JAZZ MAYHEM n°7 – Dimanche 11 Juillet 2010

NASTY SAMY – DIMANCHE 11 JUILLET 2010

Hey Mike! Propulsion à réaction et palpitant qui bastonne ou bien ? Ici c’est bientôt le grand départ, pas mal de stress, organisation ultime et une brouette de trucs à fignoler en dernière minute… bref pour me calmer, je m’envoie pas mal de jazz dans les cages à huitres… J’ai un peu du mal à me projeter dans les 6 prochains mois mais bon, le jazz est une musique qui se vit au jour le jour, non ? Je verrai bien de quoi demain sera fait…
Ces derniers temps, pas mal de répétitions pour notre petit show case acoustique avec TEENAGE MIXTAPE du 03 Juillet dans le tattoo shop de mon pote Jean Sé (PowerDerm Ink)… on a fignolé un nouveau set, 17 songs qui mitraillent dans toutes les directions, bien sûr une majorité de bands qu’on adore… un bon moyen de passer uns soirée peinarde entre gens de bonne compagnie (oui, ça existe, il y en a peu, mais il y en a !) avant de monter dans l’avion… ch’uis quand même pas mécontent d’avoir bossé des nouveaux titres (dont Descendents « We », Misfits « Die die my darling », Bad Religion « American jesus », tous réarrangés à notre sauce, marrant à jouer !). Le concert s’est passé nickel, toujours marrant de jouer dans une boutique, une autre approche, complètement décontractée… ce fut  pour moi le dernier gig avant un bail, on verra quand je remontrai sur une scène, il me faut une bonne pause !

Au niveau ciné, peau de balle ces dernières semaines ! C’est pas faute d’avoir essayé mais honnêtement, pas un seul film qui me fasse envie. D’ailleurs j’ai acheté le nouveau Mad Movies, idem, on sent le remplissage, le dernier numéro est complètement inintéressant, avec une actualité si terne, dur de faire des articles stimulants… j’espère quand même que l’été 2010 nous offrira son lot de grosses cochonneries blockbusteriennes syndicales… Avec une chaleur pareille, ça serait quand même con de ne pas s’affaler sur un strapontin moelleux, avec le ronronnement de la climatisation qui nous caresse les tympans, et la chemisette à carreau ouverte sur le torse, obligé Mike !
Rodriguez ? Un génie ce mec…. Son film que je préfère c’est the Faculty, là il y a absolument tout ce qu’il me faut (le trip High school poussé à son paroxysme, les profs extraterrestres, etc)… Bien sûr Planet Terror, que dire de plus ? La scène de la mini moto reste pour moi une des scènes les plus énormissimes du 7ème art… et l’idée de râcler dans le trip Grindhouse, c’est parfait, surtout quand on connait la pathologie incurable des deux cinéastes qui sont derrière ce projet, tout est autorisé, explosions, coulures, saignements, infections, et bien d’autres merveilles…
Tito Larriva, yes, j’avais un de ses disques, rock langoureux et charnel, bluesy et coulant, vraiment classe ! De la zique idéale pour un strip tease… pas le mien, hein ! C’est quand même mieux que le merdique « You can leave your hat on » de Joe Cocker dans 9 semaines et demi… bon je garde quand même la scène de désape de l’iceberg volcanesque Kim Basinger, le cul à l’air sur le toit de l’immeuble, Mickey Rourke pas encore défiguré par le bottox et le bourbon (ni les droites prises sur le ring), qui doit avoir un sacré gourdin, le salopiaud, et qui ne vas pas hésiter une nano seconde à s’en servir comme une lance à incendie…
Tiens en parlant du Titty Twister et de From Dusk till Dawn, ça me fait penser qu’avec Hawaii Samurai on avait joué en Suisse dans un grand bar dont le patron s’était fortement inspiré du film pour le concept de son délire… un décor complètement référencé au film (par contre, pas de danseuse qui se frotte les écailles de son serpent domestique sur les mamelons)! De quoi passer une bonne soirée ! Public cool, bonne bouffe, paye plus qu’acceptable, bon concert et un patron souriant… moins en tout fin de soirée, quand deux mecs patibulaires portant les couleurs des Hells Angels sont venus lui demander sa petite cotisation mensuelle dans l’arrière salle ! Histoire véridique !

En ce qui concerne le look des meufs, on ne s’est pas trop compris… non, quand j’évoque le trip yéyé, je ne fais pas référence aux nanas qui lorgnent sur les phantasmes de Betty Page… je parle en fait du look actuel de TOUTES les meufs… genre Belle des Champs, tu vois ? Non ? Chemisette, cheveux longs avec la raie décentrées, petites godasse de merde et attitude à la France Gall, tu vois ? Ca me donne envie de pleurer !
Les Betty Page, on en voit un peu moins je trouve… elles étaient un peu plus voyantes il y a 5 ans je pense… bon, je dois avouer que mon ex tapait un peu dans ce trip, ça ne m’a jamais dérangé, je serais un cochon de te dire l’inverse, hein.. surtout en petite tenue, l’été, allongée sur le lit dans le plus simple apparat comme on dit dans les livres ! Cris de loup sous la pleine lune, oh que ouais !
Moi en fait les nanas, le look que je leur préfère, et je suppose que tous les mecs seront d’accords, c’est sans leurs putains de vêtements ! A poil, quoi ! Et si c’est pas possible, et ben je me contenterai d’une paire de jeans et d’un t-shirt serré qui met en valeur les formes et les loches. Voilà, quoi. Simple et efficace. Tout le monde est content, on peut reluquer peinard et ça ne leur demande pas un effort monstrueux pour constituer leur garde robe… personne veut m’écouter, mais j’ai raison ! Donc si il y a un message que les meufs devraient suivre, c’est, en substance : ne vous fatiguez pas à acheter des tonnes de fringues toutes les semaines, nous, on n’en a rien a battre, ce qu’on veut c’est les déchirer avec les dents ! Achetez vous plutôt de bons disques et de chouettes livres, ça changera un peu ! Arf !
Bon, tu vas certainement grimacer, mais pour moi, le phantasme ultime c’est le genre Paris Hilton ! ahahahah…. La bourge blonde qui cherche pas vraiment à donner dans le bon goût, quoi ! Trash, sex and fun ! En mini jupe ou en survet’ c’est l’effet Hiroshima ! Pardon ! Son rôle dans le remake du Musée de Cire, j’en rêve encore toutes les nuits ! Le yaourt coule à flot dans les draps ! Arf .

La semaine dernière je suis allé voir Down by Law en concert, à Besançon ! Stupeur, étonnement et plaisir ! Mon groupe préféré de l’écurie Eptitaph, avec SNFU et quelques autres on va dire… de bons souvenirs accrochés aux noms de ces dinosaures du punk mélo millésime 90s, j’avais un peu peur du résultat mais Dave Smalley (accompagné des mecs de Pseudo Heroes, super groupe pop punk original, comme quoi ces deux termes peuvent ne pas être complètement antinomiques!) ont fait du boulot impeccable. Une set-list garnie de tubes à protons addictifs (dont mon morceau préféré « the Last Brigade »), un jeu très fluide, tenue de scène sans grande folie mais appliquée, des gars qui jouent avec le sourire, heureux d’être de retour après 7 ans d’absence… et Dave Smalley, un de mes héros ! Aucune déception de ce côté là, du mec émane un charisme naturel et pur, et ce malgré les années qui commencent à s’empiler (et la surcharge pondérale qui va avec, surtout pour les ricains !), des petits speechs super positifs et bien amenés entre les songs, toujours sa même vieille chemise bariolée (avec les logos de Down by Law et de Black Flag au pochoir !), les bras tatoués avec goût (QUE des supers héros : Batman et Ghost Rider sur les avants-bras, ultra classe !) et cette voix mon ami, intacte et plus mélodieuse que jamais ! Bref, un bel exemple pour la jeunesse même si les kids ont préféré quitté la salle (le bar !) quand ils ont commencé à envoyer la sauce, étant principalement venus pour les Unco’ et les Flying Donuts qui ont ouvert le bal. Environ 120 personnes, je m’attendais quand même à voir plus de monde… mais bon, ce style est désormais vachement déprécié, dommage, ce soir là j’ai vu en entendu le VRAI esprit punk avec Down By Law!Du coup j’ai pas mal réécouté les skeuds de DBL, et mes préférés sont toujours les 2 premiers (album éponyme et le « Blue »), à l’aise, même si le reste de leur disco’ passe nickel, hein !
Paraîtrait-il qu’ils ont un album dans le tiroir, enregistré et mixé, qui n’attendrait qu’un label pour le sortir… ça me fait envie, j’espère que ça verra le jour, le punk rock a besoin de ce genre de darons pour recentrer le débat !

Retour sur la planète AB Production… Penchons nous sur le cas épineux de Giant Coocoo. « C’est pas toi qui m’avait dit qu’il avait donné dans le porn lui ?». Heu, si c’est possible… Giant Coocoo le lutin chibreur, la teub’ aussi grosse qu’une matraque de vigile,  ça a toujours été une sorte de Légende Urbaine… je sais pas où j’ai dégoté l’info, mais il s’avère que c’est pas du ragôt de bas étage, à en voir la jaquette d’un de ses films, ça ne ressemble pas à un dessin animé façon Rox et Rocky !  Et je crois qu’il ne faisait pas que niquer des naines, ce salopard!
Tiens en parlant de Rocky (pas Balboa, hein), son pote de chambrée, yes je me souviens de ce guigol (mix de guignol et de mongol)… il avait le look coco, le vrai, perf’ en papier mâché, fausse banane ridicule, jean déchiré et t-shirt de Slayer !!! Quelqu’un pourrait me convoquer l’habilleuse de cette série ? J’ai deux mots à lui dire…
Tu te souviens de son soit disant local de répèt’ ? Situé dans un égout ! Parfait pour un rat de son espèce ! Décor en carton et comme d’hab’ pas une note envoyée ! Que du dialogue savoureux et des explosions de rires préenregistrées (tiens d’ailleurs, ça ne se fait plus du tout ce gimmick !).

Ton idée de Fest AB Production !!! Sensass ! Ca manque de mecs comme toi dans le bizness du divertissement, qui ont de vraies idées lumineuses à proposer ! Diffusion des séries AB non stop, rétrospectives sélectives, colloque avec les « acteurs » de l’époque et, cerise sur le gâteau, concert des Musclés en fin de soirée, tous leurs tubes envoyés pieds au planchers, « Merguez Partie » (« C’est la merguez, merguez-partie, Tant qu’ y a de la braise, c’est pas fini, C’est les filles qui ont commencé les premières à danser, On ne pouvait pas les laisser tomber, Et comme il commençait à faire un tout petit peu frais, On les a vite rechauffées »), « C’est la fête au Village » (« C’est la fête au village, Les parents, Les enfants, Ont avalé leur potage, Pour s’amuser, Pour danser, pour chahuter, En chantant des airs bien de chez nous, Houhou…!, Pour faire les fous, Au son de l’accordéon, En buvant ensemble des petits coups! Le vieux clerc de notaire, Qui a connu, toutes les guerres A sorti son fusil Pour tirer des coups nous aussi Les filles étaient pressées On s’est pas fait prier Ça nous a tellement plu Que monsieur le maire sera réélu »)… alors, c’est pas beau, ça ? Et le gros Eric (spécialiste es-Cassoulet !) qui balance ses fameux « lalalaïtou lalalaïtou lalalaïtou »…
Classique et toujours aussi entraînant !

Pas de films vus en salle, mais ça ne m’a pas empêché de mater quelques perles en DVD, un par semaine, en moyenne. Ca semble être ma cadence pour ce qui est des films… je préfère n’en voir qu’un, mais bien le choisir et bien le savourer. Surtout en cette période estivale, vu le temps splendide et la chaleur assommante de ces dernières semaines, la journée je reste dans la pénombre à bosser sur mon ordi (ou à la salle de sport) et je privilégie de bonnes marches en soirée, histoire d’évacuer les mauvaises vibrations et de m’alléger la boîte à cogitance.
Le programme :

DEFENDOR : L’effet super héros sur les masses bêlantes continue son forage… alors cette mode, je ne sais pas d’où c’est sorti, mais ça y est, c’est officiel, tout le monde semble adorer les comic books et les redresseurs de tords en pyjama… peut-être que les multiples adaptations cinés de ces dernières années en sont pour quelque chose… le Iron Man (1er du nom) était vraiment pas mal, c’est vrai, les 3 Spiderman itou, le premier X-men est sensass, pour le reste, j’attends encore un film qui fasse vraiment honneur au délire… je serais curieux de voir si ce soudain engouement a fait monter les ventes des publications, mais, en toute honnêteté, j’en doute bigrement… enfin bref, comme toutes les modes, ça passera aussi vite que c’est arrivé…  le seul  bon côté de tout ce cirque, c’est qu’on arrive à attraper, ici et là, quelques petites bobines très sympathiques. Comme ce Defendor, avec Woody Harrelson, super acteur… lui à chaque fois que je  vois sa tronche, je ne peux m’empêcher de penser à Natural Born Killers (Tueurs Nés), LE film des nineties par excellence ! Mec, c’était typiquement le genre de film qu’on se matait pendant les soirées pluvieuses avec les potes, pack de canettes tièdes, pizz’ surgelées, magazines de hard rock sur la table de salon des remps et c’est parti pour un week end en mode slacking… et cette BO, avec Lard, L7, Rage against the Machine, Nine Inch Nails, Jane’s Addiction, etc… 1994 en force ! Ya pas à dire, le Woody, il sait choisir ses rôles, je suis sûr que c’est un bon gars, du genre en voie d’extinction à Hollywood, je le sens assez rock n roll ce type, un pressentiment…
Bref, ce Defendor, acheté en bureau de tabac, donc direct to video en France bien sûr, m’a agréablement surpris… une petite pépite que je conseille vivement à ceux qui chercheraient un peu de fraîcheur dans le genre… le thème du super héros/zéro dans toute sa splendeur, un mec un peu simplet (retardé mentalement quoi) décide de lutter contre les ripoux de sa ville, flics corrompus, dealers (des pays de l’Est of course), profiteurs du milieu de la  prostitution, etc… bien sûr, le mec n’a pas de supers pouvoirs, juste un bâton en bois et quelques guêpes dans un bocal qu’il lance sur ses adversaires quand ça commence à devenir chaud… il se prend quelques raclées mais ne lâche pas l’affaire, il rencontre une petite nana qui fait le tapin et qui fricote avec les étrons suscités, il se lie d’amitié, en fait une affaire personnelle et  veux remonter jusqu’au sommet de la pyramide du crime pseudo organisé de son bled… un film vraiment bon ! Une petite touche tristouille, un sous texte touchant… Woody Harreslon est perfect, comme d’hab’ serais-je tenté de dire, le reste du casting est à son niveau, c’est hyper bien réalisé, super sensible, bien dosé dans les émotions, bref, j’ai passé un très bon moment à le regarder… Pas vu Kick Ass, balaçné comme ça, ça à l’air d’être un rip off mais que neni, Defendor à sa propre personnalité, le thème n’est pas nouveau certes, mais il est ultra bien traité… Meilleur film du mois !

