, vite je me laisse pousser la moustache, je mets des baskets en toiles trouées, un futal spandex, je me mets une perruque (dans le mauvais sens) sur la tête (ah ce sont tes vrais cheveux mec, sorry !), je m’écarte le lobe des oreilles avec un tuba (heu au fait, les boucles d’oreilles « standards » c’est définitivement finito, non ?) et voilà, ça y est, je suis un kids. Je peux me mettre la tête dans le four et tourner le thermostat au max ?

Ton label, yes, hyper bonne initiative… ça c’est vraiment un truc que je respecte à fond… c’est plus dur d’aider d’une manière ou d’une autre un groupe par ce biais que de jouer dans un groupe, ça j’en suis convaincu… et ça n’a jamais été autant le bon moment de s’occuper d’une petite structure, paradoxalement… le CD va devenir un objet collector, destiné à seulement une poignée de férus et de passionnés… mec, aux States, ce support n’existe tout simplement plus… j’en ai acheté environ 300, que de l’occaze, tout est bradé à un prix de folie… j’ai squatté chez pas mal de gens, je n’ai pas vu un seul CD dans aucun des apparts dans lesquels j’ai squatté… fini, basta… quand je disais aux mecs que j’achetais des CD (et des k7 !!!), les mecs me regardaient comme un dément, avec une expression/grimace du genre  « dude, what’s wrong with you ??? ». Ici c’est vinyl pour les plus pointus, et zique en format digital pour les tripatouilleurs de I-phone…. Pour le reste, oublie. T’as plus de chance de trouver un mec qui achète des VHS que des CDs. La fin d’une ère. Et crois moi, ça m’attriste… because la musique digitale, on dira ce qu’on veut, mais c’est tout sauf excitant… Moi si je ne peux plus sortir de supports physiques (CD ou Vinyl) avec mes bands, j’arrête tout. Finito, basta, ciao les gars, je tire ma révérence. Je me vois pas refourguer des cartes de téléchargement sur mes stands de merch, hein…

Donc ouais, j’ai bien reçu les disques que tu m’as envoyé, tes dernières co-prod’, merci beaucoup ! Donc The Helltons « Panic Attacks », pour être tout à fait honnête le trip pop punk de base, ça ne passe plus du tout chez moi, je ne sais pas vraiment pourquoi, j’ai un blocage… c’est venu crescendo, et puis ça a atteint le point de non retour… simplement marre d’entendre des milliards de fois le même morceau, le même gimmick vu et revu et re-revu… ces trois accords, ce look à la Ramones (avec le côté bad boy mis de côté), ces rengaines tirées du Rocket to Russia dupliquées jusqu’à ce que mort s’ensuive… et peut-être que j’ai envie de devenir aussi coincé et cyniques que les mecs qui en jouent et qui détestent tout ce qui est un peu plus ambitieux musicalement… peut-être que sans le vouloir, je réagis comme eux, mais à l’inverse… ça y est les gars, on arrête, je suis mort, je ne joue plus. Comme quand on était môme, pouce, je rentre chez moi… Pourtant c’est pas faute d’y avoir été exposé… je ne compte plus les groupes du genre avec qui j’ai joué (les Dickies, Groovie Ghoulies, the Apers, Darlingtons, et des dizaines d’autres, je me rappelle plus, j’ai pas vraiment pris des notes ils sonnaient tous pareil), et bon, j’ai jamais été terrassé par leurs prestations, ni spécialement partagé de grands moments avec eux… déjà, je vais te dire la vérité, les premiers albums des Ramones ne tournent plus depuis un sacré bail chez moi… les seuls que j’écoute encore fréquemment c’est « Mondo Bizarro », « Acid Eaters » (excellent skeud de covers 50s, 60s et 70s avec une illustration de pochette super chouette) et « Brain Drain » (d’ailleurs on reprenait « I Believe in Miracles » avec Second Rate et « Pet Semetary » avec les Lost Cowboy Heroes, tiré de cet album). C’est mon père qui m’a fait découvrir les Ramones, avec l’album « Suberranean Jungle», je devais avoir  12 ou 13 ans… c’est toujours un groupe pour lequel j’ai le plus grand respect, par contre toute la vague pop punk qui continue de téter à la mamelle, non.

Même constat pour Screeching Weasel… je préfère largement quand Ben Weasel sort un peu de sa formule étriquée, par exemple sur son excellent album en solo « These ones are bitter », là ça me fait de l’effet… ou le dernier album de Riverdales « Tarantula » qui n’hésite pas à casser le schéma… tiens, à ce propos, je te remets la review que je viens d’écrire pour une play-list de fin d’année :

The Riverdales “Tarantula” : yes, les groupes pop punk intéressants, ça existe! Pas facile, mais les Riverdales en sont la preuve vivante. Normal me direz vous, avec Ben Weasel (génie!) et Dan Schafer, la crème de la crème. Oubliez les clones pénibles des Ramones beat on the brat with a baseball bat oh oh yeah oh oh, ainsi que les hordes de groupe pop punk « coussins péteurs », là on est dans le vrai, de la musique simple mais jouée avec ferveur et attitude. Ici pas trace de blagues forcées ni d’humour crétino-cynico-débilo pénible, « Tarantula » est hyper bien foutu, chanté à deux voix, ça ouvre bien le spectre, ramonesque un peu, mais beaucoup plus que ça… truffé de petits arrangements qui font la différence et de gimmicks bien amenés, un disque d’enfer, qui ne se périme pas au bout de deux écoutes ! Prenez le meilleur de Screeching Weasel (c’est-à-dire la période la plus mélodique et la mieux produite) avec la touche subtile et ultra efficace de the Methadones (leur album « Not economically viable », quand même… les autres sont moins biens), vous avalez d’un trait et vous êtes content, vous vous dites que vous pourrez enfin utiliser le terme pop punk sans avoir de crampes d’estomac.

Tiens, au passage, une petite interview sympa de Ben Weasel, c’est rare, faut en profiter, il y parle de ses crises tétanisantes (Panic Attacks???) qui lui bouffent la vie, check sur ce lien.

Je reviens aux Helltons, tu comprendras que je ne suis pas vraiment le mieux placé pour parler du skeud en question… rien contre le band, c’est juste le style qui m’essouffle… à l’écoute du skeud, pas grand-chose à dire, et c’est bien ça le problème, à ce stade je ne peux même pas te dire si j’aime ou pas, je suis neutre, je me retire du jury, tout est respecté à la lettre, pas moins bon que leurs influences, mais tellement noyé dans le genre…  par contre tiens, je demande à la mère Nasty ce qu’elle en pense : « hé le skeud des Helltons, t’aime bien ? »… « bah ouais, c’est cool les Helltons, pourquoi ?! ». Voilà, c’est tout ce que je peux faire pour ce disque, désolé. Mais faut croire la mère Nasty, grande fan du genre. C’est peut-être ce qui rongera notre mariage. D’ailleurs j’ai malheureusement dû l’accompagner voir les Queers+Kepi Ghoulie+the Riptides au Troubadour à Los Angeles. Putain, le plateau cauchemardesque. Une semaine jour pour jour après Danzig+Marduk+Toxic Holocaust+Possessed… Pas la même division, pour sûr. Je t’avoue que j’ai trouvé le temps un peu long… Le meilleur groupe de la soirée : les Queers, et de loin. Kepi Ghoulie est toujours excessivement fun, presque fatiguant même (le Pee Wee Herman de la scène pop punk, et il adore parler de lui à la troisième personne sur scène : « Kepi est le gars le plus heureux de l’univers, youpiii, il ouvre pour ses copains les Queers, youpiii, on applaudit Kepi, youpiii » véridique!) mais je me demande quand même comment c’est possible d’être aussi peu en place sur scène alors qu’il passe sa vie sur la route…. Je pige pas… Bref, je vais pas te dire que tout ça m’a follement amusé .
Ah tiens, il a changé de meuf’, avant il était marié à la guitariste de Groovie Ghoulies, charmante, là c’est avec sa nouvelle bassiste qu’il renâcle, enfin je crois… je préférais largement son ex… les goût, les couleurs, les culs, hein…

Idem le dernier Queers (que la mère Nasty a acheté au gig sur le stand) est quand même vraiment anecdotique… j’aime bien cependant le Joe Queer, un bon lascar, de la même trempe que Ben Weasel… sur scène, il se tient bien droit, les mâchoires serrées, bien tendu derrière le micro, il envoie dignement, humour pince sans rire, d’ailleurs on se demande si c’est vraiment de l’humour et pas plutôt un caractère en acier trempé, et le groupe est tight, c’est toujours appréciable pour un band qui fait tourner les trois mêmes accords sur tous les morceaux… tiens voilà un petit extrait du titre éponyme : « What happened to Black Flag, Come on don’t back down, this scene is all pussies-losers, the guys all look like girls, they got nothing that I need, So come along with me, back to the basement ».
C’est pas moi qui le dit, c’est Joe Queer.

Le split Mickey Randall/95-C… là un genre de punk rock qui me parle un peu plus même s’il est vrai que c’est quand même plus ce qui tourne le plus sur ma platine… dans un délire Hot Water Music, groupe que j’ai vraiment surkiffé il y a maintenant une douzaine d’années, wow ça passe vraiment vite… un groupe dont je n’ai pas non plus suivi ce que faisaient les membres quand ils ont splitté (une oreille rapide sur the Draft, bof rien qui ne me fasse oublier HWM, Chuck Ragan, idem, gros respect pour le personnage mais son projet acoustique ne me convainc pas à 100%, peut-être parce que j’ai du mal à écouter des trucs acoustiques chez moi, tout simplement )…. ils ont posé les bases d’un nouveau style de punk rock, après, toute la scène qui en a découlé, et ben c’est pareil j’ai pas suivi.. c’est un délire qui m’a bien touché à un moment, qui répondait à mes attentes mélodiques, j’ai vraiment été sensible à cette approche rugueuse, plus bourrue que la vague californienne, moins crétinoide, plus de burnes, plus d’émotion, plus de sensibilité, musicalement plus intéressant…  ce trip à la Leatherface remis au goût du jour ça m’a bien bercé… et puis c’est comme tout, après ça devient une marque de fabrique, et on se retrouve avec une nouvelle scène qui a du mal à ne pas bouffer toujours dans la même écuelle…et on en vient à cette scène où la barbe est reine, et tu sais ce que j’en pense… les quelques trucs que j’ai vu ou entendu de No Idea, ça me laisse complètement de marbre. Comme d’hab’, une fois que le gimmick est jeté en pâture aux jeunes groupes, dur de trouver une once de singularité dans tout ça…  pas que je cherche forcément de l’originalité dans le punk rock, hein, ne te méprends pas, mais juste une étincelle de personnalité peut-être…
Donc pour les deux groupes de cette galette, on y est, les deux pieds dans le plat : grosses voix, cœurs velus du genre on est 8 devant le micro avec une bière à la main, guitares harmonisées qui se croisent et se courent après, petites touches mélancoliques, ambiance tristouille (genre on aime bien se bourrer la gueule entre potes mais le lendemain quand on se lève avec la gueule fripée, et ben on a la larme à l’œil et on repense à notre ex qui s’est cassée avec le serveur de la brasserie du village), une petite sensibilité pop derrière tout ces gars mal rasés, bref emo punk râpeux avec la petite touche french sound des années 2000, une formule qui a tendance à tourner aussi en rond… putain vous allez me prendre pour un mec complètement blasé alors que c’est loin d’être le cas, j’écoute toujours des milliards de trucs, du neuf et du vieux, mais on dirait que c’est dans le punk rock que les groupes sont le plus frileux, comme s’ils voulaient se cacher derrière une formule… dans la pop, les groupes font tout et n’importe quoi, pour le meilleur et pour le pire on va dire, dans le metal, idem, même s’il y a beaucoup de merdes, les groupes n’hésitent jamais à exploser les règles, à triturer les sons, à mélanger les influences, à partir en oueps’ sur des concepts de malades… mais dans le punk rock, c’est le conservatisme et la peur du quand dira-t-on… et quand ça commence à être un peu produit, un peu joué correctement, à ratisser dans plusieurs genres, on tire la sonnette d’alarme, biiiiip, c’est pas punk, c’est pas ci, c’est pas ça, on confond amateurisme et passion, pauvreté musicale et sincérité… et généralement les gens qui jugent sont bien sûr ceux qui jouent dans des groupes de merdes (ou dans pas de groupe du tout) et qui vivent les vies les moins punk possible… dès que la zique est un peu ambitieuse ou qu’elle sort des chemins tracés, on remet en cause les fondements de la punkitude du groupe… enfin bref, je m’égare… où je veux en venir ? Bah, j’en sais rien, peut-être que je veux simplement  dire que plus ça va moins je me retrouve dans tout ce délire…  Et quand il y a des trucs un peu délirant que arrivent, comme ce que j’appelle le punk rock jeux vidéo, avec ces claviers à la con, ces voix auto-tunées à l’extrême, ces batteries triggées à outrance et ces sonorités d’instruments très synthétiques (genre t’as l’impression qu’il y a 5 claviers dans le groupe -peut-être que c’est des guitares synthés d’ailleurs, comme dans Image ou Gold!), et ben des dizaines de groupes sautent sur le filon et en font de la crotte, le gimmick remplace la zique… bah, chacun fait bien ce qu’il veut hein… je m’en tape un peu… moi j’écoute mes merdes heavy et je suis heureux. Putain d’ailleurs là, je décoince pas du « PainKiller » de Judas Priest… Tu veux du riff ? Sers toi, buffet gratuit !

Revenons à ce split… bon, en tout cas ces deux groupes français m’ont l’air de faire partie du dessus de panier (avec les Early Grave, tu connais ?) , les Mickey Randall lèvent la barre à chaque fois un peu plus haut, ça fait plaisir à entendre (je préfère ces nouveaux titres à ceux du split avec Chasing Paperboy), et je ferais la même remarque pour les 95-C… la prod’ est meilleure que sur leurs précédents skeuds, ils ont choisi d’alterner les chansons (un peu comme sur une compil’), bizarre comme choix, ça rend l’immersion dans leur zique un peu plus compliquée… et à part les voix, je dois t’avouer que c’est quand même difficile de les différencier… s’ils arrivent à casser un peu les règles qu’ils se sont imposées, ça pourrait prendre encore plus d’ampleur. C’est certainement ce que j’ai entendu de mieux dans le style en France en ce moment, après comme je disais je ne suis pas forcément au tube de tout ce qui se fait dans le style…

Je ne sais pas si c’est moi qui disjoncte mais j’ai quand même l’impression que les groupes d’il y a dix/quinze ans (voir plus) étaient plus éclatés au niveau des styles, moins frileux dans leurs choix… je parle de la scène indé française… je dis pas qu’ils étaient meilleurs, je dis juste qu’il y avait plus de styles représentés, c’était moins évident de poser une étiquette sur les bands… là, maintenant, il y a le punk en français, le pop punk revival façon Teenage Bottlerocket et consorts  et le trip à la No Idea. Et basta. Mike, c’est moi qui me trompe ou quoi ? Je reçois pas mal de trucs et c’est toujours dans ces trois délires… je ne sais pas, à l’époque entre seven hate, burning heads, bushmen, shaggy hounds, portobello bones, greedy guts, tomy, fake hippy, sloy, sleeppers et bien d’autres, on peut pas dire que les groupes se ressemblaient au niveau musical ! Même sensibilité mais manière de faire complètement différente, et c’est ce qui me plaisait à l’époque…la scène indé perdra ses plumes à force de répéter le même schéma encore et encore, le genre est déjà suffisamment à l’agonie comme ça…la nouvelle génération semble se complaire dans des petites cases…. en tout cas, j’entends pas mal de groupes cools mais je ne vois pas ceux qui sortent du lot, avec une approche un peu plus personnelle…

Over the Stars (« Lost before Hand »), j’ai bien aimé aussi… sur la bio, j’ai lu le nom de Jawbreaker, et honnêtement j’ai vraiment pas trouvé de similitudes. Ca me fait énormément penser à Jimmy Eat World. De l’émo pop très calibré, du rock assez fm et radiophonique, le genre de truc qui passe bien sur les radios ricaines. Voilà. Ils ont soigné la production (c’est le guitariste chanteur qui est aussi derrière la console ? Bien ! J’aime bien quand les mecs font tout ! Ca ouvre les perspectives, félicitations mec !), la pochette va bien avec le délire (vous avez fait un chouette boulot !), bref ça passe bien… ouais je vais encore dire que je trouve ça un peu générique comme zique, du genre les gars ont bien aimé un groupe (Jimmy Eat World en l’occurrence) et essaient de sonner comme eux… mêmes tics, mêmes détails (les voix doublées et harmonisées de la même manière, les cœurs planant en arrière plan), ça dépasse même un peu le stade de l’influence… c’est leur premier disque, ils vont peut-être s’autoriser un peu plus de folie sur le suivant… sur la longueur je dirais que les morceaux ont tendance à se ressembler, vu que les suites d’accords sont pas toujours très originales… ça manque peut-être un peu de riffs, un peu de mordant aux guitares, des gimmicks qui fouettent et foutent le gourdin… Le disque a quand même bien tourné ici et je le ressortirai de temps en temps avec plaisir. Par contre, ce qui joue en leur faveur, c’est que même s’il y a un trillion de groupes dans le trip de ce côté-ci de l’Atlantique (et pas que du bon !), en France c’est un peu plus rare…

Pas facile de reviewer des skeuds… surtout quand je connais certains des gars qui sont derrière et les mecs qui les produisent… bah, je donne mon avis, j’essaie d’être le plus honnête possible… en tout cas le catalogue de ton label a une super gueule, c’est de la qualité, bien présenté, bien produit, ultra cohérent dans les styles qu’il aborde, c’est du punk moderne, joué par la jeune génération, c’est eux qui vont poser les bases d’une nouvelle scène, en espérant que dans le tas certains décident de faire des zines, d’organiser des gigs, d’animer des émissions radios, des distros, etc, après peu importe le style, l’important c’est que ça bouillonne, et plus les groupes creusent un truc personnel mieux c’est… mais ça se bosse sur des années… je ne vais pas faire le vieux con parce que je ne me sens pas vieux du tout (par contre, pour la connerie..) et que finalement je n’ai de (bons) conseils à donner à personne… en tout cas, j’espère bien croiser ces groupes ici ou là sur scène…

Au niveau ciné, pas grand-chose… j’ai enfin pu voir SCOTT PILGRIM ! Yes ! En plus, je l’ai vu dans des conditions un peu particulières puisque c’était pas vraiment dans une salle de ciné traditionnelle ; en effet on l’a vu à la fac d’Albuquerque, dans un bâtiment situé au centre du campus, entre la cafétéria et le local du club « photographie », ahahah, au milieu des élèves, marrant! Mec, alors là, j’y étais carrément! D’ailleurs j’ai fini la série de comics, vraiment bien… jamais le récit ne s’essouffle, ça reste tonique et pétulant jusqu’à la dernière page, bel exploit pour dire qu’il y a 6 tomes. Tu me disais être peu confiant sur l’adaptation ciné… remballe tes doutes dans un cornet et jette le dans les toilettes, ce film est monstrueusement fun ! Putain ça fait du bien, il me fallait du très bon pour oublier cette merde de Machete, un film déprimant au plus haut point (tiens au passage j’ai cru comprendre que ce film était à l’affiche en France… et vu les commentaires glanés ici et là, tout le monde à l’air de crier au génie…. pfffft, je ne comprendrai jamais le genre humain !).
La bd est respectée à la lettre, donc aucune surprise, le casting est bon, le rythme est ultra soutenu, la finesse de l’humour est conservée, les références aux mangas et aux jeux vidéos sont omniprésentes sans êtes pénibles, il se passe milles trucs à la seconde, c’est coloré, c’est vif, c’est fin, c’est nouvelle génération mais ça parle aussi aux plus viocs (les histoires d’amour, c’est intemporel et inter-générationnel, c’est pas Rika Zarai qui disait ça?) mais mec ce qui m’a le plus impressionné c’est quand même la chorégraphie des bastons !!! Hallucinant ! Moi qui ne suis vraiment pas porté sur le trip kung fu qui chinoise,  là je me suis régalé. Vraiment conseillé à tous ceux qui sont passés à côté du comic, et bien sûr à tout ceux qui l’ont lu et apprécié !

Ici aux States, mec, c’était la foire à Walking Dead avec l’adaptation en série TV par Frank Darabont, promo monstrueuse, tout le monde est à donf’… juste pile poil pour halloween, timing parfait de la part de la prod’, ya pas à chier ces ricains savent y faire pour vendre des artichauts… tous les podcasts en parlent, des posters un peu partout dans les shop concernés, bref c’est la zombie mania… j’ai pas lu le comic, j’attends donc de le faire avant de mater l’adaptation…. On verra ça plus tard.

En format DVD, par contre c’est l’explosion nucléaire… depuis la dernière fois, j’ai dû mater une bonne vingtaine de films, par contre je garde les reviews pour mon nouveau zine… mais je me suis tapé de l’excellent… dont Not of This Earth, le remake du film de Roger Corman, la version 80s de mon maître à penser Jim Wynorski (un de mes réal’ préférés, à qui l’on doit Chopping Mall, un chef d’œuvre!)… avec la déesse Traci Lords… quand elle est dans son bikini bleu, je ne réponds plus de rien, j’ai envie de m’enfermer dans les toilettes, de partir à la guerre et de faire gicler la semence divine par litrons contre les murs, expulsant au passage des dizaines de nouveaux morts nés qui ne verront jamais la lumière de notre soleil… ho, ça va hein, et la surpopulation de notre planète, c’est un fantasme de scientifiques et de chercheurs en tout genre peut-être? Ma mère me demande souvent : « heu et c’est quand que je vais devenir grand mère?« … Ma réponse : « bah, jamais. Heu tu peux me passer le sel st’eup?« .
Ce film m’a donné envie de me pencher davantage sur la carrière de Traci Lords, et mec, son histoire est assez incroyable… sais-tu quelle a été star du porno alors qu’elle n’était pas majeure??? Brouuu, c’est excitant tout ça. Quand la vérité a éclaté au grand jour, elle a eu le FBI au cul et pas mal d’emmerdes, elle a dû se faire oublier pendant quelques années… Not of This Earth marquera son retour, c’est son premier « vrai » rôle dans un film où tout le monde est habillé. Même si le casting n’a jamais beaucoup de vêtements, en fait. Un film qui n’est pas affranchi du tampon X, quoi. J’ai envie de lire sa biographie, elle a vécu vraiment à fond… d’ailleurs j’ai enfin pu voir Zack & Miri dont on parle à chaque colonne, vraiment cool, elle y tient un petit rôle marrant… elle a de beaux restes la bougresse! Bon, le trailer de Not of this Earth pour vous faire saliver comme des cochons, c’est ici.

Idem, question bouquins, je me suis fait plaisir… tiens à ce propos j’ai acheté un Kindle, tu sais un truc pour lire les e-book. Super bien. Je suis pourtant le premier sceptique quand il s’agit des nouvelles technologies et des nouveaux formats, mais là honnêtement je ne vois que des avantages… ça prend peu de place, je peux commander les livres que je veux où je veux, et c’est surtout pour les livres en anglais que c’est intéressant, ça m’évite de les commander aux States, d’attendre plusieurs semaines et de payer une fortune pour les frais d’envois… là, j’ai un choix dantesque, en un clic j’ai accès à des centaines et des centaines de livres… je vois d’ici quelques pénibles grimacer… « pouah, j’aime bien le format papier, j’aime pas lire sur un écran, je suis old school et patati et patata »… et ma main dans ta truffe, de toutes mes forces, c’est pas old school, ça ? Sauf que c’est pas vraiment un écran, c’est un procédé spécial qui ne fatigue pas les yeux, et je peux le confirmer… deuxio, le fait de lire des e-books n’empêche absolument pas de continuer à acheter des vrais livres et de les lire, de même qu’écouter de la musique sur un I-pod n’empêche pas d’acheter de vinyls ou des cds,  faut pas tout mélanger… ce support me permet de pouvoir accéder à des titres que je suis obligé d’importer, avec tout ce que ça comporte comme emmerdes…donc au final c’est pour lire encore plus et ne plus être tributaire des choix un peu trop académiques de mon libraire sur ses étals… en tout cas, un support fortement conseillé à ceux qui voyagent beaucoup et qui en ont marre de charger leur cabas avec des piles de bouquins… c’est un outil, rien d’autre.

Le premier e-book que j’ai acheté : « The Last Living Slut : Born in Iran, Bred Backstage », l’histoire de Roxanna Shirazi, une groupie connue du milieu rock n roll sleazy londonien… ça se lit bien, c’est branché cul à fond, bien sûr… on la suit depuis son enfance en Iran (et les complications sociales et politiques que ça implique), son arrivée à Londres vers l’âge de 10 ans avec sa grand-mère (ses parents organisent leurs fuite de leurs pays vers l’Angleterre)… elle découvre le rock n roll, ses us et coutumes, ses musiciens et leurs terrains de jeu préféré, les backstages… et ça part en sucette, débauche, alcool, dope et le principal sujet de ce livre, le sexe. Beaucoup de sexe.  Elle développe son personnage de bouffeuse de quéquettes en  chaîne et personne ne résiste… Guns and Roses, Velvet Revolver, Towers of London, Motley Crue, le batteur de Stereophonics, des has been du Sunset Boulevard, et j’en oublie des centaines… des fois ça se passe bien, d’autres fois elle rencontre des types vraiment gerbant, elle cite les noms (le pire : Dizzy Reed, le clavier de Guns and Roses, le parfait exemple de la sous merde), et c’est ça qui est finalement le plus intéressant… des mecs, mais aussi des meufs (ses copines groupies, combat de gode au programme)…elle aime le chibre, elle a des histoires vraiment barges, une vie de folie, une nana qui a des burnes, et pas que dans la bouche… sa nymphomanie explosive ne l’empêche pas d’être bien finaude, son bouquin est bien écrit, la nana est surdiplômée (ça prouve rien, c’est vrai), c’est une activiste (libération animale et tutti quanti), bref elle ne se contente pas d’avaler du foutre à la gourde, elle assure bien dans pas mal de domaines. Et bon rien ne prouve que les frigides et les coincées de la vulve sont plus intelligentes et sensibles que les chaudasses, hein….
Bon, si vous voulez savoir comment elle s’y prend pour se faire pisser dessus par  les membres d’Avenged Sevenfold au grand complet devant leur tour bus, golden shower entre amis, ce bouquin est pour vous.
Oh et pis merde, j’trouve qu’il y n’ a pas encore assez de meufs à poil dans cette colonne… pour se durcir un peu l’asperge je balance une photo de la fameuse Roxanna, le tchador n’a jamais été porté d’une manière aussi nonchalante… mais que vont penser ces grands parents???

Ah merde, je voulais te parler de pleins de bouquins, de zines cools qu’on m’a envoyé et de comics que je me suis enfilé (aie) mais une fois de plus j’ai dérapé, c’est encore trop long… la prochaine fois peut-être…

En zique, comme d’hab’, ça vole contre tous les murs… en nouveauté, le MONSTER MAGNET « Mastermind » est bien cool, le nouveau METHADONES est de haute tenue (dernier album, ils se séparent… et non, ce n’est pas de la pop punk mais de la power pop d’enfer, surtout celui là, encore plus arrangé et mélodique que les autres… et tiens, pendant que j’y suis, je peux t’annoncer que les Screeching Weasel sont en train d’enregistrer un nouvel album, dans le même studio où on a enregistré 4 titres en Septembre dernier, et c’est là aussi que les Methadones ont enregistré leur chant du cygne)… j’écoute milles skeuds par jour environ, impossible de lister le carnage, je vais plutôt te dire ce qu’il y a de posé juste a côté de la chaîne da la piaule où je squatte, ce sont les trucs que j’ai écouté ces 3 derniers jours : KULA SHAKER (« k », leur premier album, le reste de leur disco n’est pas bon, mais là c’est de la superbe pop anglaise, planante et psyché, qui ne met jamais de côté le rock et le roll, le pur le dur, un peu comme les Stone Roses mais en plus éthéré, acheté pour 0,90$, à l’époque ils ont certainement été disque de la semaine dans le NME ou le Melody Maker, populaire pendant 14 secondes), TYPE O NEGATIVE (« Dead Again », j’en ai assez parlé dans la précédente colonne), TWO (« Voyeurs » projet indus metal de Rob Halford quand il volait de ses propres ailes en cuir, la zézette au vent, en 1997, avec John 5 à la guitare… entre Nine Inch Nails et Alice in Chains, ça c’est pour le bon, pour le moins bon c’est vers Marylin Manson et Filter qui ça scrute, bah que veux tu, le ‘Metal God’ doit aussi payer ses impôts comme tout le monde… c’est plus ou moins produit par Trent Reznor, tiens donc, et même si ça courre après la tendance de l’époque, ça envoie quand même méchamment avec de bonnes ambiances et des riffs qui plaquent au sol !), JUDAS PRIEST (« PainKiller », meilleur album de true heavy metal de tous les temps), HOLE (« Celebrity Skin », à l’époque où elle se prenait des coups de gourdins poilus par la tête d’œuf Billy Corgan, et ça s’entend, genre « tu me suces en me massant les noix et je te compose un morceau… », en tout cas un chouette album, mieux produit que les autres, moins dissonant, moins urgent, moins énervé, moins à fleur de peau, plus commercial mais pas moins bon… je l’avais acheté à sa sortie, en 1998, et je viens juste de le retrouver en occaze pour 1$… mêmes sensations, le skeud tient encore debout. Pas comme la mère Courtney Love, qui a quand même sacrément ramassé à la place du chien.)
SAIGON KICK « the Lizard », des hardos un peu/beaucoup FM sur les bords, rock massif et ultra mélodique, super gros riffs, une voix cool, moins tantes que Extreme mais de peu, moins ringos que Mr Big, mais de peu, un tout petit moins heavy que Skid Row, de peu aussi, avec quelques lorgnettes du côté de l’alternative rock du début des 90s, histoire de se mettre quelques A&R dans la poche de leurs petits vestons en cuir… les mecs ont des grandes godasses (des tiags, je crois), des coupes de cheveux permanentées et des fringues affreuses (chemises en soie noire avec des petits froufrous sur les épaules, mais pour moi c’est pas pire que les visuels de t-shirts des groupes comme Four Year Strong en vert fluo) mais ils savent rocker fort. Et je ne te parle pas de fromage. Bref, ça s’écoute tout seul, et ça a plus d’attitude que 10 garageux enfermés dans une cellule ou 10 punks rockeurs accoudés au zinc de la buvette du stade municipal, après le match de l’équipe de leur bled pourri ! (« Ya le gros Gégé qui joue encore au foot chez les vétérans, ha sacré Gégé, je me rappelle quand on reprenait les Clash, les Undertones et les Stooges, ce gros tas de foin jouait de la batterie, putain le Gégé il y allait ! Je crois que c’était en 1983… ahhaha… il a toujours aimé le foot… bière et punk… et ballon rond ! » : retranscription d’une discussion entre deux mecs magnifiques, bribes de conneries entendues à un concert avant que je me casse aux States). Attention, 3,2, 1, je balance le tryklon.

Ah et je reviens juste de la salle de sport où je me suis écouté le « Honour, Valour & Pride » (putain bien le titre !) de BOLT THROWER dans mon I-pod, death metal à l’esprit guerrier, mid tempo façon motoculteur, des roulis de distorsion gras et adipeux, double pédale à la cadence d’un Beretta M12, une ode à la barbarie, viol des femmes du village, exécution des enfants et des vieillards de sang froid, torture des pères de famille, et feu sacré pour purifier les flaques de caca au sol… plus revanchard que la Marseillaise et plus physique qu’un coup de piolet enfoncé sur le dessus du pied. Sans chaussette, sans rien. Ouais, tu peux grimacer.

Mike, je m’arrache ! On se dit à très bientôt, d’ici là n’oublie pas de croquer la vie comme un vorace.

Pour le cadeau de Noel, on fait comment ? De mon côté je pensais t’acheter un skeud de christmas songs interprétées dans la grande tradition ragtime, ça le fait ou bien ?
Moi j’aimerais bien une cravate en soie pourpre, avec un motif d’Homer Simpson déguisé en Père Noel… merci d’avance.

C’est le moment de la citation, tirée cette fois-ci non d’un livre mais d’un film, I Walked with a Zombie de Jacques Tourneur (1943) :
« Everything seems beautiful because you don’t understand. Those flying fish, they’re not leaping for joy. They’re jumping in terror. Bigger fish want to eat them. That luminous water, it takes its gleam from millions of tiny dead bodies, the glitter of putrescence. There’s no beauty here. Only death and decay« .

Par contre, la prochaine fois que j’aurai l’audace de t’annoncer en intro que je m’attelle à écrire une colonne plus courte, rappelle moi de m’enfoncer une clarinette dans le derrière. Bien profond. Tuuut, Poueeeet. Bonne année, bonne santé et la bise à votre petit neveu.

-Nasty Samy (Père Noèl au Monoprix jusqu’au 04 Janvier)

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MICKSON – JEUDI 16 DÉCEMBRE 2010

Oh yeah. Je suis là, présent ! Avec en fond la reprise de  « war pigs » version ALICE DONUT, un trombone qui reprend la mélodie de voix (pour faire jazz)… non c’est pour faire style intro cool, ALICE DONUT ça fait une patate de temps que j’en ai fourgué la discographie complète à quelqu’une qui en avait visiblement plus besoin que moi. Jusqu’à l’obsession qui me tapait sur le système. A une époque j’étais barge de ce groupe, quand j’ai pu les voir sur scène c’était la teuf… dans de bonnes conditions, petite salle, genre 150 pékins, dès le début du show ils attaquent « the chicken door », wa-hoo ! merci les gars… Tom Antona à l’air déconnecté complet, pendant les breaks il tourne la tête et mate le mur fixement… il a l’air super grand mais on dirait un gamin, un poil inquiétant… il porte pas son déguisement/ imper décoré à la art-school et tant mieux… juste un tishe BRUTAL JUICE et c’est pesé. Ca joue grave, c’est l’excitation ultime ! Une putain de bonne soirée. Et entre-temps, qu’est-ce qui s’est passé ? Une certaine lassitude peu tête… déjà « pure acid park » c’est pas la tuerie escomptée… bien loin à mon goût de « untidy suicides of your degenerate children »… voilà ça s’est usé… ça m’emmerde… c’était cool. Ca ne l’est plus. Ca arrive ces choses-là… j’ai réessayé il y a peu, juste pour voir, pour confirmer quoi, via le net… toujours pareil, patron, je sens plus rien, sauf de l’ennui. Et des souvenirs. C’ETAIT génial, mais ça ne l’est plus, plus pour moi… ALICE DONUT, dans le coffre à reliques, qui m’ont accompagnées un temps, un coup de boot et hop au fond de l’océan. De temps en temps je dois faire le ménage, sinon c’est le chaos, j’accumule plus, j’en ai marre de faire des stocks. C’est inutile je trouve. Je comprends carrément les guys qui ont toute leur collec sur leur disque dur…

C’est marrant que tu parles du déclin du CD. C’est à ce point-là ? Gosh. Je t’avoue que je me sens un poil complice, j’en achète encore mais vachement moins, il faut être clair là-dessus… c’est surtout de l’occase via Price Minister… entre les mp3 et les trucs que j’écoute seulement en streaming, directement sur myspace, wormee ou bandcamp… ça s’est fait naturellement en plus… j’ai déjà pas été traumatisé par l’essoufflement du vinyle, donc le CD ça suit le même chemin on dirait… y’a pas longtemps j’ai emballé des LPs dans des cartons, parce que je les écoutais plus du tout, je sais même pas ce que je vais en faire… j’en ai même jeté. Genre maxi de FLOO FLASH, album des HEADSTONES… achetés il y a des lustres, qui prennent la poussière et c’est tout. Je pourrais peu tête en revendre non ? Style le 1er LP des CRAMPS ou des BEASTS OF BOURBON… ça vaut des ronds ça ? Je veux dire maintenant on collectionne tout, des Pet Shops aux capsules de canettes, il a sans doute un mec quelque part qui convoite un truc que tu as… drôle d’époque hein ? Anyway ce qui compte c’est pas le format mais ce qui est dessus. Un magnifique vinyle 180g d’un groupe de merde ($25 à la fnac), ça fait une merde de 180 g, même bien emballée.

En plus, coïncidence : je suis en plein dans l’écoute 2.0 : ma stéréo est morte, j’ai plus de quoi écouter des vinyles, j’ai paré au plus pressé : un des lecteurs MP3 branché sur des mini- enceintes et bam ! Viva la vida loca. On ajoute à ça un i-book qui permet de lire les CD, une paire d’enceintes « Hercules » (ha ha je l’aurais vu quand même plus balèze que ça Hercule !) et voilà le tour est joué. Pendant des jours je me suis dit je rachète une chaîne classique ? Une mini-chaîne ? Avec port USB (indispensable pour moi), encombrement mini. On verra ça plus tard. Pour l’instant ça me convient. Le son limite de merde est quand même flag’ au début mais on s’y fait hyper vite…

Et comme je le disais plus haut des fois je bloque sur un groupe et je reste dessus juste via leur myspace (ces derniers temps, VIVIAN GIRLS –merci Pauline !- SICK OF SARAH et DRIVING DOWN THE 101), et j’écoute on line… si je tombe dessus, j’achète, mais je cherche pas vraiment… y’a sûrement un effet « feignasse » aussi… tu vois la BO de JENNIFER’S BODY, je me suis dit un million de fois putain fauk tu l’achètes, et je me suis contenté de l’écouter en streaming… blindé de putains de tubes ce soundtrack ! Le morceau acoustic de Hayley W, le titre de PANIC AT THE DISCO, même le truc de FLORENCE & THE MACHINE est terrible (et je crois que c’est leur seul morceau correct)… et « through the trees » de LOW SHOULDER (le pe-grou de crapules emo-satanistes dans le film), malheureusement dans sa version II : il y a une version plus roots, bien meilleure, qu’on entend quand l’incendie éclate au Memory Lane, alors qu’ils sont sur scène… celle sur la BO est plus FM (en fait quand le groupe a touché le jackpot, suite à ce fameux incendie + le « sacrifice » foireux de Jennifer…). Ils auraient dû mettre la première. Comme quoi Diablo Cody (qu’on voit 1 seconde dans le film) a écrit un super scénar… elle sait de quoi elle parle, elle a pensé à tout, y compris à deux prods différentes du même morceau, une indé, une mainstram… enfin bon c’est sûrement le gars chargé du soundtrack qui est derrière ça. Ou pas. Merde je digresse comme d’hab. Caisse que je disais ? Ah oui cette BO, écoutée en streaming… tu vois, je suis pas sûr de l’acheter en dur un jour, sauf évidemment si je tombe dessus à $2 chez des cadors de l’occase (et sous blister, du neuf d’occase quoi) genre Book One à Paname… ça va pas m’empêcher d’acheter le prochain AVRIL LAVIGNE dès sa sortie (au printemps je crois), et le DAMNED THINGS qui sort cette semaine… ha ha. C’est trop sélectif  tout ça ! Bienvenue dans ce monde merveilleux de bordélisation extrême ! le dernier PHOENIX ? $10 ? Je prends…

Bon on revient pas sur le split de NOIR DESIR. Tout est dit. Ou presque. Ouaip on est pas de la même génération… écoute plutôt ça : LES CLASH CA C’ETAIT DU ROCK ! LES GAMINS N’ARRETENT PAS D’ENVOYER LEUR BALLON DANS MON JARDIN ! ET ILS DISENT DES GROS MOTS !

Malgré tout j’en ai bouffé du Noir déz vers 92, via une fillette taches de rousseur/ mini jupe/collants/doc 8 trous… bizarrement je me suis ressorti du KID PHARAON, il est bien de Bordeaux lui, non ? A moins que j’aie tout faux… encore une exception à la règle, un truc qui date, mais j’ai toujours admiré le talent de songwriter du Thierry Duvigneau… vu sur scène aussi à moult reprises, dont une fois à un fest où il devait jouer en dernier, style minuit, et le retard était tel qu’il est monté sur les planches à 2 heures ! Il s’est pointé en disant « merci d’être restés… » et ça a été génial. C’était sa période MERRY GO ROUND…

Mais je reviens succinctement sur celui des SPARKLING BOMBS. Dommage. J’ai toujours eu un faible pour eux, et je les aurais jamais vus sur scène. Le glam ça me fait toujours de l’effet par contre, parce que c’est juste de la pop, je pense. Too bad. On en fera pas un merdier comme pour les Bordelais en tout cas, un peu dommage aussi… donc je vais juste rester à l’affût des side-projects des ex SPARKLING…

Ta réflexion sur le punk-rock, 100% d’accord avec toi compadre. C’est la contradiction incarnée. Les punks, qui se foutent des règles, et qui sont les premiers à fusiller ceux qui s’en écartent… on est wild et free mais hey ho caisse tu branles, t’es pas dans les clous ! Ca c’est OK, ça c’est interdit… c’est la police ou quoi ? Le ministère du ponk. Avec sa gestapo.  « big bro on white horse is near » qu’il chantait Eric Boucher, tu parles ! Chickenshit conformist, fuck yeah!!! Quand ça m’est tombé dessus, au collège, j’écoutais des tonnes de groupes qui sonnaient tous pareils ou presque… OK j’étais jeune, j’avais faim… il y avait évidemment des exceptions avec les DEAD KENNEDYS, justement… ou les BUZZCOCKS… CRASS, là pour le coup, complètement inédit pour ma pomme ! Quand tu te mets pour la première fois « stations of the crass » (ah putain ça tourne en 45…) ça fait un choc ! Ces guitares qui sonnent comme des scies sauteuses ! Mais en règle générale c’était déjà bien codifié… un jour un pote m’a filé le « black album » des DAMNED et je me suis pris une épiphanie en pleine gueule. C’est certainement pas le meilleur skeud de la terre, mais pour moi, c’est le plus important : c’est grâce à celui-là que je suis sorti de ma putain de camisole, les œillères ont valsé très loin. Ces arrangements, cordes, piano, guitares sèches, orgue, lignes de chant façon chorale, de la trompette mec (jazz or die) ! sur « twisted nerve »… la vache ! Des trucs énormes, « wait for the blackout », « silly kids games »… Et même une plage vaporeuse/épique de 20 mn (« curtain call »)… des touches BEATLES (le « black album », ben tiens), du psychédélisme… ça m’a entraîné vers des tonnes d’autres trucs !!! Des 13th FLOOR ELEVATORS aux SMALL FACES !!! Evidemment c’est plus vraiment du punk-rock si on s’en tient à certaines « règles »… mais bon les DAMNED quoi… c’est pas eux le premier single punk angliche « officiel » ??? Ou je confonds ? Quelle importance d’ailleurs… on comprend qu’ils aient eu envie de faire autre chose… que Captain Sensible était devenu un « vrai » musicien… en fait ce disque c’est un double LP (avec une face qui tourne en 45) et la face la plus chiante c’est la live, avec les classics, « new rose », « smash it up »…… tout ça pour dire que ouais, le punk-rock s’auto-mutile, se limite lui-même, se tire une balle dans le pied… perso j’ai plus aucune envie d’entendre des machins qui sonnent comment en 81, avec la prod toute pourrie, les clichés dans le chant (accent cockney de Berck sur Mer) et les sons typiques (la basse dans THE JAM par ex.).

J’avoue, j’étais tombé dans ce booby-trap avec les BRIEFS il y a à peu près 6/7 ans… des chansons hyper-cool, mais dorénavant ce merdier cut+paste de 999/VIBRATORS je trouve ça ridicule… un des gars fait les CUTE LEPERS (je crois ) maintenant et dans une interview il a dit grosso merdo « fait chier tous ces machins emo »… TA GUEULE ! T’aimes pas ça, OK, mais la ramène pas trop non plus… lui ce qu’il lui faut c’est aller voir Doc Brown pour qu’il lui prête les clés de la DeLorean … retournes-y en 77 si tu veux… et bon voyage dude !

Chacun fait ce qu’il veut, je m’en fous, mais c’est plus pour moi, tout simplement… j’assume RIHANNA, FOUR YEAR STRONG et DOYLE. TRAVIE MC COY et NO FRIENDS. Parce que c’est ça qui me fout le frisson en cette fin 2010. Le punk là-dedans ? Pas là. Totalement. Un peu quand même. Ou très peu. Un ingrédient qu’on claque dans son cocktail, qu’on dose comme on veut. Toutes ces putains de règles c’est insupportable. Tolérance zéro mec ! Genre au dernier Groezrock je suis allé jeter un œil (et une oreille) à H2O… c’était en fin du day 2, j’en avais plein les pâturons, j’étais encore sous le choc de LIT (entre autres)… bonne niaque H2O, mais trop rigide tout ça… et ces doigts levés, ces sing-a-longs, ces leçons de morale… je sais pisser tout seul, merci…  trop de codification, de discours pour prêcher chez les convertis… mais encore une fois je dis sans doute de la merde : le HXC, moi je l’aime quand il est pop… donc la subjectivité tourne à plein régime, et tout ça c’est totalement perso… style j’ai adoré 7 SECONDS au dernier Ieper Fest.

Je préfère me focaliser sur l’affiche en train de se mitonner pour la prochaine édition du Groezrock, DASHBOARD CONFESSIONAL (en configuration acoustic !!!), FURTHER SEEMS FOREVER (double taf pour Chris Carraba…), NO FRIENDS, ASKING ALEXANDRIA le retour, MILLENCOLIN qui jouent intégralement leur seul album qui me touche encore (« pennybridge pioneers »), PIEBALD (jamais vus), SHAI HULUD, EVERY TIME I DIE, SUGARCULT, RUFIO… j’ai d’ores et déjà la mâchoire pendante, les yeux sortis de leurs orbites, genre Spike dans «Droopy’s double trouble ». je compte aussi sur les surprises, genre quelques jours avant le début du fest, des ajouts magiques, je croise les doigts pour PARAMORE, HEY MONDAY, ou pourquoi pas THE DAMNED THINGS…

On change de sujet… les illus pour FBR ? C’est encore en projet… pour l’instant on a juste filé des tishes qu’on avait concoctés avec Wize (et imprimés par Mika DTTH) à FOUR YEAR STRONG. Le 11 novembre dernier, les barbus happy HC jouaient acoustic à la Landscape shop dans l’après midi, avant de prendre les planches de la Boule Noire d’assaut le soir. Après ce jamboree pop-punk, on réussit à filer des tishes à Dan O’Connor et Alan Day (bon ils nous balancent du « awesome » et tout…). A ce jour pas de news, mais bon, on s’en fout… on l’a fait c’est le principal… perso je manque pas de biscuit à croquer… ah oui tant qu’on est dans les illus… cette année (et comme d’hab) j’ai fait des trucs pour des gens qui ne se sont pas donné la peine de me filer un exemplaire du produit fini (juste un…), marde je suis pourtant pas cher : c’est tout ce que je demande. Ils veulent quoi les gens ? Que je les paie pour pouvoir leur dessiner un truc ? C’est eux qui viennent me chercher pourtant… bah c’est pas grave, et malheureusement commun. Par contre d’autres n’oublient jamais de me « payer ». Peu tête qu’ils se reconnaîtront… le mec qui gribouille, 9 fois sur 10 c’est le connard de geek qu’on sait où trouver, et quand le boulot est fait, il redevient anonyme… attention, j’ai pas de rancœur, mais ces types-là sont maintenant black-listés 4 life, qu’ils ne me demandent plus rien… c’est trop tard.

Donc ouais, du fluo ! Par caisses ! Trop de couleur distrait le spectateur qu’il disait Jacques Tati, mais bon on n’est pas que des crusts…  certains groupes devraient en mettre un peu de couleur, et sortir des délires forêt pétrifiées en noir et blanc… et j’aime mieux les designs de chez Drop Dead ou Upper Playground…

Ensuite pour rester un poil dans l’ego, le label… est-ce que c’est vraiment un label d’ailleurs ? Surtout un logo et des chèques en fait… le but c’est de filer un peu de blé à certains trucs qui me touchent, de toute façon ce flouze je l’aurais englouti dans quelques coffrets de séries, ou dans deux paires de sneakers (une obsession chez moi mais t’es déjà au courant), ou dans un week-end chez des corres’… autant que ça contribue à alimenter la bécane… modestement. Mais quand même. De toute façon, je m’occupe pas de distribution, je laisse ma « part » pour que les groupes en aient plus à écouler sur leur merch, j’en récupère quelques exemplaires que j’offre (ou vends, ça dépend à qui…)… le dernier en date c’était le split 45 TENDINITE/AUTOBUS, encore de la pop-punk plus ou moins  ramonesque, encore du copinage aussi (Romain Boule joue dans les deux combos), ça me fait plaisir… si tout le monde est content c’est cool. Prochainement je mets quelques talbins dans l’album de MALADROIT, pis je fais une pause, la caisse noire est quasi vide les mecs !

Je rebondis (boink !) sur ton évocation des RAMONES… je connais ça, j’ai le plus grand respect pour ce groupe, pour toujours et à jamais, mais franchement j’ai zappé. Je connais trop ça. Je supporte carrément plus le « it’s alive ». Mais bizarrement, entendre les faux frères dans une BO de film ça le fait toujours… tu vois un autre exemple : le morceau de BLUE OYSTER CULT, « don’t fear the reaper », qu’on entend dans moult flicks, ça me fait tripper. Par contre jamais ça me viendrait à l’idée de l’écouter sans le support des images…  et pour rester dans ce truc pop-punk que les RAMONES ont plus ou moins inventé, je me fixerais plutôt sur PINHEAD GUNPOWDER… même si c’est pas exactement la même bibine… mais un peu, non ? Juste un peu ?

Ah il est comme ça Kepi ? C’est marrant je trouve… ce qu’il fait ça m’a jamais vraiment soulevé les pattes, et plus on me parlait du génie de GROOVIES GHOULIES plus je me braquais (je fais toujours ça, et tout à fait naturellement)… je les ai vus deux fois, c’était une bonne soirée, mais ce qui me faisait battre le cœur plus vite c’était la petite Scampi sur son tabouret. D’ailleurs dans mon souvenir c’était le concert Scampi à couettes et le concert Scampi au carré !

No Idea c’est du kif, j’étais plus dedans vers 2005 (quand Greg UFV faisait jouer des groupes du label au Yéti), mais ça m’est passé, je trie plus qu’avant… là Circus m’a branché sur MIXTAPES, qu’il a vus au Fest de Gainesville. Très cool, ce groupe. Mais faudrait pas que je me tape trop de combos dans ce style… attention j’adore RVIVR… mais je peux carrément plus rester dans un trip exclusif, impossible, j’ai besoin de passer de KATY PERRY à ELECTRO ZOMBIES (comme c’est le cas en ce moment). A une époque quand on me demandait « labels préférés ?» la réponse c’était : « fastoche ! Boss Tuneage et No Idea ». Maintenant ça serait plutôt « Fueled By Ramen et Hopeless »… et après ça sera quoi ? Blue Note (jazz, dude !) et ensuite Deutsche Gramophon ? Ah ah ah ! J’en sais foutre rien ! Tout ce que je peux dire c’est que la candy-pop c’est pas prêt de s’arrêter pour ma pomme, c’est un truc que j’aime depuis toujours, avant c’en était juste une partie, mais elle a enflé considérablement… et je reste scotché à YouTube et à traquer les gens (surtout les filles) qui reprennent du GOO GOO DOLLS ou du FOO FIGHTERS devant leur webcam… et quand c’est leurs compos ça peut devenir salement cool (TORI BLAKE)… ouais la pop c’est magique ! Un envoûtement digne de ceux qu’on enseigne à Poudlard ! Comme si on appuyait sur le bon bouton, c’est instantané… il y a quelques années on était chez Gibert avec Frank et d’un seul coup, dans les enceintes du magasin : des riffs glam et puissants, une voix à la Avril Lavigne, bam, je tombe en arrêt. Frank a tout capté et me dit direct : « c’est pour toi ça », je demande ce que c’est à un clerk, il me sort un skeud, je venais de découvrir DAMONE… ça s’est fait en quelques secondes. Elle est pas belle la vie, des fois ? Ca te tombe sur le groin comme ça ! Magique je te dis ! Quand c’est immédiat, comme ça, c’est génial… un genre de coup de foudre… comme pour CAN’T BEAR THIS PARTY. L’addiction sub-luminique… j’essaie de les voir dès que je peux, les mecs sont cools, leurs skeuds me tombent droit dessus… en voilà qui n’on pas peur d’en mélanger, des trucs dans leur shaker ! Je sais j’en parle tout le temps mais c’est mes chouchous… voilà justement des mecs qui cassent un peu le schéma uniformité dont tu parles… c’est vrai que pas mal de groupes se ressemblent… parfois un truc sort du moule et ça se remarque d’autant plus. Je citerais BUTTERFLY PATROL, QUEEN OF DIAMONDS, PRISMO PERFECT, NOVELS, GOOD MORNING BLEEDING CITY, NINJA WOLF II dans des styles différents, et aussi tous les trucs redneck/metalcore à la DOYLE, VERA CRUZ, ADMIRAL’S ARMS, HEADCHARGER… du metal 2.0 pas constipé aussi avec YEAR OF NO LIGHT… et MONARCH ! ah ah j’ai un gros béguin pour ce groupe ! en fouillant je pense qu’on peut trouver de quoi faire, mais c’est tellement foisonnant, c’est l’invasion ! mais comme dit RJ dans NOS VOISINS LES HOMMES : « trop, c’est jamais assez ». Tiens et OVER THE STARS !!! Ouais pop à mort aussi. Pas trop de créneau pour ça im frankreich… on va voir si c’est un avantage pour eux… chez les belges aussi y’a de la pop de luxe avec des perles comme MALIBU STACY ou  SQUARE ONE (quoique je sais pas s’ils existent encore, eux…)… mais bon la Belgique c’est particulier… si ma situation me le permettait je riperais bien définitivement à Gent ! Un petit flat là-bas… vers le Vooruit… au bord de l’eau… aller becter chez Greenway…

Bon allez, at the movies, et in the sofa, pélloche et DVD, on mélange ! Ben j’ai pas vu SCOTT PILGRIM. Pas encore. Il est sorti dans ce pays de veaux sur une combinaison ridicule de salles, mais bon il est sorti… OK… je me dis j’attends Lisa (elle est fan du comic), et on y va la semaine prochaine… et bam, disparu ! merde alors ! Ils ont dû faire 17 entrées en 8 jours… donc pas vu, mais un pote l’a déjà pécho en blu-ray. Séance de rattrapage possible. Mais pour ne rien te cacher, j’ai un peu les boules d’être déçu… tu me dis que c’est cool, on me dit que c’est cool, OK je veux bien le croire, mais j’ai toujours tendance à attendre trop des choses… à mettre la barre trop haut… et comme dit Lisa « Michael Cera est pas assez mignon pour jouer Scott ! » ha ha ! En animation ça l’aurait fait non ? Le mec O’Malley a un style tellement cool ! C’est un génie ! Et tous ces persos de filles ! Envy Adams, Kim Pine, Lisa Miller ! Ouais donc je vois ça et on en reparle…

JACKASS 3 je l’ai vu par contre et en 3D… ce qui sert à rien… à part pour la scène d’ouverture… et celle de fin. Quoi dire ? C’est toujours pareil, mais ça me fait rire, c’est du slapstick, du cartoon de la Warner en live… tout le gang est là, c’est clair que ça tourne en rond (hey on va faire chier Bam avec des serpents…) mais ça fonctionne…

MOTHER OF TEARS j’avais jamais vu celui-là, et c’est pour boucler une trilogie, let’s go… la fin du monde aux portes de Rome, des sorcières, et des loli-goths plein les rues… des effets gore crapoteux, y’a pas à chiquer, on est chez Dario Argento… un peu mal branlé comme d’hab, ça patine et c’est maladroit, c’est une constante… perso depuis PHENOMENA c’est le début de la fin, mais  ça le fait quand même pour une soirée de désoeuvrement… et surtout, ne jamais négliger l’effet Asia… beauté non conventionnelle as hell, la fille de son père…

MACHETE ouah Robertoooo! Tu le sais, je suis client à 157% du Texan, rien à faire, donc j’ai vachement aimé ce truc… y’ a tout ce que j’aime dedans, une histoire frontale, des persos don’t mess with me, des gunfights, des giclées de sang, des têtes coupées, de la tripe (le coup de l’intestin qui sert de câble de rappel : trop cool), les seins (et les taches de rousseur) de Lindsay Lohan, enfin Danny Trejo dans un rôle principal, Michelle Rodriguez, des guests de luxe, la Troublemaker family : Cheech Marin, Daryl Sabara, Tito Larriva, des explosions, des punchlines, de la culture chicano, chemises à carreaux + chaussettes taille haute (à la Chino Moreno), et low-riders… ça vole pas haut mais ça fait du bien… d’ici 20 ans un fanboy réalisera un film du même tonneau et les critiques diront à peu près « una pelicula décompléxée, fun et gore, grand-guignolesque, qui rappelle l’œuvre de Robert Rodriguez… » on parie un patch de KISS ?

LA HORDE vu chez Gwardeath, à la cool, pour rester dans le ton Zombieland de mon fat week-end à Bordeaux. Une sale croûte, les acteurs sont en dessous de tout, la photo est moche, le scénar pue, normal c’est de la merde ! Un premier film pour Yannick Dahan. Ben arrête là, c’est bon on a vu qu’il n’y avait rien à voir. Le type se permet de faire le cake à Canal, à fusiller des films, façon je suis hyper-cool,  le Tony Montana des chroniqueurs cinoche… jacasse moins et travaille plus mec…

HARRY POTTER – LES RELIQUES DE LA MORT, PART 1 j’en dirai plus en juillet, puisque le dernier volet est sectionné de deux… tout ce que je peux dire c’est que c’est toujours aussi bon de retrouver les petits (devenus grands) sorciers… surtout une petite sorcière en fait.

UNSTOPPABLE le nouveau Tony Scott, un bon moyen de s’envoyer ailleurs durant deux heures… film catastrophe à l’ancienne, qui raconte (d’après des faits réels) la course folle d’un train chargé de produits toxiques qu’il faut tenter d’arrêter avant la cata… deux cheminots qui s’apprécient pas trop au début (classique) sont grave sur le coup. Bien torché, comme d’hab avec ce réalisateur qui connaît la musique niveau actionneer, efficace, bourrin mais pas trop, c’est du bon… les acteurs sont au taquet, l’excellent Chris Pine (le captain Kirk dans STAR TREK version JJ ABRAMS, que t’as vu dans INFECTES), le non moins excellent Denzel Washington, l’excellente Rosario Dawson (pull my train Rosario !) et la toute émouvante (et huh, excellente…) Jessy Schram (Hannah Griffith dans VERONICA MARS, belle à se liquéfier, le SD #11 lui est dédié !)… un guest cool en la personne de Ethan Suplee (excellent également, ha ha ha), d’ailleurs c’est lui qui est à l’origine de tout le bordel ferroviaire…

PUSH çui-là je l’avais loupé au cinoche… sur la jaquette ça dit entre HEROES et JUMPER… ça tombe bien HEROES j’en suis raide, JUMPER j’avais vachement accroché… des teens traqués par une organisation gouvernementale, parce qu’ils ont développé des super-pouvoirs… mais ils vont riposter… ça crève pas le plafond mais c’est spectaculaire, et je suis méga-fan de Dakota Fanning depuis MAN ON FIRE…

MONSTERS surprise! Je m’attendais pas à ça… un reporter est chargé de raccompagner la fille de son boss à la frontière des USA depuis le Mexique. OK, mais faut préciser que ledit Mexique est infecté par des aliens (genre poulpes géants mais qui se baladent aussi hors de l’eau), et également tout destroyé par des bombardements chimiques qui butent plus de civils que de créatures… d’ailleurs ces créatures sont-elles si agressives, hein ? Un bon film, atypique, mais qui manque carrément de punch… le réal a choisi de se centrer totalement sur les personnages, et sur comment ils vivent cette situation tendue. Du survival mais assez soft en quelque sorte… les quelques brèves scènes d’action surprennent d’autant plus… une qui rappelle CLOVERFIELD, dès les premières secondes, une autre LA GUERRE DES MONDES version Spielberg… ça change.