LE RETOUR DES MORTS VIVANTS 3 : J’ai craqué, je l’ai racheté et je l’ai maté à nouveau… Vu la première fois en 1994 (encore, quelle année !) à sa sortie VHS, le film n’a pas pris une ride (allez, tout juste une patte d’oie autour des yeux)… c’est Brian Yuzna derrière ce chef d’œuvre et je peux aisément dire qu’il fait partie de mes réalisateurs préférés (tableau de chasse exemplaire : Society, Re-Animator II et III, le Dentiste, Faust, c’est pas une filmographie explosive, ça ?)… pour le reste, ce film réussi sur tous les plans, low budget bien entendu, mais super bon esprit, gore, référencé au reste de la saga, et tellement mais alors tellement nineties ! D’ailleurs, un des premiers films où on traite du piercing (pratique alors toute récente et en voie d’explosion chez les jeuuuunes) selon un angle si particulier !!! L’actrice principale est ultra charnelle, hot sausage, bien sûr on voit ses bons gros nibards à plusieurs reprises et sa silhouette à demi nue, c’est toujours agréable, et pour moi c’est gage de qualité… et quand la drôlesse se retrouve morte après un accident de moto avec son petit ami (elle lui caressait la verge pendant qu’il pilotait l’engin, la banane qui durcit, forcément, moment d’inattention, les coconuts en mode surchauffe et boom, enroulés autour d’un pylône… se faire actionner la pompe poilue ou conduire, il faut choisir!).. pas grave, le père du petit ami en question est un éminent chercheur pour l’armée et il est justement en train  de travailler sur un projet top confidentiel, qui permettrait aux morts de se relever (cool pour constituer une armée de soldats ultra solides !)… bon, vous devinez la suite, hein, la nana est ramenée à la vie, et ça va sévèrement déconner ! Splendide, un de mes films de chevet. Le Retour des Mort Vivants (1er du nom) était déjà réussi le dangereux pari de traiter le zombie sous un angle original (farce splatter gore avec bande son bien punk), et même si ce troisième épisode n’évolue pas sur le même terrain (exit l’humour), ça reste un sacré panard… graphique et sanguinolent à souhait, un film qui résume parfaitement l’esprit des nineties et de ses réalisateurs attachants. Fun, extrême et cool à la fois.

MAD MAX II : Racheté à 6,99€ dans une supérette de la culture, pris d’une subite envie de le revoir. Le premier fait partie de mon top 5, tout ce que j’aime, le héros brisé qui accompli sa revanche froidement et implacablement sur l’équipe de motards/charognards qui ont tués sa femme et son fils… sorte de vigilante du futur dans un décor post apocalyptique, chef d’œuvre  ultime du genre, Mel Gibson impérial, ambiance pesante, on sent les personnages au bord de la rupture, à la recherche de ce qui pourrait les sauver –l’essence- mais aussi en quête d’un futur, d’une existence, d’une vie… de l’espoir dans ce tas de gravas et ce paysage de désolation… Violence physique et psychologique omniprésente, et surtout l’Aigle de la Route, au panthéon des bad guys du 7ème Art… viol, pillage, harcèlement, destruction, bref le chaos. Un film qui a très bien vieilli, une bobine intemporelle. Malheureusement, c’est pas le cas du deuxième épisode (et encore moins du 3ème !) qui m’a un peu ennuyé… dans mon souvenir, c’était plus tonique et plus violent… un peu déçu, j’ai lutté pour arriver jusqu’au générique de fin, malgré quelques bonnes scènes et des méchants charismatiques (mais qui auraient pu être encore plus barbares et cruels, palme du casting pour Humungus, le costaud à la tête cuirassée)… pour le reste, tout est moins épais que dans l’original, un side kick un peu relou, le simplet qui se déplace en ULM,  l’enfant hyène dégueulasse (et son boomrang), et une histoire assez light… le ciné bis rital des années 80 qui dégueulait son post-nuke à toutes les sauces doit beaucoup à ce film, doit-on s’agenouiller et le remercier pour cet héritage ? Non, je ne crois pas.
Depuis, Mel Gibson a un peu tourné de la calbombe, option fanatique religieux qui dégaine facilement l’arme d’épaule si le p’tiot Jésus n’est pas respecté ! Vas y Mel, montre nous la paire de boules de pétanque que tu caches sous ton slip kangourou.

FAST TIMES AT RIDGEMONT HIGH :   LE teen du mois! Jamais vu, une première, oui je sais, pourtant un classique… prêté par un pote (yes la coutume de l’échange de DVDs entre potes est une habitude qui ne s’est pas perdu dans ma région), un geste amical et bienvenu ! Tous les ingrédients du teen movie des années 80, avant même que John Hugues ne popularise le genre avec ces chef d’œuvres 16 Candles et Breakfast Club… si vous avez des prédispositions pour le style, plongez sans plus attendre, Fast Times est un film très classe, insouciant, sensible, frais et attachant… personnages bien développés, thèmes adolescents finement abordés : les cours, le prof zarbi, les amourettes, le bal de promo de fin d’année, la fin du lycée, les premiers émois dans le plumard (et le premier jet de yaourt envoyé dans la bicoque à outil près de la piscine sur les nibards de la voisine, yes !), les petits jobs, etc… et l’avortement y est même traité, rare dans un film de ce genre, américain qui plus est ! Plus qu’approuvé ! Bien content de découvrir des films de cette trempe dans le genre, moi qui croyais en avoir fait le tour ! Ah, et on y découvre un Sean Pean en début de carrière, bien avant qu’ils nous les brise en copeaux avec ses rôles de bobos babas (Into the Wild ! beuuuuurk !).
Tiens cadeau, une petite scène extraite du film… au bord de la piscine, la température se réchauffe, attention le petit oiseau va sortir!

Yes les comics, de mon côté aussi, ça reprend sec… faut dire que chaque année j’ai ma période, je recommence à gratter chez les buralistes et les libraires, restant souvent sur mes acquis en la matière… quand je choisis la carte de la nouveauté, c’est souvent pour finir fatigué de la piètre qualité des nouveaux titres… ou alors j’essaie de taper dans mes classiques (ghost rider, spiderman, batman, daredevil, punisher, wolverine) et me retrouve embringué dans des séries sans fin, je déboule au milieu du bal et galère pour vraiment m’immerger dans l’intrigue… donc, je laisse béton… jusqu’à ma prochaine crise où je recommence le même manège… donc là je suis à nouveau dans une période comics, mais j’ai opté pour de nouveaux titres, me disant que je passe peut-être à côté de quelques trucs croustillants… le genre à le vent en poupe, il faut en profiter, les traductions pleuvent, les recueils compilatoires germent sur les étals, bref faut y aller… là, j’éprouve de vraies bonnes sensations avec ce que je me suis envoyé ces dernières semaines, pourvu que ça dure…

THE BOYS (Panini Comics) : j’ai suivi les conseils d’un ex vendeur/conseillé du rayon BD d’un magasin en ville et je lui en suis très reconnaissant… Quand il y a le nom Garth Ennis (Preacher, Judge Dredd, the Punisher) en dessus de couv’, c’est que le quota de la bourrinerie et de gratineries va éclater en mille morceaux. Les super héros sont de gros cons, on le sait tous, ils déconnent à plein tube et se foutent royalement de ce (et ceux) qui les entourent… on ne parlent jamais des dégâts collatéraux de leurs conneries, ceux qui sont laissés sur le carreau après une de leurs interventions (les bâtiments détruits et les victimes qui se trouvaient là au mauvais endroit et au mauvais moment)… le job de l’équipe de THE BOYS, c’est justement de surveiller ce genre de dérapages, et quand un super en pyjama commence à trop disjoncter, de le remettre bien à sa place… super idée, l’esprit des Watchmen est en filigrane, mais ici c’est définitivement plus costaud et moins cérébral… ça part fort avec deux premiers tome magistraux, ça se fatigue avec les tome 3 et 4, et ça revient à un super niveau pour les tomes 5 et 6… j’ai peur que la série s’enfonce un peu, c’est le schéma classique, mais bon pour l’instant, je tiens bon et je serai là pour la suite… Putain, cette fantastique idée de la conspiration ultime : l’attentat du 11 septembre est en fait une intervention de super héros qui aurait dégénérée… ! Arg, que c’est bon !

AMERICAN SPLENDOR « Un jour comme les autres » (Vertigo/Panini Comics) : les aventures quotidiennes du vieux grincheux Harvey Pekar… j’avais vu et adoré le film (sorte de biopic) mais jamais lu une de ses histoires… vraiment pas mal, sans être phénoménal. Le mec se base sur son quotidien à priori assez inintéressant et arrive à le traiter sous un angle captivant… ça se lit bien, mais après THE BOYS, c’est quand même un peu fade. Pas la même substance. C’est quand même dingue que des auteurs comme Pekar soit unanimement plébiscités par la presse culturelle bien pensante, pour des raisons louables certes, mais que d’autres auteurs soit complètement ignorés, notamment dans des trucs purement comics, où on trouve des illustrateurs de folie et des scénaristes déments… c’est une des raisons pour laquelle j’ai du mal à me pâmer devant Pekar et les nouveaux chantres des romans graphiques… c’est good, mais il ne faut pas oublier qu’il y a des mecs ahurissants de l’autre côté du miroir.
La petite phrase d’accroche au dos du livre, véritable philosophie de vie de Pekar, me rassure, peut-être que finalement je ne suis pas seul à être à moitié fou : « Je suis spécial ou il y a, en fait, des tas de gens comme moi, mais ils ne l’avouent pas ? »

KICK ASS (Panini Comics) : bon, je désespère de pouvoir voir le film au ciné, donc plan B, j’achète la version BD qui a inspiré le métrage. Super came, je suis d’accord avec toi. Le premier tome est succulent, le deuxième un poil décevant (on y perd en réalisme, le tandem de la petite fille et de son père casse un peu l’ambiance top geek), mais au final, une bonne lecture et un divertissement optimal. Ca se lit vite, ca se referme comme ça s’est ouvert, pfiouuut, les deux tomes croqués d’un seul coup de canines. Le film a fait un carton sur les écrans, un peu partout visiblement, si ne serait-ce que 0,666% des spectateurs se procurent la version comic, j’aurai à nouveau foi en l’humanité. Pas gagné.

Au rayon zine, le local SLIME ZINE nous offre son deuxième numéro sur un plateau d’argent, la surprise du premier numéro se confirme… supers interviews avec George Hurchalla (qui a écrit le très bon Going Underground, que je viens de finir, j’y reviendrai prochainement), the Barbarellatones (surf goth’) et le daron des punk rockers voyageurs, j’ai nommé Jeff Dahl (un de mes héros), des reviews zik (principalement rock vintage et garage) et ciné (bisserie d’un autre âge, zèderies obscures  et classiques horrifiques) ainsi que quelques reports de concerts (de Chuck Ragan à Pierced Arrows en passant par Hank III).On n’est pas loin de l’esprit Dig It!, en plus ouvert cependant, et moins snobes.  Une érudition rock bien palpable, un engouement de passionné de première bourre et toujours cette esthétique slimesque avec une chouette illustration de couv’que l’on doit, comme d’hab’,  au lyonnais Tom Visual Addiction. Un zine qui a déjà trouvé sa vitesse de croisière en seulement 2 numéros, c’est rare. Du taf proprement fait. Pour le commander : slimefanzine@yahoo.fr
Encore mieux, faites un p’tit tour sur son site :  http://slime.fr/

Thibaut et son petit zine (LA 4ème EQUIPE) continue de peaufiner et surtout de personnaliser sa formule. Je me suis envoyé les 3 derniers numéros en une bouchée, toujours cette fragilité dans le ton, avec des mini reviews, des petites histoires persos bien écrites, des play-lists de nerd, le mini format du zine est bien adapté au délire d’ensemble, le rédacteur semble conserver l’aspect minimaliste et sec de sa prose, c’est bien, ça lui confère un petit côté perso’… dans l’esprit, c’est plutôt pop punk, emo punk et rock mélodique et mélancolique. Pour en savoir plus : laquatriemequipe@gmail.com
Vous pouvez aussi faire un tour sur son blog : http://laquatriemeequipe.blogspot.com/

TORTURE OCULAIRE continue de débroussailler avec les mêmes outils… culture BD et musique de sales gosses (punk rock moderne et affilié), humour bien gras, espièglerie juvénile et délires ubuesques d’ados revanchards. Ca se lit vraiment bien, le sourire en mode narquois, et la plume qui dérape à chaque saut de lignes. Et cette mise en page ! Les mecs ont découvert du gros logiciel, l’ont apprivoisé et nous nargue avec leur zine vraiment bien présenté ! Saligouins (mixe de salauds et de marsouins)! Pour le commander : tortureoculaire@hotmail.fr

Le podcast de Kevin Smith (Smodcast), j’ai essayé, il y a du bon et du moins bon… ça part  un peu trop dans tous les sens, et ce comique ultra grotesque, genre qu’il manie tel un jongleur survolté, ça me tape un peu sur le système nerveux à la longue… mais le personnage est quand même ultra attachant ! Au fait je n’ai toujours pas vu son film « Zack et Miri make a Porn », ça donne quoi ? Le trailer est sympa, faut que je mette la main dessus.

Bon, on finit en beauté avec le nouveau clip (court métrage pourrait-on dire!)  de Dead Pop Club, ils ont sacrément déliré pour habiller en image le titre « Freaks and Geeks » (extrait de leur très bon nouvel album « Home Rage »)… Des références geek par trillions (ciné et zique, bien sûr), et on aperçoit même au détour d’un plan  la couv’ d’un numéro de ton zine Shot Down! Cool.
Toutes ressemblances avec des personnes existantes/ou ayant existés ou des faits réels ne seraient que pure coïncidence, hein!
Dix minutes de bonheur intégral, marrant de plisser les yeux et d’essayer de noter mentalement tous les clins d’œil…

Les derniers achat, en ce moment c’est un peu timide, j’ai le réticule en mode hibernation , mais je vais me rattraper pendant les prochains mois :

Paramore « All we know is falling » (premier album magistral, emo rock fm mais bigrement burné) et « Riot ! » (la suite discographique, toujours aussi dément et encore plus ambitieux). Des albums que j’avais en fichier MP3 depuis quelques mois, grâce à toi en fait, j’ai déniché les disques dans un rayon promo à 6,99€. Ne pas partir avec m’aurait valu l’exécution sur la place publique de mon petit village. Et bon, on a beau dire, l’écartèlement corporel (autrement appellé en language spécialisé : disclocation des membres par cinq chevaux), c’est quand même douloureux. J’ai préféré acheter les deux disques.
Depeche Mode
“Violator” : trouvé dans le même bac, à 4€99. Ce disque m’avait été offert par mon père à sa sortie (en 1990) alors que j’étais à l’hosto pendant une semaine pour une opération de l’appendicite qui avait un peu traînée (à l’époque, ça ne se gérait pas au laser). Ce disque me submerge de bons souvenirs à chaque fois que je l’écoute, période pré ado’… et les hymnes « Policy of Truth » ou encore « Enjoy the Silence » ont marqué notre génération, quoiqu’on en dise… un disque sombre, minimaliste, habité et raffiné, qui a depuis influencé toute la scène electro pop internationale. Malheureusement, serais-je tenté de dire. De la bonne musique pour apprentis CAP Coiffure, oui j’avoue. Heu, là j’me ferais bien une brosse. Avec les cheveux longs au niveau de la nuque, bien entendu.

Ce qui tourne dur, vite et fort dans mon bureau :

The Georgia Satellites « Let it Rock – Best Of »: Dan Baird est un song writer majestueux. Le classic rock, avec accent sudiste, dans toute sa splendeur, quand Chuck Berry et AC/DC entrent en collision, ça fait l’effet d’un coup de massue sur une cuve vide…. Boiiiiing ! Un groupe que je ne me lasse pas d’écouter. Pendant que le monde s’extasie sur Airbourne, moi j’écoute encore mes vieux skeuds de rock sleazy/bluesy… compil’ que la mère Nasty avait racheté à Atlanta, quand nous y étions il y a deux ans… ville dont ils sont d’ailleurs originaires.
Danzig
“ Deth Red Sabaoth” : Dernière livraison du fils des loups… c’est sorti en catimini, il est bien loin le temps des stades qui reprenaient en cœur l’hymne « Mother » ! C’est pas grave, notre manitou à tête de Wolverine est encore en grande forme, il continue son sabbat sonique avec de nouveaux disques tous les 4/5 ans, en demi teinte c’est vrai (comparé à sa grande période sur Def Jam produit par Rick Rubin), mais j’apprécie toujours… rien de nouveau,  hard rock maléfique, down tempo, ténébreux et possédé. L’esprit de Lovecraft est omniprésent ( ya qu’à lire le titre de l’album !) et les fixations démoniaques du père Danzig sont toujours au menu. Sur cet album, il est épaulé une nouvelle fois par son pote Tommy Victor à la guitare.
Prong
« Power of the Damager » : tiens, quand on parle du loup (pas Danzig, hein !)… Tommy Victor (en plus d’être le cerveau de Prong, il a joué dans Ministry et Danzig) a remis son groupe en mode débrousailleuse. Un de mes band préférés, dernier album en date (2008) et pas le moins bon, j’ai été surpris par la qualité de l’ensemble.  Toujours ce crossover de thrash/power metal au son sec et nerveux. De gros riffs qui décapitent et des ambiances dissonantes qui pincent l’épiderme. Ca ne surclasse pas leur mythique « Cleansing » mais ça s’en rapproche, et ça c’est un énorme gage de qualité !
Primal Age
: Reçu en promo, un groupe de Rouen qui commence à avoir une sacré expérience, formé fin 90 (ils apparaissaient d’ailleurs à l’époque sur la première compil’ produite par le label Overcome), séparés quelques années plus tard puis reformés dans la foulée, les gars ne sont pas du genre à baisser la garde facilement. Ils propulsent un hard core fortement métallisé directement hérité des grands noms des nineties… le genre de zique qui se danse en mode ninja dans le pit, les coudes et les genoux balancés dans le plexus du voisin et la paume de la main qui écrase la truffe du straight edge de 15 ans qui pèse 52kgs juste devant la scène, c’est toujours agréable… Tombe le marcel et envoie ta série de pompes avant de démontrer ton style, mouline des bras et balance le buste en fronçant les sourcils, non ce n’est pas un échauffement de l’équipe de javelot du village, c’est la chorégraphie des légionnaires mélomanes qui passent du bon temps face à la scène, la bourrée du coreux!
Si vous frétillez à l’évocation de grands orchestres comme Earth Crisis, All Out War, Integrity, Strife, Merauder (que j’ai vu en concert pour leur tournée promo « Life is Pain » pour la sortie de l’album Master Killer, en 1996), ça va vous faire plaisir… ah, et ils finissent la galette par une reprise de Morning Again, un indice supplémentaire sur la couleur de l’ensemble (groupe de straight edge obèses, ricains of course, option second couteaux qui essayaient de replacer un max de plans honteusement braqués à Slayer dans leurs compos pas terribles). On discerne ici et là quelques plans un peu plus modernes, quelques tics metal core bien dans l’air du temps, ces inévitables riffs subtilisés à la scène death métal plus ou moins mélodique scandinave (de At the Gates à the Haunted on va dire). La prod’ est solide, le jeu hyper précis (excellent batteur), la voix bien énervée, rien de bien nouveau mais l’ensemble est bien envoyé. Un disque que j’ai beaucoup écouté ces derniers jours… idéal à la salle de sport, pendant que la sono crachote une saloperie de truc r’n’b  fomentée par Sky Rock, c’est toujours bon de s’envoyer quelques séances de développés couchés à 100 kgs sous la pression sonique de Primal Age, envoyé à taquet dans le casque de mon I-pod.
Iron Maiden
« Fear of the Dark » « No prayer for the Dying » et « A Matter of life and death » : Que dire de plus sur Iron Maiden? Rien, on en a déjà assez tartiné ! C’est ma musique de l’été, c’est épique, c’est positif, ça donne du peps, du courage et de la force, bref ça tire vers le haut… ils sortent leur nouvel album mi août, je serai au rendez vous !

Là, j’écoute le « Human Touch » de Springsteen… il fait une chaleur… fenêtres grandes ouvertes, treillis coupé aux genoux, les doigts de pieds à l’air… je suis chez ma mère, je bosse sur l’ordi’, je fais une petite pause, j’ai la tête qui menace de partir en miettes… la fête foraine bat son plein sur la place du village, ça fait un raffut de tous les diables, avec le forain qui dégoise ses conneries « vous n’avez pas peur de monter dans le Challenger!« , ça fait environ 5893 fois qu’il gueule ça dans son micro ce soir… putain en plissant les yeux, je me croirais déjà aux States là, sur le balcon je regarde ce bon vieux bled avec toute cette agitation, les gens dans les rues, les lumières dans la nuit, les manèges, les ados qui trainent les rues… moi, j’ai une canette de Coca à la main, accoudé à la rambarde du balcon, les yeux dans le vide… dans ma tête je suis déjà partis, je flippe de me faire emmerder pour mes histoires de Visa longue durée quand je vais atterrir, je suis pas serein, putain j’aime pas être dans cet état là… dans 2 jours, je saurai sur quel pied danser, merde mec, ce voyage c’est un gros truc pour moi…
Bon, le boss, ça me tranquillise toujours autant… en ce moment c’est tendance d’apprécier le gazier, on dirait que tous les punk rockeurs ricains s’achètent une crédibilité populo-prolo-chansonnier et refont (en moins bien) ce que le Bruce fait depuis 30 ans… c’est fatiguant… toujours est-il que le boss n’y est pour rien… tout le monde se paluche sur sa période « Nebraska », quand il déprimait tout seul dans sa cuisine avec sa guitare… moi ce que j’aime c’est quand il dévaste les stades avec ses orchestres géants, des choristes black à chaque coins de la scène, il lève les bras en balançant ses hymnes, en marcel avec des gros bras, cheveux mi longs (à deux doigts de la nuque garnie!) et sa guitare en bandoulière, le drapeau du pays de la liberté qui flotte au son de la grosse caisse dévastatrice… boom tchac boom boom tchac! Born in the usa et tout le tremblement! Ouais, je me vois là, sur mon balcon, à m’époumoner « né en Franche Comtééééé« ! Merde, la vie est belle, quand même…

Je finis sur une citation de Jeffrey Lee Pierce, extraite de la réédition (datant de l’année dernière) de l’album Miami (que tu m’avais copiée il y a presque 10 ans sur une tape, avec Happy Hates me Not de l’autre côté !) :  « I’ve got the Bo Diddley attitude, hey lets make some records, there’s nothing else to do. I just want to have some fun for a while”.

Si c’est trop jazzy, c’est que t’es trop vieux!
- Nasty Samy

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MICKSON – DIMANCHE 11 JUILLET 2010

Hi Ya ! putain fait chaud patron ! les gens sont extatiques, fais péter les Ray Ahn (lire Ray-Ban merci), les tongs (quand même top sexy chez les nanas, mais repoussant chez les matous), des défilés comme au catwalk genre « t’as vu mon string ? », genre du matos à caser dans ta tête, dans le fichier à fantasmes ! Ca pose puissance mille ! Le seul endroit où se réfugier : à la maison, en calbute, à bouquiner en éclusant du Ice Tea, à faire le DJ pour soi tout seul, mater des docs sur les nazis à la télé (sur Arte, c’est une fois par semaine) ! Ou des DVD… à la limite se réfugier dans une salle obscure, bien climatisée, que t’as l’impression d’ouvrir ton freezer quand t’y pénètres… s’isoler des glandus qui font du cruisin’ en décapotable, avec du mauvais rap à fond la sono. L’été ça pue (j’en parlais avec Wize mardi), les gens sont encore plus insupportables que d’hab ! En plus c’est les putains de soldes, c’est complet, n’en jetez plus, je vais vomir. Je rêve d’ours polaires (comme sur la pochette du premier EMPYR) et de pingouins (comme sur la pochette du dernier DILLINGER 4)… à moi les bonnets, les gants, les chaussettes de foot (une grande invention quand ça pèle la chaussette de foot)… vivement l’hiver bordel à cul !

La semaine passée : méga orage, j’en ai dansé une gigue de la victoire comme Joe Hallenbeck après qu’il ait buté Milo… j’ai enfilé un hoodie, j’ai remis mes Dave grolles et je suis allé faire un tour, sous la flotte (des gouttes comme des balles de base-ball mec !), de la bourrasque, des éclairs, du tonnerre, les gens qui cavalent dans tous les sens, qui cherchent un abri… c’était épique, voire Wagnérien… la chevauchée des vaches qui rient… en fait quand je matais cette série sur les chasseurs de tornades sur Discovery (TWISTER, mais en vrai, et sans Helen Hunt, dommage) je me disais que certains gonzes ont un taf génial, exaltant… ils se baladent dans le midwest dans un véhicule blindé, genre le van du A-team mais en mieux, avec des radars doppler, une station météo, une chiée d’ordis… ils scrutent le ciel, matent les nuages qui se déforment, dès que ça dégénère : chauffeur, suivez cette F4 qui est en train d’arracher des toitures de granges, d’envoyer des pylônes dans tous les sens à 250 km/h… et que ça prend des mesures, que ça filme, à quelques encablures d’une fin du monde en réduction… la classe… quelle chaîne géniale, qui permet au moins d’assister à ça confortablement installé… mon rêve : intégrer l’équipe de MYTHBUSTERS (les testeurs de légendes urbaines, vérificateurs de scènes de films, juste pour voir si c’est possible en vrai)… je bosserais avec l’époustouflante Kari Byron… genre « hey, j’ai lu quelque part que d’enfiler deux capotes l’une sur l’autre ça augmentait la probabilité qu’elles se déchirent, on essaie ? C’est pour la science, tu sais bien »…

Bon je digresse de phoque comme d’hab… concert acoustique hein ? Cool. C’est marrant que tu reprennes « die my darling » ! J’avais essayé « where eagles dare », et Dando faisait « skulls » à une époque… c’est vrai que les morceaux des MISFITS fonctionnent bien en acoustique… là j’essaie des trucs de DUFFY (Stephen, pas la AMY WINEHOUSE blonde et sobre)… le mec qui jouait dans LILAC TIME je crois bien… bref j’ai découvert l’existence de ce type parce que LLOYD COLE l’avait emmené pour assurer la première partie de sa tournée 1995 (ou 96 ?)… des perles pop en rafale, finement ciselées, c’était génial… cette soirée : la mégateuf pop ! Avec du gros son… des tubes, des tubes, des tubes ! Tout ce qu’on voulait entendre, de « forest fire » à « lost weekend », « Jennifer in blue », « perfect skin »… énorme, j’en ai des frissons rétrospectifs… et donc, DUFFY et son band juste avant, pas en reste niveau talent de compositeur… avec mon ex on s’était rués sur son album, et c’était de la grosse balle… de la pop de dandy, plus country-club que rade enfumé.

Ouaich comme tu le dis si bien, c’est la période des grosses cochonneries blockbusteriennes, fuck yeah ! Au menu, TWILIGHT III, INCEPTION (ça a l’air chelou mais Lisa veut y aller… et y’a Ellen Page dedans, ah ben moi aussi je veux y aller…), TOY STORY III… pas SHRECK 4 ; j’ai jamais été fan de l’ogre vert. Scénar finot comme les pets qu’il balance dans son bac à fange, de la référence trop facile, c’est un peu de la merde ce truc… pourtant moi, hein, les cartoons en CGI c’est ma came. Mais cette série c’est une des pires. Un premier opus juste honnête, puis une longue descente dans le pénible et le mal troussé. Bon j’ai encore rien vu, pour TWILIGHT j’attends que l’hystérie retombe, et les autres sont pas encore à l’affiche. Ah oui je suis allé voir TOP COPS… sympa, sans plus. Quelques scènes assez marrantes. Pas désagréable. La planète CLERKS a quitté notre système, faut se faire une raison.

ZACK & MIRI ? Ben bien cool, marrant, graveleux et emo à la fois, grosso merdo c’est du SHE’S ALL THAT porn. Ambiance DAWSON CREEK classé X… « mais on ne peut plus dormir dans le même lit, on a grandi, regarde j’ai des seins… »… « gloups…mais si Joey, justement, reste là, please ! »… quelle série cool… Kevin Williamson rules ! Et Pacey, un perso excellent, j’adore le gars Josh Jackson! C’est monsieur Diane Kruger dans la vraie vie, ça va il se démerde pas trop mal… tu vois, jouer dans des trucs style URBAN LEGEND et LES SKULLS ça t’ouvre des portes, et aussi les jambes de Diane Kruger. Pas mal, chapeau bas.