Niveau série c’est la totale de LOST, je révise… JJ, toujours, un pur génie ce mec. La série qui t’emmène où elle veut, nébuleuse, tordue, à base de voyages temporels, de mysticisme, de survival, d’expériences sociologiques, de conspiration, de secrets, de monstres mystérieux, des flash-backs, et forward aussi ! Des fois je suis dans le brouillard mais c’est ça le but… bon à la fin de la dernière saison, ça piaille pas mal genre hey putain on veut des réponses ! (comme chez les X FILES)… perso ça me dérange pas de devoir combiner des hypothèses, de formuler mes propres tentatives d’éclaircissements, d’interpréter, soyez créatifs putain merde !

READ DAMMIT !!!

Comme d’hab quand je suis à la rue niveau books : par ici le Stephen King, pécho chez Oxfam, en plus c’est pour une bonne cause, genre sauvez Willy. Bref, je me tape « tout est fatal », j’en suis seulement à la quatrième nouvelle et pour l’instant c’est du tout bon, le King c’est le roi quoi… j’ai déjà « blaze » qu’on m’a offert et qui m’attend sagement.

VICE spécial comédie, des interviews de scénaristes, de comiques ricains (dont Johnny Knoxville), des articles sur la vis comica, le meilleur numéro de ce mag’ depuis un bout…

SANS TITRE FIXE le smash hit du moment, je découvre ça et c’est de la grosse balle, un zine from Toulouse, fait à la cut+paste par un youngster, c’est frais, spontané, marrant (le spécial cinoche avec ses scénars déglinguos est terrible), ça a de la personnalité, le mec joue dans des groupes, organise des concerts, se bouge le fion quoi, c’est trop bien !

KING CITY de Brandon Scott Graham, un cool comic un poil futuriste, avec des espions, des sasquatches tenanciers d’hôtels secrets, des chats multi-usages (genre couteau Suisse), des ninjas, une drogue qui fait flipper, des créatures étranges, une ex qui rend mélanco, une autre nana à la silhouette affolante… un pitch alambiqué mais des dessins super agréables, mi manga-mi Moebius période l’Incal…

Allez on envoie la zique, tous formats confondus…

WITCH HUNT “blood -red states” sorti sur FZM le truc des Bérus !!! Ouin !!! mais un putain de groupe, qualifié de crust généralement mais moi j’y trouve une dimension emo, c’est déchirant, plombant, rageur, c’est la classe…

KIDS AGAINST CROSSES/CYCLE TO cool split, avec d’un côté un side-project de deux guys de CBTP, pop-punk acoustique rehaussé de trombone (pour le jazz), des chansons géniales catchy as hell… de l’autre un truc un poil bancal, emo déglinguo, avec une voix qui dérape mais c’est ça qui est cool…

SICK OF SARAH super groupe candy pop-punk de Minneapolis, des filles dude, des chansons chatoyantes, c’est énorme!

KID PHARAON le premier truc que j’ai chopé de ce petit gars bourré de talent, je crois que c’est une compile de singles, avec des tubes comme « livin’ underground », « walking my way » et cette reprise du « Pablo Picasso» des MODERN LOVERS.

DRIVING DOWN THE 101 un fly pécho devant la Boule Noire, j’essaie en rentrant : happy HC, easy-core (allez on envoie les étiquettes) super bien branlé, et c’est français monsieur ! Oui et on s’en fout !

BUCKCHERRY “all night long” heavy-glam from L.A. avec tout le kit, des tubes en rafale et en bonus 7 titres acoustiques qui trouent le cul.

GENERATION X dans les vieilleries qui tournent toujours (il y en a de moins en moins, c’est un fait… pas de préméditation, c’est comme ça…) un premier LP génial, avec des tubes absolus, des mélodies catchy à mort, « promises, promises », « ready steady go », « listen »… sorti en plein bouillon punk-rock quasi originel, mais c’est carrément de la pop-glam… le suivant « valley of the dolls » est décevant, malgré un titre génial qui ouvre le disque (« running with the boss sound ») par contre j’adore « kiss me deadly » enregistré avec une grosse bande de mercenaires, dont Steve Jones et John Mc Geoch, là aussi c’est tubesque et même parfois groovy (« happy people ») ; c’est là qu’on trouve le « dancing with myself », et des titres monstrueux genre « untouchables »… de la grosse balle. Billy c’est mon Idol…

PAPA ROACH « time for annihilation »  des titres live bof, mais aussi des nouveaux morceaux qui tuent, le virage MOTLEY CRUE est consommé, et ça le fait!

SAOSIN le premier… emo Fructis stylee mais putain c’est gigantesque…

BRAND NEW la totale, un don de la compo hors du commun, la classe olympique.

Bon allez, je décroche… avec une citation, heeeu, je sais pas trop…
« C’était la meilleure nano-seconde de ma vie ! Non c’est celle-là ! Non celle-là ! Celle-là n’était pas mal…» (Bender Rodriguez)

Non, autre chose :
« Could you please pick up the phone, I started a million letters to you but I couldn’t finish any of them ».
LIFETIME (young, loud & Scotty)

Bises! (vous voyez rien mais je fais le signe Vulcain là…)

JAZZ MAYHEM n°9 – Samedi 23 Octobre 2010

NASTY SAMY – SAMEDI 23 OCTOBRE 2010

Hey Mike, t’es toujours d’humeur jazzy ? De mon côté, ça swingue lourdement, tempo écrasé et grandes soufflantes dans le cornet à pistons. Ambiance presque hard bop pour le coup !

C’est toujours la rentrée, dommage j’en profite pas, s’il y a un truc que j’adore c’est bien cette période septembre-octobre-novembre, juste après l’enfer estival et avant de rentrer dans l’hiver cotonneux, pile poile, changez rien, impec’ pour mon mood, ça me brosse le mental dans le sens des terminaisons nerveuses… cette période de nouveau départ, la température qui chute, les jours qui rapetissent, des nouveaux voisins (ou voisines !) qui s’installent à côté de chez moi, la boulangère en bas de la rue qui est rentrée toute bronzée de ses vacances dans le Sud (bronzage intégral, je le vois quand elle se baisse pour choper les nounours au chocolat stockés dans une boîte en carton derrière son comptoir, j’ai l’œil du Tigre mec!), des sourires imprimés sur toutes les gueules (sauf les fonctionnaires, qui savent qu’ils vont avoir des payes rapetissées, hé ouais les jours de grèves ne sont pas encore payés en France, patience on va bientôt y venir à l’allure où vont les choses), bref une aire de renouveau, c’est passager, presque immédiat, c’est pour ça qu’il faut profiter de chaque seconde.

De mon côté, je suis toujours empêtré dans mon road trip américain, et j’ai beau me concentrer, la rentrée, je ne la sens pas, mais alors pas du tout ! Je pense que ça va me secouer quand je vais ramener ma carcasse  en Janvier, ça va me remonter recta dans le derrière, wooops, sans lubrifiant, floooof !
Bon, j’aurai loupé une saison, c’est pas grave je vais arriver pour l’hiver, une autre période que j’apprécie particulièrement… surtout dans ma région : des sapins, basse montagne et tout le toutim, very nice! Emmitouflé sous des couches de fringues, bonnet, gants, écharpe, gros godillots, yes, condensation de l’air quand tu ouvres le bec, bout du nez gelé, le soleil qui ricoche sur les congères enneigées… superbe ! J’ai la fibre du montagnard indécrottable ! Et la pluie aussi, j’aime bien, rien de tel que de faire un petit jogg’ sous une petite bruine apaisante, un des petits plaisirs simples et naturels auxquels je m’adonne  plus que de raison.
Bref, tout sauf le soleil et la chaleur.
Heu, l’intro à nature météorologique, je crois que ça devient une sorte de tradition pour cette colonne, non ? Un peu comme les vieux, avant d’attaquer les sujets sérieux (maladies/morts de proches/résultats du tiercé), on se chauffe sur le temps….

Là pour le coup, il y a toujours une odeur de vacances qui me suit… je suis à Hermosa Beach, Californie et question villégiature, je dirais qu’on ne peut pas mieux faire. Climat parfait (ensoleillé à toute heure de la journée, jamais chaud, jamais froid, pas humide et pas de moustique, t’as mieux ?). Je viens de me taper une marche sur la superbe plage de ce bled, avec l’album « Cause of Death » d’Obituary dans mon I-Pod, et je dois dire que ça m’a fortement apaisé… bikinis à profusion, les dames dans le bikini en question plutôt superbes, la fixation qu’ont les Californiens sur la perfection n’est pas un mythe, j’en ai la preuve devant mes yeux ébahis… un îlot paradisiaque dans un pays qui s’émiette doucement mais sûrement.
Et quand je dis Hermosa Beach, tu me réponds ?
Black Flag, Adolescents, Pennywise, Cirle Jerks, SST Rds !
Gagné.

Le Ieper fest, ça avait l’air dodu… Beaucoup de groupes que je ne connais pas, ou que de nom… UFO Mammut, eux je les ai vu il y a  dix ans dans un bar minuscule à Nancy, une cave qui pouvait contenir une vingtaine de personnes, et ce soir j’aurais facilement pu écarter les bras sans que ça ne dérange qui ce soit… On était à Nancy avec Sylvain (Generic) pour bosser sur la jaquette du premier album de Second Rate avec Dan (du zine Kerosene), qui venait de nous proposer de sortir la galette, le début d’une belle aventure… je te cache pas qu’on était bien content ! Et d’avoir un mec qui gérait comme un as un logiciel de mise en page pour faire un art work soigné, c’était pas du luxe… à l’époque, je devais même pas avoir d’ordinateur, tout juste un phone portable, c’est pour dire… bon bref, après avoir passé des heures devant l’ordi à triturer quelques idées et surtout à vider quelques canettes en écoutant les Marshes et Down by Law, on est sorti dans ce petit bar pour continuer de s’humecter les papilles et mater une affiche exclusivement italienne, un gig organisé par Brother Fab (alors chroniqueur dans Kerosene et chanteur de l’excellent groupe Carn –précurseurs en France de cette scène stoner et assimilé)… de ce que je me souviens, ça ne m’avait pas vraiment envoyé au plafond, j’avais préféré l’autre groupe rital, That’s Alll Folks!, copie carbone de Kyuss, j’avais d’ailleurs acheté leur album… Ufo Mammut eux étaient davantage dans un trip ala Pentagram et Cathedral, plus lent, plus lourd… plus chiant. Bon, tout ce délire autour du doom/stoner/sludge, ça me passe quand même bien haut dessus de la brosse, hein… je me contente d’écouter Black Sabbath et ça me va… ou alors, si je veux me faire pilonner le plexus par des sons oppressants et des atmosphères suffocantes, je me met un bon Godflesh (vu en live à Besançon, pour un des concerts les plus loupés qui m’ait été donné d’assister… ça arrive, mais ce soir, en plus de galère de sons, il y avait un sérieux problème de mise en place, les samplers et  machines étaeint complètement décalées, les zicos à la rue et le son de la guitare tellement pourri qu’il en était impossible de reconnaître les morceaux ! Mal aux oreilles !). Ou si je veux me faire peur, j’écoute les Swans. Tout simplement.

Yes, et Madball c’est vrai que ça fait un bail qu’ils tournent en rond, après le premier disque il n’y a plus grand-chose à prendre, la même formule récitée encore et encore, clichée à fond et le trip des voyous de New York en goguette, la family, le code de la rue, DMS tatoué sur les fesses, tc, ça prend assez vite la couenne… perso’, ch’uis pas le dernier à écouter de la brutasse de la Grosse Pomme, mais en ce qui concerne Madball je reste sur « Set It Off », leur premier skeud, une tuerie dans le genre… je les ai vu une seule fois en concert et c’est vrai qu’il y a une énorme énergie communicatrice,  je m’attendais à voir des mecs sur scène carrément lourdingues, et bien pas du tout, sourire jusqu’aux oreilles, contents d’être là, respectueux de leur public et très généreux sur la purée envoyée! Bref, une bonne surprise, on s’apprêtait à déconner à plein tube sur leurs gueules cassées et leur touche de latinos de ruelles coupe gorges et bien non, on est ressorti de la salle complètement revigorés,  avec l’envie de se repasser leur première galette (en format K7 of course!) à fond dans ma 309 diesel! A l’époque, ils rentraient sur scène sur le thème de Terminator, super bon goût ! D’entrée de jeu ils avaient gagné mon respect (prononcé wispecte, hein, comme d’hab’). Par contre, en première partie, j’avais souffert devant H20, chiant et vraiment anecdotique dans le trip… dans la case des groupes surestimés, ils se positionnent dans le peloton de tête… un peu comme Bouncing Souls dans le mélo’, j’ai jamais compris leur pseudo popularité… enfin bref.

7 Seconds, voilà un putain de bon groupe, jamais eu la chance de les voir sur scène… veinard ! Perso’, j’aime bien leur période 90s (genre l’album « Shizzy »), sur certains disques ils agrémentent leur hardcore éfficace et tonique d’une petite pincée grungy et même fusion, n’ayons pas peur des mots, pile poil raccord avec l’époque, super ! Bon les premiers skeuds sont cool aussi, même si ça a pris cher avec les années, enfin bon l’attitude est là et l’esprit est exemplaire… Kevin Seconds, premier ministre dans le nouveau gouvernement, please! Bon, vivement qu’il repose sa guitare folk et qu’il se remette au turbin…

Alors, au ciné, j’y suis allé à pas de chaton apeuré… j’ai volontairement loupé Scott Pillgrim parce que je veux d’abord finir le comic (j’en suis au 5ème tome et je prends toujours autant de plaisir à lire les aventures du teenager canadien), j’ai loupé The Expendables, faut dire que je n’étais pas très concentré sur le sujet, tout le monde semblait frétiller d’impatience pour ce film, je ne comprends pas trop pourquoi… je suis un gros fan de films d’action mais j’avoue avoir été plus qu’étonné par le buzz du film… pourtant quand je dis que je suis fan de Conan le Barbare, de Commando, de Predator, de Bloodsport, de Portés Disparus, de Double Impact et d’Universal Soldiers à mon entourage et mes potes, ça aboutit rarement sur une grosse discussion, tout au plus sur quelques réflexions cyniques et des commentaires à moitié drôles… et là tout d’un coup, tout le monde adore les films stéroidés et testostéronnés… chelou. C’est con, je ne pourrai plus me foutre de la gueule de ceux qui adorent Into the Wild… Stallone est un grand homme, il n’y a pas une once de doute là dessus, mais pour moi il ne réussira jamais le coup de refaire aussi bien que le dernier Rambo, pur massacre cinéphilique… il a réussi le tour de force d’égaler le 1er Rambo, un beau coup! Chapeau Sly. Mon passage préféré dans « John Rambo », c’est quand il crache la phrase ultime à une nana d’un groupe humanitaire qui débarque dans une zone très dangereuse pour essayer de solutionner un problème épineux avec un groupuscule pirate qui séquestre des ressortissants américains… John Rambo, devenu chasseur de crotales (à mains nues, bien sûr), lui balance à la gueule, impassible : « Vous avez des armes ? ».

Bon je suis quand même aller voir MACHETE, cerise sur le gâteau, dans un drive in, une première pour moi… et l’occasion pour moi de lever le voile sur un gros mystère qui m’a torturé le cerveau à plus d’une reprise… comment diable entend-t-on le film dans sa bagnole ? Le son, il sort d’où? Pas moyen que ça soit diffusé à travers une énorme sono, imagine la gueule du voisinage…difficile aussi d’imaginer qu’ils donnent de petits appareils récepteurs (un peu comme un petite radio, genre un talkie-walkie à travers duquel tu entendrais la bande son du film), j’ai envisagé cette solution mais autant dire que sur dix appareils donnés, le mec au guichet n’en récupérerait qu’un seul, et encore, certainement cassé ou avec de la matière fécale séchée sur l’antenne… la race humaine, pire que des rats de décharge… non, il s’agit d’un tout autre procédé… tu connais la réponse ?
Simple, quand tu passes en bagnole devant l’entrée de l’énorme champs où tu te gares, on te communique une fréquence hertzienne pour ta radio… et le son est diffusé dans ta bagnole, miraculeux ! Et si tu n’as pas de radio ni d’enceintes dans ta caisse pourrie ? Et ben tu te casses, tu rentres chez toi comme un pauv’ diable et tu remattes ta VHS de Cyborg, loser !

Bon, et Machete ? Je suis donc le seul qui n’ait pas aimé ce film ? Ouais, je crois bien… vu les critiques dans la presse spécialisée et les avis des gens que je connais, c’est unanime. Tout le monde crie au génie. Pas moi, vous pouvez dire ce que vous voulez, ça reste un pastiche de film d’action, quasi un film comique, du même niveau qu’un vulgaire sketch des Nuls ou des Inconnus à l’époque où ils déliraient sur Van Damme et Stallone, même délire, aussi fin et aussi con! J’attendais beaucoup plus de ce troisième épisode de la fantastique et jubilatoire série des Grindhouse (Death Proof/Planet Terror) opérée par Tarantino et Rodriguez… le trailer était marrant, puisque tout part de là finalement, l’idée d’en faire un film, heu, beaucoup moins. Et le principal truc qui me faisait peur s’est matérialisé, un piège énorme dans lequel il était quasi impossible de ne pas tomber la tête la première, c’est du même tonneau que le trailer, tracé au gros marqueur, ça mise tout sur le fun et la bourinerie en mode tongue in cheek, seulement ce qui est poilant pendant 2 minutes trente ne l’est pas forcément pendant une heure et demi. Le casting est bon, aucun problème, De Niro, Steven Seagal (il ressemble de plus en plus à un crapaud !), Don Johson (Miami Vice rules !), ya même Tom Savini (on le voit s’entraîner, putain le vieux est en mega forme!) et bien sûr la crapule mexicaine en chair et en os Dany Trejo (le gazier à quand même plus de 60 ans, impressionnant ! Et c’est son premier rôle en tête d’affiche)… les poules j’en parle même pas (je te laisse le soin de le faire !), le tuba tout dur et friction du prépuce sur l’élastique du caleçon sur toute la longueur de film (trop petit le caleçon, il date du lycée, quand ma mère m’achetait des calbutes avec Achille Talon ou Homer Simpson imprimé à l’endroit même où le serpent à sonnette sommeille, ça m’a mis dans des situations un  peu embarrassantes, quand tu tombes le futal  avec une poule que tu viens de pêcher dans un bar, en fin de soirée, ça casse un peu la magie quand elle débraguette le jean et qu’elle se retrouve nez à nez avec les bouilles de Boule et Bill à hauteur des lèvres… perte de dignité garantie, bref, ces caleçon je les ai toujours, merci maman!), même s’il a été dévoilé que ce n’était pas vraiment la paire mammaire de Lindsay Lohan qu’on voyait à l’écran mais une doublure…Ok c’est bien beau, mais au final que reste-t-il ? Pas grand-chose. Ça papillonne de références  cinéphiliques bis, ah ça oui, mais bon j’ai jamais questionné l’ampleur de la culture grindhouse de Rodriguez, là n’est pas le problème. Entre le jouissif et le ridicule, il n’y a parfois qu’une minuscule frontière de la taille d’un lacet… et là le père Rordiguez est passé dans le côté obscur. J’ai perdu tout intérêt pour le film après 20 minutes, dialogues merdiques, jeux volontairement ridicule et exagéré (à part Don Johson, grosse prestation), scénario de base sans queue ni tête, l’action ne fait jamais mal, la violence n’est jamais physique, pas assez de nichons et de meufs à poil (c’était pourtant un argument de vente du film), on ne s’intéresse jamais aux personnages tant il est évident que ce ne sont que des marionnettes destinées à faire le show et surtout, le gros problème pour moi, c’est ce ton humoristique pataud, presque condescendant pour les films d’action et le public qui s’en réclame. Un mexicain qui dézingue à la machette. La belle histoire. Machete est aux film bourrins ce que Spinal Tap est au hard rock. Une farce. Très loin du joli coup réalisé avec Planet Terror, qui bénéficiait d’idées lumineuses, d’un budget bien utilisé et de scène ultra dingues… tout ce qui manque à cette péloche. Hormis l’expérience géniale du drive in, je ne garde pas grand-chose de ce « faux » film.
Bon, je crois qu’on peut se remater the Faculty encore quelques fois…

Niveau DVD, c’est pas la grosse folie non plus, j’en achète beaucoup mais je les garde pour les longues soirées d’hiver quand je rentrerai en France, et là faut dire que mes journées sont bien assez remplies. Je me suis quand même envoyé quelques petites sucreries qui m’ont fait plus d’effet que le ballon de baudruche de Rodriguez. J’ai balancé quelques reviews bien dodues de Chopping Mall, Night of the Demons et Student Bodies (on ne peut pas faire plus 80s comme sélection!), que je garde pour le prochain Megazine. J’en ai mis une au chaud pour cette colonne :

Child’s Play 2 (1990): Je suis un gros fan de la série Chucky… une brochette de films géniaux qui synthétisent tout ce qui fait le charme du genre horrifique des années 80s. Je viens de m’acheter le t-shirt de ce deuxième épisode à la convention horrifique Festival of Fear à Toronto… et quand je l’ai enfilé pour la première fois, j’ai eu un gros doute… est-ce que je l’ai vu ce film ? Les séries des 80s sont assez déstabilisantes, tous les Freddy, tous les Halloween, tous les Vendredi 13, quand je suis dans les bacs et que je retourne ces DVD dans tous les sens, parfois je doute, je confonds les épisodes, je mélange, les titres m’induisent en erreur… pour Chucky, même s’il y en a moins, c’est la même en couleur… Impossible de porter un t-shirt d’un film que je n’aurais pas vu, c’est un code d’honneur. Dans le flou, j’ai préféré acheter le film et le visionner dans la foulée (je l’ai trouvé dans une station service sur l’autoroute, en solde à 5$ !!! Chez nous tu as droit au concert sur les Champs E lysées de Johnny ou le Best Of de Nougaro à 20€ !!! NougaYork, c’est définitivement pas le même monde). En effet, après vérification, c’est le seul de la série que je n’avais pas vu, et le plus foireux, de loin. L’humour est moins corrosif et le gore totalement absent, pour le reste l’esprit de la poupée rouquine possédée par l’esprit du tueur Charles Lee Ray (oh la référence, bien dodue ! Trois criminels américains : Charles Manson, Lee Harvey Oswald et James Earl Ray) est toujours là, même si moins flamboyant. Ca se regarde d’un œil, et ça me donne quand même quelques bonne sensations. Dans le style, j’ai beau lutter, je suis un public ultra facile. Donne moi cette photographie typique des eighties, ce grain d’image reconnaissable entre mille, ces scénarios mal torchés, ces dialogues surréalistes et je craque. Ceux qui n’ont jamais essayé doivent absolument commencer par le premier, un chef d’œuvre du genre, enchaînez directement avec les deux derniers épisodes (« la Fiancée de Chucky » et « Le Fils de Chucky »), ultra fun ! Si vous n’êtes pas à donf’, vous pouvez éviter cet épisode, idem pour  le suivant, passez la main… à moins que vous n’achetiez le t-shirt!
Comme c’est souvent le cas dans ces séries, la séquelle est expédiée puis les producteurs, dans un sursaut de lucidité, redressent la barre au troisième épisode, apeurés de ne pas pouvoir faire pondre la poule au cul doré aussi longtemps qu’ils le souhaiteraient. S’ensuit un long catalogue en dent de scie… toujours le même schéma !  Le trailer ici. Sorry’s Jack, Chucky’s Back !

Et toujours quelques sketchs de Kevin Smith, matin midi et soir, c’est mon toubib qui me l’a prescrit… c’est bon pour le teint, je crois d’ailleurs avoir vu tous ses DVDs, celui-ci je l’ai aussi trouvé dans une station d’essence en bord d’autoroute au beau milieu du MidWest !!! Chez nous pour avoir ce genre de DVD, il faut le commander dans un shop pointu et l’attendre pendant des mois… Donc là je situe l’action, petite pause pour envoyer un jet dans un urinoir crasseux, une saloperie country Fm dans les enceintes du shop, un café chaud, je feuillète un magazine sur les armes à feu (ma nouvelle passion, avec la photographie! ahahah), une barre de protéines pour stimuler le tissu musculaire, je traîne dans les rayons en sirotant mon nectar noirâtre et tombe sur une sélection gratinée de DVDs très cool, dont ce « Threevening with Kevin Smith ».
Même procédé que pour les autres, le gros Smith emmitouflé dans son imper’, vans black & white flapies aux pieds, il nous la joue spoken word en répondant aux questions du public et dérape au gré de ses envies et de ses réponses, c’est la base de son matériel narratif… et ça part dans tous les sens. Toujours cette humour scato’, ces histoires  de cul (qui sont souvent basés sur sa vie de couple! Ca m’a l’air épicé sous la couette des Smith !), des anecdotes de tournage (Clerck I et II, Jersey Girl, sa contribution pour le nouveau Die Hard, sa rencontre hilarante avec Bruce Willis, etc), le tout relevé de détails et de références à cette culture populaire qui l’influence et le nourrit depuis ses débuts (comics, films cultes, etc). Cette aisance dans la narration d’histoires ridicules, saugrenues et insensées,  sa faculté à nous tenir en haleine avec trois fois rien, c’est vraiment impressionnant, plus drôle que la plupart des comiques de profession, plus divertissant que n’importe quel présentateur à la mord-moi-le-nœud-et-mastique-moi-les-olives (aie ça fait très mal), Kevin Smith nous prouve qu’il a plus d’une corde à son arc… bref c’est une excellente alternative aux programmes déplorables et débilitants qui gangrènent nos téléviseurs. Ca tombe bien j’ai pas la TV.  Ah au fait, ça y est j’ai enfin mis la main sur Zak & Miri make a Porno, pas encore vu, mais ça ne saurait tarder.
Au fait, il n’aurait pas écrit une autobiographie par hasard ?

Au niveau lecture, ça donne bien.

J’ai commandé  le livre Misery Obscura (the photography of Eerie Von 1981-2009) et l’ai dévoré dans la foulée. Le genre de livre fait pour moi. Superbe recueil de photographies prises par Eerie Von (bassiste de Samhain et Danzig) durant son long et épique périple dans le rock business, un document obligatoire pour les fans de rock sombre et visuel, qui couvre plus de 25 ans d’activité, ça grouille de superbes clichés pris sur le vif, pendant les tournées, en studio, dans les loges, sur scène… ça se passe souvent derrière le rideau, c’est ça qui est bon, l’histoire des précurseurs de ce qui allait devenir l’horror rock  nous y est dévoilée sans détour… ça commence dans une grotte en pleine forêt (où les Misfits posaient pour la pochette d’un de leur premier album) et ça finit sur des énormes scènes en compagnie de Metallica, Soundgarden, Korn, Marylin Manson, Kyuss, etc… Entre temps, beaucoup de choses se sont passées, dont la rencontre décisive avec Rick Rubin, puis le succès commercial et critique, les stadium rock, etc… Que de chemin parcouru par EV depuis ses cours de photo au lycée, quand il shootait ses potes des Misfits en concert ou dans leur local de répétition… il a été le bras droit et le partenaire de Glenn Danzig pendant les années Samhain/Danzig (jusqu’au 5ème album où le capitaine a décidé de rester seul à bord du navire), juste après l’aventure Misfits. C’est une page de l’histoire du rock américain qui nous est contée ici. Superbe mise en page, iconographie classieuse, en noir et blanc ou en couleur, brutes ou retouchées et retravaillées sur ordi’, les photos nous emmènent là où on a envie d’aller, dans l’intimité des groupes, elles sont accompagnées de légendes explicites et de textes dans lesquels l’auteur revient en détail sur son histoire personnelle et celle des groupes dans lesquels il a joué, avec un franc parlé et une concision qui ne laisse pas de place pour le glamour et les paillettes. On retrouve bien sûr quelques flyers d’époque, des visuels, des illustrations, une préface par un mec de Minor Therat et Killswitch Engage (multi générationnel !), bref il y a de quoi lire, regarder et rêver les yeux ouverts. C’est édité par Dark Horse Books et, vous l’avez compris, c’est une lecture plus que conseillée.

Pour info, je rajoute qu’après avoir été subjugué par ce bouquin, j’ai pris contact avec Eerie Von pour lui dire tout le bien que je pensais de ces groupes, de son livre et de sa carrière en général. Quelques mails plus tard notre conversation a dérapé sous la forme d’une petite interview qui sera publiée dans le prochain fanzine Everyday is like Sunday. Bingo.
Il est toujours aussi actif, principalement dans la peinture (de figures monstrueuses et d’ambiances torturées, bien sûr!) et n’a jamais cessé d’enregistrer des disques, en solo, pour une carrière retirée du tumulte et de la distorsion, toujours dans un genre de ghoule-rock habité et martyrisé, où l’esprit du blues originel se heurte aux froides sonorités d’une musique ambiancée, répétitive et lo-fi, complètement bricolée (enregistrée sur son propre multi pistes, à la maison), favorisant les expérimentations sonores déstabilisantes et trippantes, sorte de mélopées glaciales où les esprits d’Elvis, de Suicide, de Nick Cave et de Robert Johnson tournoient dans une même transe. Bref un artiste multi facette pour qui j’ai le plus grand respect.
Il vient de sortir son nouvel album, dans une veine acoustique un peu plus traditionnelle cette fois-ci, quoique bien noueuse, sobrement intitulé « Kinda Country » (le titres est explicite). Checkez son site.

Tiens, un pote vient de m’écrire un email, il me dit qu’il est en train de lire la bio de Churchill et qu’il trouve ça passionnant. Je n’en ai aucun doute… Je lui ai répondu que de mon côté je viens de finir la bio d’Hulk Hogan ! On a les références qu’on mérite, hein.  Il n’a peut-être pas le passé historique et héroïque de l’amigo Winston mais ce bon vieux Hogan a quand même quelques atouts dans son jeu… Un bouquin complètement fun où le moustachu revient en détail sur toute sa carrière, ses débuts en tant que guitariste dans un groupe de rock de bar (!), puis sa décision de se mettre au catch, ses galères avant de se faire repérer, ses collaborations mouvementées avec les différentes ligues de catch, son ascension vertigineuse dans le domaine du spectacle et du divertissement américain, à tel point qu’il deviendra une véritable icône populaire (il a quand même lutté devant plus de 90 000 personnes, record d’affluence dans un stade aux States, loin devant les Rolling Stones qui s’y produisaient quelques jours avant et même Jean Paul II la semaine d’après !!!), avec des apparitions dans des films (Rocky III et pléthores de bisseries et séries fauchées qui ont toutes cartonnées en video club), des collaborations fructueuses (avec Mister T), ses vieilles rancœurs (le courant n’est jamais passé avec Jesse Ventura !) et une ribambelles d’anecdotes et d’histoires invraisemblables… Ce bouquin, c’est aussi l’occasion de retrouver quelques têtes connues, comme Andre the Giant (qu’il est le seul dans toute l’histoire du catch à l’avoir retourné et jeté au sol, 2m 24 pour 230 kgs, beau bestiau!), Bret Hart, the Iron Sheik, Rody Piper, the Wild Samoans, Ric Flair, Sergent Slaughter…
On y apprend aussi que gamin il était gros, laid et qu’il était la risée de ses petits camarades de classe (un peu pareil que Jean Claude Van Dame mais sans l’accent belge),  pas d’inquiétude l’american dream fera de lui le Jésus du ring, un messie du divertissement, plus grand que nature, plus fort que les Russes, plus rusé que les Chinois, bref une marque de fabrique internationale. Made in USA ! Des culs il en a palpés, des nibars aussi, le pognon à foison, des villas de rêves, des voyages (on connait sa carrière dans le catch américain mais il a également brillé de milles feux sur les rings japonais), le héros de tous les gamins des années 80s, quelques sessions dans les tribunaux (quand il a involontairement blessé le présentateur d’un talk show en lui faisant une de ses fameuses prises, puis pour sa consommation de stéroïdes –hé ouais, il n’y avait pas que les prières, les vitamines et les exercices physiques comme il le gueulait dans chaque apparition tv!), bref, des histoires à raconter c’est pas vraiment ce qui manque chez tonton Hogan… ça se lit super bien et ça m’a permis de m’immerger à nouveau dans cette ambiance de catch qui me branchait tant quand j’étais au collège, à la fin des années 80s. Mon voisin me copiait sur des VHS les matchs diffusés à l’époque sur Canal+, une chaîne relativement récente qui n’était disponible que pour ceux qui étaient équipés d’un décodeur (la petite boîte noire!), supers souvenirs. Le catch c’est un peu comme les comics Marvel, une ou deux fois par an je me pousse pour  raccrocher au wagon mais chaque fois que je suis prêt à faire le premier pas pour essayer de comprendre par quel côté attraper tout ce bordel je m’épuise avant même d’avoir commencé, découragé par tant de références, pas la force de gratter, trop de ligues, trop de lutteurs, trop de champions du monde, trop de matchs, trop de DVDs, trop de magazines, bref trop de bruit pour finalement pas grand-chose. Avant c’était la WWF, point à la ligne. Des émissions toutes les semaines, des matchs palpitants, quelques stars en tête de gondole et beaucoup d’aspirants, mais ça restait lisible et compréhensible… des gueules cassées, de personnages cartoonesques, des combats aux chorégraphies sidérantes, super esprit. Maintenant, ça m’a l’air vachement moins fun.

Toujours dans le rayon lecture, je viens de me taper un super nouveau zine ricain,  Radio (Truly Crucial Rock n Roll), écrit et publié par Mark Rudolph (le mec qui avait dessiné la pochette du premier album de Teenage Renegade, que j’ai également interviewé dans le Megazine n°3) et Kevin Kross (lui aussi est illustrateur, il joue -ou jouait- de la guitare dans Nerve Agents et Pitch Black). L’un est metal head indécrottable, l’autre est branché punk/hardcore, la collision de deux mondes, mais un esprit similaire, main dans la main, teub’ dans la bouche… La présentation est vraiment classe, un petit format, une sorte de cahier sérigraphié et agrafé, à base d’illustrations des deux gaziers et d’articles sur deux  groupes majeurs qui les ont influencé et initié (Entombed d’un côté avec l’album « Left Hand Path » et Dead Kennedys de l’autre avec la galette « In God we Trust »), une colonne chacun où il reviennent sur leur adolescence et la découvert des deux styles (le metal et le punk) qui vont guider leurs pas dans cette fosse aux lions qu’est la Vie, en page centrale ils se fendent d’un petit hommage graphique à deux grands hommes récemment disparus, Kevin Kross s’occupe de Lux Interior et Mark Rudoph de Dio. Lecture rapide mais très intéressante, plume alerte, supers dessins, mise en page de très bon goût, finition irréprochable, un zine de qualité supérieure, on sent qu’il y a derrière cette publication des gaziers pour qui l’esthétique est primordiale.

En ce qui concerne les concerts, je continue de me faire plaisir sur des affiches monstrueuses, ici tout est permis, n’importe où, n’importe quand, n’importe comment
Les Pixies qui jouent en intégralité leur deuxième album « Doo Little » à Austin, parfait, bien que ça ne soit pas mon album préféré (je tremble davantage sur « Surfer Rosa » et « Trompe le Monde ») ça me fait du bien  de réentendre ces morceaux, ça fait un sacré bail que je n’avais pas réécouté les Pixies… en tout cas c’est de bonne facture, même si pas renversant. Le public est à donf’ et tout le monde semble avoir vécu ses plus belles années sur les hymnes du groupe de Boston… super mood pour ce concert qui me renvoie de bien belles images dans la tronche.

Le American Carnage Tour porte plutôt pas mal son nom, vise un peu l’affiche : Anthrax + Megadeth + Slayer, port du casque obligatoire, et met des gants, aussi… et pis si t’as un slip en fonte, te prive pas non plus. Ca se passait à San Antonio, Texas,  et j’ai passé une putain de bonne soirée.
Anthrax, que j’ai déjà vu en 2006 (pour la reformation de leur line-up le plus fameux, celui des grandes années, ceux qui ont grandi avec les disques « Among the Living » et « Persistence of Time » comprendront)  a balayé tout le monde avec le set le plus énergique et le plus éclectique de la soirée… idem, au niveau du jeu je les ai trouvé plus francs du collier que leurs copains de jeu, un mini set de 30 minutes et puis s’en va, mais quelle impression !
Les briscards de Megadeth ont joué l’intégralité de  « Rust in Peace », un de mes albums de chevet, meilleur disque de thrash de tous les temps, un concert réussi mais une musique un peu plus compliquée à traiter en live, perso’ j’ai adoré mais je peux comprendre que certains (ceux qui ne connaissent pas l’album par exemple, ce qui est proprement scandaleux) n’y trouvent pas leur compte…
Slayer, quant à eux, jouaient l’intégralité de leur masterpiece « Season in the Abyss », aucune surprise, bourrin et frontal, une belle prestation également mais après les deux autres groupes, la fatigue se fait ressentir et quand j’y regarde de plus près, c’est en fait le groupe que j’aime le moins de l’affiche, même si j’ai tous leurs skeuds (sauf le dernier)… J’ai eu l’occasion de jouer sur le même festival qu’eux, pas sur la même scène ni à la même horaire, cela va sans dire, mais je me rappelle que j’avais pu assister à leurs balances pendant l’après midi même, pour moi encore mieux qu’un concert (c’est eux qui font leur balance et pas de vulgaires roadies), là tu passes derrière le rideau et tu prends des notes…  si on m’avait dit que je les regarderais checker leur son  quand j’écoutais « Reign in Blood » à fond dans la piaule d’un de mes meilleurs potes (yo Vince, si tu nous lis) en buvant des hectolitres de Koenegsbier et en sirotant un peu de Respilène pour se détendre le système nerveux… ah, avec mon premier groupe, Catharsis (c’était bien avant l’homonyme hardcore d’il y a quelques années), avec qui on ne faisait que des covers, un groupe de lycéens de base qui n’a fait qu’une petite dizaine de concerts chez des potes, dans des soirées privés, dans notre local, à la fête de la zique et même à la teuf’ de Noël du lycée, dans le grand hall où étaient situés les salles de maths et d’infos (autant dire mes cours préférés)… d’ailleurs mon prof de maths c’était l’oncle de Philipe Vandel de Canal +, véridique! Je jouais de la guitare dans son cours, pendant qu’il balançait ses conneries au tableau et gribouillait des formules qui lui seul comprenait… pas gêné, vautré au fond de la classe, comme chez mémé, la guitare sur les genoux et la gueule de benêt content de sa connerie, tous mes potes qui se bidonnaient, ahahaha l’éclate… « Monsieur Guillerand au bureau du CPE, tout de suite !« . Et après je me faisais prendre la tête par les gaziers de mon groupe car j’étais collé le mercredi après midi et que je ne pouvais pas répéter… je te l’ai déjà dit je crois, recordman d’heures de colle de mon lycée pendant mon année de première, le seul record que j’aie jamais battu d’ailleurs…. je suis rentré dans la légende ! Bref, ce prof de maths n’était pas un gros fana de discipline et ça faisait quelques années qu’il avait dû décréter ne plus hausser le ton ni s’énerver, rien, fuck j’emmerde ses p »tits cons, juste s’en battre les noix, ouvrir la porte, désigner dédaigneusement du doigt le boutonneux qui le faisait chier et le virer de la salle….
Retour à ce concert dans le hall, autant dire que l’acoustique était sublime, et notre prestation sensationnelle, mais ça ne m’avait pas empêché d’approcher une meuf que je trouvais ultra mignonne avec son petit carré tombant et ses yeux noirs de biche apeurée,  conversation qui va nulle part, grillage de clopes en chaîne (pas de loi Evain à l’époque, tout juste si on ne fumait pas dans la salle d’étude, arf !) et, juste avant de monter dans le dortoir, pourléchage de babines et effleurage du bas du dos avec la paume des mains ultra moites… on est sorti ensemble un an et demi, jusqu’à la fin du lycée en fait, une super nana… comme quoi, la musique, c’est plus important que les maths. Et je ne parle même pas de la biolo’.
Bon bref, pourquoi je te raconte ça ? Ah ouais ça me revient, avec ce groupe, donc, on reprenait l’hymne « Black Magic » de Slayer. Carrément.

Deux semaines plus tard je me suis tapé Mastodon + Deftones + Alice In Chains, dans l’antre en carton d’Universal City, fausse ville mais vrai parc d’attraction pour enfultes, quand tu marches dans les rues t’as l’impression d’être sur le set de tournage des Gremlins et de Retour vers le Futur ! Déstabilisant… mais toujours mieux que d’être coincé en banlieue parisienne.
Alice in Chains : monstrueux, un des tous meilleurs concerts de ma vie, juré ! Le black au chant fait un sacré boulot, la même voix que Layne Stayley, et il joue de la guitare sur certains titres… Chaque fois que j’écoute un de leurs titres, surtout ceux de l’époque « Dirt », je me rappelle de ma première meuf et de la facilité et l’insouciance de la vie à cet âge là, et j’ai envie de sauter de mon balcon. J’habite au rez de chaussé, ça va.
Pour les deux autres, j’ai été agréablement surpris… Mastodon, je suis arrivé à la bourre, pour les trois derniers morceaux, vu que chaque titre durent  en moyenne huit minutes, ça va, j’ai eu ma dose… les délires prog-metal, techniquement ça ne m’impressionne guère, enfin je veux dire en studio, entasser 57 riffs bout à bout, casser le rythme toutes les 5 mesures, pinailler sur des arrangements à la cithare et colmater ce bordel avec des ponts psychédéliques, ça n’est finalement pas hyper compliqué, pas plus dur que de faire tenir un petit morceau de rien du tout avec un refrain d’enfer, des bons riffs et un couplet qui fait monter la sauce, sauf que quand c’est joué sur scène comme sur le disque, là, je m’incline… donc Mastodon, bien les gars !
Deftones, je ne connais que les trois premiers albums, et je t’avoue que j’apprends à apprécier avec les années, même si tu ne me retireras pas que le premier album c’est du pauv’ neo metal naïf d’adolescents qui regardaient un peu trop sur ce qui se faisait à l’époque autour d’eux (Korn et leur premier album ? Le riff de « Blind » a sonné le glas du metal traditionnel et par la même occasion, imposé les dreads et le survet’ à bandes blanches comme LA mode vestimentaire pour toute une génération molle et décérébrée, salopards !) ; au deuxième «(« Around the Fur »), ils commencent à peaufiner leur formule, plus dissonante, plus introvertie, plus fragile, plus profonde, c’est beaucoup mieux, et impossible de nier qu’il y a de putains de vrais bons morceaux… reste ce chant à la limite du supportable, chuchotements agaçants, lignes mélancoliques atonales et cris de détresse et de colère, ça restera toujours le pont faible du band pour moi. Sur le « White Pony », ils s’embourbent davantage dans ce qui fait leur personnalité, ces nappes noisy, ambiances presque shoe gaze, des giclées de larsens, des coulis de drone, un batteur au groove imparable, des lignes de basses qui remontent dans le colon et des riffs plaqués bien qui poussent bien. Allez ouais, je te l’accorde, il y a des choses à garder chez eux. En live, il n’y a pas l’ampleur qu’il y sur galette, c’est moins léthargique, moins nébuleux, mois maladif, moins tordu… c’est plus néo metal, quoi. La sauce n’est pas la même, ils essaient de retrouver quelques sensation avec un clavier bien placé mais honnêtement, coincés entre les deux autres groupes, ils sont un peu passé pour le groupe local sur cette affiche. Bon, je termine sur le chanteur, je ne voudrais pas qu’on ait l’impression que je m’acharne sur lui, j’ai bien aimé sa manière d’occuper la scène, le gars cours dans tous les sens, il saute, gesticule, bref il mouille le maillot, bonne performance du Chino. En plus, il s’est refait une allure physique, il s’est rendu compte qu’il avait fait un peu trop fort sur les snacks devant la TV… un petit passage dans la salle du coin pour des séances de cardio’ avant la tournée et hop, ça va déjà beaucoup mieux pour monter sur le praticable de la batterie. Fini le futal en mode boulanger, le mec a même appris à se servir d’une ceinture! Ah, dernière chose, c’était le bassiste de Quicksand à leurs côtés, qui remplace temporairement le bassiste originel, blessé dans un accident. Allez, je ne vais pas mégoter, ça m’a quand même donné envie de réécouter mes trois disques en rentrant du gig. T’as gagné Mike, une fois de plus.

En zique, j’achète toujours des disques 4 fois par semaine, comment veux tu ne pas flancher quand tu mets les pieds dans des boutiques comme celle de Cheapo Rds (à Austin), Taang Rds (à San Diego), Amoeba (à Los Angeles), Rasputin (à Berkeley) et Docteur Strange Rds (à Alta Loma) ??? Chienne de vie.
Je ne vais pas te lister mes achats, on y sera encore dans 666 jours. Je te mets juste les disques qui ont bien tourné ces dernières semaines, dans la caisse et dans mon I-Pod, superbe invention qui me permet d’écouter la musique à toute heure, quoi que je fasse et où que je sois, et surtout quand je suis en train de conduire… ça me permet de ne pas avoir à pinailler pour imposer la zique qui me fait trembler les artères, le road trip c’est cool mais c’est comme en tournée dans un van, quand vient le moment de glisser un CD dans le poste radio, c’est la guerre ! Ma façon de gérer le conflit : le I-pod dans les oreilles. Ca m’évite d’écouter les disques de Groovie Ghoulies, des Queers et de Mr T Experience de la mère Nasty en boucle (j’aime bien, mais quand même il y a des limites à ne pas dépasser) et ça lui évite de se faire malaxer les tympans par les douces symphonies de Morbid Angel, de Cannibal Corpse, de Dark Throne et de Front 242. Le I-pod peut sauver un couple, la preuve.

Iron Maiden «  the Final Frontier » : yep, cet album passe bien, plus progressif dans les structures et dans l’approche globale, c’est toujours super cheesy mais bon c’est Iron Maiden, quoi… si tu es prêt à te taper du concept album en mode spatial et à te prendre des hymnes de guerres à chanter toutes cordes vocales dehors quand il faudra affronter (à la main, sans couteau ni nunchaku ) ces putains de neptuniens qui viendront bouffer notre pain de mie et forniquer nos gonzesses , et ben cet album est fait pour toi… je l’ai écouté un max, pas super facile de rentrer à fond dedans au début, faut s’accrocher, creuser en profondeur à la pioche, ne pas se décrourager et avoir le temps de se fader un album d’une heure et demi (et des intros de 5 minutes avant que le morceau ne commence vraiment), mais franchement c’est du Iron Maiden de bonne qualité, les vieux sont en forme, en tout cas bien plus affuté que sur leurs trois derniers albums. Pas de morceaux majeurs qui pourraient concurrencer certains de leurs plus grands tubes mais l’écoute n’en pâtit pas, bref c’est un skeud un poil différent, et c’est toujours cool une petite prise de risque, surtout chez ce genre de dinosaures. Les titres sont variés et balancés fermement avec la santiag qui bas la mesure sur le retour, un univers unique et une générosité qui ne leur fera jamais défaut… bon riffs, combats des trois guitares, feeling assez rock, Bruce Dickinson tout en gorge tremolo, une illustration cool pour la pochette, un délire branché alien en toile de fond, ça me va. Si ça en fait rire certains, et ben qu’ils rigolent.

Goo Goo Dolls « Something for the rest of us » : Faut relire ce que j’ai écrit sur leur prestation live dans la dernière colonne (cf ci dessous), honnêtement là je suis un peu à sec sur les Goo Goo, j’ai tout donné… que dire d’autre?  Que c’est de l’extra balle, honteusement radiophonique, scandaleusement calibré, ridiculement FM, un pied de nez à tous les garageux du monde, une déclaration de guerre à tous les fans de Jim Jones Revue… C’est l’Amérique, c’est le monde libre, faites pas chier où on envoie l’armée… ça donne envie de forniquer à couilles rabattues, ça donne envie de palper des nibards siliconés, ça donnes envie de soulever de la fonte pendant 4 heures tous les jours, c’est de la pop en plastique avec un chibre de 53 centimètres au repos, une dentition parfaite, des ongles de pieds ultra propres, bref c’est une ode à la perfection et à la chirurgie esthétique, c’est beau, les laiderons n’ont pas le droit d’écouter cette zique, non pour eux ya Weezer, dégagez,  ahahhaah… tu fermes les yeux et t’es dans Beverly Hills 90210, et dans Friends, ya même David Hasselhof qui te courent après avec une putain de bosse dans son petit short, tu vas y avoir droit mon pote ! Ya des ballades spécialement conçues pour les séances de cuni’, c’est la pine-co qui va être contente, grandes soufflantes dans les trompes de phallope (non c’est pas un instrument de jazz!!!), de quoi rouler sur la moquette à poil, et balourder un seau de fudge au plafond, bref c’est sensuel et sexuel, t’as les noyaux qui fonctionnent à plein régime et t’es content… quoiqu’un peu vidé. Si ça en fait rire certains, et ben qu’ils rigolent.
Pourvu que je ne refasse pas une review des goo goo le mois prochain, là j’en peux plus…

Zombi  » Spirit Animal » : Duo de Pittsburgh, basse batterie, pas la formule qui me fasse le plus rêver tu dois le savoir (oh les mecs, il manque pas un pénible dans votre band ?! Un gars qui joue d’un instrument avec  6 cordes par exemple, et qui porte un t-shirt de Manowar !!!?), synthés analogiques, claviers en tout genre, c’est exclusivement instrumental et c’est ultra planant, elliptique et envoûtant, complètement progressif (par contre pas trace de post rock, ouf!), ça fait voyager et ça rappelle un paquet de films des années 80s (notamment ceux de Romero et d’Argento)… ultra influencé par Goblin et les BO de John Carpenter, j’entends aussi Vangelis, et même de Jean Michel Jarre période « 4ème Rendez Vous » et « Equinoxe », allez y poilez vous mais c’est la stricte vérité … et un peu de Tangerine Dream, juste pour vous finir au sol. Pompeux et boursouflé, j’adore. Ça ne sera jamais signé sur No Idea Records, quoi. Quoique ça n’empêche pas les deux mecs de porter la barbe comme des beaux salauds.

Scorn : Projet electro de Mick Harris, ancien batteur de Napalm Death, là c’est pas tout ça fait le même délire, exit les délires extrêmes de son vieux groupe de metal de la mort, on change d’ambiance, et pas qu’un peu, c’est minimaliste, répétitif, ambiant et très dark… hé ouais j’écoute aussi de l’électro, barge ! J’adore, en bossant sur l’ordi c’est impeccable. Ou tout nu, allongé sur mon lit, avec une seule bougie allumée (je me verse la cire fondue sur la verge, pshhiii, ça brûle putain !), la biographie d’Anton Lavey sur ma table de chevet et un chaton éventré sur ma couette.

Skeleton Witch “Breathin the Fire” : Danzig en disait du bien dans une de ses interviews, il faut toujours croire sur parole tonton Glenn! Démence thrash old school qui n’hésite pas à titiller le bon black metal à l’ancienne et flirter avec le viking metal qui chie droit (avec un tube dans le fion pour faire des étrons en forme de cigares! Vas y fume, c’est du Cubain !), quelques plans death metal sont envoyés pour mon plus grand bonheur, ça castagne, super atmosphère,on sent le démon aux yeux rougeoyants qui se planque dans le plaquard à balais… la voix joue sur plusieurs registres, gutturale et stridente, les riffs sont inspirés et la production est signée Jack Endino, donc bien organique et chaleureuse (d’aileurs il produit de plus en plus de metal, dernièrement 3 Inches of Blood et High on Fire), pas trace de trig et de bidule synthétique, touche c’est du vrai ! Sublime. A classer dans le même bac que Toxic Holocaust, 3 Inches of Blood et Ghoul.

Echo & the Bunnymen : meilleur groupe anglais de tous les temps. Pop très sombre, dramatique et mystérieuse, habitée et maniérée, d’une finesse qui coupe la circulation sanguine. Sur la même marche du podium que les Smiths et Jesus and the Mary Chain, quoique tous très différents. La voix de Ian Mc Culloch, mec, quand même… tu prends la fin de la review de Scorn et tu remplaces le chaton par ta copine. Ensuite tu la jettes dans le vide ordure et tu vas jouer au loto sportif dans le bureau de tabac du coin. Et tu commande un pastis sans glaçon.

Helmet “Seeing Eye Dog” : Nouvel album sorti il y a quelques semaines, pas le meilleur, la voix de Page Hamilton a perdu de sa superbe et ses riffs commencent à tourner en rond, toujours la même recette, ça ne m’a pas empêché de l’écouter en boucle et d’y prendre du plaisir, je ferais les mêmes reproches à cet album qu’au précédent, un de plus dirais-je… dur de retrouver le niveau de « Meantime », de « Betty » et même de « Size Matters » qui marquait un petit virage un peu plus mélodique bienvenu pour le groupe. Pour celui-ci, le constat est un peu plus sec, un manque de renouvellement d’idées, des plans qu’on a l’impression d’avoir entendu dans leurs autres skeuds, des lignes de chant mal maîtrisées… heureusement le groove broyeur de colonne vertébrale est intacte, les structures sont toujours aussi poussives (c’est sympa de s’amuser à compter les mesures et d’anticiper les changements de riffs, ne vous étonnez pas si vous tombez de votre chaise), au moins il y a un son Helmet qu’on ne retrouve nul par ailleurs, mais bon, l’impact est à chaque fois un peu moins fort… et putain, cette reprise horrible de « And your bird can sing » des Beatles, wow, je ne peux m’empêcher de zapper le titre dès les premières secondes à chaque fois que je l’entends, irritant à fond ! Reprendre les Beatles, quelle drôle de putain d’idée ! Et sur le prochain skeud, c’est quoi la cover ? « Start me up » des Stones ? Sans déconner !!! Pour finir de plomber l’ambiance, je dirais juste que la pochette est tout bonnement hideuse (une constante chez Helmet). Un disque qui s’écoute quand même, hein, mais Helmet n’est plus tout à fait le tank qu’il a été, soyons honnête.

Eerie Von : j’en ai parlé ci-dessus, donc tu vois le délire… en tout cas, une chose est sûre, il porte bien son nom. Goth rock lo-fi, blues basique et épuré, no wave froide et déshumanisée, une boîte à rythme minimaliste qui drive l’ensemble, entre la démo enregistrée dans son garage et une bande son de films expérimentaux… la silhouette cabossée d’Alan Vega est au coin de la rue… pas très éloigné non plus de ce qu’a pu enregistrer notre Lucas Trouble national dans ses heures les plus folles et les plus démoniaques…

Et énormément de trucs indus, c’est par période, et là je suis complètement dedans, genre Skinny Puppy, Nine Inch Nails, Front Line Assembly, Circle of Dust, etc…
Je me suis également tapé pendant 2 semaines un monstre retour de flammes sur Type O Negative, j’ai racheté une bonne partie de leur discographie, j’ai énormément de respect pour Peter Steele et sa carrière, le chaînon manquant entre Black Sabbath et Sisters of Mercy, deux de mes groupes de chevet, ça me va ! Voix de Vlad Drakul, charisme mystique et physique à la Conan the Barbarian… tu peux y aller avec un crucifix et une gousse d’ail, peu de chance que ça fasse effet ! Il avait même posé à poil dans Playboy il y a quelques années, couillu le type (dans tous les sens du terme), il n’a jamais hésité à jouer avec son image de golgoth, preuve d’un second degré qu’on n’aurait pas forcément penser lui coller aux basques… chouffe le chibre, arf arf arf, un piolet de guide de montagne… une bonne idée de photo pour le prochain album de Fall Out Boy, non ?

C’est le même cinéma chaque année… musique cheloue et foreuse de moral pour la rentrée (alors que j’adore cette période !), death metal/thrash metal/black metal et heavy à l’ancienne pour passer l’hiver, et aux beaux jours je ressorts mes disques de grunge/power pop/punk mélo…  Ch’uis programmé comme un sèche linge !

Reçu en promo :
Flash Falcon « Voracious Appetite, Venimous Bite » : les lyonnais n’arrivent toujours pas à se décider entre le heavy metal du tonton, comprenez Accept/Wasp/Twisted Sister/Judas Priest, et l’action rock agité et chercheur d’embrouilles d’Hellacopters, Gluciefer, Adam West et Electric Frankenstein. Ceux qui aiment le cuir moulant, le foutre séché, les strings maculés, le sang coagulé et les poils de cul sur la cuvette des chiottes vont apprécier, il n’y a aucun doute la dessus. En tout cas c’est leur meilleur prod’ à ce jour. Je suis sûr que Paco, le chanteur à fines moustaches, se tient les couilles à pleines mains quand il enregistre ses parties de chant.

Malone (demo) : Side project de deux des mecs des Flash Falcon, encore une référence à un chibreur de première bourre, là c’est un peu plus punk, ils appellent ça du speed rock, comme le groupe hollandais, quoi… en fait, c’est pas si speed que ça, il y a même quelques riffs qui pressurisent bien les côtes, pour être clair on va dire qu’ils aiment bien Motorhead, Zeke, Speedealer et Danko Jones. Avec des titres comme « Raise your Fist and Fuck », « Rock’n’roll Orgasm », « 666 Times Lucifer », fallait pas vraiment s’attendre à de l’anti folk ou de l’abstract hip hop. Les morceaux détalent en une petite demi heure et une fois le skeud terminé on se dit qu’on le réécouterait bien une fois de plus. Si j’ai un fils (un peu de science fiction ne fait point de mal), je l’appellerai Roberto. Ou Rex.

Los Disidentes del Sucio Motel « Soundtrack from the motion picture »: Oh putain le nom de relou… sur le post it accompagnant le skeud, il y avait un petit avertissement du genre « yo Sam, je t’envoie notre nouvel album même si je crois savoir que tu n’es pas fan de stoner… » ; je tiens à rectifier le tir, à tordre le malentendu, je crois que c’est le bon moment… j’ai découvert Kyuss quand j’étais au lycée avec  « Welcome to Sky Valley », aux alentours de 1995, album que j’écoute aujourd’hui encore au moins une fois par mois… là, d’ailleurs, je suis justement en train d’écouter l’album « Lunar Womb » d’Obsessed (dans lequel jouait Scott Reeder le dernier bassiste en date de Kyuss), je crois bien avoir une bonne partie de la discographie de Saint-Vitus (sur SST, putain de label!), ainsi que quelques projets du second chanteur Wino… dois-je rajouter que je voue un culte occulte à Black Sabbath, que j’ai commencé à écouter de la zique avec Led Zeppelin et une tripotée de groupe classique rock 70s, que je ne crache jamais sur un bon Cactus et que si je fouille bien dans mes bacs je dois bien réussir à mettre la main sur un skeud de Pentagram, c’est sûr… je me suis tapé un bon nombre de concerts du style, des excellents (le souvenir de Brant Bjork ouvrant pour Danko Jones est tenace !), des pas terribles (les très tièdes Nebula, vu à la Nouvelle Orléans il y a deux ans devant 24 personnes ! Je le sais je les ai compté !), donc je pourrais lister pendant des heures des disques ou des groupes que j’apprécie et qui sont maintenant affiliés avec ce terme putassier (stoner)… et c’est là que ça se complique… et je peux aller plus loin en vous demandant ce qu’était vraiment ce fameux courant « grunge » des nineties si ce n’est un revival du rock des années 70s? Soundgarden, ils n’ont peut-être jamais écouté Led Zep’ et le Sabb’??? Et Big Chief ?
On va dire que c’est ce que ce pseudo genre ou mouvement est devenu qui me fait grimacer… cliché, caricatural et générique. Un gimmick. Gangréné par des types qui faisaient la grimace il y a quelques années quand tu leur disais aimer et écouter Lynyrd Skynyrd, ZZTop et Black Sabb’. Donc de voir, d’entendre et de subir un revival par des mecs qui n’ont que très peu conscience des racines de leur nouveau petit joujou, ça me rend un peu nerveux, ouais… Enfin bref, on s’en fout… Que tout le monde prenne ses responsabilités et accepte enfin le fait de jouer du hard rock, ni plus ni moins. Ya rien de honteux. Et pas besoin de se déguiser en pseudo plouc sorti de l’Alabama pour le faire correctement, enfin bon…. Une bonne partie de ma belle famille est basée dans le Sud des Etats-Unis (le Deep South, le vrai!), j’y passe plus de temps que je ne le voudrais et je peux vous garantir que le trip redneck tel qu’il est idolatré en Europe est un pur phantasme…
Tout ça pour dire que j’ai certainement plus apprécié le disque des LDDSM que ce que pouvait l’imaginer le gazier qui me l’a envoyé. Je parlais de clichés et de standards un peu épuisants dans cette scène, et là pour le coup on n’est pas déçu, tout y est : grosses cylindrées, chemises à carreaux, bandanas, canettes, tarbouifs (ouais mec c’est du stoner, faut fumer des dardillons pour bien tripper, c’est marqué sur la notice d’utilisation !), flammes, flingues, drapeau américain (ah tiens j’ai pas vu de drapeau confédéré, bizarre, les gars faut aller au bout du trip, the south will rise again!), amplis vintages, cactus, quelques dés (ouais on est des gamblers, des fois on gratte des tacotacs à la maison de la presse du coin !), shérif patibulaire, nanas avec des p’tits culs bien rebondis comme j’aime (le fion sur le recto du skeud, c’est à qui, sans dèc’? C’est retouché sous Photoshop ou bien?! En tout cas c’est propre!), billets verts, etc…  bref, il y a tout, les gars ne se sont pas fait chier, ils se sont dit que quitte à mettre un pied dans le piège à ours, autant passer les deux jambes et se faire sectionner les tibias… donc on final, ce que je pointerais comme un point faible (facilité des références, manque flagrant de personnalité et absence totale d’originalité) est compensé par une générosité débordante et un enthousiasme excité… du coup ça en devient presque une qualité, pour retourner le truc dans une sorte de délire Spinal Tapien du stoner… fun et over the top… d’ailleurs l’art work et le chouette packaging du CD sent le concept à pleins nasaux, une sorte de BO de film grindhouse qu’eux seul connaissent… enfin, moi je le prends comme ça, mais je peux me tromper, ça sera pas la première fois que je passe à côté du panneau sans lever la tête… niveau zique, ils ont ENORMEMENT écouté Queen of the Stone Age, ça saute aux oreilles et ça s’accroche aux poils de nez (et de barbes, bien sûr), même genre de gimmicks et de tics guitaristiques, prod’ live, la voix et les cœurs sont typiques de ce que pourrait envoyer Josh Homme, on sent du Kyuss à tous les niveaux aussi  même si c’est moins porté sur l’instrumental et le côté jam’ psyché desertique… je renifle du Fu Manchu, du Masters of Reality, un peu de Down quand ça envoie un peu plus heavy boogie, enfin vous avez une idée du truc… les morceaux sont super catchy, ça c’est un énorme plus, il y a toujours un sous texte pop dans leurs déluges de riffs, c’est un bon point,  les morceaux sont bien arrangés (bons solos, harmonies, du clavier, etc) et toujours très colorés… bref, une galette que les fanas de groupes listés ci-dessus devraient se procurer, c’est certain.

The Bowers « Her Night » : Skeud qui m’a été donné par la photographe Emy Etié, lors d’un concert à Marseille. En me tendant timidement le skeud elle m’a glissé que c’était  des potes à elles, des australiens… ah ouais, cool… « c’est du garage, tu vas voir c’est super bien »… « ah heu ouais, kkkool, hurrrr »… si tu veux vraiment me faire flipper, tu utilises le terme garage dans ta phrase, ça marche à tous les coups… je l’ai mis dans ma housse de guitare et pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas vraiment empressé de l’écouter… j’ai remis la main sur ce disque en rentrant de tournée, en rangeant mes sacs et mes valises, je l’ai enfin posé sur mon lecteur CD et je me suis fait surprendre en beauté, c’est complètement génial ! De la power pop vraiment fine, sèche mais classe, rêche mais chaleureuse, mélancolique mais tonique, quelque part entre the Replacements et les Jam, avec cette touche australienne qui fait la différence, pas très loin de ce que peuvent envoyer leurs collègues de You Am I, les moins pointus y verront un air de famille avec cette pop  rock simple et  passéiste remit au goût du jour par les Strokes, Kings of Leon et consorts, … et ils me font un peu penser à ce super groupe anglais d’il y a quelques années, 60 Ft Dolls… Bref, un des meilleurs disques de pop sur lequel j’ai pu mettre mes petites oreilles cette année, rien que ça ! Un peu de finesse dans ce monde de paupiettes !

Bon j’arrête, j’ai plus de souffle… Tout ce jazz me fait tourner la tête.
La citation, divin moment que tout le monde attend avec la bouche pâteuse… Tu me parlais de Hunter S. Thompson, je saute sur l’occasion et je rebondis gracieusement, ouais ses correspondances sont vraiment sensationnelles, je les ai lu il y a 4 ou 5 ans et je me rappelle avoir vraiment dévoré le bouquin… par contre, j’ai aussi lu son « Hells Angels » et c’est vraiment chiant. Vu l’adaptation ciné de son bouquin « Fear and Loathing in Las Vegas » à sa sortie,il y a un bail, idem ça m’a fait bailler, donc pas vraiment envie de tenter le livre. Si tu as un autre de ses bouquins à me conseiller, je suis plus que preneur.
Voyons voir ce que nous raconte ce bon vieux Thompson… en ce qui me concerne, c’est assez à propos en ce moment :
America… just a nation of two hundred million used car salesmen with all the money we need to buy guns and no qualms about killing anybody else in the world who tries to make us uncomfortable.”

-Nasty Samy

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MICKSON – SAMEDI 23 OCTOBRE 2010

« California, Californiaaaa, here we come » (Phantom Planet, générique de The OC, Marissa Cooper tout ça…).

Whoa. Le fantasme. Sunnydale. Neptune. Orange County. Pismo beach. Le Oakland de « Welcome to paradise ». Le “she had to live Los Angeles, she found it hard to say goodbye to all her friends” de X… et j’en passe des caisses.  Des lieux réels. Des autres sortis de l’imagination de scénaristes. Pourquoi j’y vais pas ? Parce que j’ai trop peur de détruire tout ça. D’être déçu. Que ça devienne banal. Genre je me suis gratté le cul en Californie. C’est pareil que se le gratter ici. Faire ses lacets. Boire un Coke. Toujours terrifié par la réalité. Enfin quand même plus méprisant que terrifié, pour être exact. Tu te souviens l’histoire du bouclier dans l’interview pour le Megazine ? C’est un peu pareil là. L’idée qui dépasse de loin sa réalisation.
C’est pour ça que j’adore les hoodies. Pas vraiment parce que c’est un truc punk-rock, ni parce que ça fait un poil Jedi Master (voire padawan, à la rigueur) sur les bords, ni pour le look high school, et pas seulement parce que c’est là dessus que je couds mes patches de FOB…  la capuche c’est une protection. Une isolation vis à vis du monde réel. La cape d’invisibilité de Harry Potter, genre. Magique. Une fringue de super-héros. La combi de Empowered (qui se déchire moins facilement tout de même). Ca n’arrête pas les balles mais les bad vibes du monde extérieur. C’est déjà ça.

Ouais parlons un poil météo comme les vieux ! D’accord avec toi. La chute des températures, le soir qui tombe plus vite, les minutes de soleil perdues, OK pour moi. 40 jours de nuit ça m’irait pas mal. C’est peu tête en Alaska qu’il faudrait que je ripe ? Doudoune, bonnet, gants… parfait. Ces civilisations qui vénéraient le soleil ? Comprends pas trop. Mais un peu quand même, si y’a tout un bordel mytho/théologique autour de ça. Mais le vénérer juste pour qu’il te grille le cul sur une plage d’Espagne… no comprendo. Ich mochte ein Eisbear sein, im kalten Polar… comme le chantait Stephan Eicher dans Grauzone, avant de devenir un squatteur de charts.
Bref. Rien de neuf sous l’absence de soleil (quoique ces derniers jours il est bien là, le Dieu Râ, mais il est faiblard). Donc du soleil, un ciel bleu mais des températures fraîches… c’est ça qu’il me faut.

Y’a dix jours j’étais à Paname et il faisait bien chaud… mais supportable. Une bonne Ben & Jerry’s cookie dough assis au bord du canal St Martin. Parfait pour chiller. Et papoter avec les compadres. A la base, je voulais profiter de ce week-end aération du bulbe pour aller voir cette expo de Larry Clark. Quelques jours avant l’inauguration, gros buzz là-dessus : le côté indécent voire choquant des photos, débats stériles, interdiction aux mineurs, c’est affreux ma bonne dame, c’est de la censure mon bon monsieur… comme d’hab ce côté les gens sont pas responsables de leurs actes, faut les guider, blah blah blah, comme avec cette expo avec les cadavres plongés dans la résine… extrême, flippant, amoral… je serais bien allé la voir aussi, celle-là. Mon prof de philo en lettres sup me disait quand on est mort, on cesse d’être un homme, on devient de l’homme. De la matière. Prête à pourrir, à nourrir une flopée d’insectes, à disparaître … donc fuck you. Je sais ce que j’ai à faire, ce que je veux aller voir ou ne pas voir… du coup, on s’est juste dit que ça allait être blindé, et qu’on avait jusque Janvier pour aller checker ça. Quand le merdier sera retombé.

On s’est rabattus sur l’expo des Requins Marteaux, pour aller mater des planches de Winschluss, Cizo, Tanxxx, Pirus (je suis pas trop fan de Canetor, au milieu des années 80 le mec avait un style énorme, entre Walt Kelly, Ub Iwerks et Calvo)  et autres Schlingo… plutôt cool. On est pas restés pour la projection de « Villemolle 81 » (assis 1 h 30 sur des chaises, heu… non merci), mais Vaness’ a acheté le DVD et on se l’est tapé le lendemain, dans le canape. Nickel pour un dimanche, à quelques heures de sauter dans le train pour rejoindre Lille aux esclaves. Donc bonne poilade, un film bien cool, qui commence comme un truc Groland spirit (portrait d’un village de ploucs ruraux dégénérés) et qui se termine en film de zombies, dans le délire Bad Taste de Peter Jackson. Un bon moment.

Pas le temps de se branler ces jours-ci, ni de mater placidement des séries/films, j’ai la blinde de taf, diffuser le split zine avec Gwardeath, écrire des trucs pour Crust Caviar, pour le prochain SD, des « réunions » de stratégie économique pour vendre du CD de Over The Stars. Des chroniques pour Addictif. En plus des commandes de dessins comme s’il en pleuvait (bon OK c’est pas la mousson non plus)… la couve du prochain Rotten Eggs. Celle du cata-zine de Till. Un motif de tishe pour les Rebel Assholes. Un autre pour Black Sheep. Une demande de Eric Vitré. Plus un truc qu’on magouille avec Wize, à savoir faire un cool dessin de tishe pour Four Year Strong, en faire imprimer cinq, et leur filer au show du 11.11 à la Boule Noire à Paname. Plutôt cool si ça se fait. Enfin si on est dans les temps… un truc qui me fait bien tripper, déjà quand je mate l’annonce sur le site de FBR : « vous êtes graphiste ? envoyez vos trucs pour voir… » mec quand je vois les tisheurtes de folie qu’ils sortent !!! Imagine un modèle à la gloire de The Academy Is… ou de Paramore, concocté par le tandem Crust Caviar… ouah trop bien ! Faut trop qu’on s’y colle…

A propos du prochain zine (ouais je sais le 11 vient de sortir mais quand un numéro est terminé, c’est quasi de l’histoire ancienne pour oim’, je me force à fuser au max, tête baissée, on regarde pas derrière) ça sera peu tête un split encore (surprise pour l’instant… mais ça va être mortel) et j’ai aussi dégotté une petite nana blindée de talent pour me torcher la couve… rencontrée après la release party de OTS (épisode 1). Facebookée dès mon retour à la grotte. Pour me rendre compte qu’elle dessinait des trucs géniaux. Limite j’ai super envie de speeder un max pour le suivant, rien que pour y intégrer la couve mitonnée par cette donzelle. Merde alors, sortir son pif dehors, ça a parfois du bon. J’avais oublié. De toute façon c’est raccord avec l’ambiance du moment. On se bouge. Shake some action. Un genre de lutte permanente avec moi-même, contre la ramollitude et l’auto-apitoiement. Out, demons, out !

Depuis quelques semaines j’ai enclenché la post-combustion. Vers l’infini et au delà, dude ! Le saut dans l’hyper-espace, avec des coordonnées calculées par Chewie lui-même… quasi toutes les soirées à dessiner en écoutant des skeuds, c’est parfait. Tant que j’ai le feu occulte, je continue… même pas le temps d’aller chez le tattoo-man. De toute façon j’ai pas la tune pour l’instant… avec ces co-prods de disques aussi, bientôt le split Mikey Randall/95 C, le Fire At Will, le split 45 Tendinite/Autobus… je préfère balancer un peu de billes là dedans. Sinon je vais en faire quoi de ce blé ? Une razzia au Central Cash du coin, racler une pelletée de DVD, de skeuds genre B.O. de Spiderman 2 ou des compiles Death Row records… au moins là c’est pour une œuvre, ha ha. C’est du concret. Une contribution. Mon caillou à l’édifice. Bon, petit message en passant, je freine là-dessus pour l’instant, ne demandez plus… je fais un break jusqu’à l’album de Maladroit (fin 2010 ou début 2011 je sais plus trop)… et pour en revenir aux tatz, pas de blé à mettre là dedans pour l’instant, mais ça sera fait… tôt ou tard.

Donc c’est pas cette fois que je vais bavasser à propos de flicks gloupés à la chaîne sur le lecteur… mais je vais encore dans les salles obscures, ça fait une récré, ou plus exactement une pause…

Dernier vu : le nouveau Gregg Araki, « Kaboom ». Ca faisait un bout que j’avais pas vu un film de ce gonze. Là je mate le trailer, et ça me plaît bien. Malgré qu’un facebook friend me dit qu’il l’a vu en avant-première et qu’il a trouvé ça nul. Ah bon. Anyway je vais checker ça. Ben moi j’ai adoré. Je crois bien que c’est même mon film préféré du gars Araki… ça commence comme un film de campus, avec des teufs et du sexe, et ça entame un virage vers un trip fin du monde, secte millénariste, gourou, hommes masqués, meurtres… un beau merdier, mais bien foutu, bien rythmé, délirant mais juste ce qu’il faut… images flashy-flasho… marrant, bonne B.O. indie pop, et une actrice sur laquelle j’ai crushé direct, Hayley (mince ce prénom !!!) Benett, qui joue la BFF du perso principal (Stella, c’est son blaze)… super jolie, les yeux clairs, un humour décapant, une chieuse, cassante, trop la classe… trop bidonnant quand elle sort avec une meuf (une bombe mais pas aussi charmante que Stella, plus conventionnelle quoi) et qu’on apprend que c’est une sorcière… qui apprécie mollement de se faire larguer… chauds les marrons… l’acteur fétiche d’Araki (James Duvall, AKA Frank le lapin dans « Donnie Darko ») y est aussi, dans le rôle d’un pothead… il s’est pris un coup de vieux lui, la vache…

Avant çui-là c’était le remake de « Morse » et là je crois que je la verrai jamais cette version Scandinave parce que j’ai adoré cette resucée (resucée/vampire, hi hi)… moi les trucs de vampires emo faut pas m’en promettre… on est pile dedans, avec cette relation entre une vampire et son voisin (une douzaine d’années tous les deux). Lui subit le divorce de ses parents (son père on ne l’entend qu’au téléphone, sa mère est quasi tout le temps filmée hors-champ, ou bien c’est son visage qui l’est…), il est livré à lui même, pète les boulons les uns après les autres, il observe ses voisins au téléscope, se déguise en serial killer style Jason…. A l’école c’est trop la merde aussi, il est le souffre-douleur d’un trio de connards… sale période pour Owen. Débarque une petite meuf de son âge (super bien jouée par Chloe Moretz, AKA Hit Girl) accompagnée d’un type qu’il croit être son père… mais le gonze est son protecteur, la gamine a besoin de sang frais pour vivre, et c’est ce type qui lui fait ses courses… scènes bien glauques quand il part à la chasse, qu’il vide sa victime comme un porc, la tête en bas, qu’il recueille le sang dans un bidon… pas glorieux comme taf, en plus il est lent, fatigué et au bout du rouleau… un rôle pathétique, vraiment exécuteur des plus basses des œuvres pour le coup…. pendant ce temps les deux kids vont connecter… ils se sentent seuls tous les deux… naissance d’une amitié contre nature… j’en dis pas plus… j’ai trouvé ça génial, super bien réalisé, j’avais déjà été scotché par le trailer, le nouveau Matt Reeves, je pouvais pas rater ça… juste avant que j’y aille, on me dit que c’est un remake donc… d’un truc que j’ai en stock… jamais vu encore… et maintenant je vois plus l’intérêt de le mater, l’original… cool film…

Juste avant c’était plus light avec « Trop loin pour toi »… une comédie sur une relation longue distance (Drew Barrymore + Justin Long)… comment faire lorsqu’on aime quelqu’un qui est à 4500 kms ? Comment cette relation peut-elle survivre ? Ou tout simplement exister ? Un trip à la « Nuits blanches à Seattle », mais aux dialogues bien orduriers, ça le fait ! Convenu, extra-light, mais efficace… ça change des merdes boursouflées et faussement futées comme « Inception »… le pire film de 2010 man ! C’est pas fini mais je vois pas ce qui pourrait être plus dégueu que ça…

Ah ouais un trailer (que j’avais déjà vu sur Youtube), celui de « Super 8 »… nouvelle prod’ de Steven Spielberg, nouvelle réalisation de JJ Abrams, putain comment rater ça ??? Bon on a grave le temps ça sort l’été 2011. Ca fait baver d’avance. Truc bien mystérieux à base d’alien (ou de monstre génétiquement modifié) qui s’échappe dans la nature… comme d’hab avec JJ on se perd en conjectures et c’est ça qui est cool… tout un univers étendu, chez JJ, prises de chou et vrais-faux indices, fausses pistes et puzzles pour la cervelle… je crois qu’en attendant je vais me reprendre un bol de céréales Dharma…

« Machete », pas cool ? ah… j’irai sans doute le voir quand même… rien que pour Danny Trejo (vite dézingué dans « Predators », ouah cette péloche de merde !)… et pour Lindsay aussi… pas ses seins à elle tu dis ? Tiens donc.

Sinon je suis tombé sur une série Disney qui s’appelle « I’m with The Band »… pas à se pisser dessus mais quand même amusante… les mésaventures d’un ado qui joue avec des quarantenaires dans un groupe heavy-glam, dont le nom vaut des points : IRON WEASEL ! Ambiance entre « School of rock » et « Hannah Montana »… fun quoi. Parfait pour faire un break… mais bon pas trop le temps de breaker en ce moment… donc à part « Mythbusters » (mec je suis malade si je suis privé de Kari pendant plus de deux semaines…) pas de TV party tonight… ah oui pour en revenir à « Mythbusters » j’ai vu que les figurines (des bobbleheads je crois) sont sorties… juste Jamie et Adam pour l’instant… la vache s’ils sortent également le reste de l’équipe à moi la figurine de la rouquine !!! Quand Lisa est là on se tape des épisodes de « South Park » ou des stoner movies genre « Dude where’s my car »… le n’importe quoi déguisé en un des beaux-arts…

Niveau bouquins, pas trop le temps de lire non plus, boo hoo c’est mal, à chaque fois que je délaisse les books je revois cette photo de Stephen King qui te pointe un fusil sur la tronche avec la mention READ, DAMMIT… en fait ça tombe bien que je sois encore dans le « gonzo highway » de Hunter Thompson, un truc que tu peux attraper dans n’importe quel ordre, vu que c’est une compile de sa correspondance… des lettres à ses potes, des rédacteurs en chef, des présidents, des gouverneurs… toujours avec sa plume acide, son sens de l’humour, sa dérision surdéveloppée… c’est rare qu’il soit à plat (la lettre qu’il a écrite juste après l’assassinat de JFK, trop d’émotion sans doute), généralement ça fuse, ça tamponne, ce mec c’était un génie, un guérillero de l’écriture, un aventurier moderne, à l’opposé complet des caniches de salons littéraires… j’ai vu que Tristram avait prévu de rééditer la totale, plutôt cool cette idée, vu que certains de ses opus sont merdiques à trouver, notamment « la grande chasse au requin »… limite je te conseille celui-là, mais bon c’est pas garanti… je l’aime bien ce type, je me souviens avoir lu je sais plus où qu’il avait vidé tout un resto grâce à une mini sirène pour naufragé, le genre qui s’entend à des milles nautiques à la ronde… ha ha un vrai garnement Hunter !

En restant chez Tristram, j’ai essayé la bio de Lester Bangs et ça m’a fait chier rapidos… du coup j’ai ressorti le premier « psychotic reactions » (pareil tu peux attaquer n’importe où), j’adore son texte sur le Count Five… en fait ses textes où il évoque ses années bahut c’est les meilleurs à mon goût… j’ai relu en diagonale le report où il est en tournée avec le Clash… en fait je pense que c’est surtout que j’en ai plus rien à foutre du Clash… sans déc je crois que j’ai vraiment un problème avec les icônes du rock… ça passe plus, je crois que j’écoute absolument rien d’avant 86, ça arrive encore mais c’est rare… quand je vois « ultime tournée des Stones » je me dis pas trop tôt, ils auraient dû splitter en 1971 alors… pareil pour les Ramones… des fois j’en entends dans un café ou chez un type… c’est comme si y’avait un truc de cassé, c’est zarbi. Objectivement, je trouve toujours que c’est des bons (très bons même) morceaux, mais subjectivement j’ai juste envie que ça s’arrête… c’est comme un film trop vu… et ce merdier « culte », « légende » ça me broute, ça sent le musée, merde le rock au musée, n’importe quoi… le dernier truc qu’il lui faut, à se retrouver dans des salles climatisées, sous vide comme des tranches de jambon…

Tiens l’autre fois je chope le « days before wine & roses » du Dream Syndicate, soit une session live radio de 82, avant que leur génial premier album ne sorte… ouah la déception, c’est affreux, ils jouent comme des merdes, rallongent les morceaux, la vache je hais les enregistrements live… c’est ignoble. En plus j’ai même les boules de réessayer ce fameux premier LP (« the days of wine & roses », chez Ruby, Closer pour nous…), t’imagines si ça me soûle !!! merde l’album du lycée, de la 1ère A3 !!! c’est bien ça le problème je pense, c’était il y a des siècles… dans un des Jazz je racontais que je m’étais ressorti les Saints, cool toujours… mais ça a duré une ou deux soirées… ça sonne plus pareil. Je me suis emballé sur l’instant. J’aimerais bien ressentir la même chose qu’à la première écoute de « eternally yours » mais c’est plus aussi intense… ça s’use on dirait… c’est comme si j’avais un nombre limité d’écoutes et arrivé au bout, c’est fini… alors que j’ai des frissons (presque douloureux, les frissons) quand j’écoute le dernier Underoath… voilà le truc : je viens d’avoir 43 ans, mais je me complais dans les nouveautés… toujours à l’affût… les trucs des années 60, 70, 80 s’estompent, comme des bons souvenirs, un peu flous… l’autre fois je me disais mais putain depuis quand j’ai pas écouté une compile « back from the grave » ou un truc de chez Romulan, style « Girls in the garage » ??? Je trouve toujours ça hyper cool. Mais est-ce que j’ai envie d’en écouter ? Non. C’est là. Pour toujours. Mais que ça soit là , ça suffit. Et amplement.

Les années 90 ça résiste pas mal. Mais surtout les trucs pop (qui a dit « de filles » ? + 10 points !), Throwing Muses, Belly, Fuzzy, Letters To Cleo, Frogpond, Juliana Hatfield, Superchunk, Seam, Smashing Pumpkins … Mudhoney? Ca me mettait en transe en 1989. Et là j’ose même pas réessayer. J’ai trop peur de trouver ça chiant. Les trucs Sub Pop qui tournent encore ? Surtout Love Battery et Seaweed. Les choses tournent bizarrement…

Question presse je suis en train de me taper le dernier Vice, un spécial musique cette fois… interview du mec de Born Bad records, intéressante, un truc sur la démolition de Napster, un autre sur le peer to peer, un texte sur un type qui décide de vivre sans musique pendant deux semaines (dur), puis ce truc sur les individus qui supportent physiologiquement pas la musique, ouaip, c’est des vraies pathologies (encore plus dur)…

Sinon le Kev n’a pas écrit d’autobiographie à ma connaissance… ça serait plutôt cool… par contre si tu ne l’as pas déjà lu je te conseille l’excellent « Silent Bob speaks », une compile d’articles signés du big man, dans lesquels il parle en vrac de l’obésité, de Star Wars (étonnant…), de ses rencontres dans des bars avec des acteurs et trices, de son amitié avec Ben Affleck (« t’étais génial dans Phantoms mec ! »), des enfants, de sa femme, des comics… je vais aller voir sur le site de View Askew tiens… y’aura peu tête ça au milieu des mugs, t-shirts « berserker », « Leonardo reapers », et autres baseball caps… Kevin Smith, le George Lucas du Quick Stop! Tout ce merch ! Il a tout compris lui… ça me rappelle quand j’avais bloqué sur la chemise Mooby’s… genre $60 !!! Puta madre ! Un peu reuch !

En fait c’est la révolte des machines en ce moment : lecteur DVD mort il y a un mois, la chaîne hi-fi en rideau depuis hier soir, alors que j’écoutais le dernier Dead End (c’est l’ampli je crois, rien de spectaculaire, d’abord une enceinte qui devient muette, ensuite plus rien, t’appuies sur l’interrupteur et ça reste en mode off…), c’est con je l’aimais bien cette vieille merde, le son était cool… note pour plus tard : racheter un ampli… le « problème » (guillemets parce que c’en est pas vraiment un) c’est que chez moi le provisoire ça peut durer : je dois acheter des étagères pour mes books depuis 2005… procrastination, on verra, ça me soûle, ils sont bien au chaud dans des cartons… d’ailleurs  c‘est le genre d’agencement intérieur que j’aime (bouffe-toi le gésier, Damidot !), kif l’apparte de Holly Golightly dans « Petit déjeuner chez Tiffany », genre tu viens d’arriver ? Non pourquoi ? Bon je me laisse pas démonter, j’improvise, je rapatrie le I- Book dans le salon, je lui mets des mini enceintes au cul et hop… vive le multimédia, le XXIè siècle… ça marche, doc ! Ca envoie des gigowatts comme chez Emmet Brown, nom de Zeus ! Merde comment des machins aussi minuscules peuvent envoyer au tant de sauce king-kong ??? Et y’a des basses, c’est ça qui me faisait peur, un son tout dans les aigus… non ça va bene cosi… en plus c’est de l’écoute de salon, pas la peine de faire chier le peuple non plus… R-E-S-P-E-C-T !

Pour montrer un peu plus à quel point je procastine dans les choux, j’ai du DVD en pagaille à mater, je devrais faire l’acquisition d’un nouveau lecteur, mais mon Vidéo Futur liquide son stock de VHS, tout le putain de tout si j’ai bien compris… la vache… $3 les 4 cassettes, c’est la teuf… tant que j’aurai un scope en état de marche je serai fidèle à la VHS, ce format que j’aime tant… qui me rappelle ce taf génial, dont j’ai déjà parlé… donc je me rue vers les rayonnages et bam ! le premier film que je croise du regard ?
« Go » ce petit chef d’œuvre bien clippé comme il faut, avec ma chouchoute numéro 116, la fabuleusement  merveilleuse Sarah Polley… cool dans la musette ! Un coup de « Detroit Rock City », « Urotsukidoji III »… putain d’merde ça déborde, trop de trucs… allez on se fait plaise, c’est Noël… un peu avant l’heure. Des provisions pour l’hiver, que j’empile comme un écureuil ses noisettes. Je suis Tic ou Tac ? peu importe : juste le Ranger du risque de se faire chier ! J’essaie de garder ce rythme (comme les ramoneurs dans Mary Poppins) et continuer à me bouger le fion, toujours positive attitude, entre Lorie et Carouf. Encore des flys, des couves, des paragraphes impétueux pour le jazz, pour Crust Caviar, pour qui en veut !!! Faire des playlists pour Electric Ballroom, Ashley Tisdale vs. No Friends, gratouiller des nouvelles chansons dans le canapé, marre de faire la moule. J’en profite, ça peut changer. Et rapidos, j’espère que non.

Bon allez la playlist !

OVER THE STARS « lost beforehand » : ouaip sur Crust Caviar records/My homerun… pop-punk à la Jawbreaker/Alkaline Trio avec des bouts de Jimmy Eat World… gros son à la Butch Walker… des bons zigs en plus, fun et tout… achetez-le bon dieu ! http://www.myspace.com/overthestars

PAPA ROACH « time for annihilation » :  surprise ! le combo sonne de plus en plus heavy glam pop, gros son et sing-alongs, entre Mötley et Saosin (du premier album) trop bien!

UNDEROATH « disambiguation » : Aaron Gillespie est parti, le nouvel album est cool ; la vita é bella ! Quelques trucs qui sonnent un peu Deftones… c’est pas fait pour me déplaire…

THE ACADEMY IS… santi pop-punk toujours, ultra-clean et léché, OK, énormément pop, légèrement punk… les groupes FBR c’est de la balle.

PANIC AT THE DISCO « a fever you can’t sweat out » : FBR toujours, la classe, pop groovy, pâtée à charts, trop bien.

FURTHER SEEMS FOREVER : la totale annoncés au Groezrock 2011, dingue! Ca va être un grand moment. L’emo super luxe, ça me va jusqu’au fond du calbute Star Wars.

BRING ME THE HORIZON « there is a hell… » : mortel ce dernier album… je détaille pas…ils seront à Paname le 22.01, j’espère que j’y serai aussi.

THE FRAY « how to save a life » :  pure chochoterie, over-sucrée mais hyper cool pour moi, ces nappes de piano, ça en fait des caisses mais j’adore…

TAKING BACK SUNDAY « tell all your friends » : un des trucs les plus géniaux à jamais avoir vu le jour chez Victory, je trouve, c’est au rasoir, mélo, chouinant, puissant, intense, ça tue. J’aime la totale de ce groupe de toute façon.

SAVES THE DAY « under the boards » :  Chris Conley, un être supérieur, une voix unique, un sens de la pop song  ultra-affûté… un album parfait (à mon avis), que des tubes ! Avec un côté Beatles, sans toute la merde « légendaire » qui va autour et qui prend le chou. Achtung j’aime bien les Beatles (surtout la paire magique rubber soul/revolver)… mais à chaque fois que j’en entends parler des fab four ça tient de la visite de monument historique et je supporte pas ça.

THE PASTELS « sittin’ pretty + suck on » : indie pop brinquebalante, noisy tristouille, hésitante mais accrocheuse, chansons hyper touchantes, avec à la barre Stephen Pastel, chanteur qui n’en est pas vraiment un (par contre il est vraiment bibliothécaire)… vus deux fois sur scène, la première : génial, tendu et tout dans le rouge… la seconde : tout merdeux, tout à côté, Aggi qui était à deux doigts de pleurer devant 200 personnes… wahoo quel groupe étrange et génial. C’est Anglais ? C’est Ricain ? Non c’est Ecossais!!!

TEGAN & SARA « hell » : Le tube absolu du dernier album, que je peux écouter 10 fois d’affilée…

C’est l’heure de la citation, FOB encore :
“I’m sleeping on your folk’s porch again, dreaming
She said, she said, she said, « Why don’t you just drop dead? »”

A bientôt les gremlins !
-Fat Mick

JAZZ MAYHEM n°8 – Jeudi 09 Septembre 2010

NASTY SAMY – JEUDI 09 SEPTEMBRE 2010

Hey Mike!? T’es ready pour une bonne giclée de jazz? Parce que là je suis aux pays du jazz, les deux pieds dedans, des trous dans les chaussures, la semelle qui se décolle et les chaussettes qui commencent à morfler.  J’te jure, je mens pas, t’as qu’à vérifier sur wikipaedia, c’est marqué noir sur blanc : « Le jazz est un genre de musique né aux États-Unis au début du XXe siècle. Issu du croisement du blues, du ragtime et de la musique européenne, le jazz est considéré comme la deuxième forme musicale spécifique à s’être développée aux États-Unis, après le blues. ».
Alors, j’raconte des craques ou bien ?
Ça fait presque deux mois que j’ai atterri et je profite au maximum de ce terrain de jeu géant… je ne vais pas m’étaler sur le sujet, ceux que ça intéresse peuvent lire, voir ou écouter le récit de mon exploration du Pays des Braves sur mon site, mon podcast, ou encore regarder quelques vidéos bricolées sur ma chaîne You Tube. Hé ouais, on n’arrête pas le progrès.
Là, je suis à Philadelphie, CT (ndr : ouais bon, je ne suis plus vraiment à Philadelphie, mais ça marche bien pour mon intro)… ville où John Coltrane a posé son saxophone pendant quelques années… Mike, je ne peux pas être plus jazzy , tu m’excuseras ! Je ne sais pas si tu te souviens mais c’est aussi la ville du Prince de Bel Air, avant qu’il ne débarque chez son gros tonton à Los Angeles. Mais on en a déjà parlé, right ?

Commençons par quelques élucubrations météorologiques… Ici, c’est la grosse fournaise. En plus d’être ultra humide et over pesant… la sensation est super agréable, un peu comme si tu te badigeonnais tout le corps avec de la margarine (heu, la raie des fesses, ça va t’es pas obligé). En plein cagnard, ruisselant par tous les pores, le visage huileux, les sous vêtements poisseux, à l’aise quoi… Donc ouais, je t’avoue je que suis un peu comme toi… dans l’attente de l’hiver, la neige, le vent, la pluie, la grêle. Le déluge. La fin du monde.

Bon, pardonne moi mon ami, j’ai loupé un épisode, un mois dans le derrière, ouch, toutes mes excuses, mais il paraît que c’était les grandes vacances… et vu la réactivité des gens à cette période, autant gaspiller intelligemment son énergie à autre chose… et bon, sans vouloir me plaindre, c’est pas super confort pour bosser sur l’ordi, on fait beaucoup de route, transbahutés d’hôtels en hôtels, d’apparts en apparts, on visite en profondeur les villes et le soir c’est les paupières qui clignotent devant l’ordi pour avancer sur le reste de mon bordel ambiant… en tout cas, pas évident de se poser, de se concentrer et d’abattre autant de taf que je voudrais. Ca ira mieux les prochains mois, enfin j’espère. Là, notre itinéraire/planning est quelque peu hectique, on virevolte d’un point à un autre sans avoir le temps de se retourner ni de regarder à côté. Donc je vais y aller un peu à la va comme je te pousse, pas très profond (juste assez pour bien faire mal) et sans trop remuer le couteau dans la plaie…  par contre, c’est pas les infos qui manquent, un véritable marathon !

Je suis allé voir PREDATORS dans un gigantesque complexe ciné situé dans une zone commerciale typique, coincée entre le Wall Mart, le Taco Bell et le Mall décrépi et déserté… de quoi faire passer le Megarama de Besançon pour une vulgaire salle d’art et essai !!!
Un nouvel épisode qui promettait un retour en arrière au niveau action et émotion… et ben c’est loupé.  Anecdotique puissance mille, chiant et complètement loupé à tous les niveaux. Le réalisateur (qui à fait table rase de l’esprit et de la matière première du chef d’œuvre orignal) s’est bien vautré, dommage j’avais bien aimé sont précédent film Motel, thriller camouflé en survival insidieux et malsain (un couple harassé, piégé et capturé dans un motel  par les locaux du coin, il y a de la tournante dans l’air et des tournevis qui n’attendent que d’être planté dans la nuque !), suffisamment bourrin, pervers et tendu pour que je place en lui des espoirs tout à fait fondé. Mais non. Voilà un petit extrait d’une correspondance entretenue par mail avec une poule plutôt sympa, qui, globalement, partage mon avis sur cette daube… ça c’est ma réponse à une de ses questions :
« Predators, je suis prêt à pardonner les errances scénaristiques, je ne suis pas très frileux à ce niveau, mais le casting à deux boules, pas moyen… Brody, tu crois pas qu’il a trouvé les croquenots à Schwarzy un poil trop grands pour lui? Et pour remplacer Jesse Ventura? C’est qui ? Allô ya quelqu’un? Ah ben non, ya personne.  Et bon, le GROS truc craignos, c’est que ça se prend ultra au sérieux, la différence de ton avec l’original, c’en est presque malpoli. Sans faire dans la gaudriole, on sent que McTiernan avait tout compris. Là, en l’occurrence,  c’est un spectacle affligeant et paresseux. Et la réalisation ne remonte pas vraiment le piètre niveau. »

Par contre PIRAHNA 3D, tu peux y aller avec un bandeau sur les yeux… enfin, fais quand même gaffe à la marche, hein… et n’oublie pas de le retirer dans la salle, ça serait quand même con de ne pas profiter de ce merveilleux spectacle. Aja est un cadeau tombé du ciel, le seul français de l’industrie de ciné à s’être infiltré avec succès à Hollywood. High Tension avait posé les bases de son univers (petit film sympa mais surestimé à mon goût, survival rural très classique quoique très brutal, principalement sauvé par une atmosphère pesante et une violence graphique ultra jouissive, mais malheureusement saboté par un twist final  interdit), puis la relecture inespérée de La Colline a des Yeux (chef d’œuvre bien bourrin comme je les aime, et un des rares remake qui surpassent l’original !)… un pas de travers avec Mirrors (encore une adaptation, cette fois ci d’un film chiant coréen –lapsus- )… puis l’explosion avec ce Pirahna revu et corrigé! Je précise que la pépite originale, signée Dante et produit par ce bon vieux Corman est un de mes films de chevets… Une de ces sucreries chichement ficelées mais vraiment fun, qui annonçait cette déferlante de films horrifiques 80s toujours plus fous, fun et jusqu’au boutistes… les années 80s, en un sens, ont repris les choses exactement là où les années 50 les avait laissées… majoritairement des films de monstres en tout genres destinés au drive-in et au marché bis… Corman a compris l’astuce dès ses premiers pas dans le business de film et ne s’est jamais écarté de sa formule : des réalisateurs jeunes et inexpérimentés (donc malléables), un budget ridicule, des monstres, du sang et de la nudité gratuite. Il passera toute sa carrière à s’échiner sur des plagiats des gros succès des époques qu’il a traversé. Pour les années 80, ça sera Alien et Star Wars.
Piranha, quand là lui, sorti en 1978,  n’est rien d’autre qu’un rip off outrancier, fauché et assumé d’un autre classique qui influencera pléthores de bisseux et zédeux en cavale, j’ai nommé Jaws. Piranha en est son petit frère handicapé en un sens… mais perso’, moi je préfère !
Aja a tout compris et nous offre scrupuleusement ce que l’on demande, rien de plus : des gonzesses à poil, du gore et du fun. La phrase d’accroche est appétissante : Sea, Sex… and Blood. Ya pas d’esbroufe sur le produit, c’est exactement ce qu’on se prend sur le groin. Le mec qui a géré le casting des plantureuses créatures en bikini est un sacré veinard, et on peut dire qu’il a fait un bon job. Des nichons siliconés par centaines, des paires de fesses dodues parfaitement mises en valeurs par des strings de bain ultra hot, des cambrures parfaites, des silhouettes de rêves… toutes ces poulettes qui se déhanchent sur les bateaux, participantes d’un concours de t-shirt mouillés, les rustines comme des roquettes, les mains baladeuses, attention la tension, le bambou dans le caleçon du début à la fin, le prépuce en mode frotti et les deux noix dangereusement compressées ! Ajoutez du gore comme on en voit rarement dans les salles obscures… énorme bain de sang quand les piranhas passent à l’attaque, de la pure démence… vingt minutes de dévastation humaine, un carnage éblouissant, une hécatombe aquatique, les poissons déchiquètent, arrachent, croquent, mastiquent, les bimbos hurlent, les mecs quittent le navire (ouais mon pote, tu vas avoir besoin d’un bateau bien plus gros !), ça gicle dans tous les sens, des troncs décharnés en guise de bouées de sauvetage, des têtes arrachées, liposuccion d’un nouveau genre, pas vraiment approuvé par la Charte des médecins, de la chair humaine flottante, véritable charpie de plage, mon bambou se durcit davantage !
Le meilleur film de cette année, je vous le garantis… bien plus qu’un remake pour faire fructifier la planche à billets verts, c’est une nouvelle vision, une ré-immersion dans un genre que les médias avaleurs de foutre ont malheureusement déprécié et volontairement occulté. Le thème de base est respecté –le creature feature- pour le reste c’est carte blanche à Aja et son équipe, je les vois d’ici ricaner comme des malotrus sur le plateau de tournage, avec toutes ces gonzesses à poil qui tortillent du cul et des baquets de faux sang prêts à être balancés sur ce beau linge ! Arf arf arf… gros délire, chanceux les gars ! Bien sûr, les références au genre  papillonnent, de même pour les caméos à répétition  (Richard Dreyfus ouvre le film, pour que ceux qui pourraient passer à côté de l’allusion à Jaws ne soient pas trop perdus en chemin) et quelques lignes du dialogue ici et là qui enfoncent le clou. Par contre le gimmick 3D est purement anecdotique, ça participe à l’effet pop corn movies mais c’était pas vraiment indispensable… quoique que pour la scène où les deux sirènes à mamelons trafiqués se frottent le derche dans un balais érotique hautement excitant, ouais ça donne un peu de relief et de volume, c’est certain… surtout à mon caleçon ! D’ailleurs ça me fait penser que je n’avais vu qu’un seul film en 3D au ciné, et ça remonte à un sacré bail, c’était en 1992 pour Freddy 6 (La fin de Freddy – l’Ultime Cauchemar), avec les dix dernières minutes du film en « relief », vive les lunettes bicolores en carton ! En 2010, la technologie a quelque peu  évolué, les lunettes également (de grosses montures en plastique), mais au final l’intérêt de cette technique est le même : ça sert à rien !
Place à Aja himself pour une parfaite conclusion à cette review quelque peu dispersée (extrait de son interview dans le n° d’été de Rue Morgue Magazine) : At the suggestion that the difference between a shark and piranha is similar to the difference between heavy metal and punk rock, he considers the comparison for a moment before responding : “Even more than that – the shark is slow and final, that huge shape that comes and devours you. To go to your musical analogy, the shark is almost like classical music, and the piranha are punk rock.
Le trailer ici.

Pendant qu’on est chez Corman, ne loupez pas la réédition du chef d’œuvre HUMANOIDS FROM THE DEEP, sorti en 1980, soit deux ans après la première version de Piranha… on peut même dire que c’en est le petit cousin consanguin. C’est le même matériel, un film de monstres basique, mi horrifique mi science fiction, destiné au marché parallèle des drive-in et des cinés vétustes, la recette est la même que celle utilisée pour les  poissons carnivores (ainsi que bonne partie du catalogue de Corman !) : un budget rachitique, des monstres en latex (remarquablement réussis cependant), des jeunes femmes dénudées (nus intégraux et faciaux, yes!) et une petite bourgade en proie à  l’invasion et la destruction. Un excellent film, qui repousse sans honte aucune les limites du genre, pourtant déjà bien molestées à la fin des 70s…  les effets spéciaux et le maquillage en général sont vraiment bons (considéré l’argent investit!), les scène de gore extrêmement savoureuses, et le scénario plus que tordu n’hésite jamais à chahuter la morale bien pensante et les standards idéologiques de l’époque… Car plus que des monstruosités humanoïdes amphibiennes, ce sont de véritables créatures perverses qui rampent hors du lac pour annihiler brutalement l’espèce masculine et forniquer férocement la gente féminine !!! Hé ouais, quand même !  Arrachage de bikinis et de soutifs en bonne et due forme, les poulettes cavalent  à poil sur la plage pour finir sauvagement violées derrière les rochers, no limit ! Ultrême ! Et ce climax de dingue, j’en ricane encore, voilà ça c’est du grand cinéma ! J’imagine la gueule des ligues pro féministes de l’époque… Le film a d’ailleurs été réalisée par une femme (Barbara Peeters), qui a complètement renié le film à sa sortie, scandant que Corman avait intégralement transformé et pervertit la pellicule… Et c’est la stricte vérité ! Jugeant le résultat trop timide, le vieux cochon a mandaté en urgence une seconde équipe pour tourner de nouveaux inserts un peu plus, heu comment dire, « épicés »…. Du cul malsain et de la violence graphique ! Ahahaha… Même les acteurs ont halluciné en voyant le résultat. Mais au final, ce sont ces passages que l’histoire retiendra, hé ouais ! Ca lui a valu pas mal d’emmerdes lors des premières diffusions du film, mais ça a largement contribué à son succès (relatif) et son statut culte.
« They’re not human. But they hunt human women. Not for Killing. For mating. »
Dans mon top 10 des meilleurs films de tous les temps. Vivement le remake !
Le trailer ici.

Bon au niveau DVD, ici c’est l’apocalypse, j’ai croisé plusieurs chaînes de magasins vidéos (qui morflent encore plus que les magasins de disque) qui se débarrassaient de leurs stocks en supra grande vitesse avant de vider les lieux et boucler définitivement leurs portes. Partout où passe le Nasty, les vidéos ne repoussent point… En règle générale, des DVDs entre 2 et 5 dollars, nouveautés comprises, mec c’est pas de la démence ça ? Sur la trentaine achetés j’en ai déjà maté une grosse quinzaine, je les ai tous chroniqués pour le report que je suis en train d’écrire sur mon trip aux States… j’en ai choisi un au hasard pour cette colonne… je ferme les yeux, je passe mon index sur l’écran, j’agite le curseur du souriceau, tiens celui là :
Wow, un sacré bail que je ne m’étais pas tapé une adaptation ciné d’un délire de Stephen King, j’ai trouvé RIDING THE BULLET dans un bac d’occaz (2$), hop dans le caddie, sans vraiment en attendre quoique ce soit… c’est réalisé par le tiède Mick Garris (le producteur des Masters of Horror, expérimenté dans le domaine de l’adaptation du King puisqu’on lui doit déjà la série TV du Fléau –pas mal-, La Nuit Déchirée –que j’ai adoré à l’époque- et Desperation) et ma foi, ça se matte plutôt bien. Les thèmes de prédilection du King sont bel et bien là (le passé, les racines, les peurs enfantines, la quête initiatique et le passage à l’âge adulte avec les responsabilités qui en résulte, les vieilles bagnoles, le rock’n’roll 50’s, la pop culture américaine, etc) et le récit est assez mouvementé pour qu’on ne baille pas devant ce scénario un poil tiré par les cheveux… Beaucoup de rebondissements et de pistes narratives entortillées, c’est parfois un peu pénible à suivre mais l’ensemble est tellement nerveux et enjoué que ça passe comme dans du beurre de cacahouètes. Il y a un côté bis évident, les références aux vieux EC comics sont toujours les bienvenues, ça ajoute un petit charme vieillot non négligeable (et plutôt rafraîchissant dans une industrie qui nous roule de plus en plus dans les CGI clinquants et stériles), et le budget est suffisamment dodu pour que ça fonctionne bien au niveau de la réalisation… Graphiquement c’est assez chouette (une bonne ambiance posée par les couleurs bleutées et par les scènes de nuit, dans le vieux parc d’attraction, etc), les incursions dans le domaine des rêves et dans les délires fantastiques du perso’ principal sont plutôt fun… ça ne se prend pas trop la couenne, bien que très light ça reste cependant un bon moyen pour faire trempette une fois de plus dans un univers typiquement « kingien », généreux en twists, naïf dans le thème et nostalgique dans l’approche. Putain, depuis le temps que je le dis, il faut vraiment que je me remette la tronche dans l’univers littéraire du King. J’ai arrêté à Jessie, il y a 15 ans, quoi… Le trailer ici.

Pour les plus curieux et les plus obsessifs, voici le reste de la liste des films que je me suis envoyé… si vous voulez savoir ce que j’en pense, il faudra vous procurer le prochain n° du zine Everyday is like Sunday qui sortira à mon retour en France, encore un énorme bottin où tous ces trésors seront chroniqués :  TRAILER PARKER OF TERROR ;  BIGGER, STRONGER, FASTER (documentaire) ; CABIN FEVER 2 ; INFESTATION ; BRUTAL MASSACRE ; SORORITY ROW ; DEAD ABOVE GROUND ; THE HILLS RUN RED ; CONFESSIONS OF A SUPERHERO (documentaire) ; I SELL THE DEAD ; SANTA’S SLAY ; NEVER SLEEP AGAIN – THE ELM STREET LEGACY (documentaire) ; NOT QUITE HOLLYWOOD (documentaire) et AMERICAN TEENAGER (documentaire).

Au niveau des concerts, c’est assez éclaté… la fête à Nono!
J’ai vu Ted Nugent en concert en Juillet, dans le trou de balle du Dirty South, ambiance white trash avec toute la confrérie des chasseurs, des pêcheurs et des vétérans du Vietnam au rendez vous, prêt à dégainer le flingot et à te peler l’oignon si ça déconne  ! Le concert était vraiment bon, enfin si tu aimes le classic rock et les drapeaux sudistes, c’était le bon endroit où traîner ses pantoufles ce soir là. Tous les tubes du Nuge enquillés et lui qui déraille entre chaque morceau avec des interventions orales complètement hallucinées et hallucinantes. Ce mec est barge ! Mais bien content d’avoir assisté à un de ses shows !

Quelques semaines plus tard, à Charlotte (Caroline du Nord), les Goo Goo Dolls en live !  Impossible de manquer une telle opportunité, j’adore ce groupe, des premiers disques (dans un trip Replacements/Soul Asylum) aux dernières offrandes beaucoup plus chamallow (power pop FM ultra calibrée qui lorgne du côte de la braguette Bon Jovi, et de son compte en banque aussi !), c’est toujours l’extase… 5000 personnes, super gig, professionnel au plus au point, tout est à sa place, ça joue monstrueusement, la voix est au premier plan, les mélodies tournoient autour des grattes ciels, plein phare sur leur répertoire le plus radio friendly, de la grosse ballade sirupeuse qui donne envie de danser nu devant un miroir et de se malmener les nichons avec des pinces à linge. C’est en plein air, on respire, j’hume à plein nasaux cette Amérique de séries TV ! J’ai bien rigolé sur les refrains, ahahah, les meufs sont en transe, leurs strings coincés dans les deux raies, carrément, je le vois, une et deux, le compte est bon, c’est l’avantage des petits shorts blancs quasi transparents… hum, ça frotte et ça stimule les zones érogènes y paraît (c’est une de mes ex qui me l’a dit), et vas y que tous les fessiers de la fosse sont en mode surchauffe, le chanteur balance quelques clins d’œil en se passant la main dans les cheveux, les poules ont les cuisses humides, ça coule dans les chaussettes, elles veulent se faire tamponner durement, ouais mec j’en suis sûr… la BO rêvée pour honorer toutes les femmes de la planète, toutes en même temps, orgiaque et salace, ah ouais ! Tous les  ricains de base qui lèvent les bras au ciel, sing along géant et la liberté à tout prix! Mec, ça c’est du spectacle ! Tous les tubes canardés à bout portant, et moi je suis là, je regarde ce chambar’ et je me dis que la vie est belle !
Le nouvel album est sorti il y a quelques jours, c’est d’ores et déjà sur ma want-list.
Top 3 de la discographie des Goo Goo Dolls : “Hold me Up”, “A Boy named Goo” et “Gutterflower”.

On continue avec le OZZ FEST’, quelques jours plus tard dans le Connecticut (à Harford). Une affiche qui fait mal : Ozzy + Motley Crue + Rob Halford + Devil Driver + Black Label Society. Encore une fois, changement d’ambiance et de délire. Là on revient dans la basse cour white trash, freaks de campagne et métalleux bas du front ! Pour le report, je le répète pour ceux qui aurait un tampon coincé dans l’oreille, ça se passera dans le prochain Megazine, sache juste que c’était formidable, le plus gros concert (en terme de public) que j’ai vu de toute ma vie. Faut dire que je suis plus habitué aux concerts dans les clubs pouraves…. Mais je peux te dire un secret : c’est Ozzy qui a gagné. Ne le répète à personne. Par contre, on n’a as eu droit à sa fameuse danse du crapaud.

Ha ouais, et j’ai fait le VANS TOUR édition 2010 à Orlando (Floride). Pareil, j’ai déjà écrit un gros report pour mon prochain zine donc je ne vais pas me fouler à paraphraser ce que j’ai couché sur papier il y a deux semaines… grosso modo, c’était cool et je m’y suis vraiment amusé. La scène metal core est naze, pathétique même, des kids à qui je foutrais bien une branlée, comme ça, gratos, juste parce qu’ils ont des gueules de cons et que leur musique et attitude sont vraiment dégueulasses… Le chanteur d’Indochine avec des tatouages de carpes japonaises sur les bras et un tricot fluo dans environ 39 groupes. Et là par contre, j’ai eu droit à leur putain de danse du crapaud, sur toutes les scènes. Horripilant.
Les groupes emo nouvelle génération pataugent eux aussi dans la même fange, groin groin, des petits cochons de lait… ultra gays, des lopettes qui ne parlent que de tirer des gonzesses dans leurs paroles mais qui en sont encore à se frotter la truite entre deux coussins et à s’enfiler un doigt dans le derrière en pensant très fort à leur prof de sport. Des horribles petits connards maniérés qui geignent et tortillent du cul comme une poule avec un bison III coincé dans le croupion. Sur scène, ça envoie peau de roustons. Pas bon. Je ne cite pas de noms, ils sont trop nombreux.
J’ai testé beaucoup de tes chouchous à ce fest’, et j’ai pas vraiment approuvé ! Du jazz salement envoyé ! M’engueule pas Mike, c’est la vérité !
Par contre la vieille école mélo punk/rock tient encore la route, en tout cas les plus probants sur scène et ceux qui se tiennent le mieux, bien droit, malgré l’arthrite et la scoliose ! Dommage que le public soit passé à autre chose depuis au moins cinq ans, pas grand monde devant les darons et pas la grosse dinguerie dans le pit.
Les grands gagnants, haut la main : Set your Goals, Face to Face, Riverboat Gamblers, Four Year Strong, Andrew WK, Pennywise et Far From Finished.

A Boston, quelques semaines plus tard, dans un club bondé, c’est les CRO MAGS que je me prend en pleine truffe, avec un line up de folie (Jon Joseph bien sûr, accompagné d’ex ou actuels membres de Bad Brains, Leeway et Sick of it All!). Là, par contre, c’est du sérieux ! Un des meilleurs concerts auquel j’ai assisté ces cinq dernières années. La raclée… un passage à tabac… j’ai beau eu me mettre en boule et bien me protéger la tête avec les coudes (comme c’est conseillé dans le guides d’auto défense), je me suis quand même fait exploser la mâchoire.
Tiens pendant que j’y suis, Jon Joseph vient de sortir son deuxième book « Meat is for Pussies »… la mère Nasty s’est ruée dessus. Un bon guide branché végétarisme et exercices physiques pour rester surpuissant à toute heure de la journée… avec des recettes sympas, un programme d’entraînement étalé sur la semaine et un point de vue assez intéressant sur tout le business autour de la bidoche et de la bouffe en général (on est pas loin de la conspiration !). Keep it clean, Mike !


Bien content d’avoir assisté au FESTIVAL OF FEAR (grosse convention horrifique basée à Toronto-Canada)… trois jours de grosse folie… un building entier réquisitionné au centre ville de Toronto pour la Fan Expo, qui accueille plusieurs dizaines de milliers de geeks de tous les coins de la Terre… en fait le Festival of Fear représente une infime partie de l’expo globale, consacrée majoritairement à la science fiction, aux mangas, comics, jeux de rôle, jeux vidéos, etc… Le constat est assez triste, seulement une centaine de personnes pour le programme dédié à la culture horrifique/gore et des dizaines de milliers (aucune exagération) de tête de nœuds pour le reste… on sent vraiment une grosse différence entre les publics, et c’est plutôt sain. Donc pour ceux qui douteraient encore, oui le genre horrifique est bel et bien en marge du reste, ça représente encore une sacrée alternative à la niaiserie de ce que nous proposent le reste des mediums, plus que jamais serais-je tenté d’écrire… j’ai vraiment été apeuré par la normalité et la niaiserie du public des gamers et autres fans de mangas et de science fiction… ces mecs font vraiment flipper, je leur aurais bien fait bouffer leurs putains de costumes à la con, de gros nounours dégoutants avec les yeux vides, qui puent la transpi’ et qui se déplacent comme des phoques constipés… Dans la salle d’expo (où il y avait tous les stands de merch’, tous styles confondus) j’ai eu à plusieurs reprises envie de mettre des coups de genoux dans les mâchoires, je peux te le jurer… bon bref, c’était la partie un peu chiante de ce délire, cette promiscuité forcée avec les tas de merdes plus geek que geek (je commence à bien détester ce terme aussi… tu regardais les Chevaliers du Zodiaque quand tu avais 13 ans et tu aimes encore jouer à Mario Bros sur ta vieille console pourrie, ça y est toi aussi tu peux rentrer au super club des ‘geeks’… mais pour moi ça change rien au fait que tu sois un gros beauf’ mon pote, hé ouais!), ces handicapés parasites que je voudrais passer sous une tondeuse à gazon! Braindead style ! A la seconde près où je remettais un pied dans une salle de projection, mon animosité se résorbait, je retrouvais enfin les quarante même mecs venus pour les mêmes raisons que moi : du sang, du sexe et du fun ! Pendant que tous les autres blaireaux faisaient la queue pour avoir un autographe de William Shatner (à 20€ le gribouillis) ou d’un obscur connard qui a nettoyé les chiottes sur le plateau de tournage de Star Wars! Je vous punche la gueule quand vous voulez bande d’ineptes ! Violence gratuite, mon amour, ma destinée.
Au programme de ces 3 jours : projection de films (Suck, Frozen, Blood Night : the legend of Marry Hatchet), conférences de presse (Bill Moseley, Lance Henriksen, Heather Langenkamp, Lloyd Kaufman et une partie de sa team Troma), salon d’expo et consommation avide… je me suis ruiné en posters géants, t-shirts, comics, dvds rares, etc, cool ! Par contre, gros coup au moral, mon pote Glenn Danzig a annulé sa présence, raison invoquée : il s’est pris la guibolle dans un piège à loups en ramassant des bolets dans un sous bois… arf arf arf. Dégouté !