Ouais GRINDHOUSE. Génial ce film. Je pourrais en parler des heures. Pas constipé ce truc ! J’y pensais plus  à cette scène avec la mini-moto… tu te souviens du chien explosé par le camion ??? PETA, mes burnes ! dans les films d’horreur ça craint pour les 30 millions d’amis (les vôtres, pas les miens)… et THE FACULTY, archi-culte pour ma pomme ! Vu le 26/06/1999 ! je m’en souviens parce que le lendemain Jenn accouchait et Lisa foulait pour la première fois cette terre bénie… je me demande des fois si elle a entendu les répliques style « cocktail qui bastonne ! », « fini de taquiner popaul » ou « ta gueule, le vide-ordures… »… argh Jordana Brewster !!! « une sacrée nana plutôt cool quand elle joue pas à la salope de service qui fait chier tout le monde » comme dit Casey ! Et c’est sa cop’s à la fin, salaud de hobbit aux pieds poilus ! Frodon, j’peux pas te Sacquet ! Attends un peu qu’on débarque en la Comté, armés de sabres-laser, ça va trancher du hippie façon bacon ! Sauron ? Un détonateur thermal dans le slip et adios le druide ! Bon je parle pas du slip de Arwen… tu te rends compte, un des seuls films avec Liv Tyler que j’ai refusé de voir, man ! C’est dire si je trouve que c’est de la merde de hibou !

Ah t’as joué au Titty Twister ? Cool, t’as pas vu Satanico ? Ouarf cette scène où elle fout son pied dans la bouche de Quentin ! Petit viceloque ! Il en rêvait le coquin. Un obsédé des pieds, le Tarantino, pire que moi ! Mate-bien le plan avec Juliette Lewis dans la caravane familiale… dans PULP FICTION : Mia Wallace pieds nus, Jules & Vincent qui chantent les louanges des massages de pieds… dans KILL BILL : Beatrix Kiddo sans shoes la plupart du temps + des gros plans (quand elle écrase l’œil de Elle Driver, quand elle réapprend à marcher dans le pussy wagon… )… le crew de meufs dans DEATH PROOF : mini-shorts et pieds nus ! Jungle Julia, quelques secondes avant le crash : le pied qui passe par la fenêtre… j’en passe… c’est pas le pied tout ce merdier ?

Bon sorry j’avais rien compris, je croyais que tu parlais des nanas branchées franges et cerises… bah j’aime bien ce qui est à la mode pour les meufs en ce moment… si t’aimes évaluer rapidos une paire de guiboles, les jeans moulax c’est parfait ! Enfin je parle d’avant cette vague de chaleur, parce que là elles ont rien sur le cul ! C’est comme cette BD de Mattt Konture, des coups de foudre en série, tous les 5 mètres… Belles des champs, huh ? C’est mieux que thons des champs … A poil ? Tu fonces amigo! Sans vêtements OK mais si c’est moi qui les enlève. Ca me fait plus d’effet quand tu participes au déshabillage (ouaich avec les dents, OK)… mais pour le détail qui tue, sexer avec une fille qui porte encore ses Converse et sa robe juste autour de la taille c’est putain de terrible, comme dans un film ! La semi-nudité c’est ultra-sexy je trouve. Tout est dans l’accessoire, des fois… nue, mais avec une flopée de bracelets aux poignets, une chaîne de cheville… ou culotte absente mais en débardeur trois tailles trop petites… un tattoo bien placé… j’ai besoin de me surchauffer le mental. Le cul c’est pas mal dans la tête aussi. La puissance de l’esprit dude ! l’imagination au pouvoir comme beuglaient ces blaireaux en 68 ! Le nombre de fois où j’ai fait l’amour avec Rosario Dawson ou Sarah Chalke ! Mais shhhhh c’est un secret… pour en terminer (provisoirement) avec le sujet, les jolies meufs  à vélo quand il fait 35 degrés, whoa ! Légèrement penchées en avant, les mains sur le guidon, pour peu qu’elles soient vêtues d’un spaghetti aux bretelles tombantes ou d’une robe décolletée… c’est le jeton garanti. C’est beau ! La Joconde ? Le Taj Mahal ? La grande pyramide de Khéops ? Moui. Mais une belle fille juchée sur son bike en été : c’est l’ultime trip esthétique sur cette planète de merde.

Paris Hilton dans LA MAISON DE CIRE ? Ja Ja mein kolonel ! J’adhère à fond! Ce film est une petite douceur, une friandise, formaté, bien foutu, juste sanguinolent comme il faut. Et la mère Paris, elle me fait rire… ça me soûle d’entendre les gens lui râler dessus… pintade inutile, bla bla bla… c’est son blé, elle en fait ce qu’elle veut… tout le monde ferait pareil… franchement vous touchez le pactole, vous faites quoi ? Distribution de rouleaux de talbins aux SDF ? Elle, elle achète un t-shirt RAMONES pour son clébard ! C’est- y pas mignon ? Et si ça en fait chier certains eh ben tant mieux !!!

Perso j’avoue tout de même une préférence pour Elisha Cuthbert… même avec un doigt en moins, sectionné tranquillement à la pince coupante. Elle a une de ces frimousses de coquine ! Et ça va, elle, elle mange à la cantine ! Ses fesses c’est pas le modèle pince à linge pour catwalk, supermodel nourri à la salade/yaourt nature, genoux à rotules apparentes, côtes saillantes style xylophone… le trip Dachau, sous les flashes qui crépitent ! Nan, Elisha t’as envie de croquer dedans ! Ca y est j’ai envie de me retaper ce film !!!

Tiens en parlant de bimbos, t’as vu, pas de Megan Fox dans TRANSFORMERS 3… la rumeur prétend que Michael Bay l’a virée parce qu’elle avait trop maigri… merde alors. Elle est remplacée par un top je crois, Rosie jsaispluqui. Pas Rosie O’Donnell hein ! Bon c’est pas ça qui va m’empêcher d’aller le voir… putain y’a Malkovich qui joue dedans. Les ricains ont pas peur de varier leurs filmographies, c’est hyper-cool… les mecs jouent du Shakespeare sur les planches et ils jouent dans les blockbusters… regarde John Turturro… c’est pareil… ici c’est pas le même trip… tu fais de l’art ou tu fais du blé… gagner du fric c’est mal… on fait tout pour la beauté du geste alors ? Comme c’est noble. Et con ! Dans la « scène » (putain je déteste ce mot) c’est pareil… les groupes se font taper sur les doigts parce qu’ils vendent des T-shirts… des badges… boo hoo c’est pas punk… ouais c’est vrai quand tu joues dans un groupe, l’essence c’est gratos, la bouffe c’est offert, la tête d’ampli c’est cadeau… nan je joue pas dans un groupe mais j’ai assisté tellement de fois à ce cirque…

Ouais le AB FEST… l’idée est à vendre ! Et déposée, alors n’essayez même pas, vous qui avez l’imagination en torche.
Les rires enregistrés à la Benny Hill ! C’est marrant y’a un épisode de SCRUBS où ils jouent avec ça justement, tout est caricaturé, et formaté, jusqu’aux rires enregistrés…
Oah ces paroles ! Cassoulet tu dis ? Carrément, parfait, nickel, raccord ! Ca ferait chialer Léo Ferré de honte ! d’ailleurs quand j’étais petit et que je voyais sa bobine au poète-poète j’avais les boules, avec sa face de sphynx parcheminé ! Maintenant c’est juste quand j’entends une de ses chansons mais pas de panique ça n’arrive jamais ! faites pas chier avec les poètes anars, et plus de MUSCLES SVP !!! Le bon goût français, l’essence même de ce qui fait que notre beau pays reste une des destinations préférées des terriens ! Apéros fesse-bouc à base de gros rouge, de sauciflard et autres sous-produits porcins ! C’est trop la classe.

Ben moi j’ai pas vu de concert depuis… je sais même plus. Pour maintenant j’attends la rentrée…

DOWN BY LAW. Trop bien. Moi aussi mes préférés c’est les deux premiers albums. Des mélodies, voix extramidable, pas de patrickfioritures. Jamais vus sur une scène ceux-là, mais  c’est jamais trop tard, en ces temps ou les reformations vont bon train, j’ai vu que GUIDED BY VOICES allaient rejouer aussi. Ben merde alors. S’ils viennent dans le coin je me démerderai pour y aller. Si t’es à Vegas les 2-3 oct, ils y seront, dans le cadre d’un fest Matador ! Avec FUCKED UP, caramba ! Et CAT POWER! De toute façon la set-list ça sera du tube en rafale, à la chaîne, comme à l’usine ! Ouais le pop-punk c’est bien protéiforme comme bidule, l’autre fois j’avais ressorti BIG DRILL CAR, ça passe toujours aussi bien… et les DOUGHBOYS… même si je confesse une préférence pour l’école NEW FOUND GLORY, justement : moins punk et plus pop !!! de toute façon c’est la période idéale pour jouer au David Guetta de salon, sans foule en délire, juste pour se faire plaisir, on jongle avec les disques, tant que ça pompe sur la stéréo on inspecte les piles, on retrouve des trucs pas écoutés depuis des mois, voire plus… l’autre fois je me suis réécouté quelques morceaux du premier DEAD KENNEDYS… les mêmes morceaux qui me faisaient tripper au collège : « forward to death », « funland at the beach », la bizarrerie « ill in the head » avec ses guitares noisy bien en avance sur l’horaire et l’inénarrable « holiday in Cambodia », avec son intro qui fait flipper ! Mince faudrait aussi que je regoûte à « plastic surgery disasters »… trop de trucs dude ! Pas assez de temps.
Ajoute à ça tout ce qui continue de tomber, la vache c’est le bordel, comment on fait ? J’ai même pas essayé encore l’école de médecine Guantanamaise à Jello… des fois j’ai l’impression d’être batteur des Cubs, prêt à l’action sur mon monticule, et c’est pas une balle qu’on m’envoie mais une rafale façon M-16 ! Donc j’en renvoie quelques unes, et j’en loupe plein d’autres… les distros, price minister, les trucs promo, les cash converters, les téléchargements, les myspace des groupes, les trucs qu’on m’envoie par fichier joint, DEEZER, Wormee… des trucs à écouter tout de suite, les trucs qu’on met de côté, qu’on oublie, qu’on retrouve par accident… j’aime bien être un peu submergé ! Des provisions pour l’hiver !

Bon niveau films en DVD je suis à la rue… j’en mate très peu en ce moment, j’ai pas le temps. Je crois bien que le dernier que je me suis tapé ça devait être X MEN 3, que j’avais jamais vu… il est bien cool. Mieux que le 2, bourré d’action… avec ma chouchoute Ellen Page en Kitty Pride. Ah ah l’affrontement avec Vinnie Jones ! La gueule dans le mur ! Par contre le WOLVERINE est tout pourri, j’étais allé le voir en salle, ayouye ! Quelle bouse. Mais ça va la trilogie X MEN ça le fait, c’est pas le truc qui va te scotcher mais ça fait de l’effet quand même.

Ah si je me suis refait le STAR TREK aussi ! Celui de JJ Abrams hein… alors là putain j’entre à l’académie direct ! Spectacle total. Réussi à fond la caisse. Personnages charismatiques. Du Fun, de l’action !  Winona Ryder qui fait la mère de Spock la vacca le coup de vieux ! Merdouille ! Mon actrice préférée des années 90 ! je matais TOUT ce que je pouvais voir de cette nana. Je faisais chier le grossiste vidéo pour lui soutirer des machins comme WELCOME HOME ROXY CHARMICHAEL… avec Jeff Daniels (un de mes héros des années 90 aussi, mais pour d’autres raisons)… son rôle dans NIGHT ON EARTH du père Jarmusch = une chauffeuse de taxi qui veut passer son diplôme de mécano, qui charge une casting-director (Gena Rowlands) à la recherche d’une actrice, c’est la galère pour sa pomme, elle trouve pas, jusqu’au moment où elle se rend compte que sa driveuse est parfaite pour le rôle… elle lui propose le taf, mais Winona elle s’en branle, elle veut devenir mécano, merde ! faut la voir, la clope au bec, la casquette retournée, workshirt, avec ses grands yeux de chat ! Une meuf que j’ai découverte (comme tout le monde je pense) dans BEETLEJUICE.

Fuck je suis reparti sur un autre chemin (trek !), sorry ! Donc STAR TREK. Génial. Je me suis tapé les commentaires parce que dès que JJ est là, c’est toujours intéressant… putain le mec il est exalté ! A bloc ! Ca fait plaisir à voir… il cavale partout, montre aux gens comment il ferait (toujours respectueux en plus, définitivement un bon gars je pense), il est partout à la fois, il ubiquite vachement le mec ! A moins qu’il se soit fait cloner ? Vu le nombre de projets qu’il a dans le sac ! Ah oui quand il montre son trick de la shaky cam ! Pour faire plus réaliste, dans le scènes d’action, le JJ se me à côté du caméraman et il secoue la bécane comme un damné… effet bœuf, facture : $ 00 ! Il l’utilise tout le temps, c’est son trick perso !!! Ouais donc pour moi qui suis pas un trekkie pour un rond, cette version est énorme, réactualisée et tout. Pas du tout dans le trip connards en pyjama, bavard et ridicule. D’ailleurs les scénaristes le disent eux-mêmes, ils ont voulu électro-choquer les séries/films précédents (sous-entendu : c’est chiant à crever !), traiter ça à la STAR WARS ! Ah ah ! Blasphème pour les fans HC de STAR TREK ! A base d’empoignades épiques comme dans FANBOYS (avec Kristen Bell en brune… ) Trop marrant.

LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS III ! avec Mindy Clarke* ! Déguisée en sapin de Noël, avec des bouts de verre énormes plantés dans la viande ! Ouaip Brian Yuzna devrait être notre ministre de la culture si ce monde tournait dans le bon sens… quoi, il est ricain ? Et alors ?
Chouette boulot, ça, ministre de la culture, ça me tente bien. Tu vas voir quand je serai dans le fauteuil… va y a voir du sport. Si vous êtes dans le trip danse moderne qui se roule par terre, ou théâtre sans décors (le rideau noir : chic et pas cher), sans histoires, avec des mecs nippés de hardes qui vagissent, si vous détruisez à la sauce moderne les œuvres du barde ou de tout autre auteur classique (fastoche c’est dans le domaine public… ça coûte rien)… vos subventions ? Finito ! Do It Yourself ! Montez vos troupes, vos spectacles, mais faites chauffer VOTRE carte bleue ! L’art entretenu par l’Etat ? A pu, fini ! Vous avez pas de salle ? Rien à foutre ! Quand on veut on peut… je pourrais faire des trucs débiles mais en toute légitimité… Jeff Koons à Versailles ? Ben moi je fais Versailles chez Jeff Koons ! Pousse ta gazinière Jeff, on doit faire entrer ce lit à baldaquin… la galerie des glaces, sponsorisée par Ben & Jerry’s ! Je livre les colonnes de Buren aux graffeurs de la capitale… allez les mecs, éclatez vous ! Christo emballe le stade de France, un soir de match, mais avec les spectateurs dedans… régulation des prix du marché de l’art = Le Van Gogh au prix d’un Mac Mini, le Warhol au prix d’un Levi’s 501, le Mark Ryden au prix d’un sandwich au Subway. Merde moi aussi je veux un Basquiat dans le salon, même si j’ai pas le compte en banque de Lars Ulrich !Tu vois, c’est concept ! On va bien se marrer.
*Julie Cooper dans The OC, dans un style différent ! Riche, machiavélique et méprisante.

Sinon vu le thermomètre mucho caliente en ce moment (« a question of temperature« , comme le chantent les LORDS OF THE NEW CHURCH…) je reste affalé dans le canapé avec de la presse en pognes, ROCK ONE, GEEK, CLARK, VICE… le dernier LET’S MOTIV…
Je viens de terminer « zombies » de Bret Easton Ellis mais j’en parlerai plus tard… je me suis payé le dernier Mo Hayder aussi, du book pour l’été !

Niveau comics je me suis offert le volume 2 de SCOTT PILGRIM. Toujours aussi cool. Les dessins sont mortels. L’histoire aussi. Scott va devoir se battre avec l’ ex #2 de Ramona. Et Knives Chau est vénère parce qu’il l’a plantée pour une nana « à gros cul » (jalousie féminine, Ramona n’a pas du tout un gros cul…), et voilà qu’apparaît un groupe qui fait de l’ombre à celui de Scott… quel foutoir !

Nouvelle lubie aussi : je me rachète des MICKEY PARADE ! le truc c’est de retrouver ceux que je lisais quand j’étais petit. J’aimerais bien choper celui avec l’histoire du gant de Cagliostro… Je traque ça sur Price, ou dans les bouquineries… toujours troué de voir le prix des vieux numéros… putain dès que c’est un peu vieux maintenant, la côte grimpe ! Même pour des comics de kids !

Sinon je vais me faire piloter par les clerks  chez Astro City, parce que je suis un peu paumé là… ils connaîssent mes goûts, il savent ce qui me satellise, c’est cool, ça facilite les choses ! J’essaierais bien MARVEL ZOMBIES…
En tout cas THE BOYS ça a l’air cool ; je vais aller m’informer là dessus un peu plus en profondeur !

Ouaich Buen m’a envoyé le SLIME #2… bien cool, j’y connais rien à 90% mais justement ! C’est là que c’est intéressant, découvrir, te faire attirer l’attention… ouais exact ! Dans le même créneau que DIG IT! mais pas ce côté secte dégueulasse de gardiens du temple, propriété privée, mot de passe SVP ! Dès que ça fait trop crew/société secrète : bonsoir msieu-dames !
Et j’adore les papiers de Guy Lux ! Le sleaze/glam ça me chatouille toujours autant. Quand je lis ses articles j’ai envie de ressortir mes CDs des MANIC STREET PREACHERS, des REVOLVERS et de FASTER PUSSYCAT… ça marche à chaque fois !

A part ça j’ai un peu de taf, je dois finir des trucs pour la pochette du OVER THE STARS (release : 11/09), la couve du prochain REST… je vais faire un truc qui ressemble à mes dessins des 90’s avec plein de détails partout, à l’époque où mes références absolues c’était Savage Pencil mixé avec Pierre Ouin… j’ai proposé à Thierry de faire un A3, ça fera une « fresque » foutraque, à la Geoff Darrow (toutes proportions gardées)… bon j’ai un peu de temps devant moi pour exécuter ce boulot… un truc avec des œufs pourris quoi… ça met sur la piste…Vraiment un zine génial REST. Pas ma tambouille en général mais c’est pas grave, encore une fois c’est le but, que t’ailles voir dans des contrées où t’es pas encore allé !

Question zique :

AUDIO KARATE « lady melody » : De la pop-punk de chicanos, avec un côté emo tendu à mort, un chanteur à la voix râpeuse à souhait, c’est gigantesque, et sur Kung Fu records…
DEAD POP CLUB
« home rage » : Quatrième album, vraiment cool, WEEZER sur le ring avec QUICKSAND : match nul, égalité.
MALADROIT
: Le EP 3 titres, punk mélo, rentre dedans, geignard ; en français, en anglais… cool as fuck. Avec un morceau emo tiens… c’est pas beau ça ?
GUERILLA POUBELLE
: Un mix que je me suis concocté tout seul comme un grand, mon best of perso, avec mes morceaux fétiches : « la révolution pour les lâches », « demain il pleut », « tapis roulant », « c’est pas si simple », « j’ai perdu mes mains », « Auschwitz version Disney »… mon teenage angst persistant, mis en musique en trois accords percutants.
NORMA JEAN
« meridional » : Attention chef d’œuvre, toujours plus fort, toujours plus fou, le metalcore ça m’aide à vivre !!!
ADMIRAL’S ARMS
« stories are told » : Metalcore toujours, groupe genial, compos de oufs, son qui tue… de la grosse balle !
ROLO TOMASSI
« cosmology » : Comment halluciner sans psychotropes! Et c’est complètement légal !!!
ASH
« free all angels » : Mon album préféré de ASH. Le premier avec la délicieuse Charlotte Hatherley à la guitare. Quand j’écrirai des morceaux comme « shining light », je m’appellerai moi-même monsieur. Brûle bébé brûle !
NINE ELEVEN
« city of quartz » : HC moderne, tonitruant, décomplexé et inventif, avec des bouts de trucs noisy dedans, ça dégomme !
METALLICA
« death magnetic » : Touffu et agressif, ça tue. J’ai vu cette video avec les bombardiers, la guerre bactériologique… bam, j’ai acheté le skeud !

Les dernières découvertes :
TIGER LILLY
: Pop chaleureuse et envoûtante, entre ALANIS MORISSETTE et EVERYTHING BUT THE GIRL… le nom m’a titillé et mis sur la piste : PETER PAN 4 LIFE !
www.myspace.com/tigerlillyoriginaluk

AT LAST YOU CAN FALL
: Pop-punk/happy HC de Lyon, avec chanteuse, trop bien!
www.myspace.com/atlastyoucanfall

Bon allez zou, je m’en vais jazzer ailleurs !
Ouiii une citation, pour conclure, ça fait smart ! Encore Veronica Mars… à toi, bébé : “It’s all fun and games ’till one of you gets my foot up your ass

BISES!
mickson

JAZZ MAHYEM n°6 – Dimanche 13 Juin 2010

NASTY SAMY – DIMANCHE 13 JUIN 2010

Hey Miiiike!!? De retour à Jazzcity… j’étais en plein bouclage du nouveau Megazine Everyday is Like Sunday, énorme encyclopédie de jazz plus ou moins moderne qui a monopolisé tout mon temps libre ces derniers temps… ça y est, il est chez l’imprimeur, je suis à nouveau  l’homme libre que j’ai toujours été, et un jazzophile comblé, cela va sans dire…
Pas mal de trucs à balancer sur ces dernières semaines… Beaucoup de disques écoutés, de zines lus, et j’ai remis mon groin dans ma dvdthèque, ça fait du bien… bref, éruption de jazz par tous les orifices. Gare aux hémorroïdes.
Alors, on en était où ?

Yep ton split EP avec les deux drôles de the Vein Shot, cool ! J’en ai fait une review dans le Megazine #4… j’espère que tu nous concoctes une petite suite discographique, hein? Au fait, j’ai l’honneur de t’annoncer que tu occupes 18 pages dans mon zine ! Paye ton monopole ! Entre ton interview et l’extrait de ta colonne « Memories are Made of this », ça bombarde fort…

En parlant de gig acoustique, avec la miss Nasty, on est en train de rebosser sur le set de Teenage Mixtape, des covers à gogos… c’est très fun… en plus, on a invité un deuxième guitariste, l’amigo Julien,  à se joindre à notre délire… on s’éclate ! On va faire 1 gig peinard dans le tattoo shop de mon pote Jean Sé (Powerderm Ink), juste avant de monter dans l’avion, début Juillet… On a une vingtaine de reprises, ça quadrille large, de Dramarama à Cheap Trick, de Descendents à PJ Harvey, de Ricky Warwick à Steve Earl, et même du Creedence Water Revival et du Paul Westerberg… ça détend les doigts et ça nous fait sourire ! Les beaux jours se sont enfin installés dans nos montagnes, ça correspond bien au mood ambiant…. T-shirts manches coupées et folk pop punk rock, sweeeeet ! Pt’et’ qu’un jour on pourra se faire un petit concert ensemble !?

On parlait de Predator aussi.. ya troisième volet dans la marmite, non ? Predators ??!! Ils sont plusieurs, c’est ça ? Je viens de mater le trailer et ma foi ça m’a l’air plus que correct… T’en sais un peu plus ?

En ce qui concerne le look des meufs… je t’avoue ne rien y comprendre… là depuis deux ans, elles ont toutes, je dis bien absolument TOUTES la même coupe de cheveux, mi longs et raie sur le côté avec une mèche à la con au milieu du visage… habillée comme leurs mères, leurs vieilles tantes, ou leurs grand mères… genre yéyé ou truc du genre, craignos le look… fûtes serrés (beaucoup trop par rapport à leur silhouette disgracieuses) et bottines en cuir (encore un effort et ça finira en camarguaises !) et putain de merde, cette mode des chemises à carreaux, incroyable ! Je serais presque à la mode avec mes chemises achetées à l’époque sur le catalogue des 3 Suisses ou de la Redoute… Quand je suis dans la rue, je regarde tous ces gens, qui essaient de se ressembler et de se singer, je me demande ce qu’ils cherchent au final… acheter des fringues, aller chez le coupe-tifs et user de tous les stratagèmes possible pour qu’on ne les voit pas, se cacher dans la masse, se fondre dans la tourbe, baisser la tête quand il faudrait la relever et faire du bruit quand il faudrait qu’ils se taisent… des lâches et des peureux, aucune personnalité, des goûts de chiottes et l’impossibilité d’assumer leurs envies, leur folie et leurs actes … l’être humain est une bestiole qui mérite d’être enfermée dans une cage de laboratoire. Avec des barreaux électrifiés.
Chez les mecs, pareil, mais en pire, t-shirts bleus clairs ou roses, mini crête agaçante (le fantasme du footballeur de division d’honneur qui voudrait ressembler à ses héros multimillionnaires), diamant dans les oreilles, petit collier en guise de barbichette et tête de poupard mal torché qui a négligé ses poussées d’acné… On dirait que les gros beaufs ont envie qu’on décèle leur part de féminité caché dans leurs bourrelets… de gros sacs à merde qui s’habillent comme des tarlas… pardon my french, Mike, mais porter un t-shirt rose en taille S alors qu’on pèse 91 kgs et qu’on a un visage avec des traits aussi fin qu’un gueule de marcassin, là ça ma dégoûte…
Du coup j’essaie de me rappeler des modes quand j’étais au bahut, et j’ai l’impression que c’était quand même moins standardisé. Les « sportifs » mettaient des survêtements, les hardos des vestes en jeans patchées, les grungy des pantalons attaqués au cutter et quelques gars un peu plus motivés donnaient dans le look caricatural punk (sac à patate en guise de nippes, épingles à nourrices dans les oreilles et crêtes taillées approximativement).
A cette époque, la mode chez moi et mes potes, c’était un peu un mélange de tout ça, garde robe hasardeuse et quand même assez flemmarde : treillis (camouflage urbain), t-shirt de groupes de metal ou de hardcore bovin (mon quarté gagnant : Kreator ‘Coma of Soul’, Entombed ‘Left hand Path’, Biohazard –le logo- et Sepultura ‘Chaos AD’), chemises à carreaux et baskets achetées à la supérette du coin…. J’adorais les Reebook ‘Pump’, avec les languettes gonflables, complètement extraordinaire le concept, mi montantes, couleur bordeaux et noir… ma mère beaucoup moins, vu le prix que ça coûtait (600 francs, je parle en nouveaux francs, hein !)… j’en ai eu qu’une seule paire, que je me suis fait chourer à l’internat… dégouté… la paire suivante, je l’ai acheté à Intermarché, et comme tu peux le deviner y avait pas marqué Reebok sur la languette…  je n’ai jamais plus remis mes petits pieds (je chausse du 45 quand même !) dans une paire de ‘Pump’ ; tiens, je suis sûr que ça va revenir à fond ce modèle, vu la mode sur les années 80/90 et le délire geek qui semble contaminer tout le monde… ça me rappelle qu’un bon pote à moi s’était fait lui-même ses PUMP, sauf que sa marque de pompes c’était des KENDO… de vulgaires baskets de base à 50 balles, achetées à la Coop du village… sauf qu’il les avaient « kité » en quelque sorte… un coup de cutter dans la semelle, il avait enfilé quelques boulettes de papiers colorées au marqueur fluo jaune orange et voilà le travail, paye tes KENDO de compet’ ! Bon en sport, ça ne l’empêchait pas d’être très loin de la moyenne et de se traîner avec les dernières larves au cross du lycée… arf arf arf… ce bon vieux Julien, un sacré zigue… des groles de sport home made ridicules mais le premier t-shirt ‘Vulgar Display of Power’ de Pantera aperçu dans mon bled, champion !
Bon là, du coup, je ne me fais plus chier, je porte des baskets toute l’année, je ne peux plus supporter les Converses (enfin, mes voûtes plantaires ne peuvent plus les supporter !), je tape dans la running shoes top confort… Nike, Reebok… c’est pas très beau mais qu’est-ce qu’on est bien là dedans…. j’essuie les quolibets d’un revers de main… Je marche beaucoup et je suis toujours debout, il me faut des putains de chaussons de course…. Une fois ce genre de godillots chaussés, impossible de revenir à la godasse rock n roll de base… les godasses en toiles, c’est pour les jardiniers !