Au niveau zique, c’est de la pure démence… j’ai déjà acheté 87 disques. Pas un de plus, pas un de moins. En tout cas pour l’instant. Je ne vais pas te les lister, hein…
Pas un vinyl, je ne peux pas les ramener (en avion) donc je m’interdis purement et simplement de jeter une œillade dans les bacs. Je me venge sur les CDs. De toute façon c’est un format que j’adore, encore plus que le vinyl. Hé ouais. Fouette moi. C’est le format de ma génération.
Par contre je peux te dire que je n’ai acheté que des skeuds d’occazes, de 0,99€ à 5,99€, tu convertis en euros et tu comprends pourquoi je fond les plombs dans toutes les boutiques que je croise… je rachète les disques que j’ai perdu dans l’incendie il y a 10 mois, donc ne compte pas sur moi pour ergoter sur des nouveautés. Là, je suis en mode 90s, grunge commercial (le meilleur !), punk mélo/skate punk early years et quelques gros noms de la scène death ou thrash qui ont depuis sombré dans l’oubli ou dans le pas bon. Bref, rien de bien nouveau sous mon soleil.
Dans la bagnole, ces derniers jours, ça donnait ça : the Toadies « Rubberneck » (rock 90s un poil noisy envoyé fièrement par un trio texan largement sous estimé, à ranger dans la même famille que Foil et Wool), Stanford Prison Experiment « Wrecreation » et « the Gato Hunch » (t’as déjà rêvé d’un groupe qui ferait le lien entre Quiksand, Helmet et Handsome ? Et ben c’est eux, prends c’est cadeau !), Bush « Razorblade Suitcase » (rip off scandaleux et outrageant de Nirvana, un groupe de Los Angeles signé sur une major, déjà c’est louche, ensuite ya la garde robe qui va bien, fausses chemises à carreaux pour la photo promo’ et cheveux mi-longs de circonstance, heu ça va là on est crédibles ? Comme pour le dernier Nirvana, enregistré par Albini, son clair crunchy et explosions de saturation dans les refrains, voix nasillarde à la Cobain, l’imitation est parfaite, refrains trop faciles, on sent que les gars en avaient ras le cul de laver des piscines dans les beaux quartiers, faut signer à tout prix mec ya ma mère qui me menace de me foutre dehors si je peux pas lui payer un loyer ! Ils chaussent grand mais honnêtement l’album fonctionne, si tu fermes les yeux et que t’es pas trop regardant sur la provenance et la composition du produit, ça passe bien !), Napalm Death « Diatribes » (rarement vu un groupe aussi brouillon et bruyant en live, il y a au moins 6 ans, ultra bordélique, mais cet album est un peu différent, ils ont remisé le grind boiteux dans leurs flight cases, là c’est mid-tempo avec de bons riffs qui appuient bien, ça masse fort, mid nineties aussi, quand la scène power metal régnait sans partage dans les pages de Metal Hammer, par contre je suis pas fan du reste de leur discographie), Helmet « Size Matters » (un album que je ne connaissais pas, même formule, peut-être même un peu plus pop, rythmiques plombées et groove de tricératops, structures facétieuses et mur du son, Page Hamilton=génie… vus en concert dans un festival en pleine après midi en 1994, grosse claque, jamais lâché depuis !), Sneaker Pimps « Becoming X » (saloperie trip-hop avec une guitare vaguement rock, mood mélancolique, voix féminine sympa quoiqu’un poil agaçante, cet album me rappelle une ex avec qui je passais du bon temps en 1997, tard le soir, quand tous les chats sont noirs ! Elle adorait ce skeud, moi pas trop, je préférais me pointer avec mes k7 de Cynic et de Atheist, mais on peut pas dire que ça la mettait en condition pour virer ses fringues… donc let’s go pour Sniker Pimps, je suis open, tant qu’on peut s’amuser selon mes règles je laisse le choix du juke box à la gente féminine… on a tellement écouté ce skeud que c’est devenu une bande son de ces années là… ça n’a pas duré très longtemps, quelques mois tout au plus, mais je m’en souviens comme une bonne période… une belle fille, grande brune avec un nom de famille italien, chouette nana avec un corps d’enfer!), Concrete Blonde « Recollection- the Best Of » (j’adore ce groupe, original et difficilement étiquetable, pop rock mais avec un côté LA 80’s, superbe voix féminine, grave et profonde, un répertoire assez éclaté, pour moi c’est juste de la bonne musique sur laquelle j’ai vécu, encore une fois, pas mal de trucs durs à complètement oublier), Entombed « Hollowman » (le EP qui marque la rupture avec leurs débuts stricto death metal, là ça envoie du gros rock sale, puissant et dégoulinant, on sent que le groupe répète dans un mausolée… acheté en k7 l’année de sa sortie -1994),  Carcass « Heartwork » (j’en ai déjà parlé, hein, voir ci dessous !), Kerbdog « s/t » (groupe irlandais injustement méconnus, pourtant ce que les nineties nous ont donné de mieux, quelque part entre Therapy?, Skin Yard, Helmet et Nirvana, avec un son plus lourd, saturé et caverneux, bien sûr produit par Jack Endino) et environ 77 autres ! De longs trajets, il faut bien s’occuper!

Là, j’écoute le « Masters of Puppets » de Metallica, certainement un des disques que j’ai le plus écouté de toute ma collection… je l’ai d’abord acheté en k7, puis en vinyl, et enfin en CD. J’ai quelques disques, comme ça, que je possède (ou possédais on va dire) en trois formats. Gros souvenirs sur ce disque, énormément écouté quand j’étais en classe de 3ème et en seconde. La k7 ne giclait jamais de mon walk-man… j’avais une vingtaine de minutes de marche, trois fois dans la journée (matin, midi et soir, j’étais externe, avant que je me fasse remercier et devienne interne dans une autre ville), du petit appart’ où je vivais avec ma mère à mon collège et lycée (situés dans le même coin). Pas de lecteur MP3 à l’époque, pas de podcast à s’écouter à toute heure, juste quelques boîtes à chaussures remplies de k7 achetées (un peu) ou copiées (beaucoup). Celle là faisait partie de celles qui ne sortaient jamais du sac de cours (tu sais ces putains de baluchon couleur kaki avec le logo US ARMY imprimé en grosses lettres noires –pas le top pour stocker les affaires de cours, dix jours après la rentrée c’était toujours le même scénar’ : tous mes cahiers et bouquins étaient déjà dans un piteux état, cornés, pliés et endommagés… mais tu connais la formule, le style avant tout mec, surtout à cet âge là!).
Et tu sais quoi, sur ma sélection I-Pod, l’album suivant c’est « Ride the lightning »… et je crois que je vais me l’écouter aussi.

Bon je me rend compte que c’est toujours les mêmes références/noms qui reviennent, hein Mike…. Bah, que veux-tu que je te dise…

Je me suis enfilé pas mal de bouquins ces dernières semaines, comme pour la zique, ça occupe pendant les dizaines d’heures de trajet en voiture… on se repasse le volant toutes les 2 ou 3 heures, et quand je suis assis sur la place du mort, je croque les pages…
Mais juste avant de décoller, je me suis empressé de lire deux livres que je m’étais mis de côté… 
GOING UNDERGROUND
« Punk américain 79-92 », sa taille et son poids, tout simplement monstrueux, m’interdisaient de le mettre dans ma valise. Gros marathon avant le jour -J-, chaque soir avant de me coucher, je me suis goulument envoyé quelques chapitres, tournant les pages en mode accéléré… une course contre la montre qui m’a permis de refermer le book la veille du départ. Passionnant ! Le sujet a déjà été traité des milliards de fois, l’âge d’or du hard core américain, de la fin des 70s au début des 90s…Mais là, l’angle est un peu différent… Bien sûr on n’échappe pas à la genèse du mouvement qui a profilé et structuré ce qu’allait devenir le punk et sa branche hard core, typiquement américain, réponse aux quelques années de monopole en la matière par les anglais… Black Flag, Dead Kennedys, DOA, Bad Brains, Minor Threat, blah blah blah tu connais l’histoire autant que moi, la scène foutraque et éclatée de LA qui a façonné le courant à l’Ouest, et la scène plus disciplinée et organisée de Washington qui a donné le ton  à l’Est… sauf que l’auteur a eu la bonne idée d’y inclure des éléments autobiographiques, ça rend le récit un peu moins didactique, plus vivant, et qu’il a eu l’intelligence de pointer sa lanterne sur les scènes et les Etats auxquels ce genre d’ouvrages ont toujours eu tendance à occulter les activités… ouais, il y a eu des agités partout, au Texas, dans le mid West, en Floride, dans le Sud profond, dans le Nord paumé, etc… un mouvement national qui s’est propagé comme un feu de forêt en plein été sur la côte d’Azur, des dizaines et des dizaines de groupes obscurs qui ont pourtant apportés leur petite pierre à cet énorme édifice, imposant, massif et inébranlable… un style qui deviendra en seulement quelques années un standard quasi international, un style à part entière, presque un mode de vie et de penser.
Une lecture très agréable, les pages sont noircies d’informations biographiques sur les groupes et leurs musiciens, de photos témoignages de cette époque, de flyers, de posters, de visuels de 7’, etc… Un super document, bien structuré et original dans le traitement, dont le ton léger contrecarre parfois l’approche trop journalistique et informative de ce genre d’entreprise. Hurchalla n’est guidé que par la passion et l’énergie que cette musique lui a insufflée… c’est un produit de son époque, il a été changé à tout jamais par cette contre culture, il l’a vécu de l’intérieur et été façonné selon ses préceptes. On regrettera seulement quelques absents -puisqu’on doit faire avec les goûts personnels de l’auteur- il évite les styles auxquels il a plus de mal à s’identifier (en règle générale, tout le courant tough, New York en particulier et une bonne partie de la scène du Nord-Est) et effleure seulement le mouvement straight-edge (dommage).  On sent qu’il aime son punk rock complètement décomplexé et frondeur, basique, spontané et même un poil arty…  bref, plus Germs qu’Agnostic Front (preuve d’un certain bon goût quand même). Complet et original, Going Underground est un bon supplément aux bibles du genre qui ont défloré le terrain ces quinze dernières années, un ouvrage qui trouvera parfaitement sa place entre le classique « American Hardcore » et l’obligatoire  « This band could be your Life ». Une initiative lumineuse que l’on doit à l’éditeur français Rytrut qui a eu la bonne idée, ainsi que le courage, de le traduire en français et de le distribuer dans notre morne pays.

D’ailleurs, cette petite boîte d’édition continue dans sa lancée puisqu’elle planche sur le projet de traduction de la biographie de Joey Shithead, un de mes héros ! Talk-Action = Zero, formule de politesse que je me suis fait tatouer sur le poignet il y a quelques mois…c’est à lui qu’on la doit ! Merci chef ! Coïncidence, je viens juste de terminer ce livre (sa version en anglais)… l’histoire chaotique et passionnante de DOA, un des premiers groupes punk du continent Nord Américain (from Canada) à avoir émergé et posé ses amplis dans tous les bouges du territoire. Encore un livre que je conseille à tous ceux qui aiment les contes pour grands enfants, surtout quand c’est narré par un gazier qui a  participé à la construction de l’édifice… il trône sur les mêmes marches que Biafra, Rollins, McKay, Ginn et compagnie… Le parfait exemple d’un groupe à la carrière impeccable, bien que sacrément agitée et parsemée d’embuches. Tournées marathons, débrouillardise avec les moyens du bords, altercations avec les flics, alcool à gogo, public dangereux, trajets en van pourris, deals foireux avec les maisons de disques, changement de line-up incessants, ce groupe a connu les balbutiements du punk rock, c’est même lui qui a apposé les premières spatules de plâtre… tout y est, c’est certifié, une ouvrage indispensable.
Un petit passage : « The previous fall we had seen an article in a music mag from San Francisco that talked about the west coast punk scene : the Avengers, the Circle Jerks, Black Flag, the Dead Kennedys, the Dils, X, DOA and a pile of other bands.The title of the article was ‘Hardcore’, and we tought that was an apt description for our kind of punk rock, which was different from the New York and London scenes. It was a fresh new sound that spanned from Vancouver to San Diego. It was faster and more aggressive than New York or London punk, and nobody tried to sing with phony English accents. Before long, the world of punk rock would be imitating us. The term “hard core” seemed to encapsulate the spontaneity, energy, and rebellion of the scene. The ideals we took from it were these : think for yourself, don’t back down, change your world, be free.

Notre Thierry Tuborg national continue de mélanger habilement polar et rock’n’roll –dans le style et dans l’attitude- dans un nouveau roman qui le voit plus en forme que jamais. Je crois bien avoir lu l’intégralité de sa bibliographie, je suis tombé dans la marmite il y a 6 ans, après avoir pris contact avec lui pour commander quelques articles de son catalogue et faire une interview du lascar pour le zine Kerosene… je me rappelle bien de cette période, un brin floue d’un côté mais, paradoxalement, d’une clarté étonnante… dans une passade un peu nébuleuse, tiraillé entre deux pulsions dévoreuses, coincé entre l’abus et la rédemption, le chaos et la retraite, le combat et la fuite… ya des périodes comme ça… le truc, c’est de savoir gérer ses sautes d’humeur, de moral et d’attitude. Une seule manière de s’en sortir sans étouffer : rester droit et parer les coups. Et quand tu lèves la main, la lever plus haute et plus rapidement que ceux en face. Ca marche pas pour tout le monde, mais pour moi ça a fait ses preuves. Enfin bref je m’égare (mais c’est le principe de cette colonne, non ?), ce qui nous intéresse ici c’est son nouveau bouquin… Pas de grand chamboulement dans le petit univers de l’auteur, une intrigue souple et fluide, un style frontal qui ne s’embarrasse pas de baguage sémantique inutile, des personnages humains (dans leurs choix et dans leurs fêlures), un rythme narratif prudent mais des petits détails ici et là qui font la différence.
Toujours cette galerie de protagonistes qui se rencontrent un peu malgré eux, certains profitant de la faiblesse de cibles faciles -car trop fatiguées par cette lutte incessante et harassante contre le quotidien arracheur d’entrailles-, des gens sans autre ambition que de pouvoir faire un pas devant l’autre et se lever chaque matin pour s’enfoncer un peu plus profondément encore dans la tourbe… des gens qui baissent la tête et tournent le regard un peu trop facilement, pris dans l’engrenage de la petite vie, ni noire ni blanche, grise peut-être.
Pas de scénario à couper le souffle, pas d’idées lumineuses, pas de haute voltige stylistique, juste un roman « rock » bien troussé, qui raconte une histoire simple et qui met en valeur des caractères qui veulent s’en sortir, chacun à leur manière. Pour aller où, pour faire quoi ? On connait tous la réponse… pour être peinards, tout simplement.
Le titre du livre « Rock’n’Roll Psychose » ne ment pas sur le contenu, vous décortiquez l’expression et vous avez ce que l’auteur vous promet en première page : du rock’n’roll et de la psychose. Bah ouais, c’est pas plus compliqué que ça… Un écrivain qui a fait des concessions, qui pataugent entre milieu littéraire puant et scène musicale underground… un mort, une disparition, des préoccupations pécuniaires (c’est le point de départ de la plupart des romans noirs, non ?), un sens de la morale qui n’est pas exactement le même pour tout le monde, une description réaliste de chacun des milieux décrits (avec un peu de name dropping -groupes/fanzines/activistes- pour ancrer le récit dans une réalité que la plupart des lecteurs potentiels connaissent et même vivent au quotidien… tiens, j’en profite pour glisser que name dropping en français, ça se crache nommagite, moins fun, hein), avec ses prédateurs voraces et ses proies innocentes… ça se lit très rapidement, d’une part parce que le récit est court et tonique, d’autre part parce qu’il est difficile de laisser ce roman prendre la poussière sur la table de chevet… Le sujet principal de la plupart des livres de Thierry tourne toujours autour du même matériel narratif, on y décèle une part autobiographique évidente et une volonté de se radicaliser (et de se démarquer du reste des auteurs du style) au fil de ses publications. Le livre est coproduit par Kicking Rds, en espérant que ça donne l’opportunité à Thierry de diversifier et d’étendre son lectorat… On parle facilement de musique indé, beaucoup moins de littérature indé, pourtant ça se tient. Faites un tour sur son site pour en savoir plus –n’hésitez pas à commander un de ses précédents livres au passage- et profitez en pour bifurquer sur son journal de bord, toujours bien fun à lire.

« One from None » et « Watch Him Die » d’Henry Rollins, premières éditions, trouvées pour une bouchée de pain sec dans un carton poussiéreux d’une boutique d’occaz’ à Atlanta. Des textes/essais, extraits de son journal de bord que pour la plupart j’ai déjà lus mais je suis bien content de les avoir dénichés dans leurs formats originels. J’ai perdu tous mes disques mais également tous mes bouquins, je remonte la pente… Sa plume était largement plus misanthropique, venimeuse et brutale qu’elle ne l’est aujourd’hui, bien black et sans espoir… je les ai relu en diagonale, et ça regonfle toujours le moral !
Un petit extrait d’une interview rare de Riton, habilement placée à la fin de « One from None », la question c’est : “With the ethic of punk it became apparent that you didn’t have to be a brilliant instrumentalist to go up on stage…”
Et la réponse : “Sure, and in a way, I think that’s cool. You don’t have to be Led Zeppelin, or don’t have to stay in your garage, you can get up there if you have the motivation. That’s an opportunity for people to do what they want. I’m all for that. But what I’m not into are people who don’t try to aspire to something that is unique and excellent. I don’t like people playing badly and still doing it because Punk Rock says it’s ok”.

Encore une tonne de trucs à rajouter mais il faut que ça cesse, ça devient un peu lourdingue là… Reçu quelques disques promos dans ma mailbox avant de prendre l’avion, présentement je n’ai pas vraiment le temps de me pencher dessus avec le sérieux que ça mériterait, peut-être que j’en parlerai le mois prochain, ou ailleurs, dans un zine ou un truc du genre… idem, pas mal de zines glanés ici et là, dont Mononoké, super zine branché hard core DIY, principalement excité par les scènes exotiques (les Philippines, etc), pas ma came au niveau des goûts musicaux mais très agréable à lire, super esprit et solide quant au contenu et la présentation. Des reviews, des scene reports, quelques colonnes culturelles sur les mangas, livres et films de bon goût  –the Warriors, Eden Lake, etc-, et of course la petite pincée de propagande politique obligatoire dans la scène, faite gaffe c’est un révolutionnaire ! Pour en savoir davantage et commander le #6, envoyez un mail à : dc.fury@orange.fr.
Et quelques zines ricains que je choppe sur la route…
Je me suis aussi mis à SCOTT PILGRIM, j’ai lutté par pur snobisme puis je me suis détendu et j’ai craqué,  vraiment dur de ne pas aimer, tout y est, dialogues savoureux, scénar’ qui part dans tous les sens, teenage attitude, j’avais un peu peur d’être irrité par les références aux jeux vidéos et l’approche vaguement manga de l’ensemble –plus un gimmick esthétique on va dire- mais que nenni, ça se lit easy et c’est vraiment fun, je viens de finir le 3ème tome (« and the Infinite Sadness », le gars a été marqué par les Smashing Pumpkins!)…

Je finis par un comic vraiment cool, mon coup de cœur, dégoté par la mère Nasty dans un shop classieux, moquette épaisse et rayonnages boisés, perdu en Caroline du Nord : Minimum Wage (Book One) de Bob Fingerman chez Fantagraphics, la réponse new yorkaise à Peter Bagge et son désopilant  « Hate »… même combat, BD biographique d’un illustrateur qui pédale un peu dans la semoule pour trouver sa vitesse de croisière, on le suit dans un quotidien banal mais pas exempt de loufoqueries et d’embuches existentielles, vraiment bon ! Le caractère principal  (alter ego de l’auteur évidemment) porte des t-shirts d’enfer (Therapy ?, Killing Joke), scribouille des infamies pour une revue porno, partage son appart’ avec un drôle de colocataire et essaie de garder le cap avec sa petite amie un peu trop émotive à mon goût (et au sien aussi, j’en suis sûr). Bref, c’est taillé pour bibi.

Je ferme la boutique. Comme le veux la tradition, une petite citation, cette fois de Glenn Danzig, extraite d’une interview publiée dans un récent numéro du très bon magazine Rue Morgue : « What amuses me ? I don’t know. Stupid people getting killed. »

Restez solides.
« It’s only jazz music, but I like it ».
Je suis justement à Chicago alors que je mets un point final à cette (trop longue) colonne, et devine quoi ?  La 32ème édition du fameux festival annuel de jazz de Chicago bourdonne dans la ville, là tout de suite maintenant… ça swingue dur dans toutes les rues! Je ne pouvais pas mieux tomber… Right time, right place buddy !

-Nasty Samy

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MICKSON – JEUDI 09 SEPTEMBRE 2010

Heeeeeey ! Présent chief ! Ouais toujours dans le jazz, même si je reste au pays des fanas du pinard. Donc jazz french touch, Michel Petrucciani stylee.

De toute façon je vis dans ma propre enclave, sur ma planète perso, sur mon territoire, façon château de Dracula,  donc même si je vivais alone dans une station sous-marine au fond des abysses ça serait pareil. Toujours connecté sur des bidules qui n’intéressent que moi. Ou juste quelques autres. A faire des liens entre ce qui me tombe dessus et des fragments d’épisodes de séries teen. La vie imite l’art et vice versa. Un truc qui m’a toujours fasciné. Y’a peu-tête un gonze qui écrit les scénars de nos foutues vies, quelque part ? Pas une divinité ou truc du style, mais un type genre les scénaristes de Transformers, qui écrivent des pages sur leur laptop vautrés dans un lit d’hôtel quatre étoiles en bectant des sandwiches au homard. En harcelant le room-service pour avoir plus de bulles dans leur Perrier. De toute façon c’est Michael Bay qui paie la note. Un sacré taf.

Certaines situations/évènements/quiproquos c’est trop du pitch de teen. Pas seulement de teen d’ailleurs. T’as des gens qui te disent oah j’ai trop une impression de déjà-vu… ça m’arrive tout le temps aussi, et de plus en plus mais en ce qui me concerne c’est le réflexe « OK, c’est du déjà-vu… à la télé ! » Ou au cinoche. C’est ouf ce bordel. Je m’y perds parfois. En plus ça marche aussi avec les comics. Comme cette histoire que j’avais écrite pour un Shot Down avec cette nana croisée dans la rue et qui ressemblait à Enid de Ghost World. Comme si elle était tombée du film, juste pour me transpercer le cœur. Ensuite un crush pour une serveuse dont la personnalité me faisait grave penser à Ramona Flowers (dans Scott Pilgrim)… quelques ranques et verres plus tard, après avoir un peu scanné le perso, je me suis rendu compte que non. Que carrément pas. Déception. « C’était une erreur d’appréciation » comme dit Indy dans TEMPLE OF DOOM. Mais la première impression était assez tuante. Au moins ça me fait du biscuit pour le zine, j’ai pas fini d’explorer la veine gonzo-fanzinat. Autant j’aime écrire des reviews de skeuds ou de films, je préfère balancer mes états d’âme sous forme de petits textes tendance emo, d’ailleurs c’est ce que les lecteurs veulent d’après ce que je sais… on s’en branle de tes chroniques de All Time Low ! On veut de la romance qui explose en vol, des occases ratées, des timings tout pourris. Des fusées qui pètent sur le pas de tir, en s’élevant d’un pauvre mètre. Des capsules qui crament (avec leurs occupants) dans l’atmosphère. Bref une certaine culture de l’échec. Et tout ce bordel réalité/fiction qui s’entremêle. De plus en plus. Mais ça me met du fuel pour avancer. Bon putain, ça y est je m’emballe, comme le rollercoaster dans DESTINATION FINALE 3 ! Un tour de rollercoaster avec Mary Elzabeth Winstead… qui te hurle dans les oreilles et te griffe le bras avec ses ongles (peints en noir)… qui porte sa tenue de cheerleader jaune comme dans DEATH PROOF… qui joue dans l’adaptation cinoche de SCOTT PILGRIM… qui interprète Ramona… tout se mixe, je suis en train de me transformer en Chip Douglas dans THE CABLE GUY… pas encore aussi déjanté mais sait-on jamais…

Bon c’est la rentrée, enfin. Days of September (CASBAH CLUB, compile “on another planet” de chez Black & Noir). Une des périodes de l’année que je préfère. Enfin surtout la période qui étale l’été au tapis, pour le compte. Bouge pas connard, on te sangle sur ta civière. Hors de ma vue. L’été, c’est affreux pour moi. Et c’est pas qu’une question de température. Les gens sont pires que d’hab. Ca pose dur. Ca couine. Ca raconte en beuglant ses vacances passées ou celles à venir. Les jolies filles court vêtues me déchirent les globes oculaires et me labourent les circonvolutions. Ca cruise dans des caisses de merde décapotables. Les bipèdes me soûlent. Ou c’est moi qui voit la plèbe comme ça. Ca fait le même effet de toute façon. J’aurais dû écouter mes remps et bien travailler à l’école, j’aurais pu bosser dans une station polaire (Antarctique si possible), à faire des relevés de n’importe quel type, j’aurais eu l’isolation ET le froid. La classe. Avec une connection internet qui bastonne, et la messe est dite. Une doudoune (avec un patch de FOB cousu dessus), une grosse barbe, une guitare acoustique. Et la paix. Surtout la paix. Ou une expérience à la BIO-DOME, avec Joey Lauren Adams (mais un peu loin quand même, genre à l’autre bout du site).

Donc pour mézigue le main event de cet été (à part des journées cool avec mon padawan) = le Ieper Fest où j’étais pas allé depuis deux ans je crois. Ca s’est fait en deux minutes. Message à mah main man Frank Slow Death: « t’y vas ? Jpeux viendre?” « OK », et voilà, vendu.

L’idée c’était surtout de faire du tourisme punk-rock avec mon pote, de déconner avec Greg UFV (qu’on était sûrs de voir), de becter des glaces vegan, croiser des facebook friends, zieuter les looks des gens, mater avec des yeux kif des balles de base ball la patate de poupées pop-punk présentes à l’événement. Le fantasme qui s’incarne (j’en demande pas plus), y a-t il  un clone de Cassadee Pope dans l’assistance ? de Hayley Williams ? Il y a. Il y en a même plein. Cool. Trois jours de HC ou assimilé dans une ambiance détendue. Pioncer dans le break, cette fois que du crust et pas trop de caviar. Sauf les petits déj’ copieux downtown, sur la place de Ieper. A jacasser de tout et de rien. A boire du jus d’orange et du Coke parce que la première journée c’était descente de kriek et autres bières à la vitesse de la lumière. Le bond dans l’hyper-espace sans calcul de coordonnées. Donc on s’est retrouvés un peu la gueule à travers une supernova. A l’after. Où tu vois des Flamands taillées comme des golgoths, avec des t-shirts de TERROR ou H2O faire des farandoles complètement cuits au son de « groove is in the heart » de DEE-LITE (je choisis un BON morceau exprès, mais il y en a eu de bien pires…). J’adore la Belgique. Vraiment. On se retrouve à jacasser avec des types très sympas (et très bourrés) from Luxembourg. Des bières apparaissent dans nos mains par magie, on envoie du drink-ticket tous azimuts, tournées après tournées. Je perds de vue mes compagnons d’un soir et bam, Jimbo de CAN’T BEAR THIS PARTY apparaît et me met un gobelet dans la main (libre). Mazel-tov, dude ! Je me rends compte que j’ai plus trop l’habitude de boire. J’ai un petit succès avec mon hoodie des Goonies. Les Goonies ne pensent jamais à la mort mais là c’est au dodo que je pense fort. Je récupère Frank et on se taille vers la caisse pour ronfler un poil. Le lendemain c’est casque à pointe (avec pointe à l’intérieur) mais gentlemen toujours. Pas de vomi. Pas de scandale. Juste un pissou nocturne dans le champ. Rien que l’ingestion d’un Coke bien frais ne puisse régler. Donc c’était déjà l’occase de s’aérer la tête, mais en plus il y a eu des chouettes shows…  des découvertes avec GAZA (HC inventif,  serti de plans JESUS LIZARD à la gratte) et FORENSICS (un mix entre CAVE-IN et PLANES MISTAKEN FOR STARS). Qui ont joué devant une petite poignée de gens. Ca passait sûrement en même temps qu’un truc touffe. AUSSITOT MORT. REPROACH. SSS. Et des trucs que je voulais voir, BLACK HEART REBELLION. Revoir CONVERGE. La grosse torgnole doom/stoner avec UFO MAMMUT. Voir KYLESA (excellent). Revoir AMEN RA. Toujours aussi fort, même s’ils n’ont pas joué « am kreuz »… j’ai vu MADBALL. Pas moyen d’écouter ça à la maison mais ça m’a pas mal scotché sur scène. 7 SECONDS (que j’avais jamais vu), bonne patate, enthousiasme, set list variée, pas genre « on vit sur la légende »). Cool ! Et RUINER (dernier show en Europe si j’ai tout compris), totalement teigneux et fielleux. Un chanteur qui avait l’air d’en vouloir à la terre entière. Cool l’ambiance. Une tension qui fait que les morceaux te taillent en pièces. Enorme ! J’ai zappé quantité de trucs mais on a pris le temps de chiller aussi, aller jeter des yeux aux stands (et hop un tishe SEA SHEPERD pour Lisa, on aime bien WHALE WARS sur Discovery, et c’est pour une bonne cause) et j’ai dû sélectionner la reine de la promo, comme je le fais toujours dans ce genre de manifestation… grosse baston finale entre une petite brune aux grands yeux de Bambi qui servait des barquettes de frites, et une autre, sosie de l’ex Mme Sean Penn (Robin Wright), lookée exactement comme Bella dans TWILIGHT 2. Victoire de Robin Wright. Trop la classe cette fille. Un bon week-end quoi. Evidemment j’aurais bien aimé deux/trois respirations poppy mais c’est le Ieper Fest… touffe toujours… on y verra pas WE ARE THE IN CROWD de sitôt… ha ha.

Ouah t’es allé au Warped Tour… cette affiche de malade… j’ai vu cet épisode sur Nasty TV… ouaip perso j’aurais bien checké quelques uns de ces emo-kids « ultra-gay » dont tu parles ! Y’a pas mal de groupes que j’affectionne dans cette catégorie… peu tête parce que moi aussi je me frotte parfois la truite entre deux coussins en pensant à ma clerk préférée, celle qui a carré et décolleté plongeants… déjà j’aurais voulu voir YOU ME AT SIX (séance de rattrapage à Paris le 7 octobre), THE ROCKET SUMMER, HEY MONDAY, BREATHE CAROLINA et j’en passe… bah le jazz c’est protéiforme hein… diversité dude ! Faut de tout pour faire un monde, c’est pas moi, c’est la chanson du générique de Arnold & Willy qui le dit…

Bon c’est vrai que dernièrement je m’englue pas mal dans la guimauve et j’essaie même pas d’en sortir (plus de détails à la fin, section soundtrack o’ my life !)… je traque la reprise qui tue sur youtube, acoustique et interprétée devant la webcam, sans filet… on trouve de ces trucs ! Bon faut trier mais il y en a qui ont vraiment du talent… comme cette gamine en pyje qui reprend THE MAINE (et quelle voix !) ou ce kid qui envoie « boxcar » de JAWBREAKER… moi ça m’amuse ce petit jeu, pourquoi j’irais jouer au poker en ligne ???  Plutôt traque sur internet ! Chris Conley de SAVES THE DAY tout seul avec sa gratte dans un Apple store, genre.

Par contre un autre domaine dans lequel c’était la pure sère-mi, c’était les sorties cinoche… alors là, le triste été. A part les « troisièmes volets » (TOY STORY – TWILIGHT)… zobi, peau de balle, nada, niente. Désert sub-culturel.

INCEPTION ? J’ai détesté. Christopher Nolan nous a pondu un truc techniquement parfait mais prétentieux as fuck. Une histoire de mecs qui s’insinuent dans les rêves des gens pour y traquer des secrets… scénar bidon et faussement futé… rien à se mettre sous la dent pour mézigue… au casting il y a un type que j’aime bien, Joseph Gordon-Levitt (500 JOURS ENSEMBLE, 10 THINGS I HATE ABOUT YOU, la géniale série THIRD ROCK FROM THE SUN…) et l’adorable et merveilleuse Ellen « babyface » Page, mais elle sert pas à grand chose là dedans… dès les premières minutes j’ai senti que ça allait être pénible… du coup ça ressemble à une pub géante… ces pubs hyper torchées, avec des budgets de malade, pour des bagnoles qui vont te rendre heureux, donner un sens à ta vie…   Envoyez TRANSFORMERS 3 putain ! Je veux des robots géants, des ados courageux et transis d’amour, des explosions phénoménales… vivement la suite, cette fois sans Megan Fox…

J’ai pas encore vu la version de PIRAHNA signée Aja mais je te fais confiance… déjà les films originaux me tuent. Le premier (signé Joe Dante) est mortel, avec cette scène hallucinante (et qui sert à rien) avec ce petit monstre animé en stop-motion qui se balade dans le labo… le second (signé Cameron) est bien jouissif aussi… les tueurs volants… pourquoi pas des oiseaux qui nagent, façon martin-pêcheur… ah putain Cameron… venir de chez Corman ça mène à out, même au sommet, quand tu vois la filmo du gonze ! Je sais plus où j’avais lu que le James était décorateur sur ce chef-d’œuvre absolu qu’est LA GALAXIE DE LA TERREUR (un sous ALIEN, comme il y en a eu des fagots) et qu’il avait bricolé le cockpit du vaisseau spatial à base de boîtes de burgers… sacré Corman ! Tu m’étonnes qu’il a jamais perdu une tune avec ses prods… quand tu mates la série de films inspirés des oeuvres d’Edgar Poe, tu débloques… tournage à la chaîne, récupération des décors, jusqu’aux mêmes meubles dans chacun des films… genre tu fais porter un t-shirt Ikea à Nicholson et tu retrouves le catalogue à l’écran… tu regardes LA CHUTE DE LA MAISON USHER et tu de dis tiens j’achèterais bien le tabouret Stomjir et le pot de fleurs Kluf… t’imagines la tronche d’Edgar ??? J’entends tapoter, c’est qui, le corbeau ? Nan, c’est le Roger Corman ! Les boules ! De quoi le faire vraiment flipper, l’écrivain maudit ! Pire que la descente dans le maëlstrom ! Tiens on dirait un nom de meuble Ikea ça aussi…

Je te rejoins à 100% pour PREDATORS, mais quelle merde… un bon ratage… scénar en berne, acteurs pas concernés… et exactement comme dit ta cop’s, ça se prend au sérieux… en plus ils butent Danny Trejo en preums. J’avais vachement préféré AVP, avec ce côté petite ville qui connaît soudain des évènements incroyables, le gang de teens… Vivement MACHETE tiens. Avec Michelle Rodriguez. Et une chiée de gens, des rescapés remis au goût du jour par Roberto, comme Jeff Fahey… déjà présent dans PLANET TERROR… ça devrait le faire…

En tout cas la 3D je trouve ça cool… super adapté aux films d’horreur… pour rester dans les cadors du passé j’aimerais bien que les tricks de William Castle reviennent dans les salles… à base de fauteuils qui te filent des secousses dans les miches, et de mecs déguisés en monstres qui viennent te tirer les oreilles. Bon faut pas délirer, à l’avenir ça sera plus dans le trip capteurs, caissons sensoriels et tout le bordel… mais bon ce délire old-school c’est sympa… donc, les films en 3D, plutôt cool… j’avais bien aimé MEURTRES A LA ST VALENTIN, j’ai adoré DESTINATION FINALE 4… là dernièrement c’était TOY STORY 3, dans lequel la 3D n’apporte pas grand chose à l’arrivée… c’était suffisamment bien branlé pour être vu en 2D… après tout l’histoire et l’animation sont au taquet, donc la 3D c’est dispensable… enfin c’est que mon avis.

Donc le PIRAHNA, j’y vais… en plus j’aime bien ce que fait Aja. Même en tant que producteur (le sous-estimé P2)… j’adore HAUTE TENSION. Le premier film que j’ai vu réalisé par le lascar. Je m’attendais pas à ça pour tout dire… un pote me l’avait proposé, je savais rien de rien de ce flick, c’était une bonne surprise. Bien gore et frontal, bien réalisé… twist un peu bof mais c’est pas grave… tant qu’on aura une poignée de mecs comme ça en France pour (un peu) contrebalancer les merdes qu’on nous sort à la chaîne… quoiqu’il bosse aux USA maintenant… et tu me connais : y’a aussi un bonus pour moi dans ce film… la présence de Cécile de France, à tomber raide. Mais je suis pas fou, j’ai pas essayé SŒUR SOURIRE… ça me parle moyen même si à la base c’est l’histoire d’une meuf qui fait dans l’acoustique…

Un petit (vraiment petit, du moins je vais essayer, pas facile pour moi avec ce sujet) mot sur TWILIGHT 3. J’ai trouvé ça cool, comme d’hab devrais-je dire, même si ça part un peu plus dans le « classique », c’est plus dynamique… comme si les adaptateurs/scénaristes avaient écouté les gens qui piaillent oua-ho y’a pas d’action là dedans, c’est chiant… c’est justement ce que j’aime tellement dans le premier opus. C’est délibérément lent, c’est contemplatif, super beau, les décors sont quasiment des personnages (la forêt, la ville de Forks, la plage toute grise sous la pluie)… c’est pas là dedans que j’ai envie de voir de bastons, on est ni dans BUFFY ni dans BLADE… comme me disait Wize c’est quoi ce bordel ils conduisent des Ferrari maintenant ? Ouais pile dans le mille mec ! Je trouve que ça dévie au milieu du 2. Après les scènes où Bella a été larguée par Edward.  Pour une des rares fois où on a une vision différente des vampires putain merde ! Bref je continuerai à aller voir les suites de la saga, mais je reste accroché au premier épisode. De toute façon dès qu’on me dit TWILIGHT j’ai instantanément l’intro de « Decode » qui démarre dans ma tête. Même si ça peut être aussi parfois celle de « Meet me on the equinox » de DEATH CAB…

Donc j’attends. J’attends le prochain HARRY POTTER. On a un peu de temps… c’est pour novembre, en deux parties, la suite en juillet… j’attends aussi SCOTT PILGRIM. Repoussé lui aussi. Aura t-on une sortie salles au moins ? Le trailer donne envie. En tout cas le comic est vraiment excellent. SUCKERPUNCH (hey c’est pas un titre sur le premier WILDHEARTS ça ?) signé Zack Snyder avec Vanessa Hudgens et Jena Malone… sortie US en mars… BE BAD qui sort cette semaine je crois…

En fait mon lecteur DVD est crevé (il était vieux… mais il lisait tout… boo hoo hoo) fauk j’aille en racheter un. En attendant, la VHS reprend du service… je me retape des trucs genre THE CHASE avec Charlie Sheen et Kristy Swanson (duuuuh! Je flashe sur cette catégorie ange blond, comme Elizabeth Shue), course poursuite effrénée en temps réel, comédie policière bien fun (Rollins y joue un flic bas du front), avec un soundtrack à 90% de chez Epitaph… des épisodes de SOUTH PARK. Des films de Hong-Kong (je sais que tu aimes !) aussi, une idée qui m’a été glissée dans le conduit par un facebook friend via quelques messages (hey Fab ! t’as rematé TIME & TIDE ?), donc par ici les flicks avec Lau Ching Wan ! Des Carpenter en rafale (mec j’avais pas revu ASSAUT depuis des années, c’est de la méga-balle !), des Lucio Fulci, des Stuart Gordon et d’autres merdes du genre…
VHS rules.

Ah oui un grand moment de cinéma, avec un film qui ferait crever en 2 minutes un bataillon de fanas de Serguei Eisenstein et d’Agnès Varda, stoner-movie qui dégomme, avec le rematage de DUDE, WHERE’S MY CAR ? Avec le tandem Seann William Scott et Ashton Kutcher… deux potheads qui ont égaré leur bagnole après une grosse teuf… trous de mémoire et quiproquos, et quête d’une arme alien destructrice (façon anéantisseur ultime, le truc qui fait flipper Galactus lui-même), extra-terrestres à l’accent germanique, bimbos from outer space, et secte d’adorateurs des visiteurs en combis faites de bulpack… du grand n’importe quoi produit par la Fox, avec Jen Garner et la délicieuse Marla Sokoloff (THE PRACTICE, PARTY OF FIVE, une des frangines de Joey dans FRIENDS…), une actrice qui me fait tripper avec sa frime de petite peste! Et Kristy Swanson (encore elle, sweeeeeeet !) qui fait un cameo cool, une bombasse nommée Christie Boner (ah ah  ça donne Christie Beaufion en VF… Christie Latrique ça l’aurait fait aussi)… James Ivory devrait se mater ce genre de film de temps en temps… et encore James Ivory c’est pas le pire. Leos Carax plutôt. Quoiqu’il fait plus rien lui… bref on s’en fout.

Une méga-dose emo pour finir, avec WILL HUNTING. Un truc de l’univers étendu de Kevin Smith (pas seulement parce qu’il est producteur du bidule avec son pote Scott Mosier)… OK, de loin mais bon, vers la bordure extérieure alors ! Franchement le crew à Chuckie ça fait branleurs à la Jay et Bob… les vannes grassouillettes qu’ils s’envoient… c’est ça qui est cool dans ce film, c’est pas lourdingue ni surchargé. Bien équilibré quoi. Des petits passages plus fun pour alléger le truc ( le connard qui se la pète dans le bar à Harvard, la baston avec la bande à Carmine) puis du sentiment exacerbé, des scènes incroyables –pour moi en tout cas- genre les quelques secondes où Skylar éclate en sanglots au téléphone… quand Chuckie vient chercher Will chez lui et qu’il est parti… bravo Ben, bravo Matt. J’adore ces mecs, en toutes circonstances, matin et soir, Daredevil, Jason Bourne !

Tiens INFESTATION je l’ai vu il y a quelques semaines avec Lisa, quand le lecteur DVD était encore alerte ! C’est bien ce truc avec des cafards ? Sympa comme tout cette série B. Avec le type qui fait Linus dans FANBOYS. Il a une bonne tête ce gars.

Sinon je continue à racheter des comics, le virus était juste endormi, c’est revenu. Je lis même des mangas en ce moment… Lisa s’est mise à FRUITS BASKET,et en allant compléter la collec’ je me suis mis à mater les rayons (chez Manga No Yume, 8 rue Georges Maertens, Lille, avec un taulier très sympa et toujours prêt à te guider dans ce bordel).

HIGHSCHOOL OF THE DEAD : tout est dans le titre… des lycéens essaient de survivre à des hordes de zombies, c’est assez classique mais ça le fait… gentiment sexy et bien gore… à noter une certaine fascination pour les armes (fiches techniques et tout le kit), surtout dans le volume 2… les dessins sont pas extraordinaires mais l’histoire est cool.

DEBASER : attention ! cas particulier ! Format et dessins au look manga mais 100% français, dessiné (avec fougue) par une fille, Raf… en France, dans un futur proche, la musique « déviante » est interdite, les seuls trucs autorisés (et obligatoires) sont les chansons bidouillées au km par la multinationale Mundial… mais la révolte gronde… certains rebelles ont des « super-pouvoirs » qu’ils manifestent à travers l’écriture, la musique… fun et hystérique, cette BD est bidonnante, super-vénère, à l’image de son perso principal Josh. Les dessins de Raf sont terribles et rageurs ! Mortel !

Niveau comics U.S. j’ai flashé sur EMPOWERED de Adam Warren. Ca raconte l’histoire d’une super héroïne un peu godiche, très forte mais aussi très maladroite… paradoxalement, son costume ultra-moulax est à l’épreuve des balles mais se déchire facilement… généralement est elle quasi à poil dès les premières cases de chacun des épisodes… le mec Warren a un style vraiment cool, souple, et super dynamique. Ses planches ne sont pas encrées, c’est juste des crayonnés, ça donne une grosse pêche aux dessins. La pauvre Emp se débat pour se faire accepter des cadors de son crew de super-héros. Elle fait de son mieux mais ils la considèrent toujours comme une pauvre conne. Ou ils veulent juste la tringler. Parce que Emp est très très sexy. Mais aussi marrante, touchante, déprimée… les choses se compliquent pour elle quand elle se met à sortir avec un gangsta (hérésie, liaison cachée, dangereuse pour tous les deux). Et elle se lie d’amitié avec une ninja malheureuse et alcoolique. Et elle héberge chez un elle un démon très puissant, prisonnier d’une ceinture SM, qui passe son temps à mater la TV et qui leur demande de baiser devant lui (il s’ennuie le pauvre…)… grosses poilades quand elle fait n’importe quoi, qu’on la prend pas au sérieux ou qu’elle déprime de se retrouver toujours le cul à l’air, ou quand son mec lui dit qu’elle a oublié de se raser le minou (obligatoire, à cause du costume qui la moule, et les sous vêtements lui sont interdits = sinon marques de slip !)… vraiment de la balle ce comic. En plus ça te tend bien le boxer, difficile (impossible en fait) de pas ressentir des émois dans les corps caverneux en matant les formes aérodynamiques de Emp ! méga-cool, finaud et triquant… chaudement recommandé, dudes ! Pour me la jouer casting-director, je verrais bien une adaptation cinoche avec Lindsay Lohan dans le rôle principal… vite avant qu’elle ne soit trop démolie, la chérie! Et il faudrait qu’elle se remplume un peu.

Question book je relis actuellement « Gonzo highway », une compile de la correspondance du sieur Hunter S. Thompson. Un putain de génie, c’était. Un destin et une personnalité hors du commun. Un guerillero de la littérature. J’ai même acheté sa dernière bio, qui vient de sortir. Pas encore lue. En tout cas ses lettres déchirent. Ce punch dans l’écriture ! Et il l’avait très jeune. Ca tue.

Whoa ! Les GOO GOO DOLLS !!! J’ai découvert ça chez toi l’été 2005. Avec ce CD/DVD live à Buffalo… sous la flotte, un 4 juillet, feux d’artifices à la fin du show ! la vieille mandale ! le lendemain j’achetais « a boy named goo » chez Sylvain au Salon de musique… comment il a tourné ce disque ! Avec cette reprise des LIME SPIDERS ! Je me suis fait la totale juste après, via price minister… j’aime bien leurs premiers jets, plus pop-punk avec un côté MC4, mais l’aspect rock de stade FM me titille beaucoup plus… ces balades pour humidifier des paquets de Kleenex ! je suis trop client ! Je viens de mettre il y a quelques jours « dizzy up the girl » dans ce truc « ton top 20 albums en 15 mn » sur facebook… marrant. Mais ça met surtout l’accent sur le fait que 20 skeuds c’est peu, et que 15 mn (quand tu joues le jeu) c’est vraiment court ! le nombre de trucs essentiels que j’ai zappés ! pas un BIKINI KILL… pas un DESCENDENTS… pas le premier  DREAM SYNDICATE, pas le premier JESUS & MARY CHAIN… pas un seul WEEZER… SENSE FIELD idem. SMITHS, BUZZCOCKS, JIMMY EAT WORLD, UNDEROATH, NORMA JEAN, HEY MONDAY, passés à la trappe… pas un PARAMORE ! Trop la honte ! Alors que leur dernier album me submerge d’émotions contradictoires ! Parfois ça me fout la grosse pêche et parfois ça me donne envie de creuser un trou et de me recroqueviller dedans… comment en choisir 20? Bref les GOO GOO je les ai pas oubliés… carrément liés à cet été là. Certains groupes c’est vraiment des balises. Ca te remet des souvenirs plein la tronche avec quelques chansons. Ils sont liés à une période précise. A des évènements particuliers. Et c’est ça qui est cool.
Pfou.

On attaque la zique OK ? Ca va partir dans tous les sens, et swinguer à la Gene Krupa !

NEVER SHOUT NEVER y’a pas à chiquer, mon coup de coeur du moment c’est bien ça… Christopher Drew est encore un jeunot mais putain son talent est énorme… pop acoustique FM, ultra-sensible, des arrangements discrets mais efficaces, des mélodies d’enfer, ce mec est un tueur… un type qui a l’air assez cool, music geek comme Pat Stump, et qui a envoyé les chasseurs de têtes de chez Disney se faire foutre, alors qu’il voyaient en lui un nouveau clone Jonas (hey pas de gourance, j’aime bien les Jonas Brothers…) et qu’il pionçait dans sa caisse… je recommande en particulier le EP « summer », sorti en 2009, qui tue sa mère. Juste des chansons, mais tellement cool…

THE MAINE “black & white” de la pop lumineuse et soignée, entre A ROCKET TO THE MOON et les GOO GOO DOLLS (pour le côté Americana), des pures chansons, catchy à mort. En juillet, ça a tourné au Micksonland, crois-moi. D’ailleurs ça continue d’y tourner… trop taillé pour ma face.

TACKLEBERRY « reinventing appetite for destruction » du HC blindé de breaks qui foutent le vertige, une niaque de cinglé, les mecs de Kiel (Deutschland) mettent le paquet pour exorciser leurs démons… les tiens… ceux de tout le monde quoi!

MON AUTRE GROUPE « le déclin » deuxième prod de MAG, toujours aussi vénère (toujours la même comparaison que j’utilise : F-MINUS en français), un vrai exutoire ce truc ! Un seul morceau, 10 minutes de pensées négatives passées à l’acide sulfurique, désintégrées. Ce truc c’est comme un antidépresseur. Pour reprendre pied dans ce monde merdeux, où on est souvent happés vers les profondeurs. Géant !

LES RASOIRS ELECTRIQUES « s/t » punk-rock mélo, un truc de sale gosse hyperactif et no-limit, le genre qui s’amuse à planter une fourchette dans une prise de courant, pour voir l’effet. Perso je rapproche ça de mon morceau préféré des RATS, « bébé je t’adore »… brouillon, mélodique et tendu, c’est trop bien.

TOKYO POLICE CLUB « champ » synth-pop aux guitares aiguisées en provenance de Totonto, entre WEEZER et PASSION PIT, chansons géniales et rythmes pour shaker ton booty. Le bonus : des riffs de clavier brutaux qui sonnent garage… extra cool !

BRING ME THE HORIZON “it never ends” le nouveau single. L’album arrive. Toujours un truc de ouf, qui part dans toutes les directions à la fois, batterie qui maronne, breaks inattendus, riffs de sauvages, voix concassées, mélodies qui surgissent de nulle part et arrangements 2.0 de bâtards… généralement avec Wize au radio show on termine la prog’ du jour avec ce genre de truc, style « bonne nuit les petits »…

REHASHER « high speed access to my brain » back 2 basics avec cet excellent skeud de pop-punk mélo école Fat 95. Speed (ais pas trop), aéré, super chansons… ça glisse tout seul.

OVER THE STARS « lost beforehand » une tuerie dont je parlerai davantage dans le prochain jazz, ça sort le 11 septembre. Co-prod My Homerun/Crust Caviar records…

CAN’T BEAR THIS PARTY “ain’t no princess” gosh! Je suis raide de ce groupe. Pop à mort, dancefloor, hardcore, c’est de la balle calibre 12… même la pochette est géniale, super beau dessin, ultra-coloré… pure genius ! Allez les voir, ça dégomme sur scène.

NORMA JEAN “meridional” ma dose de metalcore… un nouvel album saignant, aux couleurs redneck-core, suintant, qui aide pas mal à se sentir mieux aussi… ouais je sais on dirait que je fais des chroniques de médocs…

ALL TIME LOW « straight to DVD » Dieu sait que j’aime pas le albums live, mais Elle sait aussi que j’adore ATL. Pourtant les gonzes balancent un poil trop de blagounettes entre les morceaux, ça casse le rythme… mais c’est pas grave, quand ils sont lancés c’est d’une énergie redoutable… pop-punk FM revigorant, mélodies de fous, ça tabasse. L’usine à tubes, un best-of tuant, un passage acoustique qui me liquéfie… énoooooooooorme ! Le DVD est bien cool aussi : ça a l’air facile avec ce groupe : tu leur claques une caméra sous le pif et ils font tout et n’importe quoi. Et ils ont une impressionnante collection de soutifs (avec les numéros de téléphone de leurs anciennes propriétaires)… capables de s’oindre l’entrejambe de mayonnaise et aussi d’écrire des balades crève-cœur. Des mecs entiers quoi.

ALL TIME LOW « put up or shut up » l’album qui précède le méga-carton de “nothing personal”… moins enlevé que son successeur, mais des tubes en rafale, dont le monstrubuleux « Jasey Rae »…

RATT « infestation » une bonne surprise ce skeud, hard-glam à fond les ballons (école AEROSMITH), des bonnes chansons, un son qui déboîte. Et la blinde de souvenirs du lycée qui reviennent à la surface, quand mes potes étaient dans ce trip futes moulax/Adidas americana/t-shirts avec drapeaux Japonais/longs tifs bouclés, avec des skeuds de TWISTED SISTER et de QUIET RIOT sous le bras ! Ca passe tout seul !

Voilà quoi… concluons avec une petite citation, ça devient traditionnel…
I’m just a notch in your bedpost,
But you’re just a line in a song

FALL OUT BOY – « Sugar, we’re going down »

Bises XXXL,

-Mickson

JAZZ MAYHEM n°7 – Dimanche 11 Juillet 2010

NASTY SAMY – DIMANCHE 11 JUILLET 2010

Hey Mike! Propulsion à réaction et palpitant qui bastonne ou bien ? Ici c’est bientôt le grand départ, pas mal de stress, organisation ultime et une brouette de trucs à fignoler en dernière minute… bref pour me calmer, je m’envoie pas mal de jazz dans les cages à huitres… J’ai un peu du mal à me projeter dans les 6 prochains mois mais bon, le jazz est une musique qui se vit au jour le jour, non ? Je verrai bien de quoi demain sera fait…
Ces derniers temps, pas mal de répétitions pour notre petit show case acoustique avec TEENAGE MIXTAPE du 03 Juillet dans le tattoo shop de mon pote Jean Sé (PowerDerm Ink)… on a fignolé un nouveau set, 17 songs qui mitraillent dans toutes les directions, bien sûr une majorité de bands qu’on adore… un bon moyen de passer uns soirée peinarde entre gens de bonne compagnie (oui, ça existe, il y en a peu, mais il y en a !) avant de monter dans l’avion… ch’uis quand même pas mécontent d’avoir bossé des nouveaux titres (dont Descendents « We », Misfits « Die die my darling », Bad Religion « American jesus », tous réarrangés à notre sauce, marrant à jouer !). Le concert s’est passé nickel, toujours marrant de jouer dans une boutique, une autre approche, complètement décontractée… ce fut  pour moi le dernier gig avant un bail, on verra quand je remontrai sur une scène, il me faut une bonne pause !

Au niveau ciné, peau de balle ces dernières semaines ! C’est pas faute d’avoir essayé mais honnêtement, pas un seul film qui me fasse envie. D’ailleurs j’ai acheté le nouveau Mad Movies, idem, on sent le remplissage, le dernier numéro est complètement inintéressant, avec une actualité si terne, dur de faire des articles stimulants… j’espère quand même que l’été 2010 nous offrira son lot de grosses cochonneries blockbusteriennes syndicales… Avec une chaleur pareille, ça serait quand même con de ne pas s’affaler sur un strapontin moelleux, avec le ronronnement de la climatisation qui nous caresse les tympans, et la chemisette à carreau ouverte sur le torse, obligé Mike !
Rodriguez ? Un génie ce mec…. Son film que je préfère c’est the Faculty, là il y a absolument tout ce qu’il me faut (le trip High school poussé à son paroxysme, les profs extraterrestres, etc)… Bien sûr Planet Terror, que dire de plus ? La scène de la mini moto reste pour moi une des scènes les plus énormissimes du 7ème art… et l’idée de râcler dans le trip Grindhouse, c’est parfait, surtout quand on connait la pathologie incurable des deux cinéastes qui sont derrière ce projet, tout est autorisé, explosions, coulures, saignements, infections, et bien d’autres merveilles…
Tito Larriva, yes, j’avais un de ses disques, rock langoureux et charnel, bluesy et coulant, vraiment classe ! De la zique idéale pour un strip tease… pas le mien, hein ! C’est quand même mieux que le merdique « You can leave your hat on » de Joe Cocker dans 9 semaines et demi… bon je garde quand même la scène de désape de l’iceberg volcanesque Kim Basinger, le cul à l’air sur le toit de l’immeuble, Mickey Rourke pas encore défiguré par le bottox et le bourbon (ni les droites prises sur le ring), qui doit avoir un sacré gourdin, le salopiaud, et qui ne vas pas hésiter une nano seconde à s’en servir comme une lance à incendie…
Tiens en parlant du Titty Twister et de From Dusk till Dawn, ça me fait penser qu’avec Hawaii Samurai on avait joué en Suisse dans un grand bar dont le patron s’était fortement inspiré du film pour le concept de son délire… un décor complètement référencé au film (par contre, pas de danseuse qui se frotte les écailles de son serpent domestique sur les mamelons)! De quoi passer une bonne soirée ! Public cool, bonne bouffe, paye plus qu’acceptable, bon concert et un patron souriant… moins en tout fin de soirée, quand deux mecs patibulaires portant les couleurs des Hells Angels sont venus lui demander sa petite cotisation mensuelle dans l’arrière salle ! Histoire véridique !