LIT ? « Toujours cette rafale de tubes pop-punk FM, mais joués avec la puissance de feu de SLAYER… le carnage ! ». Wow, tu me fais envie… faut que je me penche sur ce band… je te retiens au jus pour te dire ce que j’en pense, direction sur le myspace du groupe.

Alors moi les fest’de zique, c’est hors de question… j’ai donné quand j’étais plus jeune, mais là impossible… pour moi ça ressemble à un enclos géant avec des animaux parqués à l’intérieur. Résultat, je ne met jamais un pied dans ce genre de foire, trop tenté de casser des nez et des genoux avec un marteau ; de plus, le son en plein air est bien souvent catastrophique… galère pour bouffer, pénible pour boire, lourdingue pour aller aux chiottes, encerclés par des veaux, la dignité de l’être humain à son état minimal… non, hors de question, cette promiscuité est pour moi tout simplement impensable… déjà que les concerts en salle ou en bar, j’ai beaucoup de mal…

Alors, continuons notre rétrospective de cette grande firme du divertissement qu’était AB Productions… il y avait la plantureuse Ilgueugueu (orthographe très incertaine !), te souviens-tu ? Une soit disant suédoise aux longues jambes avec un accent à couper à la scie sauteuse…Une extra terrestre qui avait atterri chez les Musclés, je crois bien, c’était ça le gimmick… toujours en mini jupe couleur gris métallisé (pour bien nous faire comprendre qu’elle venait de l’espace, ou tout simplement qu’elle avait une belle carrosserie !), nibards pas mal (« petits mais fermes! » me glisse Framboisier au creux de l’oreille, coquin va!), cambrure parfaite, faciès largement acceptable, et la faculté de désintégrer les élastiques de caleçon pour homme d’un seul regard…

« Les Filles d’à Côté » étaient aussi bien brulantes… smoking hot, comme on dit chez nos amis du pays de la liberté… quadras complètement nymphos, toujours habillées du strict minimum, du genre assises sur le canapé en faisant le grand écart en te souriant du coin du bec avec l’œil malicieux, et of course un décolleté d’une profondeur abyssale… moi, à 16 piges, la trentenaire/quadra’ bien roulée, c’était mon idéal féminin… genre tu reluques la mère de tes potes, ni  vu ni connu, et t’as envie de palper la marchandise… et les voisines d’en face, enfin les filles d’â côté, elles m’excitaient et pas qu’un peu ! C’est d’ailleurs dans cette série qu’il y avait le bodybuilder Gérard, plieur de serviettes professionnel, les noix moulées dans un petit short serré et des bras comme j’ai des cuisses… et Madame Bellefeuille, cette grosse dame à tête de morse constipé !!! Putain, la galerie de personnages azimutés, t’imagines faire partie des scénaristes de ces séries ? Tout est permis, débilité maximale et dérapage sur plaque de verglas de la bonne morale, allez on se lâche, et à une horaire qui permettra à toute une génération de devenir au choix, soit à moitié pervers ou pire complètement  crétin ! Merci AB !

Seconde B ? Alors là, aucun souvenir… moi j’étais en Seconde 4, promotion 1992-1993…

Pas mal de films ces dernières semaines, en format DVD :

HALLOWEEN II de Rob Zombie : Pas de sortie ciné pour cette bobine et c’est dommage, directos sur les étals  des buralistes, allez hop… achat obligatoire, pour une petite session home cinema un samedi soir, on se soigne comme on peut… j’ai bien aimé, c’est bourrin, il y a une bonne ambiance, la réalisation est très solide… jamais ennuyeux, un flick qui assume son rôle, très divertissant, avec le quota de giclettes de sang et de mises à mort brutales… le jeune Myers s’est transformé en géant à barbe, ça peut étonner au premier abord mais on s’y fait, toujours masqué mais cette fois plus proche de Jason Voorhees que de Damien, l’enfant diabolique… Quand il se met à jouer avec son poignard, il y met du cœur et on l’encourage à s’acharner contre ces frêles créatures humaines… Une autre perspective du classique de Carpenter, moderne à donf’ et ultra graphique, ça me va. Le meilleur film de Rob Zombie, à mon humble avis. Il y a toujours quelques faiblesses au niveau de l’écriture, une constante chez Zombie, mais pour le remake d’une séquelle, hein, on ne va pas faire la fine bouche…

Du coup ça m’a donné envie de regarder le Halloween II original qui traînait sur une de mes étagères… c’est bien ça, quand un remake donne envie de voir l’original ? C’est que la cible a été transpercée, non ? Le père Carpenter est à la production et à l’écriture, par contre il a passé la main pour la réalisation, et ça se sent… marrant de voir les éléments qu’a gardé Rob Zombie et ce qu’il a transformé… le (maigre) matériel de base est quand même bien respecté… pour le reste, cette suite est vraiment cheap et très avare en violence… rythme lent, montage à l’ancienne, acteurs au rabais. Les années 80s ont posé leurs griffes sur ce film et laissé de sacrées marques rougeâtres, on ne peut pas le nier. Très loin de la force de frappe du nouveau remake (et bien sûr de la classe de l’original), Halloween II pèche par un manque  d’action et de violence… ça ressemble davantage à une série TV estampillée M6. La scène dans le bain bouillonnant est quand même bien cool… après une petite séance de massage des trompes de Fallope par son collègue de boulot, une jeune infirmière se fait surprendre  par l’ami Mike, il reluque vingt secondes, le bain bouillonnant devient bain brûlant, puis bain d’huile option friteuse d’un Kebap mal famé, le visage de la donzelle à poil immergée dans la flotte bouillante, et vas y que je te fais ricocher la tronche contre la baignoire en metal, lambeaux de peau cloquée et brûlures au 666ème degré… c’est bon pour l’acné, y paraît !
D’ailleurs je me rends compte que je ne suis pas un gros connaisseur de la série, à part le premier bien sûr et peut-être deux autres suites anecdotiques sorties dans le courant des 80s (et bien sûr les deux essais plus modernes de Rob Zombie)… faudrait bien que je me remette à jour en me matant la totale… on m’a dit que le III était classe, tu l’as vu?

J’évoquais Jason Voorhees… parfait pour la transition puisque je me suis envoyé HIS NAME WAS JASON (les 30 ans de Vendredi 13),  film très complet sur toute la saga de l’obsédé de la machette et de son épopée sanglante. Interviews des réalisateurs, acteurs, cascadeurs, maquilleurs et bien sûr bon nombre de séquences gratinées extraites de tous ces chef d’œuvres. En ces temps de remakes frileux et de séquelles anecdotiques, un excellent moyen de se remettre dans l’ambiance et de constater que cette flopée de Vendredi 13 est avant tout une série extra fun et hautement jouissive pour qui aime les démembrements et les sévices corporels très douloureux. Une heure trente d’anecdotes salées et de détails sympathiques sur les coulisses de toute la tripotée de films, devenus cultes malgré eux, qui ont bâti la légende de ce bourreau iconique, éradicateur d’adolescents désormais passé dans l’histoire des films de genre. Présenté par Tom Savini himself, complètement décontracté et bien à l’aise dans son rôle de maître de cérémonie, His Name Was Jason nous donne envie de replonger la tronche la première dans cet univers impitoyable où l’ado’ volage lambda se fait pulvériser la cage thoracique et arracher l’épine dorsale à longueur de bobines. Ouch, que c’est bon !… J’en profite pour dire que j’avais vraiment aimé le dernier épisode en date, faux remake et vraie suite, crétin et bourinos, mais très respectueux de l’ensemble de la franchise… des paires de nibards siliconées en veux tu en voilà, un scénar’ réduit au plus simple apparat, et Jason (plus massif et physique que jamais) qui met vraiment cœur à l’ouvrage dans sa quête de l’annihilation pure et simple de la race inférieure des jouvenceaux hydrocéphales.

LEPRECHAUN 5 (la Malédiction), un chef d’œuvre… avec Ice T ! C’est ce qui m’a poussé à l’achat ! Avec un casting exclusivement black, une peu comme dans le Cosby Show, quoi! Complètement Barge ! Ambiance guetto et gangsta rap attitude, avec notre petit lutin irlandais qui se donne à fond dans le hood ! Il y va même de son p’tit rap syndical en fin de bobine, un grand moment de musique comme tu peux t’en douter… Et il y a même Coolio qui nous fait une petite apparition dont il a le secret… Du grand art, 1h25 de n’importe quoi absolu, avec une connerie ambiante bien pesante, lourde, opaque et bien profonde, option humour ras le gazon et script sans queue ni tête à la clef…  sans oublier la pincée de gore bien cheapos qui fait le charme de cette série de fin de catalogue… Tout est permis, même de souffler dans une flûte magique (dérobée au Leprechaun) qui te permet de faire ce que tu veux et d’avoir ce que tu désires (c’est l’idée lumineuse du film!!!).  Une preuve supplémentaire de la grosse coolitude du père Ice T qui n’hésite pas à jouer avec son image de bad boy et de concasser le personnage qu’il avait façonné pour sa carrière musicale… un gros pastiche qui frôle le foutage de gueule… je me demande ce qu’à bien pu en penser la communauté noire… il y a quand même des blagues (à ce niveau on est dans le gag !) ultra limites… Franchement, je me suis régalé, ça fait un sacré moment que je n’avais pas vu un truc aussi dingue… j’ai d’ailleurs le 6 qui me fait de l’œil sur mon étagère, je crois que je vais me le farcir dans les prochains jours… « Back 2 tha Hood » qu’il s’appelle… ça fait envie ! Snoop Doggy Dog a aussi donné dans le ciné bis vaguement horrifique je crois, mais j’ai pas encore eu la chance d’apprécier  ses talents d’acteur…

DEATH WISH II et III :
Alors là c’est tout ce que j’aime. Le premier volet figure dans mon Top 5 des meilleurs films de tous les temps, en deuxième position, juste après Conan the Barbarian, hé ouais… Ces deux suites sont merveilleuses, fini l’ambiance crapoteuse, dérangeante et malsaine de l’original (qui se passait à New York), là notre ami Charles Bronson déménage à Los Angeles, et pas de bol, sa femme de ménage se fait violer 10 minutes après le commencement du film (à New York, c’est sa femme et sa fille qui avaient pris chers, à croire qu’il ne fait pas bon être dans les parages du père Bronson, où alors il faut porter un slip cadenassé en fonte)… Ca repart comme en 40 ! Tu connais la vieille expression, hein : Vigilante un jour, Vigilante toujours ! La série avait commencé avec une chaussette lestée de boulons, arme bricolée à l’efficacité redoutable quand elle heurte violemment la tronche d’un nuisible… dans la suite, c’est au flingue de compet’ que ça embraye (avec un canon aussi long qu’un double décimètre)… et dans le 3ème volet, c’est une mitrailleuse datant de la guerre de Corée, carrément. A ce rythme là, dans le 4, sûr qu’il arpentera les rues dans un tank ! J’adore le trip vigilante, jouissif à fond, bien réac’ comme j’aime et sans aucune retenue morale et idéologique… ceux qui ont déconné doivent morfler, que justice soit faite, œil pour œil dent pour dent, tu déconnes et je te fais la peau dans une ruelle ! La violence en réponse à la violence, décuplée au millième degré pour le plaisir des petits et des grands ! Sans sommation, une balle dans la tête et des coups de latte une fois la raclure au sol… les cafards, c’est écrasés sous la godasse qu’ils finissent. Yes !
Bon, ces films c’est la jouissance à l’état brut, éclats de rires à chaque scène, impossible de ne serait-ce qu’imaginer des bobines aussi haineuses et exagérées ces quinze dernières années.. et c’est pour ça que j’adore les années 80s, tout était autorisé ! Pas de police du bon goût à l’affut de chaque transgression !

Dans les salles obscures :

Pouah, le remake foireux de A NIGHTMARE ON ELM STREET, ah ben c’est propre, tout ça pour ça! Réalisé par un clippeur à la petite semaine (bon, il a quand même réalisé le clip de Smell Like Teen Spirit de Nirvana, c’est déjà ça), cette nouvelle version aurait mérité un peu plus de caractère et de poil au cul, bondieu de merde ! Rien à dire sur ce film pourri, c’est paresseux et pas inspiré… anecdotique au millième degré. Au niveau réalisation, c’est bien goupillé (il y a quelques plans assez chouettes) mais l’ensemble est plus que navrant !  Même les scène mythiques (Freddy qui rampe au plafond, ou mieux le gant de freddy qui jaillit entre les jambes de la nana allongée dans sa baignoire, ou encore le body bag sanguinolent traîné dans le couloir du lycée, etc) sont complètement expédiées, comme de simples apparitions syndicales pour dire aux fans « hé vous voyez, on pense à vous » ! Pas d’âme, pas d’envie, pas d’étincelle, pas de feu sacré, bref rien du tout… c’est mou, chiant (le ryhtme du film, aarg!) et complètement vidé de l’esprit originel… Plus d’humour grinçant, les punch lines sont ridicules et mal approriées… Et Freddy n’a plus d’aura maléfique ! Pour moi pas de Robert Englund, pas de Freddy ! Je n’ai rien contre Jacky Earle Haley (qui nous avait d’ailleurs offert une superbe prestation dans les Watchmen), mais pour moi le perso’ de Kruger est à jamais lié aux traits du visage d’Englund. Conscient de ce fait majeur (et sur lequel repose une bonne partie du film selon moi), ils ont donc essayé de magouiller un maquillage différent, résultat le nouveau Kruger ressemble à une marionnette, la même tronche que les poupées chaussettes de cette série Suisse Romande, les Babibouchettes, tu te rappelles ?  Et ce casting de merde ! Propre et lisse, on n’y croit jamais ! Des lycéens qui ont 34 ans, des coupes de cheveux de vieux, des dents bien détartrées et pour les meufs des prothèses mammaires en plastoc’, mais ouais c’est ça, mon œil… faudrait peut-être que les réalisateurs hollywoodiens passent une après midi dans un bahut, pour voir à quoi ça ressemble vraiment un lycéen…Ça a des boutons plein la gueule, c’est habillé n’importe comment, et surtout c’est con comme un balais à chiotte !
Redonnez nous notre putain de bon vieux Freddy ! Celui qui fait des calembours miteux et qui évident les viscères de ceux qui se tapent une petite sieste… Et les putains d’effets à l’ancienne, c’est ça qu’on veut! Pas de CGI boiteux!
Et ce dérapage scénaristique bidon : maintenant Freddy est un violeur d’enfant !!! T’y crois à ça ? C’est notre époque barbare qui déteint sur le script ou la volonté des scénaristes de taper dans plus glauque et plus scabreux pour mettre un peu de substance dans ce film raté?  Le choix du script  n’est même pas assumé,  rien de dérangeant et de scabreux, alors qu’avec un boogeyman niqueur de bambins, y avait moyen de partir loin dans l’horreur horrible! En tout cas, ça fonctionne pas… poubelle ! Comme c’est marqué sur l’affiche, Never Sleep Again, tellement c’est naze !