En ce qui concerne le look des meufs, on ne s’est pas trop compris… non, quand j’évoque le trip yéyé, je ne fais pas référence aux nanas qui lorgnent sur les phantasmes de Betty Page… je parle en fait du look actuel de TOUTES les meufs… genre Belle des Champs, tu vois ? Non ? Chemisette, cheveux longs avec la raie décentrées, petites godasse de merde et attitude à la France Gall, tu vois ? Ca me donne envie de pleurer !
Les Betty Page, on en voit un peu moins je trouve… elles étaient un peu plus voyantes il y a 5 ans je pense… bon, je dois avouer que mon ex tapait un peu dans ce trip, ça ne m’a jamais dérangé, je serais un cochon de te dire l’inverse, hein.. surtout en petite tenue, l’été, allongée sur le lit dans le plus simple apparat comme on dit dans les livres ! Cris de loup sous la pleine lune, oh que ouais !
Moi en fait les nanas, le look que je leur préfère, et je suppose que tous les mecs seront d’accords, c’est sans leurs putains de vêtements ! A poil, quoi ! Et si c’est pas possible, et ben je me contenterai d’une paire de jeans et d’un t-shirt serré qui met en valeur les formes et les loches. Voilà, quoi. Simple et efficace. Tout le monde est content, on peut reluquer peinard et ça ne leur demande pas un effort monstrueux pour constituer leur garde robe… personne veut m’écouter, mais j’ai raison ! Donc si il y a un message que les meufs devraient suivre, c’est, en substance : ne vous fatiguez pas à acheter des tonnes de fringues toutes les semaines, nous, on n’en a rien a battre, ce qu’on veut c’est les déchirer avec les dents ! Achetez vous plutôt de bons disques et de chouettes livres, ça changera un peu ! Arf !
Bon, tu vas certainement grimacer, mais pour moi, le phantasme ultime c’est le genre Paris Hilton ! ahahahah…. La bourge blonde qui cherche pas vraiment à donner dans le bon goût, quoi ! Trash, sex and fun ! En mini jupe ou en survet’ c’est l’effet Hiroshima ! Pardon ! Son rôle dans le remake du Musée de Cire, j’en rêve encore toutes les nuits ! Le yaourt coule à flot dans les draps ! Arf .

La semaine dernière je suis allé voir Down by Law en concert, à Besançon ! Stupeur, étonnement et plaisir ! Mon groupe préféré de l’écurie Eptitaph, avec SNFU et quelques autres on va dire… de bons souvenirs accrochés aux noms de ces dinosaures du punk mélo millésime 90s, j’avais un peu peur du résultat mais Dave Smalley (accompagné des mecs de Pseudo Heroes, super groupe pop punk original, comme quoi ces deux termes peuvent ne pas être complètement antinomiques!) ont fait du boulot impeccable. Une set-list garnie de tubes à protons addictifs (dont mon morceau préféré « the Last Brigade »), un jeu très fluide, tenue de scène sans grande folie mais appliquée, des gars qui jouent avec le sourire, heureux d’être de retour après 7 ans d’absence… et Dave Smalley, un de mes héros ! Aucune déception de ce côté là, du mec émane un charisme naturel et pur, et ce malgré les années qui commencent à s’empiler (et la surcharge pondérale qui va avec, surtout pour les ricains !), des petits speechs super positifs et bien amenés entre les songs, toujours sa même vieille chemise bariolée (avec les logos de Down by Law et de Black Flag au pochoir !), les bras tatoués avec goût (QUE des supers héros : Batman et Ghost Rider sur les avants-bras, ultra classe !) et cette voix mon ami, intacte et plus mélodieuse que jamais ! Bref, un bel exemple pour la jeunesse même si les kids ont préféré quitté la salle (le bar !) quand ils ont commencé à envoyer la sauce, étant principalement venus pour les Unco’ et les Flying Donuts qui ont ouvert le bal. Environ 120 personnes, je m’attendais quand même à voir plus de monde… mais bon, ce style est désormais vachement déprécié, dommage, ce soir là j’ai vu en entendu le VRAI esprit punk avec Down By Law!Du coup j’ai pas mal réécouté les skeuds de DBL, et mes préférés sont toujours les 2 premiers (album éponyme et le « Blue »), à l’aise, même si le reste de leur disco’ passe nickel, hein !
Paraîtrait-il qu’ils ont un album dans le tiroir, enregistré et mixé, qui n’attendrait qu’un label pour le sortir… ça me fait envie, j’espère que ça verra le jour, le punk rock a besoin de ce genre de darons pour recentrer le débat !

Retour sur la planète AB Production… Penchons nous sur le cas épineux de Giant Coocoo. « C’est pas toi qui m’avait dit qu’il avait donné dans le porn lui ?». Heu, si c’est possible… Giant Coocoo le lutin chibreur, la teub’ aussi grosse qu’une matraque de vigile,  ça a toujours été une sorte de Légende Urbaine… je sais pas où j’ai dégoté l’info, mais il s’avère que c’est pas du ragôt de bas étage, à en voir la jaquette d’un de ses films, ça ne ressemble pas à un dessin animé façon Rox et Rocky !  Et je crois qu’il ne faisait pas que niquer des naines, ce salopard!
Tiens en parlant de Rocky (pas Balboa, hein), son pote de chambrée, yes je me souviens de ce guigol (mix de guignol et de mongol)… il avait le look coco, le vrai, perf’ en papier mâché, fausse banane ridicule, jean déchiré et t-shirt de Slayer !!! Quelqu’un pourrait me convoquer l’habilleuse de cette série ? J’ai deux mots à lui dire…
Tu te souviens de son soit disant local de répèt’ ? Situé dans un égout ! Parfait pour un rat de son espèce ! Décor en carton et comme d’hab’ pas une note envoyée ! Que du dialogue savoureux et des explosions de rires préenregistrées (tiens d’ailleurs, ça ne se fait plus du tout ce gimmick !).

Ton idée de Fest AB Production !!! Sensass ! Ca manque de mecs comme toi dans le bizness du divertissement, qui ont de vraies idées lumineuses à proposer ! Diffusion des séries AB non stop, rétrospectives sélectives, colloque avec les « acteurs » de l’époque et, cerise sur le gâteau, concert des Musclés en fin de soirée, tous leurs tubes envoyés pieds au planchers, « Merguez Partie » (« C’est la merguez, merguez-partie, Tant qu’ y a de la braise, c’est pas fini, C’est les filles qui ont commencé les premières à danser, On ne pouvait pas les laisser tomber, Et comme il commençait à faire un tout petit peu frais, On les a vite rechauffées »), « C’est la fête au Village » (« C’est la fête au village, Les parents, Les enfants, Ont avalé leur potage, Pour s’amuser, Pour danser, pour chahuter, En chantant des airs bien de chez nous, Houhou…!, Pour faire les fous, Au son de l’accordéon, En buvant ensemble des petits coups! Le vieux clerc de notaire, Qui a connu, toutes les guerres A sorti son fusil Pour tirer des coups nous aussi Les filles étaient pressées On s’est pas fait prier Ça nous a tellement plu Que monsieur le maire sera réélu »)… alors, c’est pas beau, ça ? Et le gros Eric (spécialiste es-Cassoulet !) qui balance ses fameux « lalalaïtou lalalaïtou lalalaïtou »…
Classique et toujours aussi entraînant !

Pas de films vus en salle, mais ça ne m’a pas empêché de mater quelques perles en DVD, un par semaine, en moyenne. Ca semble être ma cadence pour ce qui est des films… je préfère n’en voir qu’un, mais bien le choisir et bien le savourer. Surtout en cette période estivale, vu le temps splendide et la chaleur assommante de ces dernières semaines, la journée je reste dans la pénombre à bosser sur mon ordi (ou à la salle de sport) et je privilégie de bonnes marches en soirée, histoire d’évacuer les mauvaises vibrations et de m’alléger la boîte à cogitance.
Le programme :

DEFENDOR : L’effet super héros sur les masses bêlantes continue son forage… alors cette mode, je ne sais pas d’où c’est sorti, mais ça y est, c’est officiel, tout le monde semble adorer les comic books et les redresseurs de tords en pyjama… peut-être que les multiples adaptations cinés de ces dernières années en sont pour quelque chose… le Iron Man (1er du nom) était vraiment pas mal, c’est vrai, les 3 Spiderman itou, le premier X-men est sensass, pour le reste, j’attends encore un film qui fasse vraiment honneur au délire… je serais curieux de voir si ce soudain engouement a fait monter les ventes des publications, mais, en toute honnêteté, j’en doute bigrement… enfin bref, comme toutes les modes, ça passera aussi vite que c’est arrivé…  le seul  bon côté de tout ce cirque, c’est qu’on arrive à attraper, ici et là, quelques petites bobines très sympathiques. Comme ce Defendor, avec Woody Harrelson, super acteur… lui à chaque fois que je  vois sa tronche, je ne peux m’empêcher de penser à Natural Born Killers (Tueurs Nés), LE film des nineties par excellence ! Mec, c’était typiquement le genre de film qu’on se matait pendant les soirées pluvieuses avec les potes, pack de canettes tièdes, pizz’ surgelées, magazines de hard rock sur la table de salon des remps et c’est parti pour un week end en mode slacking… et cette BO, avec Lard, L7, Rage against the Machine, Nine Inch Nails, Jane’s Addiction, etc… 1994 en force ! Ya pas à dire, le Woody, il sait choisir ses rôles, je suis sûr que c’est un bon gars, du genre en voie d’extinction à Hollywood, je le sens assez rock n roll ce type, un pressentiment…
Bref, ce Defendor, acheté en bureau de tabac, donc direct to video en France bien sûr, m’a agréablement surpris… une petite pépite que je conseille vivement à ceux qui chercheraient un peu de fraîcheur dans le genre… le thème du super héros/zéro dans toute sa splendeur, un mec un peu simplet (retardé mentalement quoi) décide de lutter contre les ripoux de sa ville, flics corrompus, dealers (des pays de l’Est of course), profiteurs du milieu de la  prostitution, etc… bien sûr, le mec n’a pas de supers pouvoirs, juste un bâton en bois et quelques guêpes dans un bocal qu’il lance sur ses adversaires quand ça commence à devenir chaud… il se prend quelques raclées mais ne lâche pas l’affaire, il rencontre une petite nana qui fait le tapin et qui fricote avec les étrons suscités, il se lie d’amitié, en fait une affaire personnelle et  veux remonter jusqu’au sommet de la pyramide du crime pseudo organisé de son bled… un film vraiment bon ! Une petite touche tristouille, un sous texte touchant… Woody Harreslon est perfect, comme d’hab’ serais-je tenté de dire, le reste du casting est à son niveau, c’est hyper bien réalisé, super sensible, bien dosé dans les émotions, bref, j’ai passé un très bon moment à le regarder… Pas vu Kick Ass, balaçné comme ça, ça à l’air d’être un rip off mais que neni, Defendor à sa propre personnalité, le thème n’est pas nouveau certes, mais il est ultra bien traité… Meilleur film du mois !

LE RETOUR DES MORTS VIVANTS 3 : J’ai craqué, je l’ai racheté et je l’ai maté à nouveau… Vu la première fois en 1994 (encore, quelle année !) à sa sortie VHS, le film n’a pas pris une ride (allez, tout juste une patte d’oie autour des yeux)… c’est Brian Yuzna derrière ce chef d’œuvre et je peux aisément dire qu’il fait partie de mes réalisateurs préférés (tableau de chasse exemplaire : Society, Re-Animator II et III, le Dentiste, Faust, c’est pas une filmographie explosive, ça ?)… pour le reste, ce film réussi sur tous les plans, low budget bien entendu, mais super bon esprit, gore, référencé au reste de la saga, et tellement mais alors tellement nineties ! D’ailleurs, un des premiers films où on traite du piercing (pratique alors toute récente et en voie d’explosion chez les jeuuuunes) selon un angle si particulier !!! L’actrice principale est ultra charnelle, hot sausage, bien sûr on voit ses bons gros nibards à plusieurs reprises et sa silhouette à demi nue, c’est toujours agréable, et pour moi c’est gage de qualité… et quand la drôlesse se retrouve morte après un accident de moto avec son petit ami (elle lui caressait la verge pendant qu’il pilotait l’engin, la banane qui durcit, forcément, moment d’inattention, les coconuts en mode surchauffe et boom, enroulés autour d’un pylône… se faire actionner la pompe poilue ou conduire, il faut choisir!).. pas grave, le père du petit ami en question est un éminent chercheur pour l’armée et il est justement en train  de travailler sur un projet top confidentiel, qui permettrait aux morts de se relever (cool pour constituer une armée de soldats ultra solides !)… bon, vous devinez la suite, hein, la nana est ramenée à la vie, et ça va sévèrement déconner ! Splendide, un de mes films de chevet. Le Retour des Mort Vivants (1er du nom) était déjà réussi le dangereux pari de traiter le zombie sous un angle original (farce splatter gore avec bande son bien punk), et même si ce troisième épisode n’évolue pas sur le même terrain (exit l’humour), ça reste un sacré panard… graphique et sanguinolent à souhait, un film qui résume parfaitement l’esprit des nineties et de ses réalisateurs attachants. Fun, extrême et cool à la fois.

MAD MAX II : Racheté à 6,99€ dans une supérette de la culture, pris d’une subite envie de le revoir. Le premier fait partie de mon top 5, tout ce que j’aime, le héros brisé qui accompli sa revanche froidement et implacablement sur l’équipe de motards/charognards qui ont tués sa femme et son fils… sorte de vigilante du futur dans un décor post apocalyptique, chef d’œuvre  ultime du genre, Mel Gibson impérial, ambiance pesante, on sent les personnages au bord de la rupture, à la recherche de ce qui pourrait les sauver –l’essence- mais aussi en quête d’un futur, d’une existence, d’une vie… de l’espoir dans ce tas de gravas et ce paysage de désolation… Violence physique et psychologique omniprésente, et surtout l’Aigle de la Route, au panthéon des bad guys du 7ème Art… viol, pillage, harcèlement, destruction, bref le chaos. Un film qui a très bien vieilli, une bobine intemporelle. Malheureusement, c’est pas le cas du deuxième épisode (et encore moins du 3ème !) qui m’a un peu ennuyé… dans mon souvenir, c’était plus tonique et plus violent… un peu déçu, j’ai lutté pour arriver jusqu’au générique de fin, malgré quelques bonnes scènes et des méchants charismatiques (mais qui auraient pu être encore plus barbares et cruels, palme du casting pour Humungus, le costaud à la tête cuirassée)… pour le reste, tout est moins épais que dans l’original, un side kick un peu relou, le simplet qui se déplace en ULM,  l’enfant hyène dégueulasse (et son boomrang), et une histoire assez light… le ciné bis rital des années 80 qui dégueulait son post-nuke à toutes les sauces doit beaucoup à ce film, doit-on s’agenouiller et le remercier pour cet héritage ? Non, je ne crois pas.
Depuis, Mel Gibson a un peu tourné de la calbombe, option fanatique religieux qui dégaine facilement l’arme d’épaule si le p’tiot Jésus n’est pas respecté ! Vas y Mel, montre nous la paire de boules de pétanque que tu caches sous ton slip kangourou.

FAST TIMES AT RIDGEMONT HIGH :   LE teen du mois! Jamais vu, une première, oui je sais, pourtant un classique… prêté par un pote (yes la coutume de l’échange de DVDs entre potes est une habitude qui ne s’est pas perdu dans ma région), un geste amical et bienvenu ! Tous les ingrédients du teen movie des années 80, avant même que John Hugues ne popularise le genre avec ces chef d’œuvres 16 Candles et Breakfast Club… si vous avez des prédispositions pour le style, plongez sans plus attendre, Fast Times est un film très classe, insouciant, sensible, frais et attachant… personnages bien développés, thèmes adolescents finement abordés : les cours, le prof zarbi, les amourettes, le bal de promo de fin d’année, la fin du lycée, les premiers émois dans le plumard (et le premier jet de yaourt envoyé dans la bicoque à outil près de la piscine sur les nibards de la voisine, yes !), les petits jobs, etc… et l’avortement y est même traité, rare dans un film de ce genre, américain qui plus est ! Plus qu’approuvé ! Bien content de découvrir des films de cette trempe dans le genre, moi qui croyais en avoir fait le tour ! Ah, et on y découvre un Sean Pean en début de carrière, bien avant qu’ils nous les brise en copeaux avec ses rôles de bobos babas (Into the Wild ! beuuuuurk !).
Tiens cadeau, une petite scène extraite du film… au bord de la piscine, la température se réchauffe, attention le petit oiseau va sortir!

Yes les comics, de mon côté aussi, ça reprend sec… faut dire que chaque année j’ai ma période, je recommence à gratter chez les buralistes et les libraires, restant souvent sur mes acquis en la matière… quand je choisis la carte de la nouveauté, c’est souvent pour finir fatigué de la piètre qualité des nouveaux titres… ou alors j’essaie de taper dans mes classiques (ghost rider, spiderman, batman, daredevil, punisher, wolverine) et me retrouve embringué dans des séries sans fin, je déboule au milieu du bal et galère pour vraiment m’immerger dans l’intrigue… donc, je laisse béton… jusqu’à ma prochaine crise où je recommence le même manège… donc là je suis à nouveau dans une période comics, mais j’ai opté pour de nouveaux titres, me disant que je passe peut-être à côté de quelques trucs croustillants… le genre à le vent en poupe, il faut en profiter, les traductions pleuvent, les recueils compilatoires germent sur les étals, bref faut y aller… là, j’éprouve de vraies bonnes sensations avec ce que je me suis envoyé ces dernières semaines, pourvu que ça dure…

THE BOYS (Panini Comics) : j’ai suivi les conseils d’un ex vendeur/conseillé du rayon BD d’un magasin en ville et je lui en suis très reconnaissant… Quand il y a le nom Garth Ennis (Preacher, Judge Dredd, the Punisher) en dessus de couv’, c’est que le quota de la bourrinerie et de gratineries va éclater en mille morceaux. Les super héros sont de gros cons, on le sait tous, ils déconnent à plein tube et se foutent royalement de ce (et ceux) qui les entourent… on ne parlent jamais des dégâts collatéraux de leurs conneries, ceux qui sont laissés sur le carreau après une de leurs interventions (les bâtiments détruits et les victimes qui se trouvaient là au mauvais endroit et au mauvais moment)… le job de l’équipe de THE BOYS, c’est justement de surveiller ce genre de dérapages, et quand un super en pyjama commence à trop disjoncter, de le remettre bien à sa place… super idée, l’esprit des Watchmen est en filigrane, mais ici c’est définitivement plus costaud et moins cérébral… ça part fort avec deux premiers tome magistraux, ça se fatigue avec les tome 3 et 4, et ça revient à un super niveau pour les tomes 5 et 6… j’ai peur que la série s’enfonce un peu, c’est le schéma classique, mais bon pour l’instant, je tiens bon et je serai là pour la suite… Putain, cette fantastique idée de la conspiration ultime : l’attentat du 11 septembre est en fait une intervention de super héros qui aurait dégénérée… ! Arg, que c’est bon !

AMERICAN SPLENDOR « Un jour comme les autres » (Vertigo/Panini Comics) : les aventures quotidiennes du vieux grincheux Harvey Pekar… j’avais vu et adoré le film (sorte de biopic) mais jamais lu une de ses histoires… vraiment pas mal, sans être phénoménal. Le mec se base sur son quotidien à priori assez inintéressant et arrive à le traiter sous un angle captivant… ça se lit bien, mais après THE BOYS, c’est quand même un peu fade. Pas la même substance. C’est quand même dingue que des auteurs comme Pekar soit unanimement plébiscités par la presse culturelle bien pensante, pour des raisons louables certes, mais que d’autres auteurs soit complètement ignorés, notamment dans des trucs purement comics, où on trouve des illustrateurs de folie et des scénaristes déments… c’est une des raisons pour laquelle j’ai du mal à me pâmer devant Pekar et les nouveaux chantres des romans graphiques… c’est good, mais il ne faut pas oublier qu’il y a des mecs ahurissants de l’autre côté du miroir.
La petite phrase d’accroche au dos du livre, véritable philosophie de vie de Pekar, me rassure, peut-être que finalement je ne suis pas seul à être à moitié fou : « Je suis spécial ou il y a, en fait, des tas de gens comme moi, mais ils ne l’avouent pas ? »

KICK ASS (Panini Comics) : bon, je désespère de pouvoir voir le film au ciné, donc plan B, j’achète la version BD qui a inspiré le métrage. Super came, je suis d’accord avec toi. Le premier tome est succulent, le deuxième un poil décevant (on y perd en réalisme, le tandem de la petite fille et de son père casse un peu l’ambiance top geek), mais au final, une bonne lecture et un divertissement optimal. Ca se lit vite, ca se referme comme ça s’est ouvert, pfiouuut, les deux tomes croqués d’un seul coup de canines. Le film a fait un carton sur les écrans, un peu partout visiblement, si ne serait-ce que 0,666% des spectateurs se procurent la version comic, j’aurai à nouveau foi en l’humanité. Pas gagné.

Au rayon zine, le local SLIME ZINE nous offre son deuxième numéro sur un plateau d’argent, la surprise du premier numéro se confirme… supers interviews avec George Hurchalla (qui a écrit le très bon Going Underground, que je viens de finir, j’y reviendrai prochainement), the Barbarellatones (surf goth’) et le daron des punk rockers voyageurs, j’ai nommé Jeff Dahl (un de mes héros), des reviews zik (principalement rock vintage et garage) et ciné (bisserie d’un autre âge, zèderies obscures  et classiques horrifiques) ainsi que quelques reports de concerts (de Chuck Ragan à Pierced Arrows en passant par Hank III).On n’est pas loin de l’esprit Dig It!, en plus ouvert cependant, et moins snobes.  Une érudition rock bien palpable, un engouement de passionné de première bourre et toujours cette esthétique slimesque avec une chouette illustration de couv’que l’on doit, comme d’hab’,  au lyonnais Tom Visual Addiction. Un zine qui a déjà trouvé sa vitesse de croisière en seulement 2 numéros, c’est rare. Du taf proprement fait. Pour le commander : slimefanzine@yahoo.fr
Encore mieux, faites un p’tit tour sur son site :  http://slime.fr/

Thibaut et son petit zine (LA 4ème EQUIPE) continue de peaufiner et surtout de personnaliser sa formule. Je me suis envoyé les 3 derniers numéros en une bouchée, toujours cette fragilité dans le ton, avec des mini reviews, des petites histoires persos bien écrites, des play-lists de nerd, le mini format du zine est bien adapté au délire d’ensemble, le rédacteur semble conserver l’aspect minimaliste et sec de sa prose, c’est bien, ça lui confère un petit côté perso’… dans l’esprit, c’est plutôt pop punk, emo punk et rock mélodique et mélancolique. Pour en savoir plus : laquatriemequipe@gmail.com
Vous pouvez aussi faire un tour sur son blog : http://laquatriemeequipe.blogspot.com/

TORTURE OCULAIRE continue de débroussailler avec les mêmes outils… culture BD et musique de sales gosses (punk rock moderne et affilié), humour bien gras, espièglerie juvénile et délires ubuesques d’ados revanchards. Ca se lit vraiment bien, le sourire en mode narquois, et la plume qui dérape à chaque saut de lignes. Et cette mise en page ! Les mecs ont découvert du gros logiciel, l’ont apprivoisé et nous nargue avec leur zine vraiment bien présenté ! Saligouins (mixe de salauds et de marsouins)! Pour le commander : tortureoculaire@hotmail.fr

Le podcast de Kevin Smith (Smodcast), j’ai essayé, il y a du bon et du moins bon… ça part  un peu trop dans tous les sens, et ce comique ultra grotesque, genre qu’il manie tel un jongleur survolté, ça me tape un peu sur le système nerveux à la longue… mais le personnage est quand même ultra attachant ! Au fait je n’ai toujours pas vu son film « Zack et Miri make a Porn », ça donne quoi ? Le trailer est sympa, faut que je mette la main dessus.

Bon, on finit en beauté avec le nouveau clip (court métrage pourrait-on dire!)  de Dead Pop Club, ils ont sacrément déliré pour habiller en image le titre « Freaks and Geeks » (extrait de leur très bon nouvel album « Home Rage »)… Des références geek par trillions (ciné et zique, bien sûr), et on aperçoit même au détour d’un plan  la couv’ d’un numéro de ton zine Shot Down! Cool.
Toutes ressemblances avec des personnes existantes/ou ayant existés ou des faits réels ne seraient que pure coïncidence, hein!
Dix minutes de bonheur intégral, marrant de plisser les yeux et d’essayer de noter mentalement tous les clins d’œil…

Les derniers achat, en ce moment c’est un peu timide, j’ai le réticule en mode hibernation , mais je vais me rattraper pendant les prochains mois :

Paramore « All we know is falling » (premier album magistral, emo rock fm mais bigrement burné) et « Riot ! » (la suite discographique, toujours aussi dément et encore plus ambitieux). Des albums que j’avais en fichier MP3 depuis quelques mois, grâce à toi en fait, j’ai déniché les disques dans un rayon promo à 6,99€. Ne pas partir avec m’aurait valu l’exécution sur la place publique de mon petit village. Et bon, on a beau dire, l’écartèlement corporel (autrement appellé en language spécialisé : disclocation des membres par cinq chevaux), c’est quand même douloureux. J’ai préféré acheter les deux disques.
Depeche Mode
“Violator” : trouvé dans le même bac, à 4€99. Ce disque m’avait été offert par mon père à sa sortie (en 1990) alors que j’étais à l’hosto pendant une semaine pour une opération de l’appendicite qui avait un peu traînée (à l’époque, ça ne se gérait pas au laser). Ce disque me submerge de bons souvenirs à chaque fois que je l’écoute, période pré ado’… et les hymnes « Policy of Truth » ou encore « Enjoy the Silence » ont marqué notre génération, quoiqu’on en dise… un disque sombre, minimaliste, habité et raffiné, qui a depuis influencé toute la scène electro pop internationale. Malheureusement, serais-je tenté de dire. De la bonne musique pour apprentis CAP Coiffure, oui j’avoue. Heu, là j’me ferais bien une brosse. Avec les cheveux longs au niveau de la nuque, bien entendu.

Ce qui tourne dur, vite et fort dans mon bureau :

The Georgia Satellites « Let it Rock – Best Of »: Dan Baird est un song writer majestueux. Le classic rock, avec accent sudiste, dans toute sa splendeur, quand Chuck Berry et AC/DC entrent en collision, ça fait l’effet d’un coup de massue sur une cuve vide…. Boiiiiing ! Un groupe que je ne me lasse pas d’écouter. Pendant que le monde s’extasie sur Airbourne, moi j’écoute encore mes vieux skeuds de rock sleazy/bluesy… compil’ que la mère Nasty avait racheté à Atlanta, quand nous y étions il y a deux ans… ville dont ils sont d’ailleurs originaires.
Danzig
“ Deth Red Sabaoth” : Dernière livraison du fils des loups… c’est sorti en catimini, il est bien loin le temps des stades qui reprenaient en cœur l’hymne « Mother » ! C’est pas grave, notre manitou à tête de Wolverine est encore en grande forme, il continue son sabbat sonique avec de nouveaux disques tous les 4/5 ans, en demi teinte c’est vrai (comparé à sa grande période sur Def Jam produit par Rick Rubin), mais j’apprécie toujours… rien de nouveau,  hard rock maléfique, down tempo, ténébreux et possédé. L’esprit de Lovecraft est omniprésent ( ya qu’à lire le titre de l’album !) et les fixations démoniaques du père Danzig sont toujours au menu. Sur cet album, il est épaulé une nouvelle fois par son pote Tommy Victor à la guitare.
Prong
« Power of the Damager » : tiens, quand on parle du loup (pas Danzig, hein !)… Tommy Victor (en plus d’être le cerveau de Prong, il a joué dans Ministry et Danzig) a remis son groupe en mode débrousailleuse. Un de mes band préférés, dernier album en date (2008) et pas le moins bon, j’ai été surpris par la qualité de l’ensemble.  Toujours ce crossover de thrash/power metal au son sec et nerveux. De gros riffs qui décapitent et des ambiances dissonantes qui pincent l’épiderme. Ca ne surclasse pas leur mythique « Cleansing » mais ça s’en rapproche, et ça c’est un énorme gage de qualité !
Primal Age
: Reçu en promo, un groupe de Rouen qui commence à avoir une sacré expérience, formé fin 90 (ils apparaissaient d’ailleurs à l’époque sur la première compil’ produite par le label Overcome), séparés quelques années plus tard puis reformés dans la foulée, les gars ne sont pas du genre à baisser la garde facilement. Ils propulsent un hard core fortement métallisé directement hérité des grands noms des nineties… le genre de zique qui se danse en mode ninja dans le pit, les coudes et les genoux balancés dans le plexus du voisin et la paume de la main qui écrase la truffe du straight edge de 15 ans qui pèse 52kgs juste devant la scène, c’est toujours agréable… Tombe le marcel et envoie ta série de pompes avant de démontrer ton style, mouline des bras et balance le buste en fronçant les sourcils, non ce n’est pas un échauffement de l’équipe de javelot du village, c’est la chorégraphie des légionnaires mélomanes qui passent du bon temps face à la scène, la bourrée du coreux!
Si vous frétillez à l’évocation de grands orchestres comme Earth Crisis, All Out War, Integrity, Strife, Merauder (que j’ai vu en concert pour leur tournée promo « Life is Pain » pour la sortie de l’album Master Killer, en 1996), ça va vous faire plaisir… ah, et ils finissent la galette par une reprise de Morning Again, un indice supplémentaire sur la couleur de l’ensemble (groupe de straight edge obèses, ricains of course, option second couteaux qui essayaient de replacer un max de plans honteusement braqués à Slayer dans leurs compos pas terribles). On discerne ici et là quelques plans un peu plus modernes, quelques tics metal core bien dans l’air du temps, ces inévitables riffs subtilisés à la scène death métal plus ou moins mélodique scandinave (de At the Gates à the Haunted on va dire). La prod’ est solide, le jeu hyper précis (excellent batteur), la voix bien énervée, rien de bien nouveau mais l’ensemble est bien envoyé. Un disque que j’ai beaucoup écouté ces derniers jours… idéal à la salle de sport, pendant que la sono crachote une saloperie de truc r’n’b  fomentée par Sky Rock, c’est toujours bon de s’envoyer quelques séances de développés couchés à 100 kgs sous la pression sonique de Primal Age, envoyé à taquet dans le casque de mon I-pod.
Iron Maiden
« Fear of the Dark » « No prayer for the Dying » et « A Matter of life and death » : Que dire de plus sur Iron Maiden? Rien, on en a déjà assez tartiné ! C’est ma musique de l’été, c’est épique, c’est positif, ça donne du peps, du courage et de la force, bref ça tire vers le haut… ils sortent leur nouvel album mi août, je serai au rendez vous !

Là, j’écoute le « Human Touch » de Springsteen… il fait une chaleur… fenêtres grandes ouvertes, treillis coupé aux genoux, les doigts de pieds à l’air… je suis chez ma mère, je bosse sur l’ordi’, je fais une petite pause, j’ai la tête qui menace de partir en miettes… la fête foraine bat son plein sur la place du village, ça fait un raffut de tous les diables, avec le forain qui dégoise ses conneries « vous n’avez pas peur de monter dans le Challenger!« , ça fait environ 5893 fois qu’il gueule ça dans son micro ce soir… putain en plissant les yeux, je me croirais déjà aux States là, sur le balcon je regarde ce bon vieux bled avec toute cette agitation, les gens dans les rues, les lumières dans la nuit, les manèges, les ados qui trainent les rues… moi, j’ai une canette de Coca à la main, accoudé à la rambarde du balcon, les yeux dans le vide… dans ma tête je suis déjà partis, je flippe de me faire emmerder pour mes histoires de Visa longue durée quand je vais atterrir, je suis pas serein, putain j’aime pas être dans cet état là… dans 2 jours, je saurai sur quel pied danser, merde mec, ce voyage c’est un gros truc pour moi…
Bon, le boss, ça me tranquillise toujours autant… en ce moment c’est tendance d’apprécier le gazier, on dirait que tous les punk rockeurs ricains s’achètent une crédibilité populo-prolo-chansonnier et refont (en moins bien) ce que le Bruce fait depuis 30 ans… c’est fatiguant… toujours est-il que le boss n’y est pour rien… tout le monde se paluche sur sa période « Nebraska », quand il déprimait tout seul dans sa cuisine avec sa guitare… moi ce que j’aime c’est quand il dévaste les stades avec ses orchestres géants, des choristes black à chaque coins de la scène, il lève les bras en balançant ses hymnes, en marcel avec des gros bras, cheveux mi longs (à deux doigts de la nuque garnie!) et sa guitare en bandoulière, le drapeau du pays de la liberté qui flotte au son de la grosse caisse dévastatrice… boom tchac boom boom tchac! Born in the usa et tout le tremblement! Ouais, je me vois là, sur mon balcon, à m’époumoner « né en Franche Comtééééé« ! Merde, la vie est belle, quand même…

Je finis sur une citation de Jeffrey Lee Pierce, extraite de la réédition (datant de l’année dernière) de l’album Miami (que tu m’avais copiée il y a presque 10 ans sur une tape, avec Happy Hates me Not de l’autre côté !) :  « I’ve got the Bo Diddley attitude, hey lets make some records, there’s nothing else to do. I just want to have some fun for a while”.

Si c’est trop jazzy, c’est que t’es trop vieux!
- Nasty Samy

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MICKSON – DIMANCHE 11 JUILLET 2010

Hi Ya ! putain fait chaud patron ! les gens sont extatiques, fais péter les Ray Ahn (lire Ray-Ban merci), les tongs (quand même top sexy chez les nanas, mais repoussant chez les matous), des défilés comme au catwalk genre « t’as vu mon string ? », genre du matos à caser dans ta tête, dans le fichier à fantasmes ! Ca pose puissance mille ! Le seul endroit où se réfugier : à la maison, en calbute, à bouquiner en éclusant du Ice Tea, à faire le DJ pour soi tout seul, mater des docs sur les nazis à la télé (sur Arte, c’est une fois par semaine) ! Ou des DVD… à la limite se réfugier dans une salle obscure, bien climatisée, que t’as l’impression d’ouvrir ton freezer quand t’y pénètres… s’isoler des glandus qui font du cruisin’ en décapotable, avec du mauvais rap à fond la sono. L’été ça pue (j’en parlais avec Wize mardi), les gens sont encore plus insupportables que d’hab ! En plus c’est les putains de soldes, c’est complet, n’en jetez plus, je vais vomir. Je rêve d’ours polaires (comme sur la pochette du premier EMPYR) et de pingouins (comme sur la pochette du dernier DILLINGER 4)… à moi les bonnets, les gants, les chaussettes de foot (une grande invention quand ça pèle la chaussette de foot)… vivement l’hiver bordel à cul !

La semaine passée : méga orage, j’en ai dansé une gigue de la victoire comme Joe Hallenbeck après qu’il ait buté Milo… j’ai enfilé un hoodie, j’ai remis mes Dave grolles et je suis allé faire un tour, sous la flotte (des gouttes comme des balles de base-ball mec !), de la bourrasque, des éclairs, du tonnerre, les gens qui cavalent dans tous les sens, qui cherchent un abri… c’était épique, voire Wagnérien… la chevauchée des vaches qui rient… en fait quand je matais cette série sur les chasseurs de tornades sur Discovery (TWISTER, mais en vrai, et sans Helen Hunt, dommage) je me disais que certains gonzes ont un taf génial, exaltant… ils se baladent dans le midwest dans un véhicule blindé, genre le van du A-team mais en mieux, avec des radars doppler, une station météo, une chiée d’ordis… ils scrutent le ciel, matent les nuages qui se déforment, dès que ça dégénère : chauffeur, suivez cette F4 qui est en train d’arracher des toitures de granges, d’envoyer des pylônes dans tous les sens à 250 km/h… et que ça prend des mesures, que ça filme, à quelques encablures d’une fin du monde en réduction… la classe… quelle chaîne géniale, qui permet au moins d’assister à ça confortablement installé… mon rêve : intégrer l’équipe de MYTHBUSTERS (les testeurs de légendes urbaines, vérificateurs de scènes de films, juste pour voir si c’est possible en vrai)… je bosserais avec l’époustouflante Kari Byron… genre « hey, j’ai lu quelque part que d’enfiler deux capotes l’une sur l’autre ça augmentait la probabilité qu’elles se déchirent, on essaie ? C’est pour la science, tu sais bien »…

Bon je digresse de phoque comme d’hab… concert acoustique hein ? Cool. C’est marrant que tu reprennes « die my darling » ! J’avais essayé « where eagles dare », et Dando faisait « skulls » à une époque… c’est vrai que les morceaux des MISFITS fonctionnent bien en acoustique… là j’essaie des trucs de DUFFY (Stephen, pas la AMY WINEHOUSE blonde et sobre)… le mec qui jouait dans LILAC TIME je crois bien… bref j’ai découvert l’existence de ce type parce que LLOYD COLE l’avait emmené pour assurer la première partie de sa tournée 1995 (ou 96 ?)… des perles pop en rafale, finement ciselées, c’était génial… cette soirée : la mégateuf pop ! Avec du gros son… des tubes, des tubes, des tubes ! Tout ce qu’on voulait entendre, de « forest fire » à « lost weekend », « Jennifer in blue », « perfect skin »… énorme, j’en ai des frissons rétrospectifs… et donc, DUFFY et son band juste avant, pas en reste niveau talent de compositeur… avec mon ex on s’était rués sur son album, et c’était de la grosse balle… de la pop de dandy, plus country-club que rade enfumé.

Ouaich comme tu le dis si bien, c’est la période des grosses cochonneries blockbusteriennes, fuck yeah ! Au menu, TWILIGHT III, INCEPTION (ça a l’air chelou mais Lisa veut y aller… et y’a Ellen Page dedans, ah ben moi aussi je veux y aller…), TOY STORY III… pas SHRECK 4 ; j’ai jamais été fan de l’ogre vert. Scénar finot comme les pets qu’il balance dans son bac à fange, de la référence trop facile, c’est un peu de la merde ce truc… pourtant moi, hein, les cartoons en CGI c’est ma came. Mais cette série c’est une des pires. Un premier opus juste honnête, puis une longue descente dans le pénible et le mal troussé. Bon j’ai encore rien vu, pour TWILIGHT j’attends que l’hystérie retombe, et les autres sont pas encore à l’affiche. Ah oui je suis allé voir TOP COPS… sympa, sans plus. Quelques scènes assez marrantes. Pas désagréable. La planète CLERKS a quitté notre système, faut se faire une raison.

ZACK & MIRI ? Ben bien cool, marrant, graveleux et emo à la fois, grosso merdo c’est du SHE’S ALL THAT porn. Ambiance DAWSON CREEK classé X… « mais on ne peut plus dormir dans le même lit, on a grandi, regarde j’ai des seins… »… « gloups…mais si Joey, justement, reste là, please ! »… quelle série cool… Kevin Williamson rules ! Et Pacey, un perso excellent, j’adore le gars Josh Jackson! C’est monsieur Diane Kruger dans la vraie vie, ça va il se démerde pas trop mal… tu vois, jouer dans des trucs style URBAN LEGEND et LES SKULLS ça t’ouvre des portes, et aussi les jambes de Diane Kruger. Pas mal, chapeau bas.

Ouais GRINDHOUSE. Génial ce film. Je pourrais en parler des heures. Pas constipé ce truc ! J’y pensais plus  à cette scène avec la mini-moto… tu te souviens du chien explosé par le camion ??? PETA, mes burnes ! dans les films d’horreur ça craint pour les 30 millions d’amis (les vôtres, pas les miens)… et THE FACULTY, archi-culte pour ma pomme ! Vu le 26/06/1999 ! je m’en souviens parce que le lendemain Jenn accouchait et Lisa foulait pour la première fois cette terre bénie… je me demande des fois si elle a entendu les répliques style « cocktail qui bastonne ! », « fini de taquiner popaul » ou « ta gueule, le vide-ordures… »… argh Jordana Brewster !!! « une sacrée nana plutôt cool quand elle joue pas à la salope de service qui fait chier tout le monde » comme dit Casey ! Et c’est sa cop’s à la fin, salaud de hobbit aux pieds poilus ! Frodon, j’peux pas te Sacquet ! Attends un peu qu’on débarque en la Comté, armés de sabres-laser, ça va trancher du hippie façon bacon ! Sauron ? Un détonateur thermal dans le slip et adios le druide ! Bon je parle pas du slip de Arwen… tu te rends compte, un des seuls films avec Liv Tyler que j’ai refusé de voir, man ! C’est dire si je trouve que c’est de la merde de hibou !

Ah t’as joué au Titty Twister ? Cool, t’as pas vu Satanico ? Ouarf cette scène où elle fout son pied dans la bouche de Quentin ! Petit viceloque ! Il en rêvait le coquin. Un obsédé des pieds, le Tarantino, pire que moi ! Mate-bien le plan avec Juliette Lewis dans la caravane familiale… dans PULP FICTION : Mia Wallace pieds nus, Jules & Vincent qui chantent les louanges des massages de pieds… dans KILL BILL : Beatrix Kiddo sans shoes la plupart du temps + des gros plans (quand elle écrase l’œil de Elle Driver, quand elle réapprend à marcher dans le pussy wagon… )… le crew de meufs dans DEATH PROOF : mini-shorts et pieds nus ! Jungle Julia, quelques secondes avant le crash : le pied qui passe par la fenêtre… j’en passe… c’est pas le pied tout ce merdier ?

Bon sorry j’avais rien compris, je croyais que tu parlais des nanas branchées franges et cerises… bah j’aime bien ce qui est à la mode pour les meufs en ce moment… si t’aimes évaluer rapidos une paire de guiboles, les jeans moulax c’est parfait ! Enfin je parle d’avant cette vague de chaleur, parce que là elles ont rien sur le cul ! C’est comme cette BD de Mattt Konture, des coups de foudre en série, tous les 5 mètres… Belles des champs, huh ? C’est mieux que thons des champs … A poil ? Tu fonces amigo! Sans vêtements OK mais si c’est moi qui les enlève. Ca me fait plus d’effet quand tu participes au déshabillage (ouaich avec les dents, OK)… mais pour le détail qui tue, sexer avec une fille qui porte encore ses Converse et sa robe juste autour de la taille c’est putain de terrible, comme dans un film ! La semi-nudité c’est ultra-sexy je trouve. Tout est dans l’accessoire, des fois… nue, mais avec une flopée de bracelets aux poignets, une chaîne de cheville… ou culotte absente mais en débardeur trois tailles trop petites… un tattoo bien placé… j’ai besoin de me surchauffer le mental. Le cul c’est pas mal dans la tête aussi. La puissance de l’esprit dude ! l’imagination au pouvoir comme beuglaient ces blaireaux en 68 ! Le nombre de fois où j’ai fait l’amour avec Rosario Dawson ou Sarah Chalke ! Mais shhhhh c’est un secret… pour en terminer (provisoirement) avec le sujet, les jolies meufs  à vélo quand il fait 35 degrés, whoa ! Légèrement penchées en avant, les mains sur le guidon, pour peu qu’elles soient vêtues d’un spaghetti aux bretelles tombantes ou d’une robe décolletée… c’est le jeton garanti. C’est beau ! La Joconde ? Le Taj Mahal ? La grande pyramide de Khéops ? Moui. Mais une belle fille juchée sur son bike en été : c’est l’ultime trip esthétique sur cette planète de merde.

Paris Hilton dans LA MAISON DE CIRE ? Ja Ja mein kolonel ! J’adhère à fond! Ce film est une petite douceur, une friandise, formaté, bien foutu, juste sanguinolent comme il faut. Et la mère Paris, elle me fait rire… ça me soûle d’entendre les gens lui râler dessus… pintade inutile, bla bla bla… c’est son blé, elle en fait ce qu’elle veut… tout le monde ferait pareil… franchement vous touchez le pactole, vous faites quoi ? Distribution de rouleaux de talbins aux SDF ? Elle, elle achète un t-shirt RAMONES pour son clébard ! C’est- y pas mignon ? Et si ça en fait chier certains eh ben tant mieux !!!

Perso j’avoue tout de même une préférence pour Elisha Cuthbert… même avec un doigt en moins, sectionné tranquillement à la pince coupante. Elle a une de ces frimousses de coquine ! Et ça va, elle, elle mange à la cantine ! Ses fesses c’est pas le modèle pince à linge pour catwalk, supermodel nourri à la salade/yaourt nature, genoux à rotules apparentes, côtes saillantes style xylophone… le trip Dachau, sous les flashes qui crépitent ! Nan, Elisha t’as envie de croquer dedans ! Ca y est j’ai envie de me retaper ce film !!!

Tiens en parlant de bimbos, t’as vu, pas de Megan Fox dans TRANSFORMERS 3… la rumeur prétend que Michael Bay l’a virée parce qu’elle avait trop maigri… merde alors. Elle est remplacée par un top je crois, Rosie jsaispluqui. Pas Rosie O’Donnell hein ! Bon c’est pas ça qui va m’empêcher d’aller le voir… putain y’a Malkovich qui joue dedans. Les ricains ont pas peur de varier leurs filmographies, c’est hyper-cool… les mecs jouent du Shakespeare sur les planches et ils jouent dans les blockbusters… regarde John Turturro… c’est pareil… ici c’est pas le même trip… tu fais de l’art ou tu fais du blé… gagner du fric c’est mal… on fait tout pour la beauté du geste alors ? Comme c’est noble. Et con ! Dans la « scène » (putain je déteste ce mot) c’est pareil… les groupes se font taper sur les doigts parce qu’ils vendent des T-shirts… des badges… boo hoo c’est pas punk… ouais c’est vrai quand tu joues dans un groupe, l’essence c’est gratos, la bouffe c’est offert, la tête d’ampli c’est cadeau… nan je joue pas dans un groupe mais j’ai assisté tellement de fois à ce cirque…

Ouais le AB FEST… l’idée est à vendre ! Et déposée, alors n’essayez même pas, vous qui avez l’imagination en torche.
Les rires enregistrés à la Benny Hill ! C’est marrant y’a un épisode de SCRUBS où ils jouent avec ça justement, tout est caricaturé, et formaté, jusqu’aux rires enregistrés…
Oah ces paroles ! Cassoulet tu dis ? Carrément, parfait, nickel, raccord ! Ca ferait chialer Léo Ferré de honte ! d’ailleurs quand j’étais petit et que je voyais sa bobine au poète-poète j’avais les boules, avec sa face de sphynx parcheminé ! Maintenant c’est juste quand j’entends une de ses chansons mais pas de panique ça n’arrive jamais ! faites pas chier avec les poètes anars, et plus de MUSCLES SVP !!! Le bon goût français, l’essence même de ce qui fait que notre beau pays reste une des destinations préférées des terriens ! Apéros fesse-bouc à base de gros rouge, de sauciflard et autres sous-produits porcins ! C’est trop la classe.

Ben moi j’ai pas vu de concert depuis… je sais même plus. Pour maintenant j’attends la rentrée…

DOWN BY LAW. Trop bien. Moi aussi mes préférés c’est les deux premiers albums. Des mélodies, voix extramidable, pas de patrickfioritures. Jamais vus sur une scène ceux-là, mais  c’est jamais trop tard, en ces temps ou les reformations vont bon train, j’ai vu que GUIDED BY VOICES allaient rejouer aussi. Ben merde alors. S’ils viennent dans le coin je me démerderai pour y aller. Si t’es à Vegas les 2-3 oct, ils y seront, dans le cadre d’un fest Matador ! Avec FUCKED UP, caramba ! Et CAT POWER! De toute façon la set-list ça sera du tube en rafale, à la chaîne, comme à l’usine ! Ouais le pop-punk c’est bien protéiforme comme bidule, l’autre fois j’avais ressorti BIG DRILL CAR, ça passe toujours aussi bien… et les DOUGHBOYS… même si je confesse une préférence pour l’école NEW FOUND GLORY, justement : moins punk et plus pop !!! de toute façon c’est la période idéale pour jouer au David Guetta de salon, sans foule en délire, juste pour se faire plaisir, on jongle avec les disques, tant que ça pompe sur la stéréo on inspecte les piles, on retrouve des trucs pas écoutés depuis des mois, voire plus… l’autre fois je me suis réécouté quelques morceaux du premier DEAD KENNEDYS… les mêmes morceaux qui me faisaient tripper au collège : « forward to death », « funland at the beach », la bizarrerie « ill in the head » avec ses guitares noisy bien en avance sur l’horaire et l’inénarrable « holiday in Cambodia », avec son intro qui fait flipper ! Mince faudrait aussi que je regoûte à « plastic surgery disasters »… trop de trucs dude ! Pas assez de temps.
Ajoute à ça tout ce qui continue de tomber, la vache c’est le bordel, comment on fait ? J’ai même pas essayé encore l’école de médecine Guantanamaise à Jello… des fois j’ai l’impression d’être batteur des Cubs, prêt à l’action sur mon monticule, et c’est pas une balle qu’on m’envoie mais une rafale façon M-16 ! Donc j’en renvoie quelques unes, et j’en loupe plein d’autres… les distros, price minister, les trucs promo, les cash converters, les téléchargements, les myspace des groupes, les trucs qu’on m’envoie par fichier joint, DEEZER, Wormee… des trucs à écouter tout de suite, les trucs qu’on met de côté, qu’on oublie, qu’on retrouve par accident… j’aime bien être un peu submergé ! Des provisions pour l’hiver !

Bon niveau films en DVD je suis à la rue… j’en mate très peu en ce moment, j’ai pas le temps. Je crois bien que le dernier que je me suis tapé ça devait être X MEN 3, que j’avais jamais vu… il est bien cool. Mieux que le 2, bourré d’action… avec ma chouchoute Ellen Page en Kitty Pride. Ah ah l’affrontement avec Vinnie Jones ! La gueule dans le mur ! Par contre le WOLVERINE est tout pourri, j’étais allé le voir en salle, ayouye ! Quelle bouse. Mais ça va la trilogie X MEN ça le fait, c’est pas le truc qui va te scotcher mais ça fait de l’effet quand même.

Ah si je me suis refait le STAR TREK aussi ! Celui de JJ Abrams hein… alors là putain j’entre à l’académie direct ! Spectacle total. Réussi à fond la caisse. Personnages charismatiques. Du Fun, de l’action !  Winona Ryder qui fait la mère de Spock la vacca le coup de vieux ! Merdouille ! Mon actrice préférée des années 90 ! je matais TOUT ce que je pouvais voir de cette nana. Je faisais chier le grossiste vidéo pour lui soutirer des machins comme WELCOME HOME ROXY CHARMICHAEL… avec Jeff Daniels (un de mes héros des années 90 aussi, mais pour d’autres raisons)… son rôle dans NIGHT ON EARTH du père Jarmusch = une chauffeuse de taxi qui veut passer son diplôme de mécano, qui charge une casting-director (Gena Rowlands) à la recherche d’une actrice, c’est la galère pour sa pomme, elle trouve pas, jusqu’au moment où elle se rend compte que sa driveuse est parfaite pour le rôle… elle lui propose le taf, mais Winona elle s’en branle, elle veut devenir mécano, merde ! faut la voir, la clope au bec, la casquette retournée, workshirt, avec ses grands yeux de chat ! Une meuf que j’ai découverte (comme tout le monde je pense) dans BEETLEJUICE.

Fuck je suis reparti sur un autre chemin (trek !), sorry ! Donc STAR TREK. Génial. Je me suis tapé les commentaires parce que dès que JJ est là, c’est toujours intéressant… putain le mec il est exalté ! A bloc ! Ca fait plaisir à voir… il cavale partout, montre aux gens comment il ferait (toujours respectueux en plus, définitivement un bon gars je pense), il est partout à la fois, il ubiquite vachement le mec ! A moins qu’il se soit fait cloner ? Vu le nombre de projets qu’il a dans le sac ! Ah oui quand il montre son trick de la shaky cam ! Pour faire plus réaliste, dans le scènes d’action, le JJ se me à côté du caméraman et il secoue la bécane comme un damné… effet bœuf, facture : $ 00 ! Il l’utilise tout le temps, c’est son trick perso !!! Ouais donc pour moi qui suis pas un trekkie pour un rond, cette version est énorme, réactualisée et tout. Pas du tout dans le trip connards en pyjama, bavard et ridicule. D’ailleurs les scénaristes le disent eux-mêmes, ils ont voulu électro-choquer les séries/films précédents (sous-entendu : c’est chiant à crever !), traiter ça à la STAR WARS ! Ah ah ! Blasphème pour les fans HC de STAR TREK ! A base d’empoignades épiques comme dans FANBOYS (avec Kristen Bell en brune… ) Trop marrant.

LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS III ! avec Mindy Clarke* ! Déguisée en sapin de Noël, avec des bouts de verre énormes plantés dans la viande ! Ouaip Brian Yuzna devrait être notre ministre de la culture si ce monde tournait dans le bon sens… quoi, il est ricain ? Et alors ?
Chouette boulot, ça, ministre de la culture, ça me tente bien. Tu vas voir quand je serai dans le fauteuil… va y a voir du sport. Si vous êtes dans le trip danse moderne qui se roule par terre, ou théâtre sans décors (le rideau noir : chic et pas cher), sans histoires, avec des mecs nippés de hardes qui vagissent, si vous détruisez à la sauce moderne les œuvres du barde ou de tout autre auteur classique (fastoche c’est dans le domaine public… ça coûte rien)… vos subventions ? Finito ! Do It Yourself ! Montez vos troupes, vos spectacles, mais faites chauffer VOTRE carte bleue ! L’art entretenu par l’Etat ? A pu, fini ! Vous avez pas de salle ? Rien à foutre ! Quand on veut on peut… je pourrais faire des trucs débiles mais en toute légitimité… Jeff Koons à Versailles ? Ben moi je fais Versailles chez Jeff Koons ! Pousse ta gazinière Jeff, on doit faire entrer ce lit à baldaquin… la galerie des glaces, sponsorisée par Ben & Jerry’s ! Je livre les colonnes de Buren aux graffeurs de la capitale… allez les mecs, éclatez vous ! Christo emballe le stade de France, un soir de match, mais avec les spectateurs dedans… régulation des prix du marché de l’art = Le Van Gogh au prix d’un Mac Mini, le Warhol au prix d’un Levi’s 501, le Mark Ryden au prix d’un sandwich au Subway. Merde moi aussi je veux un Basquiat dans le salon, même si j’ai pas le compte en banque de Lars Ulrich !Tu vois, c’est concept ! On va bien se marrer.
*Julie Cooper dans The OC, dans un style différent ! Riche, machiavélique et méprisante.

Sinon vu le thermomètre mucho caliente en ce moment (« a question of temperature« , comme le chantent les LORDS OF THE NEW CHURCH…) je reste affalé dans le canapé avec de la presse en pognes, ROCK ONE, GEEK, CLARK, VICE… le dernier LET’S MOTIV…
Je viens de terminer « zombies » de Bret Easton Ellis mais j’en parlerai plus tard… je me suis payé le dernier Mo Hayder aussi, du book pour l’été !

Niveau comics je me suis offert le volume 2 de SCOTT PILGRIM. Toujours aussi cool. Les dessins sont mortels. L’histoire aussi. Scott va devoir se battre avec l’ ex #2 de Ramona. Et Knives Chau est vénère parce qu’il l’a plantée pour une nana « à gros cul » (jalousie féminine, Ramona n’a pas du tout un gros cul…), et voilà qu’apparaît un groupe qui fait de l’ombre à celui de Scott… quel foutoir !

Nouvelle lubie aussi : je me rachète des MICKEY PARADE ! le truc c’est de retrouver ceux que je lisais quand j’étais petit. J’aimerais bien choper celui avec l’histoire du gant de Cagliostro… Je traque ça sur Price, ou dans les bouquineries… toujours troué de voir le prix des vieux numéros… putain dès que c’est un peu vieux maintenant, la côte grimpe ! Même pour des comics de kids !

Sinon je vais me faire piloter par les clerks  chez Astro City, parce que je suis un peu paumé là… ils connaîssent mes goûts, il savent ce qui me satellise, c’est cool, ça facilite les choses ! J’essaierais bien MARVEL ZOMBIES…
En tout cas THE BOYS ça a l’air cool ; je vais aller m’informer là dessus un peu plus en profondeur !

Ouaich Buen m’a envoyé le SLIME #2… bien cool, j’y connais rien à 90% mais justement ! C’est là que c’est intéressant, découvrir, te faire attirer l’attention… ouais exact ! Dans le même créneau que DIG IT! mais pas ce côté secte dégueulasse de gardiens du temple, propriété privée, mot de passe SVP ! Dès que ça fait trop crew/société secrète : bonsoir msieu-dames !
Et j’adore les papiers de Guy Lux ! Le sleaze/glam ça me chatouille toujours autant. Quand je lis ses articles j’ai envie de ressortir mes CDs des MANIC STREET PREACHERS, des REVOLVERS et de FASTER PUSSYCAT… ça marche à chaque fois !

A part ça j’ai un peu de taf, je dois finir des trucs pour la pochette du OVER THE STARS (release : 11/09), la couve du prochain REST… je vais faire un truc qui ressemble à mes dessins des 90’s avec plein de détails partout, à l’époque où mes références absolues c’était Savage Pencil mixé avec Pierre Ouin… j’ai proposé à Thierry de faire un A3, ça fera une « fresque » foutraque, à la Geoff Darrow (toutes proportions gardées)… bon j’ai un peu de temps devant moi pour exécuter ce boulot… un truc avec des œufs pourris quoi… ça met sur la piste…Vraiment un zine génial REST. Pas ma tambouille en général mais c’est pas grave, encore une fois c’est le but, que t’ailles voir dans des contrées où t’es pas encore allé !

Question zique :

AUDIO KARATE « lady melody » : De la pop-punk de chicanos, avec un côté emo tendu à mort, un chanteur à la voix râpeuse à souhait, c’est gigantesque, et sur Kung Fu records…
DEAD POP CLUB
« home rage » : Quatrième album, vraiment cool, WEEZER sur le ring avec QUICKSAND : match nul, égalité.
MALADROIT
: Le EP 3 titres, punk mélo, rentre dedans, geignard ; en français, en anglais… cool as fuck. Avec un morceau emo tiens… c’est pas beau ça ?
GUERILLA POUBELLE
: Un mix que je me suis concocté tout seul comme un grand, mon best of perso, avec mes morceaux fétiches : « la révolution pour les lâches », « demain il pleut », « tapis roulant », « c’est pas si simple », « j’ai perdu mes mains », « Auschwitz version Disney »… mon teenage angst persistant, mis en musique en trois accords percutants.
NORMA JEAN
« meridional » : Attention chef d’œuvre, toujours plus fort, toujours plus fou, le metalcore ça m’aide à vivre !!!
ADMIRAL’S ARMS
« stories are told » : Metalcore toujours, groupe genial, compos de oufs, son qui tue… de la grosse balle !
ROLO TOMASSI
« cosmology » : Comment halluciner sans psychotropes! Et c’est complètement légal !!!
ASH
« free all angels » : Mon album préféré de ASH. Le premier avec la délicieuse Charlotte Hatherley à la guitare. Quand j’écrirai des morceaux comme « shining light », je m’appellerai moi-même monsieur. Brûle bébé brûle !
NINE ELEVEN
« city of quartz » : HC moderne, tonitruant, décomplexé et inventif, avec des bouts de trucs noisy dedans, ça dégomme !
METALLICA
« death magnetic » : Touffu et agressif, ça tue. J’ai vu cette video avec les bombardiers, la guerre bactériologique… bam, j’ai acheté le skeud !