INFECTES (CARRIERS en anglais), une excellente série B qui traînait dans les tiroirs des studios depuis deux ans… je ne comprendrai jamais  la stratégie du movie business… Quoiqu’il en soit, cool d’avoir pu le voir quand même… fallait être rapide, seulement une semaine à l’affiche, à des horaires inconfortables… un super petit film de contamination, ambiance fin du monde, l’espèce humaine dans ses derniers retranchements, 4 personnages qui sillonnent les routes dans le but de trouver un refuge et un ultime havre de paix.. En situation de crise, il faut instaurer des codes et des règles qu’il faut suivre à la règle. “You Break the rules, you die. You follow them, you live… maybe.” C’est bien branlé, psychologie des personnages savamment mise en exergue,  des situations tendues qui jauge le caractère, le courage et la volonté de cette petite équipe.. surtout se méfier des jugements hâtifs, celui qui est profilé comme un connard fest en fait LE héros à mes yeux, il prend toutes les décisions difficiles, ne sort jamais des règles qu’il s’est imposé et intériorise ses états d’âme, pourtant dévastateurs ! Un solide, un vrai!
Un film hautement conseillé, c’est fin et bien réalisé, les acteurs font du bon job, le rythme est ultra bien soupesé, il y a de gros pics émotionnels, bref ça touche en plein cœur. La réponse sérieuse et délicate au délirant  ZombieLand. Pas sûr que le prochain Romero soit de ce niveau !

Au rayon musical, c’est comme d’hab’ le feu d’artifices… dans la section « écoutes répétées » :

BOB MOULD “the District Line” : plus FM que jamais, vocoder sur la voix, refrains évidents mais pénétrants… et quelques touches electro dont j’aurais pu me passer… Le Bob Mould est toujours en forme (fini le gros d’Husker Du, place au Bob Mould abonné à la salle de muscu’, j’ai eu l’occasion de tchatcher 5 minutes avec lui et de prendre une photo à ses côtés quand je suis allé voir un de ses show case acoustique à New York, c’est une belle pièce!), pourvu que ça dure !
3 COLORS RED
« Pure » : fondé par un ex-SENSELESS THINGS, power pop rock grungy typique de la fin des 90s… oublié depuis 10 ans je l’ai racheté en format MP3… quelque part entre Baby Chaos et the Wildhearts, subjuguant ! Quand les anglais étaient champion en rock, pas en coiffure!
AS I LAY DYING
« the Powerless Rise »: Metal Core moderne avec tout ce que ça draine.. mosh-pits caricaturaux, envolées mélodiques FM démentes, salmigondis de riffs millimétrés, ambiances épiques et amphatico-héroique, mélancolie pataude et puissance de frappe monstrueuse… j’adore ce groupe. J’écoute principalement cet album quand je vais à la salle de sport.
DIO
: Toute sa discographie, en solo ou avec le Black Sabbath… putain, l’annonce de sa mort m’a vraiment fait un petit choc… j’ai écrit un petit tribut à ce sujet dans le nouveau Megazine… du coup j’ai réécouté comme un maniaque tous ses hymnes grandiloquents… il n’y a rien au dessus !
STRUNG OUT
« Agents of the Underground » : un groupe que j’avais délaissé après leurs deux premiers albums dans les mid 90s… Je les avais d’ailleurs vu en 95 pour la promo de leur deuxième album («Suburban Teenage Wasteland Blues »). Bon, du coup je rattrape mon retard, grossière erreur de les avoir laisser sur la touche, tous leur disques sont très réussis, à chaque fois ils s’éloignent de leurs racines punk mélo californiennes de base pour flirter toujours un peu plus avec le metal moderne… c’est calibré, presque FM sur certains passages, un soupçon d’emo agaçant, toujours excellemment produit, ça speed, les lignes de chant sont very good et la zique est ambitieuse… c’est le dernier album en date et ça donne bien…

Dans les derniers disques achetés : SLASH (pas bon, gras du beuch’, pataud et paresseux !), le dernier ROKY ERICKSON (idem, naze, vide de toute substance et de vie !), HEAVEN AND HELL (« Live 2007 », superbe, Dio au top du sommet des monts du Valhalla, RIP mon frère !)… J’ai racheté trois skeuds de THERAPY? que je n’avais plus, pour une bouchée de pain (« Infernal Love », « One Cure Fits All » et « Semi Detached »), GUN CLUB (« Miami »), HELMET (« Meantime », que j’avais en LP mais qui a fondu au soleil! Le disque est tout voilé, merde!), SPONGE (« Wax ecstatic ») et le dernier ANNIHILATOR (« s/t »), sur le boitier de celui-ci, il y avait un drôle de sticker : « dans cet album, 66 solos! » Pour être vraiment raccord avec la tradition du chiffre de la Bestiole, je dirais qu’il en manque 600, pas un de plus, pas un de moins. Pour le reste ça reste un album syndical du combo de Jeff Waters, du shredding, des plans bien cheezy, l’inspiration pas toujours au top du top mais toujours ce bon vieux thrash fortement modernisé (la prod’ est d’ailleurs toujours un poil synthétique avec le père Jeff) que coule si facilement dans mes conduits auditifs…. je plaide coupable! Je suis toujours super souple et compréhensif avec les vieilles gloires du genre, et c’est aussi valable pour Testament, Megadeth et Exodus. Et pour le prochain disque, merci de ne pas balancer QUE 66 solos, please! Fainéant, va!

Là j’écoute l’album « Heartwork » de CARCASS, pur joyau de death metal raffiné, millésime 1993, mélodique, novateur et technique, abassourdissant, une pièce angulaire dans le genre !

Ok Mike, je capitule… keep it jazzy!
Je te laisse avec une petite citation du chanteur de Manowar, interviewé dans le dernier numéro d’un zine que je suis présentement en train de lire, Long Gone Loser (un zine australien)… la discussion porte sur une épée qu’un fan de Manowar aurait offert au chanteur il y a quelques années :
Le mec du zine : « It’s kinda funny to picture some dude breaking into your house and being confronted by the singer of Manowar wielding a sword… »
Le chanteur de Manowar : “(laughs)… If someone was ever gonna break into my house, and they know anything about me, then they gotta be fuckin’ lunatic cos’ I’m a hunter, ok, I got bow equipment, I got rifles, shotguns, pistols… swords… (laughs), you name it, I got it and I’m not afraid to use it.”

The Shape of Jazz to Come !
-Nasty Samy

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MICKSON – DIMANCHE 13 JUIN 2010


Snootchie bootchies!
J’écris ça du fond de mon canapé où je suis échoué comme une baleine depuis trois jours. Apathie 100%, bad karma 130%. Avec un Billie Holiday dans les oreilles. J’attends que ça se passe. Comme le dit ma bonne amie Veronica Mars : « quand je contrôle plus rien, je m’isole ». Ou « life’s a bitch until the end »… ça m’est tombé dessus sans prévenir, en revenant du cinoche, j’ai pas ressenti la moindre vergence dans La Force, rien. C’est dans ces moments-là que j’ai envie de me racheter une console. C’est pour ça que ça s’appelle console. Pour consoler.
Bref on s’en fout.
Yesh, ce Ponyboy… mon côté créatif, ouvert et enthousiaste. Qui doit se colleter avec mon côté obscur. Renfermé, misanthrope et angoissé. Appelez-moi Two-Face ! Bipolaire, schizo-boy ! Un jour c’est blanc un jour c’est noir.

Quand j’y repense, me retrouver sur une scène, tout seul comme un connaud, à chanter mes trucs mélo! Des fois je me dis c’est pas possible, c’est pas moi, c’est mon jumeau cool, comme dans ADAPTATION ! Les gens aiment bien généralement,  mais ma paranoïa repointe son groin vite fait et je me dis qu’ils sont juste indulgents. Sinon oui j’ai des morceaux en stock, j’ai plus qu’à aller les enregistrer… ça peut être fait dans trois jours, ou dans trois mois j’en sais rien… on verra bien…
Des reprises ? Terrain miné pour moi… jusqu’à présent j’ai risqué « work for food » de DRAMARAMA, et « I wanna destroy you » de ROBYN HITCHCOCK… la dernière fois j’en ai fait aucune, pourtant c’est pas faute d’avoir essayé… « brick by boring brick » de PARAMORE (le chant = impossible), « glad girls » de GUIDED BY VOICES (le chant = dur !), « thinking of you » de KATY PERRY (le chant = dur again) « stupid way to die » de MEGA CITY FOUR (limite celle qui passait le mieux)… on verra la prochaine fois. Prochaine fois il y aura, mais quand ? Only the shadow knows… jouer ensemble, why not? Genre BIG DRILL CAR vs. HEY MONDAY!!!

Ouais PREDATORS! J’ai vu le trailer avant PRINCE OF PERSIA (bien divertissant à propos)… avec Dany Trejo et Larry Fishburne (pardon, Laurence Fishburne, paraît qu’il est pas content si on l’appelle Larry) et Adrien Brody… produit par Robert Rodriguez, le roi du puerco pibil ! Je suis obligé d’y aller… j’étais allé voir AVP et j’avais bien aimé… en plus perso je suis un inconditionnel de Roberto, j’aime bien ça façon de bosser, il touche à tout, c’est du fun ses films, j’aime toute sa filmo même DESPERADO 2 (bon une petite réserve pour SPY KIDS 3… et il me semble qu’il en prépare un 4) ! C’est juste une série B mais j’adore l’ambiance, avec ces seconds rôles, la Rodriguez family, qu’on retrouve dans tous ses trucs, Cheech Marin, Tito Larriva (PLUGZ, CRUZADOS, TITO & TARANTULA)… Salma Hayek (« courbez l’échine devant Satanico Pandemonium !!! » qui fait une apparition (remarquée) dans THE FACULTY… et il a frappé un grand coup avec PLANET TERROR. Dans le genre no-limits il est parfait celui-là !
Petit retour sur Tito Larriva… des fois j’arrive pas à croire que je l’ai vu avec les TARANTULAS à Lille (vers 2004 je crois)… c’était dingue. Bluesy mais crado et heavy, joué ave les tripes. Cinématographique à crever, de la B.O. jouée en live ! Reprise de « anarchy in the UK » en Espagnol, et à la fin les tubes de FROM DUSK TILL DAWN ! Quand il ont fait « after dark » c’était la folie… on était au Titty Twister. Manquait plus que Salma et son python…

Ah oui j’ai vu aussi le trailer de TOP COPS, le premier film de Kevin Smith dont il a pas écrit le scénar ! Ca a l’air d’être un buddy movie, avec Bruce Willis, le type de 30 ROCK et Seann William Scott. Obligé d’y aller aussi… même si ça n’a pas l’air terrible… mais bon le Kev il a envie de faire autre chose, et il y aura sans doute quelques petits tricks perso… son pote Jason Lee est dedans, ça va le faire ! J’attends aussi son RED STATE, annoncé depuis des lustres, qu’il a écrit et qu’il va réaliser, et qui devrait être un film d’horreur, fauk j’aille voir les détails sur IMDB… un site génial IMDB. Des tonnes d’infos, les projets en développement, des potins, des génériques intégralement retranscrits !!! Qui c’était le gaffer sur le tournage de l’ARME FATALE ? La société de catering qui faisait ces délicieux sandwiches au homard sur le plateau de FREEJACK ? Tout y est, tout le putain de tout !

Le look des filles… whoa quel sujet… bon je te parlais des metalcoreuses du Groezrock… ça j’aime bien, c’est mignon… après en ce qui concerne les clones de Betty Page, c’est tout à fait différent… pas ma tasse de Red Bull, les franges et les cerises. C’est ça le truc yéyé ? Je suis assez d’accord.
Ca me rappelle un épisode de HATE où Stinky achète des photos de Betty Page, et Buddy se fout de sa gueule en disant « me dis pas que t’es tombé dans ce délire toi aussi ! » « je me demande si elle garderait cette expression stupide si on lui faisait mal pour de vrai avec un couteau à steak » (enfin je te cite ça de mémoire, et c’était en V.O)… bref je crache pas dessus, j’en ai eu (et je dois encore en avoir) des books de photos de Betty Page mais ça m’est passé. Attends qu’on nous envoie un biopic dans la face, ça nous pend au nez ! Il y a quelques années, j’aurais bien vu Courteney Cox dans le rôle de la pin-up (oui je suis aussi casting-director à mes heures) mais elle commence à être trop vieille…
J’avoue j’aimais bien cette imagerie quand j’écoutais des machins de chez Gearhead, mais ça m’est passé. Je trouve que tous les groupes sonnent pareil, à part les cadors. C’est marrant, un mec qui dit ça et qui écoute des clones de BLINK 182, hein ? Ouais, je suis pas à une contradiction près…

Bref tout ça c’est bien loin d’être aussi cool que les mannequins de chez Diabolik. Surtout là qu’ils sont dans le délire fluo, avec futes moulax, Vans Era aux pieds et hoodies à crânes suintants. Tout ce délire, ça vient de chez Drop Dead, la marque de fringues du chanteur de BRING ME THE HORIZON (nouvel album cet été)…

En fait le look de fille que je préfère, c’est celui des étudiantes qui traînent dans mon quartier, Sunnydale/les 3-9… des vestes en cuir, des chemises blanches, des hoodies American Apparel (ou Franklin & Marshall), des futes bien serrés, des baskets un poil pourries Bensimon ou Feiyue. Avec la bonne nana pour aller dedans, je veux dire de la friquée et dorée sur tranche, méprisante et hautaine, élancée et qui sent bon. T’y ajoutes l’hérédité (la mère est sans doute la reine de la promo 1984, le père champion universitaire de natation) + le fric pour bien se faire gommer la peau, ça donne des pures beautés. Inaccessibles évidemment. Peu importe. Quand je rentre (ou que je sors, ça marche dans les deux sens) je suis comme à un catwalk. Ce qui est cool c’est de les croiser complètement déchiquetées quand je rentre dans la nuit… de bonne famille, et un poil dégénérées, crust caviar © !!! Une teuf des 3-9 à Neptune, 90909, California !!! Toutes des Amber, des Caitlin et des Madison !