Les dernières découvertes :
TIGER LILLY
: Pop chaleureuse et envoûtante, entre ALANIS MORISSETTE et EVERYTHING BUT THE GIRL… le nom m’a titillé et mis sur la piste : PETER PAN 4 LIFE !
www.myspace.com/tigerlillyoriginaluk

AT LAST YOU CAN FALL
: Pop-punk/happy HC de Lyon, avec chanteuse, trop bien!
www.myspace.com/atlastyoucanfall

Bon allez zou, je m’en vais jazzer ailleurs !
Ouiii une citation, pour conclure, ça fait smart ! Encore Veronica Mars… à toi, bébé : “It’s all fun and games ’till one of you gets my foot up your ass

BISES!
mickson

JAZZ MAHYEM n°6 – Dimanche 13 Juin 2010

NASTY SAMY – DIMANCHE 13 JUIN 2010

Hey Miiiike!!? De retour à Jazzcity… j’étais en plein bouclage du nouveau Megazine Everyday is Like Sunday, énorme encyclopédie de jazz plus ou moins moderne qui a monopolisé tout mon temps libre ces derniers temps… ça y est, il est chez l’imprimeur, je suis à nouveau  l’homme libre que j’ai toujours été, et un jazzophile comblé, cela va sans dire…
Pas mal de trucs à balancer sur ces dernières semaines… Beaucoup de disques écoutés, de zines lus, et j’ai remis mon groin dans ma dvdthèque, ça fait du bien… bref, éruption de jazz par tous les orifices. Gare aux hémorroïdes.
Alors, on en était où ?

Yep ton split EP avec les deux drôles de the Vein Shot, cool ! J’en ai fait une review dans le Megazine #4… j’espère que tu nous concoctes une petite suite discographique, hein? Au fait, j’ai l’honneur de t’annoncer que tu occupes 18 pages dans mon zine ! Paye ton monopole ! Entre ton interview et l’extrait de ta colonne « Memories are Made of this », ça bombarde fort…

En parlant de gig acoustique, avec la miss Nasty, on est en train de rebosser sur le set de Teenage Mixtape, des covers à gogos… c’est très fun… en plus, on a invité un deuxième guitariste, l’amigo Julien,  à se joindre à notre délire… on s’éclate ! On va faire 1 gig peinard dans le tattoo shop de mon pote Jean Sé (Powerderm Ink), juste avant de monter dans l’avion, début Juillet… On a une vingtaine de reprises, ça quadrille large, de Dramarama à Cheap Trick, de Descendents à PJ Harvey, de Ricky Warwick à Steve Earl, et même du Creedence Water Revival et du Paul Westerberg… ça détend les doigts et ça nous fait sourire ! Les beaux jours se sont enfin installés dans nos montagnes, ça correspond bien au mood ambiant…. T-shirts manches coupées et folk pop punk rock, sweeeeet ! Pt’et’ qu’un jour on pourra se faire un petit concert ensemble !?

On parlait de Predator aussi.. ya troisième volet dans la marmite, non ? Predators ??!! Ils sont plusieurs, c’est ça ? Je viens de mater le trailer et ma foi ça m’a l’air plus que correct… T’en sais un peu plus ?

En ce qui concerne le look des meufs… je t’avoue ne rien y comprendre… là depuis deux ans, elles ont toutes, je dis bien absolument TOUTES la même coupe de cheveux, mi longs et raie sur le côté avec une mèche à la con au milieu du visage… habillée comme leurs mères, leurs vieilles tantes, ou leurs grand mères… genre yéyé ou truc du genre, craignos le look… fûtes serrés (beaucoup trop par rapport à leur silhouette disgracieuses) et bottines en cuir (encore un effort et ça finira en camarguaises !) et putain de merde, cette mode des chemises à carreaux, incroyable ! Je serais presque à la mode avec mes chemises achetées à l’époque sur le catalogue des 3 Suisses ou de la Redoute… Quand je suis dans la rue, je regarde tous ces gens, qui essaient de se ressembler et de se singer, je me demande ce qu’ils cherchent au final… acheter des fringues, aller chez le coupe-tifs et user de tous les stratagèmes possible pour qu’on ne les voit pas, se cacher dans la masse, se fondre dans la tourbe, baisser la tête quand il faudrait la relever et faire du bruit quand il faudrait qu’ils se taisent… des lâches et des peureux, aucune personnalité, des goûts de chiottes et l’impossibilité d’assumer leurs envies, leur folie et leurs actes … l’être humain est une bestiole qui mérite d’être enfermée dans une cage de laboratoire. Avec des barreaux électrifiés.
Chez les mecs, pareil, mais en pire, t-shirts bleus clairs ou roses, mini crête agaçante (le fantasme du footballeur de division d’honneur qui voudrait ressembler à ses héros multimillionnaires), diamant dans les oreilles, petit collier en guise de barbichette et tête de poupard mal torché qui a négligé ses poussées d’acné… On dirait que les gros beaufs ont envie qu’on décèle leur part de féminité caché dans leurs bourrelets… de gros sacs à merde qui s’habillent comme des tarlas… pardon my french, Mike, mais porter un t-shirt rose en taille S alors qu’on pèse 91 kgs et qu’on a un visage avec des traits aussi fin qu’un gueule de marcassin, là ça ma dégoûte…
Du coup j’essaie de me rappeler des modes quand j’étais au bahut, et j’ai l’impression que c’était quand même moins standardisé. Les « sportifs » mettaient des survêtements, les hardos des vestes en jeans patchées, les grungy des pantalons attaqués au cutter et quelques gars un peu plus motivés donnaient dans le look caricatural punk (sac à patate en guise de nippes, épingles à nourrices dans les oreilles et crêtes taillées approximativement).
A cette époque, la mode chez moi et mes potes, c’était un peu un mélange de tout ça, garde robe hasardeuse et quand même assez flemmarde : treillis (camouflage urbain), t-shirt de groupes de metal ou de hardcore bovin (mon quarté gagnant : Kreator ‘Coma of Soul’, Entombed ‘Left hand Path’, Biohazard –le logo- et Sepultura ‘Chaos AD’), chemises à carreaux et baskets achetées à la supérette du coin…. J’adorais les Reebook ‘Pump’, avec les languettes gonflables, complètement extraordinaire le concept, mi montantes, couleur bordeaux et noir… ma mère beaucoup moins, vu le prix que ça coûtait (600 francs, je parle en nouveaux francs, hein !)… j’en ai eu qu’une seule paire, que je me suis fait chourer à l’internat… dégouté… la paire suivante, je l’ai acheté à Intermarché, et comme tu peux le deviner y avait pas marqué Reebok sur la languette…  je n’ai jamais plus remis mes petits pieds (je chausse du 45 quand même !) dans une paire de ‘Pump’ ; tiens, je suis sûr que ça va revenir à fond ce modèle, vu la mode sur les années 80/90 et le délire geek qui semble contaminer tout le monde… ça me rappelle qu’un bon pote à moi s’était fait lui-même ses PUMP, sauf que sa marque de pompes c’était des KENDO… de vulgaires baskets de base à 50 balles, achetées à la Coop du village… sauf qu’il les avaient « kité » en quelque sorte… un coup de cutter dans la semelle, il avait enfilé quelques boulettes de papiers colorées au marqueur fluo jaune orange et voilà le travail, paye tes KENDO de compet’ ! Bon en sport, ça ne l’empêchait pas d’être très loin de la moyenne et de se traîner avec les dernières larves au cross du lycée… arf arf arf… ce bon vieux Julien, un sacré zigue… des groles de sport home made ridicules mais le premier t-shirt ‘Vulgar Display of Power’ de Pantera aperçu dans mon bled, champion !
Bon là, du coup, je ne me fais plus chier, je porte des baskets toute l’année, je ne peux plus supporter les Converses (enfin, mes voûtes plantaires ne peuvent plus les supporter !), je tape dans la running shoes top confort… Nike, Reebok… c’est pas très beau mais qu’est-ce qu’on est bien là dedans…. j’essuie les quolibets d’un revers de main… Je marche beaucoup et je suis toujours debout, il me faut des putains de chaussons de course…. Une fois ce genre de godillots chaussés, impossible de revenir à la godasse rock n roll de base… les godasses en toiles, c’est pour les jardiniers !

LIT ? « Toujours cette rafale de tubes pop-punk FM, mais joués avec la puissance de feu de SLAYER… le carnage ! ». Wow, tu me fais envie… faut que je me penche sur ce band… je te retiens au jus pour te dire ce que j’en pense, direction sur le myspace du groupe.

Alors moi les fest’de zique, c’est hors de question… j’ai donné quand j’étais plus jeune, mais là impossible… pour moi ça ressemble à un enclos géant avec des animaux parqués à l’intérieur. Résultat, je ne met jamais un pied dans ce genre de foire, trop tenté de casser des nez et des genoux avec un marteau ; de plus, le son en plein air est bien souvent catastrophique… galère pour bouffer, pénible pour boire, lourdingue pour aller aux chiottes, encerclés par des veaux, la dignité de l’être humain à son état minimal… non, hors de question, cette promiscuité est pour moi tout simplement impensable… déjà que les concerts en salle ou en bar, j’ai beaucoup de mal…

Alors, continuons notre rétrospective de cette grande firme du divertissement qu’était AB Productions… il y avait la plantureuse Ilgueugueu (orthographe très incertaine !), te souviens-tu ? Une soit disant suédoise aux longues jambes avec un accent à couper à la scie sauteuse…Une extra terrestre qui avait atterri chez les Musclés, je crois bien, c’était ça le gimmick… toujours en mini jupe couleur gris métallisé (pour bien nous faire comprendre qu’elle venait de l’espace, ou tout simplement qu’elle avait une belle carrosserie !), nibards pas mal (« petits mais fermes! » me glisse Framboisier au creux de l’oreille, coquin va!), cambrure parfaite, faciès largement acceptable, et la faculté de désintégrer les élastiques de caleçon pour homme d’un seul regard…

« Les Filles d’à Côté » étaient aussi bien brulantes… smoking hot, comme on dit chez nos amis du pays de la liberté… quadras complètement nymphos, toujours habillées du strict minimum, du genre assises sur le canapé en faisant le grand écart en te souriant du coin du bec avec l’œil malicieux, et of course un décolleté d’une profondeur abyssale… moi, à 16 piges, la trentenaire/quadra’ bien roulée, c’était mon idéal féminin… genre tu reluques la mère de tes potes, ni  vu ni connu, et t’as envie de palper la marchandise… et les voisines d’en face, enfin les filles d’â côté, elles m’excitaient et pas qu’un peu ! C’est d’ailleurs dans cette série qu’il y avait le bodybuilder Gérard, plieur de serviettes professionnel, les noix moulées dans un petit short serré et des bras comme j’ai des cuisses… et Madame Bellefeuille, cette grosse dame à tête de morse constipé !!! Putain, la galerie de personnages azimutés, t’imagines faire partie des scénaristes de ces séries ? Tout est permis, débilité maximale et dérapage sur plaque de verglas de la bonne morale, allez on se lâche, et à une horaire qui permettra à toute une génération de devenir au choix, soit à moitié pervers ou pire complètement  crétin ! Merci AB !

Seconde B ? Alors là, aucun souvenir… moi j’étais en Seconde 4, promotion 1992-1993…

Pas mal de films ces dernières semaines, en format DVD :

HALLOWEEN II de Rob Zombie : Pas de sortie ciné pour cette bobine et c’est dommage, directos sur les étals  des buralistes, allez hop… achat obligatoire, pour une petite session home cinema un samedi soir, on se soigne comme on peut… j’ai bien aimé, c’est bourrin, il y a une bonne ambiance, la réalisation est très solide… jamais ennuyeux, un flick qui assume son rôle, très divertissant, avec le quota de giclettes de sang et de mises à mort brutales… le jeune Myers s’est transformé en géant à barbe, ça peut étonner au premier abord mais on s’y fait, toujours masqué mais cette fois plus proche de Jason Voorhees que de Damien, l’enfant diabolique… Quand il se met à jouer avec son poignard, il y met du cœur et on l’encourage à s’acharner contre ces frêles créatures humaines… Une autre perspective du classique de Carpenter, moderne à donf’ et ultra graphique, ça me va. Le meilleur film de Rob Zombie, à mon humble avis. Il y a toujours quelques faiblesses au niveau de l’écriture, une constante chez Zombie, mais pour le remake d’une séquelle, hein, on ne va pas faire la fine bouche…

Du coup ça m’a donné envie de regarder le Halloween II original qui traînait sur une de mes étagères… c’est bien ça, quand un remake donne envie de voir l’original ? C’est que la cible a été transpercée, non ? Le père Carpenter est à la production et à l’écriture, par contre il a passé la main pour la réalisation, et ça se sent… marrant de voir les éléments qu’a gardé Rob Zombie et ce qu’il a transformé… le (maigre) matériel de base est quand même bien respecté… pour le reste, cette suite est vraiment cheap et très avare en violence… rythme lent, montage à l’ancienne, acteurs au rabais. Les années 80s ont posé leurs griffes sur ce film et laissé de sacrées marques rougeâtres, on ne peut pas le nier. Très loin de la force de frappe du nouveau remake (et bien sûr de la classe de l’original), Halloween II pèche par un manque  d’action et de violence… ça ressemble davantage à une série TV estampillée M6. La scène dans le bain bouillonnant est quand même bien cool… après une petite séance de massage des trompes de Fallope par son collègue de boulot, une jeune infirmière se fait surprendre  par l’ami Mike, il reluque vingt secondes, le bain bouillonnant devient bain brûlant, puis bain d’huile option friteuse d’un Kebap mal famé, le visage de la donzelle à poil immergée dans la flotte bouillante, et vas y que je te fais ricocher la tronche contre la baignoire en metal, lambeaux de peau cloquée et brûlures au 666ème degré… c’est bon pour l’acné, y paraît !
D’ailleurs je me rends compte que je ne suis pas un gros connaisseur de la série, à part le premier bien sûr et peut-être deux autres suites anecdotiques sorties dans le courant des 80s (et bien sûr les deux essais plus modernes de Rob Zombie)… faudrait bien que je me remette à jour en me matant la totale… on m’a dit que le III était classe, tu l’as vu?

J’évoquais Jason Voorhees… parfait pour la transition puisque je me suis envoyé HIS NAME WAS JASON (les 30 ans de Vendredi 13),  film très complet sur toute la saga de l’obsédé de la machette et de son épopée sanglante. Interviews des réalisateurs, acteurs, cascadeurs, maquilleurs et bien sûr bon nombre de séquences gratinées extraites de tous ces chef d’œuvres. En ces temps de remakes frileux et de séquelles anecdotiques, un excellent moyen de se remettre dans l’ambiance et de constater que cette flopée de Vendredi 13 est avant tout une série extra fun et hautement jouissive pour qui aime les démembrements et les sévices corporels très douloureux. Une heure trente d’anecdotes salées et de détails sympathiques sur les coulisses de toute la tripotée de films, devenus cultes malgré eux, qui ont bâti la légende de ce bourreau iconique, éradicateur d’adolescents désormais passé dans l’histoire des films de genre. Présenté par Tom Savini himself, complètement décontracté et bien à l’aise dans son rôle de maître de cérémonie, His Name Was Jason nous donne envie de replonger la tronche la première dans cet univers impitoyable où l’ado’ volage lambda se fait pulvériser la cage thoracique et arracher l’épine dorsale à longueur de bobines. Ouch, que c’est bon !… J’en profite pour dire que j’avais vraiment aimé le dernier épisode en date, faux remake et vraie suite, crétin et bourinos, mais très respectueux de l’ensemble de la franchise… des paires de nibards siliconées en veux tu en voilà, un scénar’ réduit au plus simple apparat, et Jason (plus massif et physique que jamais) qui met vraiment cœur à l’ouvrage dans sa quête de l’annihilation pure et simple de la race inférieure des jouvenceaux hydrocéphales.

LEPRECHAUN 5 (la Malédiction), un chef d’œuvre… avec Ice T ! C’est ce qui m’a poussé à l’achat ! Avec un casting exclusivement black, une peu comme dans le Cosby Show, quoi! Complètement Barge ! Ambiance guetto et gangsta rap attitude, avec notre petit lutin irlandais qui se donne à fond dans le hood ! Il y va même de son p’tit rap syndical en fin de bobine, un grand moment de musique comme tu peux t’en douter… Et il y a même Coolio qui nous fait une petite apparition dont il a le secret… Du grand art, 1h25 de n’importe quoi absolu, avec une connerie ambiante bien pesante, lourde, opaque et bien profonde, option humour ras le gazon et script sans queue ni tête à la clef…  sans oublier la pincée de gore bien cheapos qui fait le charme de cette série de fin de catalogue… Tout est permis, même de souffler dans une flûte magique (dérobée au Leprechaun) qui te permet de faire ce que tu veux et d’avoir ce que tu désires (c’est l’idée lumineuse du film!!!).  Une preuve supplémentaire de la grosse coolitude du père Ice T qui n’hésite pas à jouer avec son image de bad boy et de concasser le personnage qu’il avait façonné pour sa carrière musicale… un gros pastiche qui frôle le foutage de gueule… je me demande ce qu’à bien pu en penser la communauté noire… il y a quand même des blagues (à ce niveau on est dans le gag !) ultra limites… Franchement, je me suis régalé, ça fait un sacré moment que je n’avais pas vu un truc aussi dingue… j’ai d’ailleurs le 6 qui me fait de l’œil sur mon étagère, je crois que je vais me le farcir dans les prochains jours… « Back 2 tha Hood » qu’il s’appelle… ça fait envie ! Snoop Doggy Dog a aussi donné dans le ciné bis vaguement horrifique je crois, mais j’ai pas encore eu la chance d’apprécier  ses talents d’acteur…

DEATH WISH II et III :
Alors là c’est tout ce que j’aime. Le premier volet figure dans mon Top 5 des meilleurs films de tous les temps, en deuxième position, juste après Conan the Barbarian, hé ouais… Ces deux suites sont merveilleuses, fini l’ambiance crapoteuse, dérangeante et malsaine de l’original (qui se passait à New York), là notre ami Charles Bronson déménage à Los Angeles, et pas de bol, sa femme de ménage se fait violer 10 minutes après le commencement du film (à New York, c’est sa femme et sa fille qui avaient pris chers, à croire qu’il ne fait pas bon être dans les parages du père Bronson, où alors il faut porter un slip cadenassé en fonte)… Ca repart comme en 40 ! Tu connais la vieille expression, hein : Vigilante un jour, Vigilante toujours ! La série avait commencé avec une chaussette lestée de boulons, arme bricolée à l’efficacité redoutable quand elle heurte violemment la tronche d’un nuisible… dans la suite, c’est au flingue de compet’ que ça embraye (avec un canon aussi long qu’un double décimètre)… et dans le 3ème volet, c’est une mitrailleuse datant de la guerre de Corée, carrément. A ce rythme là, dans le 4, sûr qu’il arpentera les rues dans un tank ! J’adore le trip vigilante, jouissif à fond, bien réac’ comme j’aime et sans aucune retenue morale et idéologique… ceux qui ont déconné doivent morfler, que justice soit faite, œil pour œil dent pour dent, tu déconnes et je te fais la peau dans une ruelle ! La violence en réponse à la violence, décuplée au millième degré pour le plaisir des petits et des grands ! Sans sommation, une balle dans la tête et des coups de latte une fois la raclure au sol… les cafards, c’est écrasés sous la godasse qu’ils finissent. Yes !
Bon, ces films c’est la jouissance à l’état brut, éclats de rires à chaque scène, impossible de ne serait-ce qu’imaginer des bobines aussi haineuses et exagérées ces quinze dernières années.. et c’est pour ça que j’adore les années 80s, tout était autorisé ! Pas de police du bon goût à l’affut de chaque transgression !

Dans les salles obscures :

Pouah, le remake foireux de A NIGHTMARE ON ELM STREET, ah ben c’est propre, tout ça pour ça! Réalisé par un clippeur à la petite semaine (bon, il a quand même réalisé le clip de Smell Like Teen Spirit de Nirvana, c’est déjà ça), cette nouvelle version aurait mérité un peu plus de caractère et de poil au cul, bondieu de merde ! Rien à dire sur ce film pourri, c’est paresseux et pas inspiré… anecdotique au millième degré. Au niveau réalisation, c’est bien goupillé (il y a quelques plans assez chouettes) mais l’ensemble est plus que navrant !  Même les scène mythiques (Freddy qui rampe au plafond, ou mieux le gant de freddy qui jaillit entre les jambes de la nana allongée dans sa baignoire, ou encore le body bag sanguinolent traîné dans le couloir du lycée, etc) sont complètement expédiées, comme de simples apparitions syndicales pour dire aux fans « hé vous voyez, on pense à vous » ! Pas d’âme, pas d’envie, pas d’étincelle, pas de feu sacré, bref rien du tout… c’est mou, chiant (le ryhtme du film, aarg!) et complètement vidé de l’esprit originel… Plus d’humour grinçant, les punch lines sont ridicules et mal approriées… Et Freddy n’a plus d’aura maléfique ! Pour moi pas de Robert Englund, pas de Freddy ! Je n’ai rien contre Jacky Earle Haley (qui nous avait d’ailleurs offert une superbe prestation dans les Watchmen), mais pour moi le perso’ de Kruger est à jamais lié aux traits du visage d’Englund. Conscient de ce fait majeur (et sur lequel repose une bonne partie du film selon moi), ils ont donc essayé de magouiller un maquillage différent, résultat le nouveau Kruger ressemble à une marionnette, la même tronche que les poupées chaussettes de cette série Suisse Romande, les Babibouchettes, tu te rappelles ?  Et ce casting de merde ! Propre et lisse, on n’y croit jamais ! Des lycéens qui ont 34 ans, des coupes de cheveux de vieux, des dents bien détartrées et pour les meufs des prothèses mammaires en plastoc’, mais ouais c’est ça, mon œil… faudrait peut-être que les réalisateurs hollywoodiens passent une après midi dans un bahut, pour voir à quoi ça ressemble vraiment un lycéen…Ça a des boutons plein la gueule, c’est habillé n’importe comment, et surtout c’est con comme un balais à chiotte !
Redonnez nous notre putain de bon vieux Freddy ! Celui qui fait des calembours miteux et qui évident les viscères de ceux qui se tapent une petite sieste… Et les putains d’effets à l’ancienne, c’est ça qu’on veut! Pas de CGI boiteux!
Et ce dérapage scénaristique bidon : maintenant Freddy est un violeur d’enfant !!! T’y crois à ça ? C’est notre époque barbare qui déteint sur le script ou la volonté des scénaristes de taper dans plus glauque et plus scabreux pour mettre un peu de substance dans ce film raté?  Le choix du script  n’est même pas assumé,  rien de dérangeant et de scabreux, alors qu’avec un boogeyman niqueur de bambins, y avait moyen de partir loin dans l’horreur horrible! En tout cas, ça fonctionne pas… poubelle ! Comme c’est marqué sur l’affiche, Never Sleep Again, tellement c’est naze !

INFECTES (CARRIERS en anglais), une excellente série B qui traînait dans les tiroirs des studios depuis deux ans… je ne comprendrai jamais  la stratégie du movie business… Quoiqu’il en soit, cool d’avoir pu le voir quand même… fallait être rapide, seulement une semaine à l’affiche, à des horaires inconfortables… un super petit film de contamination, ambiance fin du monde, l’espèce humaine dans ses derniers retranchements, 4 personnages qui sillonnent les routes dans le but de trouver un refuge et un ultime havre de paix.. En situation de crise, il faut instaurer des codes et des règles qu’il faut suivre à la règle. “You Break the rules, you die. You follow them, you live… maybe.” C’est bien branlé, psychologie des personnages savamment mise en exergue,  des situations tendues qui jauge le caractère, le courage et la volonté de cette petite équipe.. surtout se méfier des jugements hâtifs, celui qui est profilé comme un connard fest en fait LE héros à mes yeux, il prend toutes les décisions difficiles, ne sort jamais des règles qu’il s’est imposé et intériorise ses états d’âme, pourtant dévastateurs ! Un solide, un vrai!
Un film hautement conseillé, c’est fin et bien réalisé, les acteurs font du bon job, le rythme est ultra bien soupesé, il y a de gros pics émotionnels, bref ça touche en plein cœur. La réponse sérieuse et délicate au délirant  ZombieLand. Pas sûr que le prochain Romero soit de ce niveau !

Au rayon musical, c’est comme d’hab’ le feu d’artifices… dans la section « écoutes répétées » :

BOB MOULD “the District Line” : plus FM que jamais, vocoder sur la voix, refrains évidents mais pénétrants… et quelques touches electro dont j’aurais pu me passer… Le Bob Mould est toujours en forme (fini le gros d’Husker Du, place au Bob Mould abonné à la salle de muscu’, j’ai eu l’occasion de tchatcher 5 minutes avec lui et de prendre une photo à ses côtés quand je suis allé voir un de ses show case acoustique à New York, c’est une belle pièce!), pourvu que ça dure !
3 COLORS RED
« Pure » : fondé par un ex-SENSELESS THINGS, power pop rock grungy typique de la fin des 90s… oublié depuis 10 ans je l’ai racheté en format MP3… quelque part entre Baby Chaos et the Wildhearts, subjuguant ! Quand les anglais étaient champion en rock, pas en coiffure!
AS I LAY DYING
« the Powerless Rise »: Metal Core moderne avec tout ce que ça draine.. mosh-pits caricaturaux, envolées mélodiques FM démentes, salmigondis de riffs millimétrés, ambiances épiques et amphatico-héroique, mélancolie pataude et puissance de frappe monstrueuse… j’adore ce groupe. J’écoute principalement cet album quand je vais à la salle de sport.
DIO
: Toute sa discographie, en solo ou avec le Black Sabbath… putain, l’annonce de sa mort m’a vraiment fait un petit choc… j’ai écrit un petit tribut à ce sujet dans le nouveau Megazine… du coup j’ai réécouté comme un maniaque tous ses hymnes grandiloquents… il n’y a rien au dessus !
STRUNG OUT
« Agents of the Underground » : un groupe que j’avais délaissé après leurs deux premiers albums dans les mid 90s… Je les avais d’ailleurs vu en 95 pour la promo de leur deuxième album («Suburban Teenage Wasteland Blues »). Bon, du coup je rattrape mon retard, grossière erreur de les avoir laisser sur la touche, tous leur disques sont très réussis, à chaque fois ils s’éloignent de leurs racines punk mélo californiennes de base pour flirter toujours un peu plus avec le metal moderne… c’est calibré, presque FM sur certains passages, un soupçon d’emo agaçant, toujours excellemment produit, ça speed, les lignes de chant sont very good et la zique est ambitieuse… c’est le dernier album en date et ça donne bien…

Dans les derniers disques achetés : SLASH (pas bon, gras du beuch’, pataud et paresseux !), le dernier ROKY ERICKSON (idem, naze, vide de toute substance et de vie !), HEAVEN AND HELL (« Live 2007 », superbe, Dio au top du sommet des monts du Valhalla, RIP mon frère !)… J’ai racheté trois skeuds de THERAPY? que je n’avais plus, pour une bouchée de pain (« Infernal Love », « One Cure Fits All » et « Semi Detached »), GUN CLUB (« Miami »), HELMET (« Meantime », que j’avais en LP mais qui a fondu au soleil! Le disque est tout voilé, merde!), SPONGE (« Wax ecstatic ») et le dernier ANNIHILATOR (« s/t »), sur le boitier de celui-ci, il y avait un drôle de sticker : « dans cet album, 66 solos! » Pour être vraiment raccord avec la tradition du chiffre de la Bestiole, je dirais qu’il en manque 600, pas un de plus, pas un de moins. Pour le reste ça reste un album syndical du combo de Jeff Waters, du shredding, des plans bien cheezy, l’inspiration pas toujours au top du top mais toujours ce bon vieux thrash fortement modernisé (la prod’ est d’ailleurs toujours un poil synthétique avec le père Jeff) que coule si facilement dans mes conduits auditifs…. je plaide coupable! Je suis toujours super souple et compréhensif avec les vieilles gloires du genre, et c’est aussi valable pour Testament, Megadeth et Exodus. Et pour le prochain disque, merci de ne pas balancer QUE 66 solos, please! Fainéant, va!

Là j’écoute l’album « Heartwork » de CARCASS, pur joyau de death metal raffiné, millésime 1993, mélodique, novateur et technique, abassourdissant, une pièce angulaire dans le genre !

Ok Mike, je capitule… keep it jazzy!
Je te laisse avec une petite citation du chanteur de Manowar, interviewé dans le dernier numéro d’un zine que je suis présentement en train de lire, Long Gone Loser (un zine australien)… la discussion porte sur une épée qu’un fan de Manowar aurait offert au chanteur il y a quelques années :
Le mec du zine : « It’s kinda funny to picture some dude breaking into your house and being confronted by the singer of Manowar wielding a sword… »
Le chanteur de Manowar : “(laughs)… If someone was ever gonna break into my house, and they know anything about me, then they gotta be fuckin’ lunatic cos’ I’m a hunter, ok, I got bow equipment, I got rifles, shotguns, pistols… swords… (laughs), you name it, I got it and I’m not afraid to use it.”

The Shape of Jazz to Come !
-Nasty Samy

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MICKSON – DIMANCHE 13 JUIN 2010


Snootchie bootchies!
J’écris ça du fond de mon canapé où je suis échoué comme une baleine depuis trois jours. Apathie 100%, bad karma 130%. Avec un Billie Holiday dans les oreilles. J’attends que ça se passe. Comme le dit ma bonne amie Veronica Mars : « quand je contrôle plus rien, je m’isole ». Ou « life’s a bitch until the end »… ça m’est tombé dessus sans prévenir, en revenant du cinoche, j’ai pas ressenti la moindre vergence dans La Force, rien. C’est dans ces moments-là que j’ai envie de me racheter une console. C’est pour ça que ça s’appelle console. Pour consoler.
Bref on s’en fout.
Yesh, ce Ponyboy… mon côté créatif, ouvert et enthousiaste. Qui doit se colleter avec mon côté obscur. Renfermé, misanthrope et angoissé. Appelez-moi Two-Face ! Bipolaire, schizo-boy ! Un jour c’est blanc un jour c’est noir.

Quand j’y repense, me retrouver sur une scène, tout seul comme un connaud, à chanter mes trucs mélo! Des fois je me dis c’est pas possible, c’est pas moi, c’est mon jumeau cool, comme dans ADAPTATION ! Les gens aiment bien généralement,  mais ma paranoïa repointe son groin vite fait et je me dis qu’ils sont juste indulgents. Sinon oui j’ai des morceaux en stock, j’ai plus qu’à aller les enregistrer… ça peut être fait dans trois jours, ou dans trois mois j’en sais rien… on verra bien…
Des reprises ? Terrain miné pour moi… jusqu’à présent j’ai risqué « work for food » de DRAMARAMA, et « I wanna destroy you » de ROBYN HITCHCOCK… la dernière fois j’en ai fait aucune, pourtant c’est pas faute d’avoir essayé… « brick by boring brick » de PARAMORE (le chant = impossible), « glad girls » de GUIDED BY VOICES (le chant = dur !), « thinking of you » de KATY PERRY (le chant = dur again) « stupid way to die » de MEGA CITY FOUR (limite celle qui passait le mieux)… on verra la prochaine fois. Prochaine fois il y aura, mais quand ? Only the shadow knows… jouer ensemble, why not? Genre BIG DRILL CAR vs. HEY MONDAY!!!

Ouais PREDATORS! J’ai vu le trailer avant PRINCE OF PERSIA (bien divertissant à propos)… avec Dany Trejo et Larry Fishburne (pardon, Laurence Fishburne, paraît qu’il est pas content si on l’appelle Larry) et Adrien Brody… produit par Robert Rodriguez, le roi du puerco pibil ! Je suis obligé d’y aller… j’étais allé voir AVP et j’avais bien aimé… en plus perso je suis un inconditionnel de Roberto, j’aime bien ça façon de bosser, il touche à tout, c’est du fun ses films, j’aime toute sa filmo même DESPERADO 2 (bon une petite réserve pour SPY KIDS 3… et il me semble qu’il en prépare un 4) ! C’est juste une série B mais j’adore l’ambiance, avec ces seconds rôles, la Rodriguez family, qu’on retrouve dans tous ses trucs, Cheech Marin, Tito Larriva (PLUGZ, CRUZADOS, TITO & TARANTULA)… Salma Hayek (« courbez l’échine devant Satanico Pandemonium !!! » qui fait une apparition (remarquée) dans THE FACULTY… et il a frappé un grand coup avec PLANET TERROR. Dans le genre no-limits il est parfait celui-là !
Petit retour sur Tito Larriva… des fois j’arrive pas à croire que je l’ai vu avec les TARANTULAS à Lille (vers 2004 je crois)… c’était dingue. Bluesy mais crado et heavy, joué ave les tripes. Cinématographique à crever, de la B.O. jouée en live ! Reprise de « anarchy in the UK » en Espagnol, et à la fin les tubes de FROM DUSK TILL DAWN ! Quand il ont fait « after dark » c’était la folie… on était au Titty Twister. Manquait plus que Salma et son python…

Ah oui j’ai vu aussi le trailer de TOP COPS, le premier film de Kevin Smith dont il a pas écrit le scénar ! Ca a l’air d’être un buddy movie, avec Bruce Willis, le type de 30 ROCK et Seann William Scott. Obligé d’y aller aussi… même si ça n’a pas l’air terrible… mais bon le Kev il a envie de faire autre chose, et il y aura sans doute quelques petits tricks perso… son pote Jason Lee est dedans, ça va le faire ! J’attends aussi son RED STATE, annoncé depuis des lustres, qu’il a écrit et qu’il va réaliser, et qui devrait être un film d’horreur, fauk j’aille voir les détails sur IMDB… un site génial IMDB. Des tonnes d’infos, les projets en développement, des potins, des génériques intégralement retranscrits !!! Qui c’était le gaffer sur le tournage de l’ARME FATALE ? La société de catering qui faisait ces délicieux sandwiches au homard sur le plateau de FREEJACK ? Tout y est, tout le putain de tout !

Le look des filles… whoa quel sujet… bon je te parlais des metalcoreuses du Groezrock… ça j’aime bien, c’est mignon… après en ce qui concerne les clones de Betty Page, c’est tout à fait différent… pas ma tasse de Red Bull, les franges et les cerises. C’est ça le truc yéyé ? Je suis assez d’accord.
Ca me rappelle un épisode de HATE où Stinky achète des photos de Betty Page, et Buddy se fout de sa gueule en disant « me dis pas que t’es tombé dans ce délire toi aussi ! » « je me demande si elle garderait cette expression stupide si on lui faisait mal pour de vrai avec un couteau à steak » (enfin je te cite ça de mémoire, et c’était en V.O)… bref je crache pas dessus, j’en ai eu (et je dois encore en avoir) des books de photos de Betty Page mais ça m’est passé. Attends qu’on nous envoie un biopic dans la face, ça nous pend au nez ! Il y a quelques années, j’aurais bien vu Courteney Cox dans le rôle de la pin-up (oui je suis aussi casting-director à mes heures) mais elle commence à être trop vieille…
J’avoue j’aimais bien cette imagerie quand j’écoutais des machins de chez Gearhead, mais ça m’est passé. Je trouve que tous les groupes sonnent pareil, à part les cadors. C’est marrant, un mec qui dit ça et qui écoute des clones de BLINK 182, hein ? Ouais, je suis pas à une contradiction près…

Bref tout ça c’est bien loin d’être aussi cool que les mannequins de chez Diabolik. Surtout là qu’ils sont dans le délire fluo, avec futes moulax, Vans Era aux pieds et hoodies à crânes suintants. Tout ce délire, ça vient de chez Drop Dead, la marque de fringues du chanteur de BRING ME THE HORIZON (nouvel album cet été)…

En fait le look de fille que je préfère, c’est celui des étudiantes qui traînent dans mon quartier, Sunnydale/les 3-9… des vestes en cuir, des chemises blanches, des hoodies American Apparel (ou Franklin & Marshall), des futes bien serrés, des baskets un poil pourries Bensimon ou Feiyue. Avec la bonne nana pour aller dedans, je veux dire de la friquée et dorée sur tranche, méprisante et hautaine, élancée et qui sent bon. T’y ajoutes l’hérédité (la mère est sans doute la reine de la promo 1984, le père champion universitaire de natation) + le fric pour bien se faire gommer la peau, ça donne des pures beautés. Inaccessibles évidemment. Peu importe. Quand je rentre (ou que je sors, ça marche dans les deux sens) je suis comme à un catwalk. Ce qui est cool c’est de les croiser complètement déchiquetées quand je rentre dans la nuit… de bonne famille, et un poil dégénérées, crust caviar © !!! Une teuf des 3-9 à Neptune, 90909, California !!! Toutes des Amber, des Caitlin et des Madison !

Niveau nippes je m’en tape un petit peu quand même… je devrais juste être endorsé par H&M… je crois bien que tout ce que je porte en vient… les hoodies, les futes (les sliq, les bragg), les chemisettes à carreaux (carreaux since 1982)… ah non pas les t-shirts, qui viennent souvent des tables de merch. Quoiqu’en ce moment c’est plutôt tishes des Lakers ou autres Charlotte Hornets. Sinon si je plaide coupable en ce qui concerne les baskets, parce que je suis un poil sneakers freaker… quand je flashe sur une paire, je la prends même si elle coûte $ 90. Nike, Adidas, Puma, Circa, Ecko…  alors pourquoi je porte la plupart du temps des merdes genre des Creeks à $ 20 que j’ai achetées chez Croquenot Cheapo ? Bizarre… l’autre fois j’en avais trouvé une paire hyper cool, de loin ça faisait Airwalk-style (mais seulement de loin) mais je les ai bousillées en un temps record… et le chien de Frank les a achevées au niveau des lacets…  les Converse j’en mets plus, c’est comme les RAMONES que j’ai écoutés trop longtemps, j’ai trop porté de Chuck Taylor.

Les Fests ? Ben j’en fais qu’un, le Groezrock… le Ieper fest une fois tous les cinq ans… avant j’allais au Pukkelpop mais maintenant c’est l’usine… comme Dour… c’est trop gros. Trop de monde, et trop de trucs qui m’intéressent pas niveau programmation. La foule ça m’emmerde, je bois plus des masses (au fests, oui, mais façon gentleman = jamais soûl)… en fait j’en fais plus lourd des concerts, c’est vraiment quand ça me prend, c’est l’occasion qui fait le larron.
Et fauk je sois dans le mood aussi : là je viens de zapper FOUR YEAR STRONG à la Boule Noire (je suis fan + j’avais ma place depuis un mois) mais j’étais trop déprimé pour y aller. Pour parler à des gens, pour faire bonne figure alors que j’étais en mode tout est nul. Je fais plus l’effort.
Dans ces cas-là, si tu veux me faire bouger, faut me mettre du C4 dans les poches et appuyer sur le détonateur. Peu importe qui joue. Même si c’est au coin de ma rue. Bon si c’était PARAMORE je me ferais violence. Et encore pas sûr.

Moi aussi dans la majorité des cas ça me soûle de me retrouver dans une même pièce/salle pour voir un show. J’ai beau y aller parfois avec des potes, les crétins me tannent trop, les petits malins en représentation, les sacs à vin, les crusts qui débarquent tout bourrés alors que c’est juste le dernier coup de cymbale qui résonne…  Ce que j’adorerais c’est voir les groupes que j’aime en répète ! Tu te pointes avec un 6-pack dans leur local et go ! Je dois souvent me forcer pour aller au concert, ou il me faut une bonne raison, comme l’autre fois quand les IRRADIATES étaient en ville. L’occase de voir des bons gars, de papoter un peu, ça fait plaisir. Puis leur set a été salement efficace, ça joue comme des brutes !!!

Ben ouais cette prestation de LIT, dantesque. Ce groupe je le mets dans la même boîte que FOUR STAR MARY, ROONEY ou AMERICAN HI-FI, de la pure pâtée à B.O. teen. Quand je me retrouve dans ce genre de configuration c’est les planètes qui s’alignent parfaitement et j’ai l’impression d’être dans une série. Spécialement au Groezrock où l’ambiance est très Warped Tour (même si j’y suis jamais allé). En tout cas ce groupe a mis tout le monde à genoux. Des tubes formatés, du gros son, de la précision ! Génial. C’est là que je me dis j’ai bien fait de venir.

La vache chez AB ils en ont fait des ravages dans nos petites cervelles de poulets… c’était archi-con mais le nombre de fois où ça revient sur le tapis ce sujet ! C’est vrai que ça allait tellement loin dans l’incohérent que ça en devenait génial… j’ai moins maté ce dont tu parles mais je me souviens de ce Gérard… gaulé comme JCVD le mec. Et très « show-biz » dans l’attitude. Tu crois qu’ils pourraient encore mettre en scène ce genre de perso sans avoir des assos de gays qui les attendent à la sortie avec des battes cloutées ?
Dans le trio de filles y’en avait une avec des robes genre seconde peau et des cheveux épais et soyeux non ? genre avocate ou chef d’entreprise dans le style… ça me dit vaguement quelque chose… en fait je me souviens mieux de Giant Coocoo le nain black. C’est pas toi qui m’avait dit qu’il avait donné dans le porn lui ? Et le rocker d’opérette, Rocky. Avec son perf en plastique.

L’autre truc c’est SALUT LES MUSCLES non ? Ouais Ingueugueu, Hilgueugueu, j’ai jamais vraiment su… j’étais retombé une nuit sur des redifs (sur AB 1, c’est la maison mère !) de LA CROISIERE DES MUSCLES, et wow… c’est ahurissant ! Il y a un côté admirable dans ce jusqu’auboutisme forcené niveau n’importe quoi ! Peur de rien les gars de chez AB. C’est marrant vu que c’est une culture, les films fauchés des années 50, le genre craignos monsters, pourquoi on fait pas un AB Fest, en rediffusant dans un cinoche un best-of des épisodes de PREMIERS BAISERS ??? J’achète. Je connais plus de gens qui parlent de HELENE ET LES GARCONS que de THE WASP WOMAN… t’imagines avec les « acteurs » en guests (envoyez Magalie Madison, bas les pattes je l’ai vue le premier !), des ateliers avec les « scénaristes », des cours de comédie dispensés par Sébastien Roch (va te rhabiller, Lee Strasberg),  des afters au son des tubes des Musclés, des batailles de petits suisses, ça serait de la grosse balle ! Je suis sûr qu’il y aurait même moyen de bricoler un AB tour, avec plein de dates, ça serait gros succès garanti !

Bon pour les films vus en salles :

KICK-ASS : grosse surprise, le trailer ne laissait pas présager un truc aussi cool ! Ca ressemblait à un bidule parodique genre frères Wayans. Tout faux ! C’est l’épopée d’un geek qui flashe sur les super-héros, et qui décide d’en devenir un. Son super pouvoir ? La volonté ! Don’t think about it, do it!!! Il se met à faire des patrouilles de nuit, et un jour il intervient alors qu’un gars se fait démolir dans la rue. Il s’en prend plein la frite, mais lâche rien… les agresseurs se barrent, un témoin a tout filmé avec son portable, et bam sur youtube ! Et Kick-Ass devient ce qu’il voulait être. Mais c’est dur. Et il y a aussi cette fille qui le fait craquer… un putain de bon scénar, c’est fun, parfois touchant, bien bourrin (le bastons sont hyper violentes), des acteurs nickel, c’est un petit bijou. Comment un no-life devient bigger than life… énorme. A noter que c’est tiré d’un comic, que j’ai acheté… c’est sorti en VF chez Panini comics. Bam, les 8 volumes US en deux tomes, merci bien ! Le film est vraiment bon, plutôt fidèle à la BD, mais elle va beaucoup plus loin dans le destroy, le trash et le cynisme.

FREDDY : pas vraiment d’intérêt ce flick. C’est toujours sympa de voir un film d’horreur au cinoche (en plus je trouve que c’est un peu la disette de ce côté là, l’année 2010) mais là… vraiment bof. Super bien fait, mais inutile. Pas de tension comme dans les originaux (surtout le premier), c’est assez lisse et ça manque de burnes. Mais bon c’est mieux que CAMPING 2 (merde va falloir que je trouve un autre exemple).

INFECTES : là aussi, surprise… et une bonne. Je m’attendais à un 28 JOURS PLUS TARD, et c’est ZOMBIELAND en no fun ! Carrément centré sur les personnages, ambiance road movie et no future. C’est assez futé et le parti-pris est le réalisme à tout crin. Faire des choix, même quand ça remet en question tes convictions, ou quand ça concerne tes proches… chaud. D’accord avec toi, Chris Pine (Kirk dans le STAR TREK de JJ Abrams) est parfait. En plus ce genre de scénar ça me parle, tous ces délires fin du monde ! C’est comme ça que ça va se terminer. Ces virus qu’on garde au chaud dans des labos militaires, en cas de besoin, comme à Atlanta, ou à Lyon ! Envoyez la variole les mecs… style merde, j’ai fait tomber mon éprouvette… ou intrusion d’un gang d’idéalistes à la con à qui la situation échappe totalement, comme dans ce super film, LE PONT DE CASSANDRA (1976, réalisé par George P. Cosmatos, le mec derrière RAMBO II) … ça sent le sapin pour l’humanité, et elle l’aura pas volé.

PRINCE OF PERSIA : bien divertissant, super bien fait, vraiment dans le trip du jeu vidéo (toutes ces scènes où il saute de terrasse en terrasse, les tricks matrixiens dans les bastons au sabre)… et toujours content de retrouver Jake Gyllenhall, dans un registre bien différent cette fois. Cool.

Books :

Je me remets aux comics dis-donc… j’ai la chance d’avoir un excellent dealer à Lille, si vous passez par ici, direction 74 rue de l’hôpital militaire… chez Astro City… dans un cadre agréable, spacieux et lumineux, Damien et Fred se feront un plaisir de vous conseiller et de vous piloter dans l’univers des comics et des collectibles… ah ah… nan sans déc, cette boutique est géniale, les clerks de très bons gars, passionnés au dernier degré !
Donc mes dernières découvertes :

SCOTT PILGRIM de Bryan Lee O’Malley… magie : je tombe en arrêt sur la couve aux couleurs flashy ! Les dessin sont géniaux ! En quatrième de couve, Joss Whedon dit qu’il est grave accro à ce comic… vendu. C’est l’histoire d’un gars qui joue dans un groupe et qui rencontre une nana mystérieuse dont il tombe amoureux… et il va devoir affronter ses ex pour la conquérir… de la romance et des super-pouvoirs, des bastons à la STREET FIGHTER… un style de dessins genre manga/cartoon dessiné avec fougue… cute et tordant… c’est porté à l’écran par le réal de SHAUN OF THE DEAD ! C’est avec Mary Elisabeth Wistead… le trailer donne grave envie!!!
C’est dispo en VF chez Milady, le premier tome est encore tiède, go baby go !

OTHER LIVES de Peter Bagge… secrets de famille et geek-culture… la vraie vie se télescope avec la génération internet. Des espoirs déçus et la recherche d’un sens à tout ce merdier… Peter Bagge est le roi du scénar futé, et j’ai toujours trouvé qu’il était un fin observateur de ses contemporains. Ce mec ferait un tabac s’il bossait pour une série ou un film, c’est ce qu’il faudrait à Hollywood : un peu plus de mecs malins et pas constipés ! genre Charlie Kaufman. Un super one-shot. Chez Vertigo.

Sinon j’ai relu THE DIRT, la bio de MOTLEY CRUE.. je m’en lasse pas. Carnage !

Dans les esgourdes :

ANARBOR « the words you don’t say » excellent skeud de pop-punk FM, sur les traces (encore chaudes) de FOB… un groupe qui pond des perles et qui les emballe dans des pochettes affreuses !
MOTION CITY SOUNDTRACK
« the future freaks me out EP » poppy as hell, dans le trip SAVES THE DAY… arrangements classieux, efficacité maximale…
SLEECH
On no one’s list” tu connais ça?.. hé hé hé… comment vous m’avez smashé avec ce tube complètement génial, qui aurait grave sa place dans un épisode de BUFFY ou de MY SO-CALLED LIFE ! Super mélodie, qui ne te lâche plus, Erin chante hyper-bien, c’est déjà culte pour moi !!! www.myspace.com/teenagerenegade
DEAD POP CLUB
« home rage » quatrième shoot des DPC, toujours dans ce style qui leur est propre, Weezer meets Quicksand, c’est de la balle…
HEY MONDAY
« hold on tight » du cut & paste de PARAMORE? A n’en point douter! Peu importe c’est hyper bien fait, et Cassadee Pope est intégralement charmante (oui, ça compte pour moi), elle on va la retrouver dans une série…
OWL CITY
« ocean eyes » easy listening – electronica à la POSTAL SERVICE… en heavy rotation partout et c’est cool!
HE IS LEGEND
“it hates you” redneck-core, des plans 70’s réactualisés, du gros son, des riffs tranchants et un chanteur au registre étendu, génial…
DOYLE
, découverts sur le sampler du dernier ROCK ONE… metalcore de Paris, à la UNDEROATH/THE GHOST OF A THOUSAND, bien cool… www.myspace.com/doyleband

Les trucs que j’ai dépoussiérés :

THE SAINTS « eternally yours » pas à chiquer cet album est vraiment gigantesque. Ils ont pondu des bonnes grosses bouses par la suite mais celui là c’en est pas une !
SOUL ASYLUM
« hang time » de l’americana punk, des chansons poignantes, de l’énergie et de l’émotion, merci les mecs !
SOMETHING CORPORATE
« north » poppy-punk FM de haute qualité, c’est du caviar.
AUDIO KARATE
« space camp » un des meilleurs groupes de punk-rock mélo de tous les temps…

Et pour finir, le podcast de Kevin Smith, le SMODCAST… il s’amuse bien le barbu, avec tout son crew (sa femme, ses potes de toujours, sa gamine…) à parler de tout et n’importe quoi, et c’est fendard !

Bon… fauk j’y aille… retour à Neptune, du jazz dans le lecteur de la Chrysler Le Baron… GO PIRATES !
Je conclus moi aussi avec une citation de la petite Veronica, avec qui j’ai ouvert le feu… à méditer :“So, my grandma Reynolds was always saying ‘when life gives you lemons, make lemonade.’ I wish she was still alive, because I’d really like to ask her what she suggests for when life gives you Chlamydia.
Merci ma belle.

Mick Mars

JAZZ MAYHEM n°5 – Samedi 08 Mai 2010

NASTY SAMY – SAMEDI 08 MAI 2010

Hey Mike ? Y a quelqu’un ?! Ch’uis revenu ! Arf, enfin… Long périple, pas une goutte de jazz, pas une miette, rien… que du rock. Pouah ! Les vilains ! Ça fait un mois que nous n’avons point jazzé ensemble, ma foi, ça m’a manqué… Reprenons le fil de notre discussion.
T’imagines bien que pendant les quatre semaines passées dans le van, je n’ai pas pu faire grand-chose d’autre que conduire, dormir et écouter de la zic… pas grand-chose de croustillant à te raconter… pas de lecture, pas de film, ou si peu… Donc pour la reprise, ça va être du rapide, ambiance fast jazz, quoi, John Zorn dans ses grandes montées de speed…

Lors d’une langoureuse soirée de jour off, entre un concert et l’entrée en studio pour enregistrer deux nouveaux titres avec la troupe australienne, je me suis rematé PREDATOR. J’avais oublié l’overdose de testostérones et la débauche de muscles huilés et fibreux, quel beau spectacle. Caleçon tendu comme un arc et sève montante ! C’est le printemps, rien d’anormal.
C’est marrant comme le casting était allergique au coton… les molosses sont toujours torse poil, pectoraux monstrueux et tous les muscles du corps sollicités, genre avant la prise les mecs s’activent ferme sur les barres chargées et sur les séries de pompes express, moteur on tourne, et hop fais péter les veines surgonflées ! Ah ah ah jouissif… L’ambiance sur le plateau devait être bien fun. Allez concours de pompes avec le blackos moustachu, celui là même qui jouait dans Rocky II… Une vraie cour de récré !
Le début d’un grande histoire pour le réal’ Mc Tiernan qui enchaînera sur la série des Die Hard et sur quelques autres pépites.
1987, on est au sommet de la folie des 80s, les films d’actions s’enchaînent, c’est à celui qui bondit le plus loin, qui grimpe le plus haut, qui court le plus vite, qui rampe le plus profond, bref à celui qui a la plus grosse, qui la pose sur la table et qui regarde la concurrence droit dans les yeux, sans moufeter un poil de cil ! J’adore ! Les années 90s ont mis un terme à ce cirque, dommage… Retour sur terre, films indés chiants et films d’horreur marrants, salauds ! Bon, au moins, les teenage movies des 90s étaient bien classe, toujours ça de pris !
En tout cas j’ai pris mon panard devant Predator, presque 20 ans après l’avoir vu pour la première fois, waouh, ça fait cogiter…. Une bonne potée villageoise, c’est épais et ça tient bien au ventre, ça flingue avec du gros calibre, ça fait des pièges géant façon Castor Junior qu’aurait passé ses vacances dans un camp de vacances aux alentours de la Baie des Cochons, l’alien dreadlocké n’est pas là pour prendre des photos de la faune et flore, il a déboulé sur Terre pour un p’tit safari sympa, faut qu’il ramène quelques souvenirs, explosions de gueule des militaires au sens premier du terme, arrachage de membres, plaies plus que profondes, et dépeçage des victimes, slurp… Schwarzy dans une forme olympique, on devient pas monsieur Univers en mangeant 5 fruits et légumes par jour, hein, il faut quelques compléments, et je ne te parle pas de levure de blé saupoudrée sur la salade.
Et son pote Jesse Ventura (un catcheur !) est bien aussi, super rôle de badass sudiste, ça chique du tabac et gardant les mâchoires bien serrées et ça sulfate à bout portant… des gars qui ont bouffé des nénuphars et sodomisé des babouins dans la jungle Vietnamienne, qui ont ensuite viré mercenaires, une belle brochette de machines de guerre programmées pour supprimer frontalement les guérillas révolutionnaires des pays d’Amérique centrale, esprit d’équipe au top et fins stratèges, du genre à se servir du coutelas de survie en guise de cure dent et se torcher avec un bouquet d’ortie sans même faire une petite grimace… bien les gars, c’est des comme vous  dont on a besoin en Afghanistan ! Tiens d’ailleurs, je passe du coq à l’âne, cot-cot hi han, coïncidence ou destinée ? Schwarzy et Jesse Ventura sont maintenant gouverneur de deux Etats américains, la Californie et le Minnesota. Dingue ! Et dire qu’il y en a qui soutiennent encore Jospin chez nous…. On est définitivement pas dans la même catégorie. Moi aussi je veux voter pour un ex- catcheur !
LA citation du film : Schwarzy mon ami, répondant à la petite chinetoque qui lui dit que l’alien est indémontable : « If it bleeds, we can kill it » ! Yeaaaaah !
Donc ultra good, mais pas mon film préféré de tonton Schwarz’… hé ouais, je préfère Conan le Barbare, Terminator II et Last Action Hero. Mais ça, je te l’ai déjà dit, non ?

J’ai également ressorti BATMAN de son écrin de plastique, racheté en DVD, ma VHS ayant fondu dans les flammes. Idem, par revu depuis 1990/91, une rafale d’images remontent dans la tuyauterie de ma mémoire… Grosses sensations dès le générique du début, le thème musical de Danny Elfman m’a giflé, griffé même, les lèvres sèches et les yeux humides… la scène de la première apparition de la chauve souris vigilante, dérouillage de truands dans une ruelle sordide et la phrase choc qui claque sous la pleine lune : « I’m Batman ! ».
C’est grâce à des films comme ça que je n’ai jamais grandi. Refus catégorique de vieillir. Cette période clef, transitoire, de la fin des 80s aux débuts nineties, je peux encore la palper, en un sens je suis encore coincé dans cette bulle… Je me revois dans la chambre d’un pote en train de jouer à l’adaptation jeu video sur sa Super Nes, il neige dehors, il fait nuit tôt et nous, on est heureux. Et le clip de Prince, ce petit lutin facétieux qui faisait trembler Mickael Jackson sur son propre terrain… Pluie Violette et solo de guitare piquée à Hendrix, ça te dit quelque chose ?! Un nain dans des habits de lumières, hé ouais, c’était bien avant qu’on organise des talk show à la TV pour savoir qui vendra des stères de disques à nos p’tits frangins et frangines…

Début du lycée pour moi, la vraie vie commence, fini le nerd passionné de jeux vidéos, de metal et de comics, je sens le rock, le punk et le hardcore monter en moi et me talonner aux baskets, un petit perroquet à tête de démon sympa est juché sur mon épaule et me chuchote des insanités au creux de l’oreille : « tu devrais boire des canettes et fumer des dardillons avec tes copains, achète toi une guitare, perce toi les oreilles (non pas UNE boucle d’oreille, au moins SIX, c’est mieux !) et fais des p’tits fuck à la société, et surtout tire une tronche de cake toute la journée pour bien exprimer ton désarroi ado’ »… Ca c’est trois ou quatre ans plus tard sur l’échelle de Batman. Première meuf, mignonne et cool, fille d’un couple divorcé, je connais ça par cœur, elle vit avec son daron, il est  détendu, en tout cas assez pour me tolérer sur son canapé à peu près tous les soirs à la fin des cours… Il a bon goût en matière de films et il a un décodeur Canal +, les premiers, les boîtiers noires, d’ailleurs c’est un peu grâce à lui que je matte des flicks des frères Cohen (Barton Fink), notamment… ma poule écoute de la bonne zique, pas des trucs méga pointus, mais elle a du goût et un peu de personnalité, très dur à trouver chez une meuf de 15 ans il faut l’avouer, mais là je la sens bien, c’est sur une de ses étagères que je chope « Mon Chien Stupide » de Fante, début d’une grande histoire avec cet auteur qui m’influencera plus que je ne veux bien l’avouer, c’est grâce à elle que je suis tombé sur le rital lunatique, trois ans plus tard je me suis avalé l’intégralité de ses écrits et m’empiffre une flopée d’auteurs qui s’en réclament… Le vendredi soir et le samedi soir dans sa piaule, on discute à fond , on s’engueule pour des conneries et on écoute Concrete Blonde, Jad Wio, Noir Desir, Echo and the Bunnymen, Red Hot Chili Peppers (mec c’est pas de ma faute !) et je glisse de temps en temps une cassette de Suicidal Tendencies (« Art of Rebellion ») ou du « Cowboys from Hell » de Pantera. Je dois rentrer vers 1h00 du mat’ (minuit pour ma mère, c’est le décalage horaire naturel entre les ados et les parents), j’ai une petite vingtaine de minute de marche à pied dans le froid et la nuit du Haut Doubs, je suis serein et souriant, je sais que tout ne fait que commencer, je sais que j’ai de la chance, parents cools, divorcés eux aussi, première meuf au top, j’ai juste à me laisser glisser et à faire gaffe de ne pas trébucher sur les caillasses… je pense à tout ça sur le chemin du retour de chez ma cop’s, à chaque fois je profite de ces trajets pour remettre tout ça à plat et pour me jurer qu’il faudra tout faire pour garder cet équilibre, et ce jusqu’à ce qu’on me referme définitivement le couvercle de la boîte en sapin sur la gueule…  et durant ces trajets nocturnes, j’écoute toujours la même cassette pourrie, avec deux petits bouts de scotchs sur les coins, certainement une cassette d’un truc immonde que j’ai acheté quand j’étais troll (quelques années plus tôt, quoi)  sur laquelle j’ai réenregistré cet album qui me hantera certainement pour le reste de ma vie, le « Dirt » d’Alice in Chains.

Je suis resté un an avec elle, une éternité pour des mômes comme nous… Première expérience mais je savais déjà que ces histoires de couple, ça allait vite me fatiguer. Peu de temps avant qu’elle me balourde comme un naze, on s’était pris la tête gentiment, je sentais qu’elle commençait à regarder les gaziers plus âgés, je ne suis pourtant pas jaloux pour un dinar… Je lui avais dit d’un ton cynique (-le cynisme est l’arme préférée ds gabarits de moins de 70 kgs!) que puisqu’elle semblait s’intéresser à des mecs plus vieux, autant qu’on arrête les frais maintenant, je viendrais la rechercher à 21 ans. La bonne blague. J’avais dit ça comme ça. J’avais 16 ans.  Avec les meufs de cet âge là, c’est toujours la même rengaine,  quand un mec vient les chercher en bagnole à la grille du lycée, elle se sente en transe… la maturité féminine qu’elles appellent ça… moi j’appelle ça se faire chibrer par un mec plus vieux, tout connement. Pour moi le permis était encore un concept aussi envisageable que la téléportation, j’en étais encore à me déplacer en VTT, et à la grille du lycée,  le seul truc que j’attendais, c’était de lancer mon sac de cours le plus fort possible dans la tronche de mon pote et de me foutre de sa gueule… Donc, pendant cette petite prise de tête annonciatrice de jours plus gris, ou en tous cas de jours sans elle, quand je lui avait dit que je reviendrais la chercher à 21 piges, elle m’avait regardé droit dans les yeux pour me dire que j’oublierais ces paroles à la minute même où je passerais le paillasson devant sa porte. Elle s’est trompée. Enfin, pas tout à fait. Bien sûr, à 21 ans, je ne suis pas allé la chercher… on s’était perdu de vue depuis presque 5 ans. Mais en tout cas j’y ai repensé, et pas qu’un peu. Tu crois qu’elle y a repensé, elle ? M’étonnerait…

Wow, je me suis un peu perdu, non !!!!!??? S’cuse Mike ! J’t’avais bien dit que Batman me faisait partir un peu loin… Excès de jazz mélancolique… trop écouté Miles Davis, certainement…
Ah ouais, et les frasques de Bruce Wayne dans tout ça ? Et ben super bien ! Mon préféré de la saga… en le matant, je me suis fait la réflexion que je le préférais au dernier en date…. C’est cool, mais pour moi ça n’a plus rien à voir avec Batman, j’ai adoré le voir au ciné, mais j’y ai réfléchi et impossible que je le remate en DVD, trop long et trop dense… Plus proche de l’univers d’Ellroy que du véritable univers de la chauve souris… l’esprit comic du début me manque, ces éclats cartonnesques et ces élans d’action old school. Des couleurs qui pètent, des scènes folles, des gadjets farfelus, une ambiances light, un humour à la con,  mais finalement complètement raccord avec la BD. Du Tim Burton de haute volée. Lui, ça fait quand même un moment qu’il patauge dans la tourbe, hein… Batman le Défi était également bien classe, la suite logique… décors fabuleux, aaaah ces rues de Gotham City, encore mieux que le premier, le vilain très vilain (le glauque pingouin), Catwoman en chaleur et les délires de Burton qui vont encore plus loin. J’avais le poster géant de Batman le Défi dans ma piaule… celui là même qui a remplacé le poster des Tortues Ninjas.
Ah, j’allais oublier, Kim Basinger, beau brin de femme. Grande, blonde, froide comme du marbre, le type scandinave. Les critères de beauté étaient un poil différent à cette époque… on aimait les femmes glaciales, genre qui font flipper les mâles… d’ailleurs dans la suite de Batman, c’est Michelle Pfeiffer, même combat, le genre de drôlesse qui te transforme la quéquette en bâtonnet Miko ! J’aimais bien ces types de meufs, dédaigneuses et dominatrices, bien roulées, assez sèches, genre fitness lundi-mardi-mercredi et jeudi, le vendredi c’est la robe moulée noir et le cocktail avec les collègues du boulot, si ça finit en partouze c’est que la dame est bien lunée… maintenant les canons de beauté ont un peu changé… moins germanique, on va dire… plus R’n’B. Gros fion, mexican touch et tattoo tribal en bas du dos, pour bien indiquer le chemin et la marche à suivre du mec arc bouté sur la jument… te trompe pas d’entrée mon pote !

Je viens d’acheter un DVD de La Muerte (450 Big Block)… le dernier concert filmé avant le split, en Janvier 1994 à Bruxelles… je sais que tu les a vu, c’était sur ce concert ? Mon premier disque de la Muerte, je l’ai acheté en Suisse (à la Chaux de Fond), aux alentours de 1993, dans une boutique qui s’appelait Maniaxx, je crois… J’étais parti en stop avec un pote, passage de douane, non m’sieur rien à déclarer… et la ferme intention de revenir avec quelques LPs sous le bras. J’avais craqué sur le « Kustom Kar Kompetition », sublime album, différent, classieux. Mon pote avait acheté le « Born to Expire » de Leeway…. Wouah, la sélection !
J’ai toujours été plus que fan de la musique et de l’univers de La Muerte… un son unique, une attitude méchante et des visuels d’enfer. La rencontre de Motorhead, de Jesus and the Mary Chain, de Suicide, du early Ministry  et de Birthday Party… Putain de groupe de rock… quand ce terme était encore synonyme de danger et de frissons. Du Metal Wave que j’appelle ça!

Juste avant de partir en tournée, je suis allé chez le dentiste… Pour me faire rabioter deux chicots… j’ai porté un appareil dentaire pendant au moins 2 ans quand j’étais nain, ça m’a remis les canines dans le bon sens de la marche, du coup c’est très rare que je sollicite le savoir faire d’un chicologue. Là, pour le coup, ça faisait bien 2 ans et demi que la Sécu n’a pas eu à souffrir de mon hygiène buccale.
Figure toi que je me suis fait palper la mâchoire par UNE dentiste… une blonde aux yeux gris, pas mal du tout, espèce de femme austère qui sait qu’elle est bien roulée, tu vois le genre ?  Certainement maquée à un avocat ou un architecte… en tout cas pas avec un jardinier, encore moins à un forain.
Un truc qui m’a frappé, c’est sa ressemblance troublante avec Isabelle de la série Premiers Baisers, tu te souviens ? Le teen à la mode franchouillarde ! Cafèt’ en papier carton, décor en plastique et casting catastrophique ! Scénarios vraiment extrêmes, et au final, une bizarrerie que j’aimerais bien regarder à nouveau pour voir comment tout ça a vieilli… Enfin bref, me voilà allongé dans le cabinet dentaire, avec cette blonde dentiste qui ressemble comme deux goutte d’eau à la meuf qui jouait cette petite peste, l’ennemie jurée de Justine, nièce de Framboisier des Musclés, le gros queutard de la bande (c’est sûr que René n’était pas aussi performant, et Eric lui, était plus branché cassoulet et nuque longue), et je trippe pendant toute la séance en essayant de me souvenir de quelques scènes de cette série complètement barrée… c’était l’époque où, chez AB Production, on encourageait les actrices à sciemment occulter le port de culotte obligatoire… Résultat : tous les mecs de ma génération rêvent encore secrètement à la petite touffe de Mallaury Nataf et de la tordue hystérique distributrice de claques, une rousse, qui jouait le rôle de la meuf de Bernard Minet.
Dommage qu’Annette, la nerd faussement moche de Premier Baiser, ne nous aient pas offert la vision de son joli croupion fraîchement épilé…
Ca devait donner fort dans les coulisses des séries AB prod’ ! La fête du slip, au sens propre comme au figuré ! Veinards !

Au rayon zique, par contre c’est l’opulence, trop même…. J’ai acheté beaucoup de disques sur la route, principalement des trucs que j’avais dans ma discothèque, inutile de revenir dessus, du 90s quasi exclusivement… en vrac et sans détail superfétatoire, pour une bouchée de pain de mie, de l’occasion et de la seconde main : Treponem Pal, Mucky Pup, Uncle Slam, No Return, Portebello Bones, Gurd, Gigantor, Dog Eat Dog, Baby Chaos, Bullet Lavolta, Slapshot, Real Cool Killers, Magnapop, Alice Donut, Melvins, My Own Victim, Morbid Angel,  et j’en oublie sûrement des cagettes… ah, et Dee & Dee, un groupe indus metal du Nord, ça te dit rien ? Je les avais vu en concert, dans une cave, à Besançon, genre en 1996…

Concernant ce que j’ai écouté, idem, des milliards de trucs. On a roulé 7000 kms sur cette tournée, et on était seulement deux à conduire, moi et le batteur (mon pote TurboGode), donc t’imagines qu’une grosse partie de mon I-pod y est passé… les deux mains sur le volant, les yeux perdus sur l’horizon, l’esprit qui papillonne à 3000 tours par seconde. C’est finalement le truc que je préfère dans le fait de tourner : rouler, regarder le paysage et cogiter comme un dément sur cette immense farce qu’est la life ! C’est le seul truc qui me manquera quand je raccrocherai les guitares, la route.
Je ne vais pas te faire la liste de ce qu’on s’est envoyé dans les cagettes auditives, de Black Crows à Frank Black, de Machine Head  à Soundgarden, de Body Count à Hoodoo Gurus, de Alice in Chains à Ugly Kid Joe, de Faith no More à Concrete Blonde, d’Electric Frankenstein à Wildhearts, de Goo Goo Dolls à Guns and Roses, de L7 à Manic Street Preachers, de Monster Magnet à New Model Army, de Ozzy Osbourne à PJ Harvey, de Almighty à Smashing Pumpkins, de TAD à Godfathers, bref un sacré chambard… sans restriction et sans police du bon goût !

Et tu m’a encore eu sur Paramore… je ne pensais pas céder sous ce fardeau si léger, mais merde, j’ai lâché prise et me suis résigné, impuissant… la voix m’ensorcelle, une prod’ de folie, tout est à sa place, même si je déteste la coupe de cheveux des guitaristes (avec un peu de chance ils sont chauves dans 15 ans, je suis patient), ultra mélodieux, arrangé avec goût, message positif, c’est énergique, tonique  et ça fout la grosse patate… j’ai écouté leurs deux albums au moins 40 fois chacun… le roadie qui nous accompagnait sur la tournée, un australien,  était bien accro aussi (le mec écoutait aussi bien Manowar que Nick Cave que Hard Ons que Paramore, un sacré dude!!!), on n’a pas hésité à balancer les deux derniers albums à fond les tuyaux dans le van… je t’explique pas la gueule des autres, maugréant dans leur sommeil et nous damnant pour écouter de telles saloperies… C’est un groupe chrétien ! Ca je l’ai appris plus tard… Quolibets et blagues faciles, je te raconte pas ce qu’on a enduré, allez y les gars j’me bouche les oreilles… par contre pour des types qui s’agenouillent devant  Johnny Cash, le plus grand bigot de toute l’histoire de la musique, j’ai trouvé ça un peu culotté…

Je viens d’acheter, en mode téléchargement légal,  et ce pour la première fois de ma courte vie, un album en mp3. Payé avec ma carte bancaire, pianotage sur mon clavier,  le fichier débarque directos sur mon ordi, zou, c’est ça le futur dont parlait Pierre Bachelet dans son tube « l’An 2001″ ?… Ca fait chelou… un album que je recherchais depuis un bail, STRANGELOVE (« Time for the rest of your life »), cas de force majeure comme on dit dans le métier… pop anglaise des 90s (le meilleur cru), magistrale, fine et d’une richesse à couper la langue et le souffle. Tu mélanges Morrissey, Echo and the Bunnymen, Stones Roses des débuts, Suede et Whipping Boy, le tout avec un peu plus de guitares saturées, et t’as une idée du plaisir que me procure ce fichier téléchargé. Fol Amour, c’est dans le titre ! Ca m’a couté 5, 75 euros. Environ 8 minutes de téléchargement. Pas cher. Rapide. Bien content de l’avoir fait. Salvateur. Je le referai.

Je stoppe net cette éruption jazzesque !
J’espère que tu propulses des flammes de 10 mètres de long dans ton putain de tuba… Quand trombone et lance-flammes ne font plus qu’un, c’est que tu taquines le bon instrument!
In Jazz we Trust !
-Nasty Samy

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MICKSON – SAMEDI 08 MAI

Heeeeeeeeey compadre ! Ouais comme E.T., je suis toujours là ! Bonne tournée ? Moi j’ai joué un gig (la real-lose party du split avec THE VEIN SHOT, des mois après la sortie du bidule !) au Rigoletto à Paname, c’était cool et tout, et j’y ai vu Jon, comme quoi tu crois voir des gens et c’est d’autres apparaîssent… j’y ai balancé six bluettes (que j’espère) sorties tout droit d’épisodes de ONE TREE HILL ! Genre la chanson de Jake pour Peyton… sigh… Peyton…boucles d’or… elle, elle était totalement pas là ! Mais bon la Caroline du Nord c’est pas la porte à côté !

C’est ouf, PREDATOR je l’ai revu il y a peu ! Je me suis remis des VHS pourrisses dans la gueule, genre COBRA, STREET FIGHTER, LE DERNIER SAMARITAIN… quelle claque ce film (PREDATOR), je l’ai vu moult fois, pas la peine d’essayer de compter… ce casting ! Apollo Creed/Carl Weathers, yeah ! En fait j’adore particulièrement deux personnages : Hawkins/Shane Black, celui qui fait des blagues à la con, LE Shane Black, le scénariste derrière les ARME FATALE, LE DERNIER SAMARITAIN (justement), AU REVOIR A JAMAIS, réal’ du bien cool KISS KISS BANG BANG ! Et il est en train de bosser sur une adaptation de DOC SAVAGE ! Un mec hyper-cool quoi ! Et l’autre perso c’est (tu auras deviné) Anna/Elpidia Carillo… « qué visto mujer ?? » la seule nana du casting, trop belle, avec son débardeur maculé d’un mélange de sang, de crasse et de sueur ! C’est dingue je ne l’ai vue que dans deux trucs à part PREDATOR : dans SALVADOR, et dans un épisode double de 21 JUMP STREET… elle y joue le rôle d’une nana que Penhall a rencontrée en mission en Amérique du Sud, et il veut la ramener aux States, mais elle a pas de papiers… elle reste au pays… boo hoo… et dans SALVADOR c’est idem, sauf que c’est James Woods qui veut la ramener chez lui… elle se fait serrer par la border patrol, les boules ! Donc c’est pas une chinetoque, dude, je crois qu’elle est Mexicaine… en fait on s’en fout d’où elle vient, elle est juste magnifique cette meuf. Ah oui et Mac/Bill Duke ça le fait aussi ! Lui il a réalisé RAGE IN HARLEM d’après Chester Himes je crois… bon en fait le casting il est 100% cool… Jesse Ventura, fuck yeah ! Comme tu dis, on navigue pas dans les mêmes eaux territoriales que les USA… un bel exemple de reconversion en tout cas. Je vois bien M. le gouverneur balancer son jus de chique sur les journalistes pendant ses conférences de presse !
Ouais cette époque c’était génial pour ce genre de films… torgnoles qui déchaussent les dents, ménage au mini-gun Gatling et punchlines qui tuent ! Celle que tu cites, c’est ma préférée aussi ! Là tu sens que le prédator il est mal barré malgré tout son talent et son savoir-faire. Là aussi, si on avait cette créature à la tête de Chasse Pêche Nature et Tradition en France, ça claquerait dans les intentions de vote !

Pour BATMAN, je t’avoue que j’ai un gros faible pour le 2, j’avais été un poil déçu par le premier… le second est plus goth’, plus sombre, plus délirant, plus emo (l’histoire du pingouin, merde c’est trop triste !)… j’avais oublié la chanson de Prince Roger Nelson dis donc ! Ce qui me fait penser que l’année dernière j’ai enfin vu PURPLE RAIN ! Eh ben c’est pas un chef d’œuvre ! Prince joue comme une merde ! Et son look, caramba ! C’est un genre de biopic, il végète dans un club et rêve de devenir une méga-star… contré par un autre groupe de funksters/ semi-maqueraux, MORRIS DAY & THE TIME… ouais ouais ceux qu’on voit à la fin de JAY & BOB CONTRE-ATTAQUENT ! jungle love baby ! Bref  le Prince (le Kid dans le film) il a dans son backing band Wendy et Lisa !!! la vache ! A un moment Wendy lui dit « j’ai un morceau, on devrait le faire » et il répond un truc genre « ta gueule femme, c’est mon band, c’est ma musique… » et à la fin du film il est oK pour le jouer ce foutu morceau, et évidemment c’est « Purple Rain »… la tuerie ce truc !
Il a fait quelques tubes sympas le nain, ‘raspberry beret », « sexy motherfucker », « sign o’ the times »… à l’époque « purple rain » j’étais en première, et une meuf dans ma classe était à fond dedans, au point d’être fringuée comme lui, avec des chemises à jabot, bottes en croco en PVC et tout le kit ! Genre dandy psyché, funk à paillettes… manque de bol elle était pas très jolie et maquillée comme un raton-laveur, sinon ça aurait été cool ! De toutes façon 50% des meufs étaient nippées comme Molly Ringwald, à base de chapeaux, foulards de gitanes, robes de hippies et Nike blanches… quelle époque… ma meuf de l’époque n’écoutait rien de précis, je la bombardais de mix-tapes mais pas trop de réaction ! Bah on s’en fout, en terminale j’ai fait une rencontre bien plus tuante… mais là aussi on s’en fout ! Le passé c’est derrière, ça revient par vagues de temps en temps, mais c’est sans réelle importance… mais pour répondre à ta question je crois bien que ta copine de l’époque y a repensé mec ! Clair comme une cuisse ! Et qu’elle y pense encore de temps à autre, c’est pas possible autrement à moins d’être une saleté de robot (je parle pas de toi Bender) !
En tout cas c’est bien d’avoir des disques/films associés à ces moments de nos vies, c’est des repères, c’est hyper cool.

Les canons de la beauté féminine ça tourne, c’est cyclique, c’est comme le glam-hair metal qui revient ces temps ci avec BLACK RAIN, FRENCH KISS et d’autres… là niveau meufs c’est petites gisquettes angéliques et ultra-dégénérées, sur-bourrées, à la Mischa Barton avec un peu de vomi dans le décolleté… ou Lindsay Lohan dans le trip auto-destruction… ces gens qui ont débuté chez Disney ça chauffe pour eux avec quelques années de plus au compteur… Vanessa Hudgens… Miley Cyrus… ça va être la grande déglingue. Ou c’est déjà ? En tout cas pour Lindsay Lohan, c’est cool, elle revient, et dans le MACHETE du Roberto Rodriguez ! Ca va être la teuf !

En fait j’étais au Groezrock il y deux semaines, et le nombre de gamines qu’il y avait, c’est la tuerie, elles étaient là pour les groupes de metalcore fluo sans doute ? (où j’étais aussi)… mince les donzelles se font déposer en 4X4 par les parents devant le site du fest’, et ils viennent les rechercher le lendemain à 1 heure du mat’… vachement détendus les parents ! c’est quand même un lieu de perdition ce truc, on en a vus des types ultra-déchirés… dont un qui errait comme un zombie, genre aucune idée de quand/où il est, un pas en avant, deux en arrière… le nombre de types qui voient rien de rien… à un moment je parlais avec des Flamands qui étaient au camping (moi j’étais à l’hôtel, crust caviar, dude !) et ils me disaient que des gars à côté de leur tente restaient au camping tout du long, qu’ils éclusaient des bières en jouant aux cartes ! Dingo ! Alors qu’il faut déjà raquer $70 (accès aux concerts) pour pouvoir camper (genre $15 de plus)… bon… sinon ouaip des belettes en top de bikini j’en ai vu, genre au concert de DEFEATER, il faisait hyper chaud (le samedi) et t’as un troupeau de mannequins qui traîne devant toi, à base de shorts cisaillés, comme celui de Daisy Duke, whoa ! Le Groezrock c’est toujours hyper-cool pour ça… en plus la prog’ de malade, comme d’hab en fait… metalcore, pop-punk, hardcore pour touffe, deathcore, redneck core… du merch en pagaille, des tishes qui déglinguent les yeux, avec des zombies en train de vomir leur cerveau, imprimés sur du jaune, ou du vert fluo, ça kicke !!! Des bands qui passent jamais (ou rarement) par ici dont des trucs Fueled By Ramen, c’est la teuf baby ! Du soleil, des bières cheap, des potes, de la bouffe vegan, California, here we come, et c’est pas loin… je fais pas de report détaillé, ça me soûle, mais comme à chaque édition, je me suis fait kicker par surprise (l’année dernière c’était avec THE ACADEMY IS), cette fois avec le gig de LIT… tu te souviens d’eux ? Ils avaient pondu quelques tubes bien cools début 2000, puis j’avais zappé… je pensais jamais les voir… et là cette claque ! Toujours cette rafale de tubes pop-punk FM, mais joués avec la puissance de feu de SLAYER… le carnage ! C’était géant !

LA MUERTE ? Oh là là ! Vus deux fois, mais pas ce concert dont tu parles, c’était vers 91/92… une fois à Lille, une fois à Calais, avec DAVY JONES LOCKER (tournée pour l’album, couve dessinée par Paquito Bolino)… bien mais moins tuant que la première fois où je les ai vus, pour la tournée du mini LP sorti chez GGO, avec les dinosaures… par contre LA MUERTE, cette patate, ce fiel, cette tornade électrique… le chanteur, Marc Du Marais (ce nom !) faisait flipper… il mate les gens droit dans les mirettes et ils détournent le regard ! Il bouge comme un boxeur (sur cette tournée, ils vendaient des tishes « free Mike Tyson »), le mec à qui tu te frottes pas quoi ! Et ce gratteux aux cheveux genre Apache ! Un gang ! Le mec jouait aussi dans JASON RAWHEAD, mais c’était moins bestial que LA MUERTE. Il paraît qu’ils rejouent de temps à autre… ou ils sont carrément reformés ? Je sais pas trop. Le Marc je l’avais vu au DNA à Bruxelles en train d’écluser une Duvel, il avait l’air super maussade ! Il doit pas être harcelé par les groupies lui… peu tête que c’est un mec cool mais en tout cas ça se voit pas ! Anyway, à Calais je me souviens très bien d’une petite meuf qui dansait comme une malade en soutien-gorge noir à la fin de leur set… je pense que pas mal de mecs qui étaient présents ce soir là doivent s’en souvenir. Tu disais frissons ? Dans le mille Emile !

Ouah PREMIERS BAISERS ??? Tu parles si je m’en souviens, énorme ! J’étais pas accro mais quand ça me tombait devant les yeux, je bloquais. Justine j’étais pas fan, un peu hydrocéphale la meuf, non ? Mais Annette ! AKA Magalie Madison ! Avec ses lunettes emo, sa voix genre fraise de dentiste (on n’en sort pas !) et ses tresses ? Alors là fuck yeah. Trop cool la gisquette. On nage en plein dans ma théorie perso « queue de cheval + lunettes » = un trick utilisé dans moult teens pour transformer une bombinette en « thon »… voir SHE’S ALL THAT, THE FACULTY (quand Delilah essaie de se fondre dans la masse, tu parles c’est pas possible…), JENNIFER’S BODY, AMERICAN PIE et une pelletée d’autres flicks… mais ho je suis pas dupe ! En plus j’aime bien les personnages geeks-misfits, et elle c’était pile ça. Ouais AB Prod ça allait loin… dans un épisode de « Hélène et les garçons » la brune au carré (Laly ?) sort en pétard, et bam elle tamponne de l’épaule l’encadrement de la porte, c’est limite si tout le kit s’est pas écroulé… on la refait ? Pis quoi encore, c’est dans la boîte… ce qui est ouf c’est qu’il y a la même scène dans ED WOOD ! Tor Johnson (enfin le mec qui l’interprète) fait pareil, et Ed Wood dit c’est bon on la garde… son staff lui rétorque que ça craint mais pour lui ça rend la prise réaliste ! Un sacré lascar ce Ed Wood, un vrai punk du 7ème art. Même si c’est pas regardable ses trucs. Même pour rire.
Mallaury Nataf ? Native de Lille dude ! J’ai déjà mailé à la mairie pour leur suggérer d’ériger une statue à la gloire de cette vamp… et de rebaptiser la place De Gaulle en place Mallaury Nataf (jamais eu de réponse)… à une époque elle était décolorée en blonde et je la trouvais encore plus belle ! Hey je me rappelle une pure beauté aussi, dans le même trip série de merde, la petite blonde dans SECONDE B, Pauline (mec, je suis accro à ce prénom depuis une stagiaire du taf en 2006, la plus belle nana que j’ai jamais vue en vrai dans la vraie vie)… c’était un genre de DEGRASSI HIGH mais tout pourri… en tout cas cette Pauline elle déchirait…

Bon pour changer de sujet… READ DAMMIT !

Je viens de finir UNDERWORLD USA de James Ellroy ! C’est voyage au bout de l’enfer comme d’hab ! La dernière partie de sa trilogie sur l’Amérique des sixties-début seventies… des agents spéciaux du FBI totalement cintrés, des barbouzes, J. Edgar Hoover qui commence à débloquer sérieux, de la magouille pour construire des casinos en République Dominicaine (vu que la mafia s’est faite éjecter de Cuba par les barbudos, il faut un plan de repli), des filatures, des écoutes, des drogues, des organisations black en faveur des droits civiques et aux méthodes terroristes, du contre-espionnage, des acteurs gays qui couchent pour piéger des flics, des fondus du KKK,  des émeraudes quasi-maudites, des trahisons en série, des potions vaudou, des morts violentes… à chaque fois c’est la tartine ! Putain ce Ellroy c’est un vrai cador (un pit-bull, comme son clébard dans la vraie vie), jamais déçu avec lui…
Du coup je viens de me payer son TIJUANA MON AMOUR. Dès que je termine un Ellroy, il m’en faut un autre. Ca va j’ai pas encore tout lu… j’avais recommencé à lire LES TOMMYKNOCKERS mais ça m’arrive de lire plusieurs trucs à la fois…

Dans le dernier VICE : un super article sur les perfs des crusts, avec de la peinture, des clous et des patches de groupes horribles !

Niveau films :
IRON MAN 2 : on est allés le voir avec Lisa, on a passé un bon moment mais une heure après, plus de souvenir… pas trop de scénar… le personnage de la Veuve Noire (Natachaaaaaaa !) : sous-exploité ! Pas génial quoi. Mais assurément meilleur que CAMPING 2 (j’irai pas vérifier).

OSMOSIS JONES : excellent film des frères Farelly, mi dessin animé, mi prises de vues réelles… genre le VOYAGE FANTASTIQUE de Richard Fleischer (ou encore l’épisode de FUTURAMA avec les parasites dans les intestins de Fry)… animation au top, humour trasho, de la bombe. Et l’ami Bill Murray.

FAST AND FURIOUS, la totale : des films tellement merdeux qu’ils en deviennent géniaux… quand j’ai envie de me débrancher la cervelle c’est dans cette direction que je vais… pourtant j’ai pas conduit de bagnole depuis 15 ans… je pense plus utiliser ce moyen de transport (en tant que pilote) à moins qu’un jour je ne craque pour une Chevy Nova (comme celle de Stuntman Mike) ou une Buick Riviera de 73…

PIRATES DES CARAIBES, la totale aussi… comme ci-dessus, trop con mais hyper bien fait, et mince, la présence au générique de Keira Knightley y est pour beaucoup !

En avant la musique (le jazz bien sûr) :

Alors hier (4.05) c’était le FOUR YEAR STRONG day ! Une connerie facebook évidemment. Genre ce jour-là, les fans de FYS n’écoutent que ça. Pari réussi, haut la main, c’était pas très dur… je retourne les voir le 7 juin à Paname. Trop bien. En plus, on a THE WONDER YEARS en première partie…

OUR LAST NIGHT « we will all evolve » : metalcore touffu, tout le cahier des charges est respecté, chant mélo, hurlements, guitares acérées, c’est génial…
SHE & HIM : le groupe de la délicieuse Zooey Deschanel, des comptines pop-sixties, vraiment rafraîchissant.
CANCER BATS « bears, mayors, scraps & bones » : stoner-redneck core fulgurant, et écrasant, ce son, ces morceaux madre de dios !
MONARCH « sabbat noir » : leur dernier skeud, aussi cool que la pochette est belle, chopé au concert, c’était monstrueux…
DEFTONES « diamond eyes »: l’album avec le bassiste de QUICKSAND (Chi Cheng se remet doucement de son crash), pas de surprise, un très bon DEFTONES, tout simplement. Aérien et plombé, éthéré et gras, ça le fait.
ALL TIME LOW « nothing personal » : pop-punk FM qui fout la pêche, j’adore! Leur meilleur disque…
PEGAZIO « stagtechniek » : cocktail 90’s  bien réussi… à la SLINT en plus pop…

Alors t’as craqué sur PARAMORE ? Trop bien. Ouh que j’aime ce groupe… ça me file droit au but. Vraiment touchant, au taquet, précis, parfait ! Et Hayley Williams… caramba… t’as déjà vu une nana plus adorable, fraîche et enthousiaste? Pas encore vus sur scène, les kids du Tennessee, mais ils sont grave sur ma liste.

Allez j’y go ! y’a match et je suis dans le marching-band.
LOVE XXXX
Fat Mick

JAZZ MAYHEM n°4 – Mardi 07 Avril 2010

NASTY SAMY - 07 AVRIL 2010

Allô Mike, toujours embourbé dans le jazz jusqu’au cou ? Ici, always the same rengaine, ça souffle dans les tuyaux à s’en dilater les bronches… aussi vrai que l’Empire Romain ne s’est pas construit  en 3 jours, John Coltrane n’a pas pondu « A Love Supreme» en bavotant dans un pipeau, pas vrai mon pote ? Alors, je souffle, je souffle et je souffle… j’en tirerai bien un son jazzy un jour ou l’autre. La persévérance est mère de réussite. Je crois que c’est Billie Holiday qui disait ça… non, pas Johnny Hallyday, Mike, t’es con ou quoi ?

Dis donc, tu me tends de ces cannes, si ça continue va falloir que je laisse béton le jazz pour me mettre au saut en hauteur… Jennifer’s Body, t’as raison sur toute la ligne ! Comment veux-tu que je te dise l’inverse  ? J’ai pas compris ce qui s’est passé avec ce film, annoncé en grandes pompes, puis descendu au fusil à pompe ! Tout le monde tirait une de ses gueules en prononçant ce titre ! Hé c’est bon les gars, vous êtes pas des streum’s, faites risette à tonton ! Genre la même cheu-tron que quand tu t’arrêtes pour envoyer un p’tit jet d’urine sur une aire d’autoroute paumée (celles où il n’y a pas de station essence), et que tu t’aperçois en dézippant ton futal qu’un mec à chié dans un urinoir, celui là même dans lequel tu t’apprêtes à lâcher les vannes.  Plissage de narines, faciès qui si rétracte et glotte qui frémit. C’est quoi ces manières ? Il est super bien ce film, un des trucs les plus cartons dans le genre teen movie de ces dix dernières années, à l’aise. J’en ai fait une super review pour mon prochain zine… 70% teen + 30% horror (light, certes, mais de bonnes petites scènes quand même) = 100% réussite.
Bon, du coup, j’ai laissé filé la sortie ciné comme un ânon…

Megan Fox, perso’ je ne connaissais pas, hé ouais, et là j’ai fait connaissance et comment dire, heu, ouais, elle est bien cette jeune… gros canon, on est d’accord, séances de fitness quotidienne, on me la fait pas, son personal trainer lui a concocté un bon p’tit programme, yop les meufs vous savez ce qui vous reste à faire si vous voulez avoir une silhouette digne de ce nom, parce que nous on commence à en avoir ras le sac des nanas trentenaires qui dégoulinent, reprenez vous bordel de dieu…. Alignez vous sur le standard de la gosse Megan, ça nous changera et ça nous remotivera.
Bon, un physique, ok, mais super actrice aussi… je l’ai maté en anglais et sans dèc’ j’ai trouvé que tout le casting y allait bien fort au niveau jeu, à part les mecs du band que j’aurais volontiers attachés avec du fil barbelé autour de troncs d’arbres, puis fouettés avec un râteau rouillé.

Megan Fox, je reviens dessus, enfin heu façon de parler, hein, je veux bien me mettre dessous aussi, ou à côté, ou sous le lit tiens, ouais carrément, je préfère si ça te dérange pas… à poil, comme un lapin traqué et apeuré, recroquevillé et perdu, « non madame laissez moi tranquille, vous me faites peur, rhabillez vous, je ne  peux rien pour vous… »
Donc, belle nana on va pas le dire dix fois, ça fait déjà trois fois que je l’écris, mais surtout super à l’aise dans un rôle qui lui va à merveille. Sa pote, pareil, je ne sais plus son nom (je l’ai même jamais su en fait), pas le même charisme, mais elle a un truc quand même… les grosses lèvres peut-être… et le scénar’, vachement bien ! Simple, qui va à l’essentiel, mais avec plein de petites subtilités, des trucs qui ne payent pas de mine mais quand tu y repenses, t’es en transe… J’ai l’impression que tout le monde est passé à côté… ou, je sais pas, peut-être qu’il ne l’ont pas empoigné dans le bon sens…  pourtant il n’y avait pas d’autocollant « handle with care » dessus, tu prends ça comme ça vient, tu charges ça sur ton épaule et zou, en avant mon pote. Un bon divertissement avec les thèmes intemporels et universels de l’adolescence grossis au marqueur. Après peut-être que ça s’adresse qu’aux tordus branchés pas cette culture teenage, ch’ais pas… ou alors ya certainement pas mal de gens qui ne veulent tout simplement pas revivre cet âge de pierre, ça n’a pas été facile pour tout le monde, le couloir du bahut = la fosse aux lions… les parents, les profs, les résultats scolaires, les diplômes, le doute, la frustration, ce ne sont pas de bons souvenirs pour tout le monde, c’est sûr.
Par contre pourquoi les gens matent les films de Lars von Tiers et trouvent ça bien, pour moi c’est un mystère. Peut-être parce que dans les discussions entre gens soit disant cultivés, ça passe mieux… au taf’ quand je dis que j’ai adoré Jennifer’s Body, Alien vs Predator (Requiem) et John Rambo, ils trouvent ça plus que louche. Ça m’exclu d’office des discussion cinés, enfin bon si c’est pour parler des merdes avec Romain Duris, ou encore d’Avatar et de je ne sais quelle autre bouse, je ne loupe pas grand-chose.
Mon pote Buenax me l’avait mis sur une clé USB (je ne regarde jamais de film téléchargé, ou très peu, mais là, la tentation a été trop forte), il n’a pas aimé non plus… Pour moi, ya pas eu de questions à se poser, j’ai maté le film, j’étais à fond dedans, j’ai adhéré dès la première nano seconde, musique cool, histoire d’enfer, un peu de gore gentillet, des couloirs de high school au large, un petit patelin paumé des States, une vengeance, des persos féminins bien calés et au générique final, un grand sourire et cette incompréhension, une fois de plus, de la race humaine… du genre « putain mais on n’a pas vu le même film nom de dieu de merde ! ».

Enfin bref, pour ceux qui ne l’ont pas vu, laissez vous aller, vous n’allez pas le regretter. De mon côté, je vais acheter la version DVD et me mater les commentaires, ça va le faire ! Et me faites pas chier avec les daubes des frères Coen, ça commence à bien faire, hein… je parle de cinéma, là. Et ceux qui veulent lire une review un peu moins hystérique sur Jennifer’s Body, achetez le Megazine n°4 au mois de Mai

Resident Evil ? Inscrit en lettres de sang sur ma want-list, j’attends la paye et je fais une prise d’otages sur Price Minister. Je te dis ce que j’en pense quand je l’aurai maté. Le programme m’a l’air alléchant.
Tu fais référence à ROME… l’année dernière, un de mes collègues de boulot m’a proposé de me graver toute la série. « Tu vas adorer, c’est sûr, cette série elle a été tournée pour toi ! ». Un mec cool et très intéressant, branché combat médiéval à l’épée (un cador dans sa discipline) et un dingue d’Histoire (futur prof’).
Ah ouais ? Bon, si elle a été tournée pour moi, ça serait malpoli de ne pas vouloir la regarder, hein… je rentre avec mes quelques DVDS gravés, je les pose sur mon étagère et je les oublie pendant quelques jours… puis un soir, ça me revient, voyons voir cette série qui a été tournée pour moi… je glisse le DVD dans le lecteur et… merde ! Tout est en français. Doublage franchouillard. Impossible pour moi de regarder un film étranger, quel que soit la langue, doublé en français. C’est massacrer le film. Ce n’es pas du snobisme, mais c’est lui amputer la moitié de son appeal. Exit le jeu des acteurs, leurs vrais voix, leurs mimiques, etc… Autant ne rien voir. Horripilant. Donc, la série qui a été tournée pour moi, poubelle. Je suis vert parce que je sais que c’est le gros John Milius qui est derrière tout ça… j’adore ce mec. Il a réalisé mon film préféré de tous les temps, Conan le Barbare. On ne va pas revenir dessus, j’en ai tellement dit sur ce chef d’œuvre…
Et Red Dawn aussi, autre réussite de Milius, encore une grosse pièce. Invasion des félons rouges (entre la fourmi rouge et le frelon vert, mais plus dangereux encore) aux Etats-Unis, les salauds, ils débarquent en parachute pendant que les honnêtes citoyens américains travaillent dur et ne font pas gaffe… putain, ça va chier, vous savez qu’on est armé ici, hein, bande de sales ruskofs de merde ! Années 80 à fond la turbine, on sent que la guerre froide est encore sur le réchaud, qui c’est les plus fort ? Les ricains, putain ouais ! Une bande d’ados en skate va délivrer le pays, et vive la liberté, vive l’Amérique, au cachot les communistes ! On ne veut pas finir dans un décor Kafkaïen, à porter des pantalons en velours et des chemises grises à rayures noires, à bouffer des patates à tous les repas et mater 2 chaînes à la TV!  Le monde libre ne vacillera pas devant la dictature rouge! Qui c’est qu’a foutu une branlée à Ivan Drago dans Rocky IV, ce communiste qui déjeune aux stéroïdes (en fait c’est Dolph Lundgren, je l’ai reconnu sous son masque et derrière sa nuque longue, et c’est un suédois !) ? Un éthiopien ? Un bolivien ? Un chinois ? Un Norvégien ? Non c’est Rocky Balboa, un américain, italo certes, mais américain à 3000%.  Même qu’il s’enroule dans le drapeau étoilé à la fin du film. Et il chiale. Grâce à lui on a évité la IIIème guerre mondiale. Dites pas merci surtout. Heureusement qu’on les a, les américains, hein. Sans eux, à quoi ressemblerait le monde ? Au Chili ? Non, merci !

Yep les tattoos, c’est tout un trip. Plus ou moins perso’, suivant les personnes, perso’ j’aime bien quand ça a une signification. Des beaux dessins, ouais bof, rien à foutre. Ce qui est important, c’est le pourquoi du comment. T’as bien le logo de Bullet Lavolta tatoué sur un mollet, non ? J’ai pas rêvé ? Ca c’est good ! Quel groupe !
Tiens, il y a deux semaines j’en ai fait un nouveau… la phrase « Talk – Action = Zero », sur le poignet. Ca vient du père Joey Shithead de D.O.A. Un genre de pense bête. Une petite phrase qui a son importance pour moi, et dont j’ai l’intrinsèque besoin d’avoir sous les yeux toute la journée. Sous peine de l’oublier. Un peu comme un post-it permanent.
Et pourquoi on ne se tatouerait pas deux trompettes croisées avec une portée musicale autour où serait écrit en lettrage bien épais ‘Jazz ‘till Death’ ?
Good idea !

Cosby Show, supra bof ! Bon, à cette cadence, on va finir par disserter sur Arnold et Willy. Ce putain de nain cocaïnomane ! J’ai jamais pu le blairer de toute façon… t’imagines adopter un gamin comme lui ?! Le cauchemar ! Tu te lèves le matin, les yeux encore tout plissés, et blam, la première vision c’est ce troll qu’arrête pas de raconter des conneries… pas moyen. Je le découpe à la scie, disperse les parties de son corps dans des sacs poubelles (putain, il a une grosse tête, il faut deux sacs !) et balance tout ça dans le vide ordure.  Next !

Toujours dans les séries, mais plus récentes, mid 90s, celle là tu la connais, et tu vas nous en parler… j’ai commandé le coffret My So Called Life il y a environ 2 mois, j’ai suivi ton conseil… il faut toujours suivre les conseils de tonton Mike quand il s’agit de films ou de séries (c’est quand même grâce à toi que j’ai replongé dans X-Files et Buffy contre les Vampires il y a 10 ans, pas rien !) je l’ai laissé dans son emballage pendant quelques temps et j’ai craqué il y a 3 semaines. Je me suis déjà envoyé une quinzaine d’épisodes. J’avais vu quelques épisodes à l’époque (en France, la série s’appelait Angela, 15 ans), diffusé sur la chaîne Canal Jimmy si mes souvenirs sont bons… je n’avais pas cette chaîne mais mes parents avait le câble (genre ça devait faire 11 chaînes au total!), et, de temps en temps, certaines chaînes étaient décryptées pendant  quelques semaines, juste pour teaser un peu les familles qui en voulaient plus… Canal Jimmy en faisait partie… du coup j’ai pu regarder deux ou trois épisodes, comme ça à la volée, sans approfondir.
Et puis, 17 ans plus tard, tu remets ça sur le tapis, tu m’en a sacrément bien parlé… aguiché, alléché, attiré. La perspective féminine me faisait un peu peur, mais c’est une satanée bonne série. Super profonde, très réaliste. Du teen, mais option analyse sociologique et comportementale, ça tape dans le mille, les histoires sont d’enfer, les personnages hyper bien troussés… les parents, les lycées, le voisin… c’est pas aussi caricatural que dans les autres séries même si chaque perso’ rentre dans une case prédéfinie… Clairement à l’opposé de « Sauvez par le Gong » ou « Parker Lewis ne Perd Jamais », les deux poids lourds du teen crétinoide… c’est un peu dans la lignée de Les Années Collège (qui était canadien, il ne faut pas l’oublier), mais encore plus mature, je dirais, et ça a mieux vieilli… A chaque épisode, il y a au moins un passage où j’ai envie de chialer… il y a des scènes, faut vraiment s’accrocher pour ne pas exploser en larmes…  et pourtant, ça n’est que des petits pics car cette série ne se base pas du tout sur la glauquitude… mais je sais pas, il y a un espèce de mood très particulier, assez pesant, en fait… Cette série enterre bon nombre de films qui ont voulu se pencher sur ce sujet sensible qu’est l’adolescence. Thématique ambiguë et à prendre avec des pincettes.
A toi la parole Mike, fais nous envie ! Ah, et la copine d’Angela, l’intello un peu coincée (en fait une vraie locomotive à vapeur, chaude bouillonnante!), ho putain que je l’aime ! Par contre, l’autre, la schtroupmfette blonde hyperactive avec la voix d’Annie Girardot, elle est un peu fatigante…

Une qui faisait bien envie, c’est Lyv Tyler, dont tu cites le nom… pour moi son minois restera à jamais lié à ce clip d’Aerosmith (« Crazy ») dans lequel on la voit tournoiller comme une toupille avec sa copine blonde pas mal non plus… et dans un autre clip, toujours d’Aerosmith, , toujours cette petite blonde pétulante, la scène finale sur le pont, putain, mec, elle se jette du pont, noooooon fait pas ça… arf, elle est attachée avec un câble, ok, ça va, j’ai rien dit.
A l’époque, j’ai 15 piges, ma réalité est toute floue, mais je suis bien dans mes socquettes, je traverse ces années comme un gazier qui ne se prend pas trop la tête, complètement à l’aise. Plus à l’aise en tout cas que durant les deux décades qui suivront cette période. Sauf qu’à l’époque Aerosmith me prenait grave la tête, groupe de vieux qui passaient en boucle à MTV, c’était pas le Club Rotary, eux c’était plutôt le club Heavy Rotation… tu rentrais dans un bar, blam ! Aerosmith… tu allais dans une teuf organisée par une meuf, blam, Aerosmith… un feu de camp avec des potes, blam Aerosmith… tu faisais tes courses au Suma, blam Aerosmith… oh, c’est bon, faut que ça cesse ! Ex aequo avec Metallica (« Enter Sandman »), Noir Desir (« Tostaky »), Smashing Pumpkins (« Disarm ») et Nirvana (tous les singles)… putain à l’époque je me plaignais (j’étais du genre à préférer Sacred Reich et Anthrax!), mais j’aimerais bien que les standards musicaux soient aussi élevés maintenant qu’il ne l’étaient à l’époque ! Tout le monde écoutait du rock, même ceux qui ne pensaient pas en écouter ! T’allumais la TV sur M6 à minuit et on te balançait des clips de barges, c’est dire ! Et moi, je faisais la fine bouche. Ouais bon c’est vrai, on se tapait aussi du Jamiroquai, du Spin Doctors et du 4 Non Blondes (tu vas encore me dire que t’adorais ce groupe de meufs !). Dur.
Bon Lyv Tyler, faut que je signe où ? En bas de la page ? T’as un stylo ? Heu attends un peu, parce que j’ai vu le dernier Hulk, et la dame avait pris un gros coup de bambou : lèvres botoxées, visage gonflée, silhouette un poil pataude et regard de caniche qui s’est pris un coup de pied dans la tête… Le film est moisi, ça c’est pas très grave, ce qui fait très mal, c’est la leçon que tu en as tiré.
Toi, tu pensais juste voir un bon comic movie en bouffant une brouette de pop corn, et tu ressors avec l’envie de te pendre avec ta cravate à l’effigie d’Achille Talon (la même que celle que  porte mon banquier, c’est son côté « wouap j’suis bien fou aussi, en plus d’être très sérieux pour te conseiller des placements hyper sûrs avec des taux démentiels »)… pourquoi ? Parce que tu viens seulement de comprendre que même les déesses ne sont pas immortelles.  En tous cas, elles sont aussi fanées que tes vieux souvenirs de boutonneux. Chiale pas. Enfin, pas en public. Tiens, va te cacher derrière cet arbre, là…. Et quand tu reviendras on reparlera de la série Premier Baiser.
Ah, et ce disque d’Aerosmith (« Grip »), je l’ai racheté il y a 3 ans.

Niveau films, j’ai passé les rattrapages, ça commençait à sentir le cancre mal lavé des dessous de bras… j’ai révisé Mike, t’inquiète, j’aurai mon bac blanc avec mention. Option Jazz, of course.

1ère leçon : DEMON KNIGHT, sorti 1994, certainement mon année préférée. Ouais, même plus que 1992. Pour beaucoup de raisons. Un épisode géant des Tales from the Crypt, avec le Crypt Keeper qui présente le film et tout le bordel… sauf que c’est un vrai film et pas des petits segments. Pure série B comme on n’en voit plus. Humour rase motte, du gore très fun, des monstres géniaux (espèce de ghoules infernales super bien foutues), un scénar’ crétin à souhait (une histoire de démon qui veut récupérer une clé magique pour avoir les pouvoirs suprêmes qui lui permettront de détruire la race humaine et la planète… j’embrasse le scénariste sur le front plissé du scénariste !), quelques paires de nichons bien exposées (la première séquence est une blonde en culotte/soutif allongé sur son lit, elle vient de découper son mari, slurp !) et, à l’arrivée un divertissement imparable si vous avez un micron de bon goût. Et bien sûr, Dick Miller dans le casting, imparable, certainement un des acteurs spécialisés dans les  seconds rôles les mieux employés de tout Hollywood (A Bucket of Blood, Gremlins, voir wikipaedia).Un régal ce film, typiquement 90s avec une BO de folie, d’ailleurs j’ai commandé le skeud juste après avoir maté le film, je l’avais en k7, je l’ai maintenant en CD. Avec les groupes habituels qui figuraient sur quasi toutes les BO d’alors : Pantera, Machine Head, Rollins Band, Ministry, Filter, Melvins, Megadeth, etc… du trois étoiles, le film + le skeud, un beau package à vous offrir en cadeau. Toute une époque pour à peine 5 euros.

2ème leçon : VAMPIRES, sortis en 1998. Celui-ci c’est pour oublier le très tiède Daybreakers. C’est comme le café froid, ça laisse un goût vraiment merdique au fond du palais. Faut se rincer le gosier. Avec John Carpenter, on ne risque jamais grand-chose… Vu à l’époque de sa sortie VHS. Comme d’hab’ chez l’oncle John, il y a toujours cette toile de fond typiquement dans le trip western, là c’est encore plus flagrant que dans certains de ses autres films. Super film, qui révise certains codes universels du genre vampirique. Ici, pas de gousse d’ail, pas d’eau bénite, par contre ça défouraille à l’arme à feu et les bestioles crament toujours au soleil ! La scène où les vampires sortent du sable, inoubliable… je ne me rappelais pas grand-chose du film, juste quelques trucs, très flous, j’ai d’autant plus apprécié. La thématique du vampire, pour moi c’est gagné à 99,99%, pas dur, je suis un public ultra facile. Ensuite Carpenter est un de mes cinéastes préférés, j’aime son côté bricolos, toujours à camoufler quelques idées/commentaires  (politiques et sociaux) assez finauds dans ses films d’une bisserie pourtant toute assumée, un fin limier ce type, dommage qu’il n’ait rien fait depuis plus de 10 ans. Et pendant ce temps, Tim Burton réalise toujours des films. Arf,n soupir… Par contre, James Woods en rôle principal, j’ai vraiment du mal… un poids plume, bad ass de pacotille, même avec un cuir sur les épaules, des sun glasses sur le pif et des tag lines qui font mouche, il est limite. Un peu de gore, pas mal de sang, des personnages solides, une trame scénaristique classique, une réalisation soignée, bref un film béton. Le prochain Carpenter sur ma liste : Le Prince des Ténèbres, déjà vu il a bien longtemps, mais doit repasser devant la commission Nasty pour être approuvé.  Avec Alice Cooper dans le rôle du hobo malsain !

3ème leçon : BLOODRAYNE, un film de Uwe Boll, youpiii, j’adore ce type. Un allemand qui a des roustons comme des mamelles de vache, le mouton noir de l’industrie cinématographique  actuelle, il emmerde tout le monde et le monde lui rend bien. Il y a 3 ans le mec a convoqué tous les journalistes qui avaient descendu un de ses films et les a invité à se battre dans un ring, pendant une après midi. Génial ! Le mec à tout compris ! Il a enfilé les gants, convoqués tous les guignols et boom… un détail qu’il avait judicieusement omis de préciser : c’est un ancien champion de boxe, aie ! Grosse dérouillée pour tout le monde, coup de pub phénoménal et son image de marque bien bourrinos est maintenant amplement justifiée et méritée. Pour moi, c’est un gentleman ! Pourtant la première fois que j’ai été confronté à son « œuvre » c’était par le biais de House of the Dead, au ciné… bravo ! Je suis sorti de la salle en maugréant à peine 25 minutes après m’être vautré dans le strapontin ! Première touche délicate. Ensuite Alone in the Dark, acheté 1 dollar dans un bac à solde aux States, que je trouve bien, film d’aventure un poil horrifique, du B assumé pour divertir ceux qui n’ont pas peur d’avoir des goûts de chiottes. J’ai acheté ce film car j’était un grand fan du jeux vidéos Alone in the Dark, sur Amstrad 6128, basé sur une nouvelle et l’univers de Lovecraft, superbe ! Les heures passées sur ce jeu, j’te raconte pas… Par contre le film n’en retiens que le nom, aucun rapport avec le game. Je précise que le « truc » de Boll, c’est justement les adaptations de jeux vidéos… qui n’ont absolument aucun rapport avec les jeux dont ils sont soit disant adapté !!! Tu suis le concept ? Pas facile, j’en conviens… Encore un coup de passe-passe de tonton Boll. Il est au monde du 7ème art ce que David Copperfield est à la magie.
Donc, Bloodrayne, on reste dans la case vampire, option médiéval, fait péter les canassons, les châteaux et les costumes ridicules trouvés à la boutique de déguisement du coin de la rue… On est très loin de l’univers de Carpenter. Ce qui ne signifie pas que c’est nul à chier. C’est du divertissement pur et dur, aucune autre prétention, un film B, direct to video, à mater d’un œil, mais avec plaisir. Tiens, ya ta copine Michelle Rodriguez, grosse félonne dans le filme, joli derrière certes, mais moins bien que l’actrice principale dont je ne connais pas le nom, qui se fait attraper dans les douves du château dans lequel elle est retenue prisonnière, elle se fait ramoner la chaudière par un espèce de Robin des Bois à nuque longue, et visiblement, vu la tête de Casper qu’elle tire, le gars sait se servir de son stylo-boule. (Un peu comme un stylo bille, mais avec des poils autour). Un film du vendredi soir, quoi… Effets spéciaux très corrects, quelques têtes coupées, violence graphique made in Germany,  et une ambiance fort sympathique.  Comme souvent chez Boll, à mi chemin du film d’aventure, du jeux video et de film d’horreur light. Bref du bis pur souche. Je vais essayer de me procurer une bonne partie de sa filmographie.

Dans le Juke Box :
THE MORE I SEE ‘the Unholy Feast’, mix de thrash et de metal core moderne, bien produit, avec des petits côtés FM que j’adore. C’est le groupe du guitariste de the Prodigy, ouais on parle bien des mêmes Prodigy, ceux avec des crêtes jaune orange et des percings dans les yeux (comme dirait ma grand-mère), « Smack my bitch up ! »! Donc, le gratteux Gizz Butt est un ancien English Dogs, keupons britons vieillots, un pistolero, super guitariste qui a touché un peu à tout, après Prodigy il a monté Janus Stark… le gars sait s’adapter au marché, quoi… c’est mon pote Christian Carvin qui m’avait parlé de ce groupe, puisqu’il a enregistré leur premier album il a quelques années… une bonne découverte. C’est leur deuxième album, sorti en 1998, ça riffe dur et ça envoie bien le bouzin. Chant principal agaçant, cœurs auto-tunés, envolées ultra mélodiques, presque épiques, solos de doux dingues, et quelques pics émotionnels. Voilà m’sieur l’agent, c’est bon je peux circuler ?

GARBAGE : Un groupe qui porte plutôt pas mal son nom… mais j’ai un faible pour leur premier disque, ouais je sais, c’est pas sérieux, mais bon… ça me rappelle de bons souvenirs. Mate l’année de sortie et tu comprendras, 1995… Et c’est le groupe du producteur  Butch Vig, qui a quand même produit le « Nervermind » de Nirvana et des albums de Smashing Pumpkins. Ah et la meuf au chant, je pense que tu approuves !  Une écossaise…. bien ! Et ce tube, « Only Happy whan it Rains », wahouuuuu, ça ne vous fait rien ?! Bande de dingues!

FOUR STRONG YEAR : ouais, ouais, ça va hein.. leur dernier album est vraiment bon, je te l’accorde… les deux titres « On a Saturday » et « One Step at a Time » sont absolument fantastiques…. Comme dirait la mère Natsy, on dirait que c’est un mec qui a programmé cette musique, genre avec un logiciel de dingue, rien ne sonne vraiment naturel, tout est outrageusement retouché, des voix aux instruments (le son de la  batterie, vraiment n’importe quoi !!!), mais dans le genre punk rock ado sur-calibré, sur-boursouflé  et sur-joué, ils gagnent la coupe ! The Get up Kids sous anabolisants, Jimmy Eat World en pleine montée de speed, le tout enregistré par l’inspecteur Gadjet !

ROB ZOMBIE « Hellbilly Deluxe II » : les skeuds de Rob, c’est un peu comme ces films, j’aime bien l’univers mais je trouve que les ficelles sont trop grosses… son dernier skeud passe mieux que les autres cependant, moins de machine, samples, c’est revenu à une zique plus frontale, mid tempo qui donne fort, moins dansant, certains titres me rappellent l’excellentissime « La Sexorcisto » de White Zombie… du rock qui va droit, drapé dans le délire horror, en fond sonore en bossant sur l’ordi, ça passe bien… Avec le gratteux John 5 à la guitare. Le mec sait manier la 6 cordes… sur ce disque il ne joue qu’à 25% de ses capacités mais faites moi confiance, c’est du solide. Le Robert Zomblard, c’est un peu le Alice Cooper moderne, avec les mêmes bons côtés et les mêmes tics un peu plus lourdingues… mais bon, globalement, son trip horror rock+movies+comic books, on ne peut qu’apprécier. Un univers fourmillant et riche en fibres.

Bon, cette semaine dans le courrier des lecteurs :
- « Mmhh ca y est j’ai eu ma dose… un truc de ouf’, tu commences à lire et d’un coup tu te retrouves 15 ans en arrière, les souvenirs remontent en flot… c’est même pas un flot, mais un putain d’ouragan chargé d’instants précieux.. merci les gars! »

Je file…. Pas de jazz pendant presque 4 semaines… je trace en tournée… non, pas avec un orchestre de jazz. Ouais, je sais, ça craint.
No Sleep ‘till JazzVille !
-Nasty Samy

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MICKSON – 07 AVRIL 2010

Oui oui toujours dans le jazz jusqu’au trognon! Billie Holiday? Ah ah; Ca me rappelle une scène de Clueless, quand Christian vient chercher Cher dans sa caisse de frimeur (qui ressemble à celle de Goofy), il met l’autoradio et dit « tu aimes Billie Holiday? » « Lui je l’adore! » qu’elle répond l’adorable pintade! Tout ça pour dire que c’est elle (Alicia Silverstone) qui joue avec Liv Tyler dans ce fameux clip de Aerosmith. L’autre (« Cryin’ ») était cool à mort aussi! Peu tête que c’est pas la meilleure période d’Aerosmith mais figure toi que c’est avec cet album que j’ai découvert ce groupe! Je crois bien que j’avais jamais entendu avant, je connaissais que de nom… comme quoi c’est jamais trop tard etc etc… merci mon boss du vidéo-club.

Ah oui je vais pas être trop long cette fois, moi aussi je pars en tournée… une date à Paname avec The Vein Shot… hu hu. Mais au moins on aura un peu de biscuit à proposer…
Ouaip Jennifer’s Body… dans le top ten, direct. Je vais pas en rajouter une louche, j’espère juste que le DVD sera gavé de suppléments. D’habitude les suppléments j’en ai rien à foutre, sauf quand c’est un vrai doc… comme dans l’édition spéciale de The Thing! Les bonus faut trier… les commentaires ça peut être ultra-cool ou complètement pénible, en fait le premier que j’aie jamais essayé c’était celui de Braveheart. Chiant à te filer le cancer! Au début tu vois la lande écossaise, c’est beau et tout, et les commentaires de Mel Gibson c’est genre « vous voyez cet arbre là? » (y’a effectivement un seul arbre dans le décor, on peut pas le louper) « ben on a dû l’installer, parce qu’il y avait pas d’arbre. » WHOA MEC! Ca c’est de l’info… donc pendant une patate de temps j’ai plus jamais essayé un commentaire sur un DVD… et ça reste très rare… faut vraiment que j’aie envie d’en apprendre plus sur un film, alors que bien souvent l’histoire me suffit…

Anyway, ce film, comme tu le dis si bien, c’est sans doute pour les tordus branchés culture teen… je suis pas sûr que ça parle à beaucoup de gens dans le coin… humer un bon scénar en en voyant un minimum sur IMDB, genre ça parle de cheerleaders, d’un groupe… houlà, ça sent bon… un sixième sens qui se met en vibration et bam, t’attends ce film… t’y cours à sa sortie et tu te fais claquer le beignet!!! Exactement le même trip que pour Bliss! Matage du trailer, Ellen Page, Weezer dans la bande son (mais que celle du trailer… à moins que j’aie loupé ça…) donc une petite voix te dit, vas-y mon gars vas-y ça c’est pour toi… Tu vois c’est comme pour Cut. Ce film je l’ai eu un bon moment sur ma pile avant de le mater. Je l’avais chopé pour un euro en VHS et il m’était sorti de la tête… pis un jour je le prends en mains et je vois « starring Molly Ringwald »… gosh… j’ai tout lâché pour le mater et je me suis rendu compte que c’était une série B ultra cool, sous-screamesque, dans le même sac que Phantoms, Virus… de la série B torchée avec soin. Donc les détails ça met parfois bien la puce à l’oreille… bref. Je suis encore en train de me paumer là… ah oui, je commence à guetter la sortie du DVD de Jennifer’s Body. En plus ça sort super vite maintenant…
Ben Avatar je l’ai vu avec Lisa, et j’ai pas mal aimé, c’est bien divertissant… la 3D j’ai trouvé ça cool, mais beaucoup moins que dans Destination finale 4… mon point de vue c’est que ce procédé est nickel pour les films d’horreur (même light), parce que ça ajoute au côté train fantôme, expérience collective, dans l’ambiance par tous les moyens possibles quoi, comme les films de William Castle… la vache j’aurais adoré voir un film de ce type au cinoche, avec des sièges qui te balancent un coup de jus dans les fesses, des types déguisés en monstres qui cavalent dans la salle, un faux médecin qui te fait signer une décharge comme quoi ta famille ne tentera pas le procès si tu cannes pendant la projection! C’est pour ça quand je me goinfre une vieille série B rééditée en DVD, ça me casse les burnes, maintenant les effets spéciaux tout merdeux ça me fait plus rire… comme les DVD « craignos monsters »… ben oui c’est juste… craignos. C’est peu tête fun avec une bande de potes, mais je mate ce genre de trucs en solo généralement… HEY tu te souviens quand on a maté cette bouse chez Nat? Un truc avec le plus grand acteur du monde, Matthew Lillard… c’était quoi? 13 fantômes? Putain j’ai la flemme d’aller vérifier… en tout cas à un moment y’a un picture disc qui s’est décroché du mur et là on a tous fait un bond!!! Putain si c’est pas un trick à la William Castle ça!!! Merde je digresse encore. Oui les effets spéciaux merdeux. Ben ça me soûle. J’aime plus, fini; c’est exactement comme les prods des disques on dirait! Du gros son nom de dieu, par ici Butch Walker…

Bref Avatar c’est plutôt le truc qui se laisse voir, mais c’est c’est pas le génie non plus… un si gros succès je comprends pas trop bien, quand tu vois que même l’histoire est quand même super classique, c’est carrément un rip-off de Pocahontas…
Ah oui Rome… ben moi j’ai vu ça direct en VO alors… sans réfléchir… c’était un truc gravé et c’était sous-titré à la punk, par des hackers ou je ne sais quoi… avec des fautes et tout le kit… si t’as l’occase de voir ça en VO, vas-y… je pense qu’en VF ça doit le faire aussi, c’est tellement cool… putain quelle époque épique… franchement c’était hardcore, dans la plèbe, tu te faisais vite couper le cou pour une poignée de cacahouètes, et chez les patriciens c’était pas mieux, genre goûte-moi cette soupe à la cigüe… en tout cas maintenant si on me demande quel personnage historique j’aurais voulu être, je réponds direct Marc-Antoine… ouais Milius c’est un tueur, pas de problème… pas étonné que son discours file la colique à certains… perso je suis pas dans le trip « on est tous frères, village global » et tout le kit… ouais on est tous de la même espèce, mais on est pas capables de cohabiter, y’a qu’à prendre un bouquin d’histoire, tout est dedans… ouais! Red Dawn, un super film! Comme Invasion USA, avec le Chuck, j’adore ça!!! Ces prods de fous, les trucs Cannon…. merde dire que je voyais ça au cinoche… Portés disparus et tout le bordel… ça me fait penser à True Romance, et à ce personnage que j’adore, le gros producteur barbu, Lee Donovitz, çui qui veut acheter le stock de poudre à Clarence… Morts sans médailles, ça s’appelle son film… un truc couillu. Pas une merde pour chiens de salon comme dit Clarence… ben oui je mate pas que des séries avec des geeks qui veulent sortir avec la captain des cheerleaders… genre là je me suis retapé Le convoi de Sam Peckinpah, une belle galerie de personnages avec en tête Kris Kristofferson et Ernest Borgnine…

Arnold et Willy… la vache! Que de souvenirs de dimanches à comater là devant! C’est ouf aux States Gary Coleman c’est un type culte à mort… il est dans les Simpson (qui n’est pas dans les Simpson?), y’ a un groupe que j’adore qui s’appelle Kid With Man Head, qui l’a claqué sur la pochette de leur album « Cassius Coleman »… d’ailleurs « gamin à tête d’adulte »… les types sont marqués par cette série… je crois qu’il y a une compile pop-punk en hommage à ce personnage aussi, qui doit s’appeler « WATCHA TALKIN’ ABOUT? » tu sais sa fameuse réplique, qui donnait en VF « caisse que tu me chantes là? », avec les gros yeux et tout…c’est dingue.

MY SO-CALLED LIFE… wa-hoo! J’adore. Déjà le point de vue féminin en avant, ça me parle. Ouais les personnages hyper bien dessinés, c’est fin, en plus c’est cool que ça soit un one-shot, au moins t’es pas usé, et je pense qu’il y avait pas matière (ou même de sens) à faire d’autres saisons. C’est comme un film quoi!Tiens tu vois le voisin qui craque sur Angela, Brian Krakow? On l’avait revu dans Reeker à Gérardmer, tu sais c’est le perso aveugle…ah ah moi j’adore la « schtroumpfette hyperactive », Rayanne Graf… wow cet épisode où elle est sensée chanter dans les Frozen Embryos pour remplacer le mystérieux Tino… et c’est Jordan qui chante, parce qu’elle est complètement bloquée sur scène… reprise de « I wanna be sedated » en plus… trop cool. AJ Langer (Rayanne) on la voit dans Los Angeles 2013 de Carpenter! Je l’ai revue dans Brooklyn South aussi, une série policière qui date de l’époque où tous les networks voulaient faire leur NY Police Blues… alors que la matrice des séries policières qui dégomment c’est Hill Street Blues… ça fait beaucoup de blues ça… oui cette ambiance pesante, c’est ça le teenage angst, en tout cas c’est le souvenir que j’en ai. Aucune série teen ne retranscrit ça aussi bien. Tout qui te paraît merdique, seul contre le monde! Un seul truc pour te sortir la tête de l’eau, le rock, le rock, le rock! Anyway, pour moi ça marchait…

Je mate pas trop de films en ce moment, j’ai un emploi du temps serré comme un expresso… avec Lisa on se tape les docs de la BBC en DVD, les trucs avec Nigel Marven. On adore ce type. Le concept? Un zoologiste qui voyage dans le temps pour étudier les dinosaures et autres animaux disparus in situ. C’est fun et instructif. De toute façon, je l’avais déjà dit, je suis un branque des docs, tu me claques sur une île déserte, si j’ai Discovery Channel et Cartoon Network je te fais ça sur une jambe. Je prendrais bien une guitare acoustique aussi, et un bon stock de cordes…

Tiens Dick Miller! Moi aussi il me file la banane ce mec, vieux briscard des seconds rôles, je l’ai revu il y a peu dans Small soldiers de son pote Joe Dante, un de mes réalisateurs préférés de la terre du monde de l’univers!

Et ouais, Vampires un des meilleurs films de vampires, tout simplement! James Woods c’est mon pote aussi, il est trop cool ce mec! T’aimes pas sa trogne taillée au rasoir? Moi je trouve qu’il dégage… quelqu’un d’autre qui dégage aussi dans ce film c’est Sheryl Lee… ay caramba!

Quoi y’avait des supermarchés qui s’appelaient SUMA par chez toi?… dingue! C’est aussi le nom d’un super groupe doom/metal, répétitif, hyper lourd, hypnotique, avec un batteur incroyable, taillé comme un moustique… mais qui frappe comme un mulet! Leur album « let the churches burn » est gigantesque! Et sur scène ça tue. Je crois qu’il y a un nouveau qui va tomber là, et je suis aux aguets.
Les clips de barges dans la nuit à M6? Oh que oui, MELVINS, GIRLS VS BOYS, après avoir maté 2-3 films en VHS c’était une bonne façon de terminer la soirée… FOUR NON BLONDES? C’était pas terrible, mon boss au vidéo-club m’avait enregistré l’album (avec le méga-tube « hey ») mais c’était pas génial… je crois que Linda Perry écrit des tubes pour d’autres gens maintenant, comme JJ Goldman et Pascal Obistro! SPIN DOCTORS idem, leur album on l’écoutait à la boutique, c’était un peu toujours pareil… je me souviens aussi d’un gros tube des CRASH TEST DUMMIES avec une super mélodie… en fait les skeuds qu’on écoutait le plus c’était « get a grip » d’AEROSMITH, « siamese dream » des SMASHING PUMPKINS et l’album de reprises punk de GUNS N’ ROSES…

Ah oui Liv Tyler botoxée… ça craint ces filles belles comme le jour au naturel qui se retaillent la physionomie… pourtant en ce moment y’a une grosse campagne avec elle pour G-Star, avec de superbes photos de la miss en noir & blanc. Elle est toujours très belle. T’as vu Heavy avec elle? C’est le premier film de James Mangold, avec une BO signée Thurston Moore et le père Evan Dando dans un petit rôle… Liv y joue le rôle d’une serveuse dans un diner merdeux (tenu par Debbie Harry), fringuée avec des robes à fleurs à $5 et des converse pourries… elle séduit (sans le vouloir) un gros sac qui bosse là, joué par Pruitt Taylor Vince, un super acteur… un film avec Liv que je mate souvent c’est Empire records… comédie teen sympa, avec aussi Robin Tunney. Ca casse pas des briques mais j’adore l’ambiance. Des gens qui veulent sauver la boutique de disques dans laquelle ils bossent… silhouette un peu pataude? J’avais vu une photo d’elle assise sur la plage sur Pixelstar (ce site c’était génial, mais c’est fini), avec un petit bide, mais merde, c’est le bide de Liv Tyler quoi, elle était tout de même magnifique, et ça faisait pas ce côté meuf assemblée dans une usine, c’est un être humain! C’est comme Ali Larter (Destination finale 1 et 2, Heroes) qui dit aimer les mecs qui ont un peu de brioche… ben envoie-moi un mail, Ali, on pourrait s’entendre.

CE QUI POMPE SUR MA STEREO (ET SUR MON PC)
HAYLEY WILLIAMS « teenager », un morceau folky de la poupée, qui se trouve sur la BO de Jennifer’s body… ça me fait frissonner!
NOOTHGRUSH, un live radio de 96 que j’ai trouvé sur le web, du doom mortel et impitoyable, avec des titres de morceaux dans le trip Star Wars… un truc de plus dans l’univers étendu…
NO FRIENDS, du HC à l’ancienne qui concasse, avec des mecs de MUNICIPAL WASTE, NEW MEXICAN DISASTER SQUAD et GATORFACE.
MONARCH, la totale… je me prépare à aller les voir à Paname le 13/04, je suis comme un fou… ça sera le moment de choper leur dernier skeud, « Sabbat noir » sur la table de merch… ce groupe m’a totalement envoûté à la première écoute, c’est l’enfer…
DASHBOARD CONFESSIONAL « Alter the ending » le dernier album, sorti en version électrique et acoustique. J’écoute beaucoup plus la version acoustique. Y’a ce titre, (« the motions ») que je peux me taper 12 fois d’affilée.
YOU ME AT SIX « hold me down », des angliches dans le trip TAKING BACK SUNDAY/FOB, taillé sur mesure pour ma tronche! Efficacité maximale!
GYM CLASS HEROES « the quilt », le groupe à Travis Mc Coy, sur Fueled By Ramen, rap, groovy, funky, c’est le skeud de party ultime! En plus le Travis m’a l’air d’être un bon gars… tu peux le voir dans le générique de fin de « Snakes on a plane » si ma cervelle fonctionne bien, en guest pour le clip de COBRA STARSHIP!
NURAL « weight of the world », du emo HC FM, trop bien fait, de la grosse balle, rien qui dépasse, c’est sur Hopeless, ouh que j’aime ce label!

Dammit fauk je trace! J’ai rencard chez SoGood avec Melody Gardot, jazz oblige.
Bises XXX

Mickson

JAZZ MAYHEM n°3 – Samedi 20 Mars 2010

NASTY SAMY – Samedi 20 Mars 2010

Allô Mike ? T’as toujours le jazz dans la peau ? Continuons notre discussion, hein, si tu n’y vois pas d’inconvénient…en écoutant un p’tit « Girl from Ipanema », tout en douceur, torse-cul nu dans ma piaule, caleçon Droopy, chaussons Lucky Luke, assis devant mon ordi, siège molletonné à roulettes,  la fenêtre ouverte, les oiseaux qui pépient, de longs rayons de soleil qui me griffent les pectoraux, un mug de Ricoré fumant…. Ambiance bossa jazzy, quoi !

Yep, au niveau de la presse, c’est clair que c’est loin d’être la folie… je me rappelle de certaines périodes où j’achetais au moins 5 ou 6 magazines par mois. Là, depuis une petite dizaine d’année, c’est la pénurie… Principalement dû à la démocratisation d’Internet. Les gens lisent moins, ou différemment, ils picorent l’information de ci de là sur différents sites, et basta… Perso’, je continue d’acheter Mad Movies, presque machinalement en fait… dur de casser un réflexe vieux de presque 20 ans ! La qualité des numéros est en dent de scie, c’est clair, mais c’est vachement lié à l’actu’ des sorties en salles, quand même… Je le lis de travers, ya des rubriques qui m’intéressent absolument pas mais il y a toujours quelques interviews/rétrospectives qui sont intéressantes. Et bon, la maquette est assez agréable, les photos et l’iconographie très chouette, le genre de magazine que je ne lis que d’un œil, pour me tenir au jus de l’actu’ horrifique et surtout des sorties DVDs. Après je suis d’accord avec toi sur une chose, j’ai du mal à capter la ligne éditoriale de ce bordel… genre ils nous allèchent avec des previews de dingue, des couvs, des articles dithyrambiques sur certains films en avant première, puis le mois d’après, le film génial devient la pire des bouses ! Il y a eu pas mal de changements dans l’équipe rédactionnelle, et ça se sent.. l’esprit originel s’est évaporé, les mecs qui scribouillent dans le MM actuel sont un peu agaçant, c’est pas faux. J’aimerais bien qu’ils mettent un peu leur humour pourri et leur esprit supra-jeune-ho yeah de côté et qu’ils envoient plus lourd dans des articles mieux choisis.

Je suis abonné à Fangoria, magazine ricain culte et dinosaure des publications du genre horrifique et affilié. C’est une institution. Idem, je le lis en diagonale, le style est assez informatif, c’est pas très critique, mais en tout cas c’est une super source, présentation old school, bon esprit, articles généreux, photos bien sanguinolentes, qualité du papier à l’ancienne (presque du journal !)… Pour mes achats de dvds en import, c’est ma principale source.
J’ai également été abonné un temps à Rue Morgue, un magazine canadien, plus moderne dans l’approche que le Fangoria, mais un de ses disciples, une super revue en tout cas qui mouchette la culture horrifique, et pas seulement le ciné (comic book, jeux video, livres, etc).

Le reste des infos liés au ciné de genre, je les glane en écoutant des podcasts, chaque week-end, je recharge mon lecteur MP3, j’en écoute 3 ou 4 par semaines, je connecte le lecteur mp3 sur l’autoradio de mon van, ça me fait office d’émissions radiophoniques ! Ca passe le temps pendant les trajets chiants, c’est très pointu, animés par des monstres nerds  qui s’enquillent genre 3 films par jour ! Tout ce joli monde est obèse, bon ricain de base dans toute sa splendeur, cela va sans dire… Là, en ce moment, je bloque bien sur ces podcasts, tu devrais essayer : Horror Etc, Fear Shop, Dread Media, It Came from the Basement et the Dark Hours.
De temps en temps, j’achète l’Ecran Fantastique, bien foutu, plus classique que le Mad Movies, moins esprit djeun’s geek maniéré, mais là aussi j’ai du mal à me retrouver dans leurs goûts…
Mec, tu te rappelles de la revue gore Toxic (début 2000, déjà 10 ans, ; argh !), ça me manque à fond, c’était light mais j’adorais l’esprit, que du ciné craspec’ et fun ! Quelques numéros et puis s’en va…. Dommage ! Je crois que j’avais la collec’ complète.

Hors ciné, hé bein pas grand-chose… hormis quelques zines quand je tombe dessus ou quand on m’en envoie… souvent les mêmes d’ailleurs… une petite dizaine de publications à l’édition capricieuse et aléatoire.

Je connais très mal les magazines auxquels tu fais référence, même si j’ai failli bosser pour Clark magazine le temps d’un numéro, le rédac’ chef m’a appelé il ya 6 mois pour que je fasse une interview de Ian Mac Kaye !!! Le mec qui devait le faire a eu un empêchement de dernière minute et il lui a donné mon phone, lui disant que je serais le bon gars pour faire le papier… sauf que le délais était dingue, genre « Demain matin il faut que tu appelles Ian Mc Kay chez lui, il me faut deux pages, c’est bon pour toi ? »… complètement pris de cours, j’étais au taf’, en plus j’ai pas de matos pour faire du phoner (le petit enregistreur qui enregistre les conversations téléphoniques) et je me cassais en tournée genre quelques jours après… j’y ai réfléchi pendant 2 heures, putain quelle bonne opportunité, avec possibilité de rebosser pour ce mag’ si ça le faisait… et Ian Mac Kaye, fallait quand même préparer un mininum l’entretien (le gars est réputé pour être un poil rigide concernant l’exercice promotionnel)  j’ai flippé et j’ai refilé le plan à un pote qui s’en est très bien sorti !

Au niveau de la presse musicale : peau de walou !
Rock One, tu vas trop loin, je ne peux te suivre sur des pentes aussi savonneuses, sorry je suis un couard, j’ai peur de chuter et de me casser les reins ! Pour oim’, c’est le Jeune et Jolie des boutonneux. Tout est en carton, ou en plastique, lisse, creux, toutes ces photos de gars complètement odieux, pour moi c’est aussi réel qu’une pub pour du shampoing. Là on tient de la tête à gifles, de la vraie ! Poing américain, un coup dans la truffe, un autre dans les côtes. Ch’uis pas violent. Mais ch’uis pas pacifiste non plus.
Sorry, on se retrouve en bas, je prends un autre chemin, hein ? Le premier arrivé à gagné ! Et qu’est ce qu’il a gagné ? Un abonnement à Armes à Feu Magazine !

Le meilleur mag’ musical français, toute période et tout style confondu, c’est Rage Magazine, dans les années 90. Tu l’achetais ? J’avais la collec’ complète. C’était vraiment bon, des articles sur la zique (du grunge au metal), la littérature (une couv’ avec Hubert Selby Jr, du pur suicide commercial!), les comics, un peu de ciné… esprit nineties au maximum. Un mag’ à l’image de cette décade. Fournie, open, et de qualité ! A Chaque début de mois, j’étais fou comme un lapin, quand j’avais la revue en pognes, fallait m’oublier pendant quelques heures… pas dispo’, les gars, repassez plus tard, please !
Il y avait un mag’ pas trop mal aussi, très influencé par Rage d’ailleurs (on y retrouvait une partie des rédacteurs), ‘Du Bruit et des Bulles’… sur la zique (gros rock qui bourre) et les comics… il y a eu 3 numéros, aux alentours de 1993/94, je crois, et fin de l’aventure.

Comme je te l’ai déjà dit, j’étais bien accro à la presse étant môme et ado’.
Les jeux vidéos : Amstrad 100%, Generation 4, Tilt Magazine, Joystick, Console +.
La BD : USA Mag.
Jeux de Rôle/Heroic Fantasy : Casus Belli.
Le ciné : Mad Movies, Oxygen (il n’y a eu que quelques numéros aux alentours de1990/91 je crois) et quelques numéros d’Impact.
Pour la zique, Rage, et la presse hard rock : Metal Hammer (édition française), Hard Rock Mag et Hard Force.
Et je ne parle pas de la presse sportive, que j’achetais entre 9 et 13 ans. Onze Mondial, surtout, et quelques fois France Football, mais celui-ci était davantage pour les « grands ». Pour les grands cons, oui !

Ah et bien sûr, une tripatouillée de comics Marvel. Ca a duré genre 4/5 ans ans, et j’y allais fort. Mes préférés : Hulk, Ghost Rider, Spiderman, X-Men et Thanos. Quelques Conan aussi, j’en raffolais.

Toujours en ce qui concerne la presse, je lis aussi RISE Tattoo Mag, vu que j’y écris des piges (pour la colonne ‘Skeleton in the Closet’), je le reçois gratos ! Après, je comprends que ça passe au dessus de la brosse de ceux qui ne sont pas dans le trip tattoo et compagnie… mais j’aime bien l’esprit de ce mag’, c’est frais, le rédac’ chef est un super gars (qui bossait pour Rage à l’époque, d’ailleurs, en tant que photographe)… ça sort du délire graisseux bas du front qu’on retrouve généralement dans ce genre de publication, c’est ouvert, c’est tonique et les sujets traités sont vraiment pas mal… il manquait un vrai mag de tattoo en France, new school mais avec l’esprit old school, ça y est on l’a !
Dommage qu’il n’y ait plus Punk Rawk également, il a laissé un vide qu’aucune publication n’a réussi à combler au niveau punk rock / hardcore / indie… Un mag’ qui a vachement soutenu les groupes français, petits et grands. Mais bon, visiblement, niveau vente, sur la fin, c’était pas l’extase… la presse musicale à pris un sacré coup en même temps que la débandade de l’industrie du disque, c’est lié, c’est une évidence…

Yep bien sûr que le rock c’est pour tout le monde, Mike, ch’uis pas une tête de nœud à ce point…. Dire que certains ont pris ma prose au premier degré, dingue. Ch’uis l’ami des filles, moi aussi. Surtout quand elles ne sont pas dans la même pièce que moi, en fait. Même si j’écoute très peu de groupes de nanas (il y a des exceptions), j’ai rien contre, faut pas déconner… j’ai grossi le trait. Tout ce que je voulais dire, c’est : peu importe lequel des deux sexes porte fièrement l’étendard du rock, tant que la zique décrasse un max… après, il s’avère que dans 99,9% des cas, les bons groupes sont masculins.
Je rappelle quand même que je joue dans un groupe avec une nana au chant, hein. Et pas n’importe laquelle. La plus chouette des femmes !

Will Smith ? Yes, carrément, je dis comme toi, ça à l’air d’être un bon zigue… sa filmographie est loin d’être exceptionnelle mais il a gravi les échelons pas à pas…  il est bien loin de temps du Prince de Bel Air ! Je me rappelle bien de cette série, diffusé vers 18h00, sortie des cours, si je bécotais trop longtemps ma poule de l’époque dans la cour du collège, je loupais l’épisode journalier… cruel ! Mais tu préfères quoi, embrasser goulument une jeunette qui n’a pas encore les nibards tout à fait formés ou ricaner des blagues du jeune Will ? Ya pas photo ! En parlant de ça, le truc qui m’a tétanisé quand il a fallu que j’aille au charbon, c’est-à-dire accompagner ma première poule à l’arrêt des cars près du gymnase pour lui relaper les dents du fonds, c’était de savoir dans quel sens il fallait tourner sa putain de langue… comme les aiguilles d’une montre ou l’inverse ? Mec, j’ai posé cette question à mes potes, et à voir leurs gueules d’ahuris, j’avais posé là le doigt sur un sacré mystère… merde quoi, il n’y avait pas Internet pour nous aiguiller. Genre tu tape dans Google « Rouler un patin à une meuf’, dans quel sens ? » et tu tombes sur une page wikipaedia qui t’explique tout avec un texte traduit en 3 langues (toujours une histoire de langue!)  et des schémas… et avec un peu de chance tu as même des liens sur youtube qui te montrent exactement comment il faut faire.
Bon et moi, comment je m’y suis pris ? Pas terrible… et bon, elle puait un peu de la gueule aussi, ça m’a cassé mon délire. Le lendemain matin, j’avais fait une croix dessus, du genre elle a qu’à se laver les chicots, je change de poule !

Le Prince de Bel Air, avec sa BO dans le trip De La Soul…. le genre de série où il n’y avait que du blackos ! Genre, il y avait plus de blacks dans cette série que dans tout mon patelin, ahahah ! Le Will Smith bien jeune, genre rappeur du dimanche qui débarque chez son tonton ultra friqué ! Choc des cultures ! Il joue au basket comme un as, écoute NWA (et un peu Vanilla Ice aussi, en cachète), rentre par la fenêtre, a des bonnes notes en cours (sans bosser of course, finger in da pif) et devient pote avec le majordome ! T’as saisi la subtilité du sous texte ? Allez Mike, quoi, fais pas le con… Une fable sociale, ouais c’est ça, j’crois bien… les riches / les pauvres, quartier chic / guetto… je te fais un dessin ou quoi ?
En fait, j’aime bien le mec, mais j’aime pas les films dans lesquels il joue… bel exploit ! Il a une bonne gueule, je suis sûr que c’est un drôle. Le seul film dans lequel il figure au casting (tout en haut, youhooo tu me vois ?) pour lequel j’ai payé une place de ciné, c’est I am a Legend. Vraiment pas bon !
Ah, j’ai vu le premier Bad Boys aussi, au ciné, yep j’ai osé, quelle année ? 1995 ! Dois-je en parler ? Je te laisse cet honneur !

Pas de film au ciné cette semaine… la faute à peau de chagrin sur les affiches ! J’ai failli, je dis bien failli, aller voir Sherlock Holmes… je me suis ravisé au dernier moment. Quand même, un peu de dignité. Mais j’adore l’univers de Conan Doyle, j’ai vachement lu ce genre de bouquins quand j’étais môme, ainsi que des Aghata Christie, des Gaston Leroux, etc… Sherlock, Watson, Hercule Poirot, Rouletabille… j’ai passé pas mal de temps avec ces lascars. Ambiances feutrées, mystères, grosse intrigue et suspense, dialogues savoureux… hum, c’était vraiment chouette.
Pour le coup, cette adaptation à l’air ultra moderne, avec un Sherlock qui distribue de la mandale au large, limite s’il lève pas le pied comme ce bon vieux JC Van Damme (à la grande époque, hein, genre Bloodsport !)… ça m’a l’air louche cette histoire.
Du coup, j’attends un peu, j’aimerais voir un film un poil correct. Quand même, on n’est pas des animaux. Heu attends voir, j’entends des cris de porcins là….

Pas de films au cinéma, mais de la salle quand même, hein… je suis allé vor un documentaire de la série Connaissances du Monde (sur l’Ouest Américain)… première fois que je me tape ce genre de trip… hallucinant… déjà, je m’attendais à voir deux tondus et un pelé… la salle du théâtre municipal est quasi pleine, que des têtes grises en goguette, moyenne d’âge : 58 ans ! Je suis avec Madame Nasty et on est les plus jeunes, de très loin ! Ambiance soirée de retraités qui gloussent dans leurs strapontins, avec le mec qui présente son docu’ au pied de l’écran, qui le commente en live, micro à la main, cabotinage à fond, genre accent hyper forcé, entre le présentateur TV old school et le forain qui vend 10 paires de chaussettes pour le prix de deux sur la place du marché… complètement surréaliste ! Bon, je me suis fait un peu chier, c’est sûr, le docu’ était bien adapté pour un car de touristes de voyage organisé (les grands canyons, les grands espaces désertiques, les gros spots touristiques, etc, très classique), mais j’ai trippé,  je m’attendais pas à un truc aussi à l’ancienne… bon, on a quand même bien rigolé, une bonnes soirée !

Donnie Darko, j’avais bien aimé… super ambiance, un mood très particulier… superbe BO, aussi… par contre j’ai rien compris. T’as le manuel d’utilisation ? Du peu que j’ai entendu et lu comme reviews sur les derniers film de Richard Kelly, ça à l’air de faire mal aux cheveux, non ? Je vais peut-être me contenter de mater la suite de la trilogie des Tortues Ninjas, hein… à la fin, quand on rembobine la VHS, on n’a pas l’impression de s’être fait rouler sur la tête par un tracteur. On est léger, on se sent bien, et on peut même expliquer le film à ses copains ! Ou à des copines, hein, ch’uis pas contre… je veux dire, c’est pas plus compliqué que Plus Belle la Vie… ou que l’edito de Marie Claire.

Au rayon musique, faut enfiler ses bottes because le terrain est marécageux… le dernier HIGH ON FIRE « Snakes fort he Divine » est tout simplement monstrueux. C’est le premier disque de ce trio d’hirsutes que je me paye, j’avais écouté les précédents, trouvé ça très bof, gras, sale, et un peu hype, il faut le dire… je rangeais ça dans la case ’stoner’ lourdingue qui me prend le nez, de plus j’avais un disque de Sleep, précédent groupe de  Matt Pike, et j’ai toujours trouvé ça surestimé (les milieux autorisés de la sphère stoner doomy se cambrent de respect devant ce band visiblement culte, revival 70s rock dissonant, brouillon, un peu psyché sous la couenne, et surtout bien crado). HIGH ON FIRE (le mec sniffe des charbons ardents ! Attention à la parois nasale, ça brûle mon pote !), j’ai acheté le dernier sans même l’écouter,  j’ai pris le boitier, je l’ai regardé d’un œil suspect, j’ai maté la chouette illustration de la jaquette et je me suis dirigé vers la caisse. Comme un robot qu’aurait fondu les plaquettes ! Zarbe ! Alors que je n’ai jamais aimé ce groupe !!! Comme si une entité mystérieuse et diabolique m’avait forcé la main… Mike, ce disque, c’est du putain de jazz bien bourrin ! Epique, barbare et sans pitié pour les pleutres qui refusent de se battre à la hache à double tranchant. Dans un trip totalement heroic fantasy, j’adore, à l’image de la superbe illustration du skeud (une nana à moitié à poil qui tient un serpent géant à bout de bras, elle le toisent de ses yeux incandescents, que va-t-elle faire ?
Petit a : Lui croquer la tête d’un coup de canines et s’oindre les roberts de sang coagulé et de la boyasse du reptile décapité ?
Petit b : Lui souffler dans la gueule pour envoyer quelques notes de « Another Kind of Blue » ?
Petit c : Se frotter le pubis de ces écailles glaciales ?).
Massif et aplatissant, gras à en couler, un son de guitare baveux, une batterie tankesque, une basse triceratopesque, et une voix de sagouin qu’est vraiment pas jouasse… du metal de Neandertal ! Quelque part entre Saint Vitus, Motorhead, Celtic Frost et le Black Sabbath des deux premiers albums. Le genre de skeud qu’écoute Elric le Nécromancien en faisant la vaisselle !

Ah, en sortant du mag’, direction les caisses, j’ai fait une halte au rayon soldes. Un double CD compil’ de Megadeth m’a fait un clin d’œil, « Anthology-Set the World Afire » (encore une histoire de feu, tous des pyromanes en puissance dans le heavy metal, vite les pompiers !), je l’ai cueilli comme un abricot trop mûr.  Je connais tous les morceaux, bien sûr, mais pour 6,99€, impossible de ne pas me gargariser les tympans de ces 24 titres inoubliables. J’ai perdu ma collec’ de disques il y a 3 mois, faut bien reconstruire l’Empire !

L’acteur canadien Corey Aim nous a quitté… En grand fan de Lost Boys (et peut-être de Silver Bullet ! non ?), tu peux peut-être nous faire un petit hommage… ? Je me contenterai de dire qu’il a eu une vie un peu trop agitée, qu’il n’a pas suivi les conseils de son médecin traitant, et qu’il avait un goût douteux quand il s’agissait de choisir ses rôles. Tiens je vais essayer de remater Lost Boys (aka Génération Perdue chez nous) dans les jours qui arrivent. Rien de sûr, mais j’essaie !

Pour en revenir à mon sursaut revivaliste hard core school, je tiens à dissiper un malentendu mon cher… tu sembles mettre dans la même case des bestiaux qui ne sont pas de la même races… pas très jazz attitude tout ça… on joue fairplay ici monsieur… Tu sous entend que les groupes hardcore de la caste « old school » sont tous de fiers à bras, bas du front, dans le délire tough guy… j’ai pas l’impression que Minor Threat, Gorilla Biscuits, Dag Nasty, 7 Seconds ainsi que la plupart des groupes straight edge de la première et deuxième génération soient composées de brutes épaisses… genre 57,5kgs  tout mouillé, au mieux… ça me semble pas hyper hostile comme scène. Les costauds ont débarqués après… Tu fais certainement l’amalgame avec la scène hard core New Yorkaise, ou le courant hard line straight edge débarqué quelques années plus tard… là effectivement, on tient de l’agrégé de philosophie et du connoiseur de poésie expressionniste…
Allez une petite citation de Ian Mc Kay pour dissiper les doutes : « I think the idea of straight edge, the song that I wrote, and the way people have related to it, there’s some people who have abuse it, they have allowed their fundamentalism to interfere with the real message, which in my mind, was that people should be allowed to live their lives the way they want to.”
Tiens, ça me fait penser à un truc que m’avait dit mon vieux pote Kevin K : « Le rock est mort quand les guitaristes ont commencé à ressembler à des catcheurs…».
Moi j’aime bien les costauds ! Putain vous faites chier, avec vous on peut pas rigoler… pas de solos, pas de muscles, pas de spectacle, rien du tout ! Que des ados qui pleurent, ouin ouin, et des nanas blafardes toute tristes, coincées de l’hymen, avec un gros cul vergéturé et des nichons tout raplapla… Flut, je claque la porte et je me remate l’intégrale des vidéos de Billy Idol et de ZZTop.
Tu me disais en conclusion à ta diatribe contre les musculeux personnages pas gentil dans le pit que c’étaient des mecs qui avaient des trucs à prouver… et que toi, tu n’avais rien à prouver. C’est une bonne chose. Moi non plus, nothing to prove, comme les Spermbirds. Pas aux autres, en tout cas. Mais à moi-même, j’ai plein de trucs à prouver. Et c’est ce qui me fait avancer.

Ces derniers jours, j’ai pas mal écouté l’album de GUN « Swagger », rock 90s scandaleusement FM, pas toujours de très bon goût (un peu à l’image de la dégaine de ces laiderons!), mais bordel ça fait du bien d’entendre ce genre de rock radio friendly très typé… à l’époque c’est le genre de truc qui passait dans TOUTES les pubs, dans TOUTES les séries, même dans les émissions sportives pour les scènes de ralenti… LE son des nineties, c’est ça, grosses guitares, grosse prod’, mid tempo, un riff paresseux sur lequel tout se repose et basta… même quand les ficelles sont aussi grosses que celles utilisées par ces Ecossais, ça fonctionne… leur titre « Word Up » a méchamment cartonné en Europe, tu te souviens ?  Bon on est plus proche de Bon Jovi et Billy Idol que de Mudhoney et de Love Battery, hein… plus calibré que Baby Chaos, dont ils n’étaient finalement pas très éloignés musicalement, mais beaucoup plus ringard cela dit, plus louche, plus suspicieux…
Tiens, ça me rappelle aussi Stiltskin, alors eux c’étaient vraiment des sacrés numéros, du genre à faire passer Stone Temple Pilots pour un groupe de punk ultra engagé, tu vois le délire…bref, les mecs étaient aussi « grunge » que le jeune mec à l’accueil de la Banque Populaire du coin de  ma rue.
1994, leur unique tube « Inside » mitraille tout ce qui bouge, du grunge ingrat, mais du grunge quand même !  Pendant qu’on y est, tu te rappelles de la pub Levis (dont ce titre en était l’habillage sonore) avec les deux filles mormons qui reluquent un bellâtre qui se tape quelques brasses dans un ruisseau ? Attention le petit oiseau va sortir, hé non il porte un 501, le bougre ! Poilant !
D’ailleurs c’est moi qu’est hors mode (ça c’est certain) ou plus personne ne porte des 501 ? Au bahut, c’était la folie, il y  avait même des mecs qui faisaient du trafic, ton 501 pour 150 frs, c’est donné mon frère!
Tiens, un copié/collé d’un mail de mon pote –Guy Lux Interior-, qui m’a prêté le skeud de Gun, il en parle mieux que moi :« Superbe album en effet que ce GUN! Gros titres bien calibrés et comme tu le dis hyper bien joués! Leur manque de dégaine a été à mon avis la raison pour laquelle ils n’ont pas plus percé, même si « word up » a quand même été un gros hit au Royaume-Uni. A l’époque où il m’arrivait encore d’acheter certains albums sans même avoir écouté la zique, souvent juste à cause des looks des mecs, il fallait que ce soit très bon pour que je  me penche sur le cas de GUN ! hahaha… Mais je me souviens des discussions avec les potes, ça donnait :  « cool GUN mais chelou les dégaines, quand même! »

Quelques autres disques qui ont bien tourné cette semaine : FRANCK BLACK « the Cult of Ray » (racheté il y a deux semaines, putain les souvenirs sur ce disque, l’année de mon bac ! 10,2 de moyenne, au premier tour, même pas de rattrapage, ça passe comme dans de la margarine mon pote ! youhouuu à moi la belle vie à la grande ville ! ciaaaao tout le monde, je me CASSE de ce bled pourri, je suis devant le panneau des résultats devant mon bahut, j’embarque ma meuf dans la Fiat Panda de ma mère, la gosse est contente je vais pouvoir la rejoindre à Besançon, elle a déjà un appart’, elle est plus vioc’ que moi ! Putain le week end qu’on a passé, barge!), METALLICA « Master of Puppets », NO USE FOR A NAME “Leche con Carne”, STRIFE “In this Defiance”, OFFSPRING “Ignition” (même pas honte, super album, leur deuxième, original, speed et mid tempo, avec pas mal d’ambiances différentes, des titres simples mais bien amenés, un album de punk mélodique au top ! Après je conviens que 20 ans après, le nom fasse grimacer, à l’époque ils étaient sur toute les vidéos de skate !), BLOODCLOT! « Burn Babylon Burn » (J’ai voté John Joseph aux Régionales ce week end, et j’en profite pour me réécouter la disco’ complète de CRO-MAGS), THE LA’S (s/t) et KARMA TO BURN (le premier album, le seul avec un chanteur, le mieux, le reste de la discographie est good mais instrumentale, un peu chiant à écouter sur la longueur, des gross riffs mais ça tourne en rond, c’est plus classique, genre stoner de base, tandis que que ce premier skeud à une vraie couleur et une vraie identité, avec en cadeau une bonne reprise de Joy Division « Twenty Four Hours »)… comme d’hab’ ça part dans tous les sens, et je fouille dans les vieilleries, vu que j’encode des dizaines de disques que j’avais avant qu’ils partent en fumée, j’en profite pour les réécouter et ricaner comme un simplet.

Pas maté un seul film en format DVD cette semaine ! Je te concocte une surprise pour la semaine pro’, un truc qui va remuer en toi toutes les particules (élémentaires) de l’amateur de free jazz que tu es…

Visiblement notre chronique jazzy bi mensuelle touchent quelques cœurs purs. Vous m’en voyez ravi. J’ai reçu quelques messages d’encouragements, très sympa les gars… les mélomanes sont vraiment des gens très biens.
En voilà un qui m’a bien plu :
« Toujours la même sensation de lire un ami, bien qu’on ne se connaisse pas vraiment… Les trajectoires se ressemblent un peu. Et la définition par ce qu’on aime, c’est un truc qui me plaît et que j’ai toujours pratiqué. Parce que finalement, à la fin de la journée et du combat, c’est le livre qu’on lit et le disque qu’on écoute qui nous permettent de repartir au charbon le lendemain ».

Smells like Jazz Spirit !
-Nasty Samy, joueur de tuba. Un peu de clarinette, aussi. Seulement quand j’ai le mood en berne.

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MICKSON – Samedi 20 Mars

Yeah j’suis là ! Moi j’ai mon costard blanc et mes pompes bicolores, que j’ai taxés à Cab Calloway ! Une soirée au Cotton Club c’est plus chaud qu’un show black-metal je te le dis… c’est marrant le Kid Creole lui a tout piqué le concept dans les années 80, flanqué de ses charmantes coconuts, de son big-band et de Coati Mundi l’agité ! Genre revue music-hall exubérante, du show pour les mirettes, et de la zique qui fait swinguer… le Kid avec ses zoot-suits (la ceinture qui t’arrive sous les tétons, épaulettes façon quarterback des Stallions) et son chapeau kif une soucoupe volante c’était la classe ! Et quelques tubes bien branlés, genre « Annie , I’m not your daddy », « Lifeboat party », « Endicott »… on s’est grave déhanchés là-dessus crois-moi, fans de Siouxsie & The Banshees, Lloyd Cole et Struggler ou pas !

Ben oui internet ça change les habitudes, ça m’arrive encore d’aller jeter un œil sur le site de Mad, mais juste comme ça… je te rejoins à fond sur la maquette qui est hyper-cool, et également sur le crew actuel qui craint… ouais rendez-nous des JPP (Putters pas Papin) et des Bernard Lehoux (RIP boy) ! En fait je l’ai acheté ces dernières années que par réflexe, le seul truc qui me branchait c’était les notules…San Helving, en voilà un qui n’a pas peur de pratiquer l’humour qui éclabousse, genre jet de vomi ! Puis il y a eu l’affaire. Le scandale. Un genre d’attentat de Sarajevo. Leur article sur « Jennifer’s Body », un truc qui m’a mis à sac !!! Déjà les papiers avec un pour et un contre ça pue, je déteste, c’est genre merde comment on va s’en tirer… le pire : leur rubrique en ligne, vidéo sortie de salle je sais pas quoi, avec les mecs qui envoient leurs vannes pourries, sur Megan Fox (une proie facile c’est vrai)… merde comme si ce film ça se résumait à sa présence ! C’est clair que les producteurs allaient pas choisir une affiche avec Amanda Seyfried dessus… bref. Ca m’a soûlé, parce que j’ai adoré ce film, parce que c’est fun, que ça ressemble à un épisode extended mix de Buffy, que ça prend pas le chou, que les personnages féminins sont en avant, parce que la BO ça vient de chez Fueled By Ramen ! Donc je me suis dit : VENGEANCE. Je vous snobe. Plus un rond les mecs. J’irai juste voir le site de temps en temps, mais sans le dire, c’est un secret hein, hush-hush !

Oui Toxic c’était cool, mais les articles étaient extra-light si mes souvenirs sont bons… par contre les illustrations : extra! L’alien de « Bad taste » en couve, c’est le bon goût absolu… par contre j’ai plus tout ça, aucune idée de où ça peut se trouver, revendus ? Jetés ?

En tout cas niveau films de peur, je me laisse porter par le bouche à oreille, les conseils des potes… en fait je vais les voir au cinoche ces films… c’est cool, une vraie sortie… aller voir un film d’horreur dans une salle obscure, c’est trop cool, même si c’est medium… genre « Rec 2 » j’ai bien aimé, c’est pas le truc qui te retourne (comme « District 9 ») mais ça le fait, en plus ça raccroche là où le 1 s’arrête, donc va falloir que je me tape les deux en une soirée… pis le second se barre plus dans le trip possession démoniaque, c’est cool…là je me suis retapé « Resident Evil », ben j’adore ce film, malgré des tas de défauts, c’est une bonne série B (un peu luxe quand même), les zombies sont bien flippants, c’est nerveux, y’a James Purefoy dedans (Marc Antoine dans « Rome », une série géniale… ça bourrine, c’est futé, bien joué, l’actrice qui fait Cléopâtre est grave désirable)… et la petite Mex qui doit te mettre un bourrepif si tu la mates de travers, Michelle Rodriguez… et ces putains de dobermann écorchés ! Merde je déteste les chiens à 95% ; ils me font flipper ! Alors quand ils grognent, montrent les crocs et qu’ils sont en plus tout épluchés et sanguinolents, brrrr… mais Alice et là pour leur kicker la truffe !
OK je note les podcasts, en plus ça me fera travailler mon angliche. It came from the basement ? J’adore ce titre… ça fait carrément Troma ! genre « Monster in the closet… »

Ben oui pour Rock One c’est devenu un réflexe aussi… quand t’es branché All Time Low ou Paramore (par exemple), tu peux y trouver des choses intéressantes… j’écoute le sampler et j’en passe des titres à la radio. Ca fait tourner le truc, c’est bien. Et les planches de stickers, ça j’adore ! Des stickers Hayley Williams à coller sur le portable… après la presse anglo-saxonne c’est pas la même limonade, c’est plus pointu. C’est pas la même culture non plus… dans le courriers des lecteurs les minots de 17 balais posent pas avec Killerpilze à la sortie des shows, mais plutôt avec Jake Bannon… enfin bref. J’aime la presse en général. J’arrive à pécho Art Press au taf, je mate les photos, peu d’articles m’intéressent mais j’aime bien les mags en tant qu’objets je crois… même si c’est du consommable. Dans mes chiottes il a des vieux numéros de Bullet (le mag de chez Pyrrhus), des trucs de skate, chopés dans les boutique belges, gratos, beau papier, mise en page ultra-smart, c’est vraiment cool… notamment SCS, avec style des reports sur la team Element (argh Evelien Bouillart !) en vadrouille, des superbes photos… skater pro… en voilà un taf cool. Je ramasse toujours les trucs gratos… Let’s Motiv, un truc de hipster, format carré, avec des articles sur des artistes, des designers, sur les collectionneurs de capotes, genre fourre-tout bien coolos, avec un mise en page clean. Même truc avec Wombat quand je passe à Paname, c’est que des flyers et affiches de shows (où j’irai pas !) dans un sachet plastoc, j’adore cette présentation… et comme je te le disais, Vice mag, que j’attrapais à Lazy Dog, mais là c’est bon, je suis abonné ($ 35, ça couvre les frais de port en fait)… un mag gratos/payant, somme toute. Mais ça me soûlait d’en louper des numéros. Et ça les vaut. Enfin je trouve.
Et ouais, Rage j’achetais… ils sont où ? I dunno ! Perdus, prêtés ou jetés, encore une fois…
Rise Tattoo j’ai vu ça chez Karine une fois ! J’ai maté ta colonne bien sûr… ça m’impressionne quand même les tats, mais moi j’aime bien les motifs un peu goonie genre Bob l’éponge ou Scooby-Doo… je pense très fort à me faire une guibole complète (à la Squid Syd des Lunachicks) mais sur le thème du cartoon, tu vois ? Les trucs japonais de yakuzas, c’est trop beau mais du point vue de l’œuvre d’art, jamais je me ferais faire un truc comme ça, plutôt un tat’ de Gwen Tennison (la cousine de Ben 10)… ou Johnny Bravo…

Ah ah j’avais bien pigé pour les groupes de filles ! No problemo , c’est cool de défendre son steak (de soja) mais on reste entre gentlemen, on n’est pas des hooligans… oui oui tout ça c’est affaire de goûts et c’est pas plus compliqué. Je répète c’est une vieille histoire pour moi… tiens ça me rappelle un concert de Lush vers 89 ou 90… je bloquais comme un porc sur la chanteuse, avec ses cheveux rouges… et sur les disques, évidemment. Elles ont joué leurs tubes (juste deux maxis sortis à l’époque), ça dure 25 mn, ça m’a paru 30 secondes… on va au Quick après le show et bam, qui est là ? Miki Berenyi ! Un des types du crew me dit « va lui demander des autographes »… j’étais seul à jaspiner anglais… donc je me retrouve devant Miki, comme un blaireau (jamais j’avais fait ça de ma vie, c’est carrément nul je trouve, c’est dégradant, et gênant pour tout le monde je pense)… elle est assez sympa pour signer les tickets… elle me dit qu’elle crève la dalle, qu’elle a rien becté depuis la veille… ça tourne converse « normale » quoi, c’est cool. Après 2 mn (on est dans la file des clients) je lui dis adios et je mate les tickets signés : elle a écrit dessus « filez-moi de la bouffe !», « j’ai faim », marrant quoi ! Bref je me suis senti un peu con mais j’ai approché cette donzelle. Donc ouaip, des groupes de filles ! Plein, par wagons ! Envoyez, je trierai. L’autre fois une copine me dit « ouah je rêve de chanter dans un groupe punk » je fais « ben trouve un batteur et un bassiste et on y va » elle dit « je sais pas chanter » « on s’en fout » je rétorque. C’est pas revenu sur le tapis. On verra bien. Moi je suis chaud ! Affaire à suivre.

Un mot sur ta femme en cheerleader : caramba ! Je précise un truc… je suis connu (tout reste relatif) pour tripper sur les cheerleaders. Vrai. Mais ça va plus loin que leurs mini jupes et leurs tricks ! C’est pas que physique. Cheerleader = CHEER ME UP. Remonte-moi, change-moi les idées, fais-moi rire, aide-moi à supporter cette merde ambiante. Comme un disque de Four Year Strong. L’honnêteté m’oblige à dire que grosso merdo une fille sur 50 tombe dans cette catégorie, d’après mon expérience perso.

Dans les séries black tu matais le « Cosby show » ?? C’était assez cool. Avec Lisa Bonet (totalement tuante dans « Angel Heart »)… les pulls de Bill Cosby… le doc Hibbert dans les Simpson c’est un peu lui non ? Wow les questions que je me pose… en fait moi j’étais plus dans « Roseanne », des blancs plus ou moins pauvres qui vivent en banlieue de Chicago… en opposition aux Cosby, des blacks riches. Bon casting, Joss Whedon scénariste des quelques épisodes, des tonnes de guests cool (Clooney, Stephen Dorff, Fred Dalton Thompson, Tom Arnold…), le duo Roseanne Barr/John Goodman, une baraque en merdier, le chômedu, la vie quotidienne qui casse les burnes, l’élevage des gamins que tu vois grandir au fil des saisons. J’adorais le personnage de Darlene, une chieuse mais charmante, ah putain cet épisode avec le bal de la promo , évidemment elle trouve ça nul à chier, pis son copain (qui gribouille des comics) s’est mis en tête qu’ils allaient forniquer pour la première fois, donc elle y va, avec une robe de princesse et des docs pourries aux pieds… argh Darlene Conner. Que je trouvais salement plus cool que Kelly Kapowski (par ex.), parce que c’est une nana à forte personnalité… d’ailleurs la chatte qui est arrivée chez mes remps à cette époque je l’ai appelée Darlene. Sa frangine Becky était interprétée par Alicia Goranson, qui joue dans « Boys don’t cry » un film que j’adule, avec Hillary Swank et Chloe Sevigny. Putain Chloe Sevigny. Je pourrais en tartiner des pages sur elle!

« Bad boys » ? Tu tires sur la bonne ficelle là ! Michael Bay c’est un pur génie… du buddy-movie au taquet, avec un tandem qui tue, Martin Lawrence me fait pisser de rire… et la mise en scène c’est du béton ! Wow cette poursuite sur l’autoroute dans le 2, énorme !… et « Transformers » putain ! Je suis fan jusqu’au trognon. Spectacle total, la guerre sur l’écran, les oreilles qui bourdonnent en sortant, pire que quand tu sors d’un concert de death… dans les bonus DVD du 2, tu vois le Michael diriger son armée de techniciens et ses acteurs, c’est le putain de général Patton ! Genre premier jour de tournage = méga-scène d’action, pour booster le crew. On est pas là pour se gratter les boules. Marrant mais t’as intérêt à bosser sinon ça chier pour ton cul ! A un moment c’est tournage de la mère de toutes les explosions, des centaines de kilos d’explosifs prêts à faire ka-boom, il dit à Megan Fox et Shia Labeouf : bon vous cavalez, et derrière vous ça va péter, pas de danger c’est cool… et Shia lui répond « pourquoi l’équipe est installée à 200 mètres alors ??? » , « pas de problème, go ! go ! go ! »… fendard… j’adore aussi « Armageddon », casting de fou, spectaculaire, bon sentiments emo qui collent aux semelles, et LIV TYLER, LIV TYLER, LIV TYLER !!!

« Sherlock Homes » j’y suis allé avec Lisa, on a vachement aimé, c’est frontal, bien filmé (c’est Guy Ritchie quoi), actualisé, la relation Holmes et Watson est bien barrée… Jude Law est génial dans le rôle de Watson. Et c’est pas le doc rondouillard, il te kicke des méchants avec une main attachée dans le dos, sec et nerveux, susceptible et teigneux. La reconstitution du Londres fin XIXè est cool, c’est du bon, c’est pas bouleversant mais ça le fait ! Les personnages de Conan Doyle sont extra-cool de toute façon, j’adhère à fond, certaines adaptations sont géniales, comme « Sherlock Holmes attaque l’Orient Express » (ou un truc dans le genre) dans lequel  Holmes est smacké jusqu’aux yeux, et file à Vienne se faire soigner par Freud, parce que tout son trip auto-destruction vient d’un trauma d’enfance… par ici la psychanalyse et l’hypnose ! J’ai vu ce truc il y a une éternité, mais je m’en souviens encore… après j’adore aussi la série animée signée Miyazaki ! Enfin je crois que c’est Miyazaki…

« Donnie Darko » ? Ben comme tous les films de Richard Kelly, c’est à voir et à revoir. Faut trifouiller dedans, enquêter, recouper… ensuite on peut y voir ce qu’on veut… il a rêvé, il est cinglé, drogué, c’est vraiment arrivé ? J’aime bien l’idée de me faire ma propre fin. Conclure comme tu veux.
Selon ce qui te fais le plus tripper, ce vers quoi tu files naturellement… pour moi, Donnie a réussi son voyage temporel, pour pouvoir sauver sa copine. Je trouve pas ça compliqué, c’est juste que ça brouille les pistes, ça désarçonne mais au moins ça change… clair que la première vision de ses films est un poil ardue, comme quand j’ai vu « Southland Tales » pour la première fois, j’étais paumé, mais je savais que j’allais me le retaper un paquet de fois… ensuite c’est plus balisé, tu te repères à des détails, ça devient plus clair (enfin relativement)… et ça me parle, j’aime bien les thèmes qu’il aborde, le sacrifice, la fin du monde, l’illusion du contrôle des situations…

Corey Haim mouru ? Triste. Pas autant que la mort de Brittany Murphy. Mais quand même. Ouais je me suis retapé les « Lost Boys » le soir même. Ca marche toujours, happé dès le générique par la reprise des Doors signée Echo & The Bunnymen.

Bon cette histoire de HXC couillu… je me suis peu tête mal exprimé… oui les groupes dont tu parles je les considère pas comme des trucs touffe, je les aime et je les écoute, sauf Minor Threat que j’ai jamais trop kiffé… t’as raison, New York – Reno ça fait un bout… OK c’est plutôt les suivants. Les hooligans, les camionneurs. Ca ça me fait pas d’effet. Trop mâle pour moi. Bon après le HXC j’y connais pas grand-chose. Je devrais le lire en entier le « All ages » tiens. Ca m‘éclairerait.

Bon les trucs qui tournent dans la platine et sur l’ordi en ce moment…

DRAW ME A BUTT « take me drunk I’m home », groupe de Nantes dans le délire No Use For A Name… j’arrive pas à m‘en défaire, depuis deux semaines, c’est trop bien. On dirait que ça revient ce trip mélo mi-90, c’est cool, allez-y, je suis client !
THE DANGEROUS SUMMER « reach for the sun » c’est chez Hopeless Records, un label qui me va comme un gant, et ce groupe du Maryland c’est à la Jimmy Eat World…de la pop aux guitares acérées, de belles mélodies, c’est parfait pour ma pomme…
PRETTY JOHNNY chez Guerilla Asso… punk-rock à la Rats/Charly Fiasco, son craspec, bonne énergie, mélodies catchy, direct et efficace.
ASH « intergalactic sonic 7’s » compile de 45 de ce foutu groupe irlandais, du Buzzcocks en version FM radio-friendly, j’adore la voix de Tim Wheeler, je kiffe Charlotte Hatherley comme un malade (ses albums solos sont terribles, et elle aussi)… en fait j’avais un peu zappé ce combo, j’ai revu « A life less ordinary » de Danny Boyle et bam, rechute.
THE EXPLOSION « flash flash flash » du punk-rock (de Boston je crois) bien rugueux et abrasif, mais avec des mélodies qui tuent.
MARY BELL un groupe hollandais (pas sûr en fait)… du doom cradingue, lent, aplatissant, ça fait comme un bulldozer qui patine dans un champ de boue (avec des tessons de bouteille et des crânes humains dans la boue) Trop bien.
TAKE ACTION compilation c’est chez Sub City (division de Hopeless), donc les bénefs vont à des œuvres de charité, c’est une bonne action les dudes… double CD, pochette avec petits dessins sympas, gavé de trucs qui tuent : The Almost, The Swellers, Anarbor, A Rocket To The Moon, Downtown Fiction… des versions acoustiques, des remix pour faire danser tes invités…excellent.

Via deezer :
THE WONDER YEARS « the upsides », pop-punk de Philly à la New Found Glory, de la grosse balle mélo pour ma tronche!
COBRA STARSHIP « hot mess » le groupe à Gabe Saporta de Midtown, de plus en plus king of the dancefloor style, fun et groovy, c’est rafraîchissant.

Via Myspace :
PUNY RUNT HC râpeux, speed et mélo de Nevers, dans le trip FYS/Comeback Kid/Set Your Goals ! je les ai à l’œil ceux-là.

Bon ben j’y vais. Je dois aller vider la spitvalve de mon trombone !
J’ai répète.

Bises XXX
-Mickson