Niveau nippes je m’en tape un petit peu quand même… je devrais juste être endorsé par H&M… je crois bien que tout ce que je porte en vient… les hoodies, les futes (les sliq, les bragg), les chemisettes à carreaux (carreaux since 1982)… ah non pas les t-shirts, qui viennent souvent des tables de merch. Quoiqu’en ce moment c’est plutôt tishes des Lakers ou autres Charlotte Hornets. Sinon si je plaide coupable en ce qui concerne les baskets, parce que je suis un poil sneakers freaker… quand je flashe sur une paire, je la prends même si elle coûte $ 90. Nike, Adidas, Puma, Circa, Ecko…  alors pourquoi je porte la plupart du temps des merdes genre des Creeks à $ 20 que j’ai achetées chez Croquenot Cheapo ? Bizarre… l’autre fois j’en avais trouvé une paire hyper cool, de loin ça faisait Airwalk-style (mais seulement de loin) mais je les ai bousillées en un temps record… et le chien de Frank les a achevées au niveau des lacets…  les Converse j’en mets plus, c’est comme les RAMONES que j’ai écoutés trop longtemps, j’ai trop porté de Chuck Taylor.

Les Fests ? Ben j’en fais qu’un, le Groezrock… le Ieper fest une fois tous les cinq ans… avant j’allais au Pukkelpop mais maintenant c’est l’usine… comme Dour… c’est trop gros. Trop de monde, et trop de trucs qui m’intéressent pas niveau programmation. La foule ça m’emmerde, je bois plus des masses (au fests, oui, mais façon gentleman = jamais soûl)… en fait j’en fais plus lourd des concerts, c’est vraiment quand ça me prend, c’est l’occasion qui fait le larron.
Et fauk je sois dans le mood aussi : là je viens de zapper FOUR YEAR STRONG à la Boule Noire (je suis fan + j’avais ma place depuis un mois) mais j’étais trop déprimé pour y aller. Pour parler à des gens, pour faire bonne figure alors que j’étais en mode tout est nul. Je fais plus l’effort.
Dans ces cas-là, si tu veux me faire bouger, faut me mettre du C4 dans les poches et appuyer sur le détonateur. Peu importe qui joue. Même si c’est au coin de ma rue. Bon si c’était PARAMORE je me ferais violence. Et encore pas sûr.

Moi aussi dans la majorité des cas ça me soûle de me retrouver dans une même pièce/salle pour voir un show. J’ai beau y aller parfois avec des potes, les crétins me tannent trop, les petits malins en représentation, les sacs à vin, les crusts qui débarquent tout bourrés alors que c’est juste le dernier coup de cymbale qui résonne…  Ce que j’adorerais c’est voir les groupes que j’aime en répète ! Tu te pointes avec un 6-pack dans leur local et go ! Je dois souvent me forcer pour aller au concert, ou il me faut une bonne raison, comme l’autre fois quand les IRRADIATES étaient en ville. L’occase de voir des bons gars, de papoter un peu, ça fait plaisir. Puis leur set a été salement efficace, ça joue comme des brutes !!!

Ben ouais cette prestation de LIT, dantesque. Ce groupe je le mets dans la même boîte que FOUR STAR MARY, ROONEY ou AMERICAN HI-FI, de la pure pâtée à B.O. teen. Quand je me retrouve dans ce genre de configuration c’est les planètes qui s’alignent parfaitement et j’ai l’impression d’être dans une série. Spécialement au Groezrock où l’ambiance est très Warped Tour (même si j’y suis jamais allé). En tout cas ce groupe a mis tout le monde à genoux. Des tubes formatés, du gros son, de la précision ! Génial. C’est là que je me dis j’ai bien fait de venir.

La vache chez AB ils en ont fait des ravages dans nos petites cervelles de poulets… c’était archi-con mais le nombre de fois où ça revient sur le tapis ce sujet ! C’est vrai que ça allait tellement loin dans l’incohérent que ça en devenait génial… j’ai moins maté ce dont tu parles mais je me souviens de ce Gérard… gaulé comme JCVD le mec. Et très « show-biz » dans l’attitude. Tu crois qu’ils pourraient encore mettre en scène ce genre de perso sans avoir des assos de gays qui les attendent à la sortie avec des battes cloutées ?
Dans le trio de filles y’en avait une avec des robes genre seconde peau et des cheveux épais et soyeux non ? genre avocate ou chef d’entreprise dans le style… ça me dit vaguement quelque chose… en fait je me souviens mieux de Giant Coocoo le nain black. C’est pas toi qui m’avait dit qu’il avait donné dans le porn lui ? Et le rocker d’opérette, Rocky. Avec son perf en plastique.

L’autre truc c’est SALUT LES MUSCLES non ? Ouais Ingueugueu, Hilgueugueu, j’ai jamais vraiment su… j’étais retombé une nuit sur des redifs (sur AB 1, c’est la maison mère !) de LA CROISIERE DES MUSCLES, et wow… c’est ahurissant ! Il y a un côté admirable dans ce jusqu’auboutisme forcené niveau n’importe quoi ! Peur de rien les gars de chez AB. C’est marrant vu que c’est une culture, les films fauchés des années 50, le genre craignos monsters, pourquoi on fait pas un AB Fest, en rediffusant dans un cinoche un best-of des épisodes de PREMIERS BAISERS ??? J’achète. Je connais plus de gens qui parlent de HELENE ET LES GARCONS que de THE WASP WOMAN… t’imagines avec les « acteurs » en guests (envoyez Magalie Madison, bas les pattes je l’ai vue le premier !), des ateliers avec les « scénaristes », des cours de comédie dispensés par Sébastien Roch (va te rhabiller, Lee Strasberg),  des afters au son des tubes des Musclés, des batailles de petits suisses, ça serait de la grosse balle ! Je suis sûr qu’il y aurait même moyen de bricoler un AB tour, avec plein de dates, ça serait gros succès garanti !

Bon pour les films vus en salles :

KICK-ASS : grosse surprise, le trailer ne laissait pas présager un truc aussi cool ! Ca ressemblait à un bidule parodique genre frères Wayans. Tout faux ! C’est l’épopée d’un geek qui flashe sur les super-héros, et qui décide d’en devenir un. Son super pouvoir ? La volonté ! Don’t think about it, do it!!! Il se met à faire des patrouilles de nuit, et un jour il intervient alors qu’un gars se fait démolir dans la rue. Il s’en prend plein la frite, mais lâche rien… les agresseurs se barrent, un témoin a tout filmé avec son portable, et bam sur youtube ! Et Kick-Ass devient ce qu’il voulait être. Mais c’est dur. Et il y a aussi cette fille qui le fait craquer… un putain de bon scénar, c’est fun, parfois touchant, bien bourrin (le bastons sont hyper violentes), des acteurs nickel, c’est un petit bijou. Comment un no-life devient bigger than life… énorme. A noter que c’est tiré d’un comic, que j’ai acheté… c’est sorti en VF chez Panini comics. Bam, les 8 volumes US en deux tomes, merci bien ! Le film est vraiment bon, plutôt fidèle à la BD, mais elle va beaucoup plus loin dans le destroy, le trash et le cynisme.

FREDDY : pas vraiment d’intérêt ce flick. C’est toujours sympa de voir un film d’horreur au cinoche (en plus je trouve que c’est un peu la disette de ce côté là, l’année 2010) mais là… vraiment bof. Super bien fait, mais inutile. Pas de tension comme dans les originaux (surtout le premier), c’est assez lisse et ça manque de burnes. Mais bon c’est mieux que CAMPING 2 (merde va falloir que je trouve un autre exemple).

INFECTES : là aussi, surprise… et une bonne. Je m’attendais à un 28 JOURS PLUS TARD, et c’est ZOMBIELAND en no fun ! Carrément centré sur les personnages, ambiance road movie et no future. C’est assez futé et le parti-pris est le réalisme à tout crin. Faire des choix, même quand ça remet en question tes convictions, ou quand ça concerne tes proches… chaud. D’accord avec toi, Chris Pine (Kirk dans le STAR TREK de JJ Abrams) est parfait. En plus ce genre de scénar ça me parle, tous ces délires fin du monde ! C’est comme ça que ça va se terminer. Ces virus qu’on garde au chaud dans des labos militaires, en cas de besoin, comme à Atlanta, ou à Lyon ! Envoyez la variole les mecs… style merde, j’ai fait tomber mon éprouvette… ou intrusion d’un gang d’idéalistes à la con à qui la situation échappe totalement, comme dans ce super film, LE PONT DE CASSANDRA (1976, réalisé par George P. Cosmatos, le mec derrière RAMBO II) … ça sent le sapin pour l’humanité, et elle l’aura pas volé.

PRINCE OF PERSIA : bien divertissant, super bien fait, vraiment dans le trip du jeu vidéo (toutes ces scènes où il saute de terrasse en terrasse, les tricks matrixiens dans les bastons au sabre)… et toujours content de retrouver Jake Gyllenhall, dans un registre bien différent cette fois. Cool.

Books :

Je me remets aux comics dis-donc… j’ai la chance d’avoir un excellent dealer à Lille, si vous passez par ici, direction 74 rue de l’hôpital militaire… chez Astro City… dans un cadre agréable, spacieux et lumineux, Damien et Fred se feront un plaisir de vous conseiller et de vous piloter dans l’univers des comics et des collectibles… ah ah… nan sans déc, cette boutique est géniale, les clerks de très bons gars, passionnés au dernier degré !
Donc mes dernières découvertes :

SCOTT PILGRIM de Bryan Lee O’Malley… magie : je tombe en arrêt sur la couve aux couleurs flashy ! Les dessin sont géniaux ! En quatrième de couve, Joss Whedon dit qu’il est grave accro à ce comic… vendu. C’est l’histoire d’un gars qui joue dans un groupe et qui rencontre une nana mystérieuse dont il tombe amoureux… et il va devoir affronter ses ex pour la conquérir… de la romance et des super-pouvoirs, des bastons à la STREET FIGHTER… un style de dessins genre manga/cartoon dessiné avec fougue… cute et tordant… c’est porté à l’écran par le réal de SHAUN OF THE DEAD ! C’est avec Mary Elisabeth Wistead… le trailer donne grave envie!!!
C’est dispo en VF chez Milady, le premier tome est encore tiède, go baby go !

OTHER LIVES de Peter Bagge… secrets de famille et geek-culture… la vraie vie se télescope avec la génération internet. Des espoirs déçus et la recherche d’un sens à tout ce merdier… Peter Bagge est le roi du scénar futé, et j’ai toujours trouvé qu’il était un fin observateur de ses contemporains. Ce mec ferait un tabac s’il bossait pour une série ou un film, c’est ce qu’il faudrait à Hollywood : un peu plus de mecs malins et pas constipés ! genre Charlie Kaufman. Un super one-shot. Chez Vertigo.

Sinon j’ai relu THE DIRT, la bio de MOTLEY CRUE.. je m’en lasse pas. Carnage !

Dans les esgourdes :

ANARBOR « the words you don’t say » excellent skeud de pop-punk FM, sur les traces (encore chaudes) de FOB… un groupe qui pond des perles et qui les emballe dans des pochettes affreuses !
MOTION CITY SOUNDTRACK
« the future freaks me out EP » poppy as hell, dans le trip SAVES THE DAY… arrangements classieux, efficacité maximale…
SLEECH
On no one’s list” tu connais ça?.. hé hé hé… comment vous m’avez smashé avec ce tube complètement génial, qui aurait grave sa place dans un épisode de BUFFY ou de MY SO-CALLED LIFE ! Super mélodie, qui ne te lâche plus, Erin chante hyper-bien, c’est déjà culte pour moi !!! www.myspace.com/teenagerenegade
DEAD POP CLUB
« home rage » quatrième shoot des DPC, toujours dans ce style qui leur est propre, Weezer meets Quicksand, c’est de la balle…
HEY MONDAY
« hold on tight » du cut & paste de PARAMORE? A n’en point douter! Peu importe c’est hyper bien fait, et Cassadee Pope est intégralement charmante (oui, ça compte pour moi), elle on va la retrouver dans une série…
OWL CITY
« ocean eyes » easy listening – electronica à la POSTAL SERVICE… en heavy rotation partout et c’est cool!
HE IS LEGEND
“it hates you” redneck-core, des plans 70’s réactualisés, du gros son, des riffs tranchants et un chanteur au registre étendu, génial…
DOYLE
, découverts sur le sampler du dernier ROCK ONE… metalcore de Paris, à la UNDEROATH/THE GHOST OF A THOUSAND, bien cool… www.myspace.com/doyleband

Les trucs que j’ai dépoussiérés :

THE SAINTS « eternally yours » pas à chiquer cet album est vraiment gigantesque. Ils ont pondu des bonnes grosses bouses par la suite mais celui là c’en est pas une !
SOUL ASYLUM
« hang time » de l’americana punk, des chansons poignantes, de l’énergie et de l’émotion, merci les mecs !
SOMETHING CORPORATE
« north » poppy-punk FM de haute qualité, c’est du caviar.
AUDIO KARATE
« space camp » un des meilleurs groupes de punk-rock mélo de tous les temps…

Et pour finir, le podcast de Kevin Smith, le SMODCAST… il s’amuse bien le barbu, avec tout son crew (sa femme, ses potes de toujours, sa gamine…) à parler de tout et n’importe quoi, et c’est fendard !

Bon… fauk j’y aille… retour à Neptune, du jazz dans le lecteur de la Chrysler Le Baron… GO PIRATES !
Je conclus moi aussi avec une citation de la petite Veronica, avec qui j’ai ouvert le feu… à méditer :“So, my grandma Reynolds was always saying ‘when life gives you lemons, make lemonade.’ I wish she was still alive, because I’d really like to ask her what she suggests for when life gives you Chlamydia.
Merci ma belle.

Mick Mars

JAZZ MAYHEM n°5 – Samedi 08 Mai 2010

NASTY SAMY – SAMEDI 08 MAI 2010

Hey Mike ? Y a quelqu’un ?! Ch’uis revenu ! Arf, enfin… Long périple, pas une goutte de jazz, pas une miette, rien… que du rock. Pouah ! Les vilains ! Ça fait un mois que nous n’avons point jazzé ensemble, ma foi, ça m’a manqué… Reprenons le fil de notre discussion.
T’imagines bien que pendant les quatre semaines passées dans le van, je n’ai pas pu faire grand-chose d’autre que conduire, dormir et écouter de la zic… pas grand-chose de croustillant à te raconter… pas de lecture, pas de film, ou si peu… Donc pour la reprise, ça va être du rapide, ambiance fast jazz, quoi, John Zorn dans ses grandes montées de speed…

Lors d’une langoureuse soirée de jour off, entre un concert et l’entrée en studio pour enregistrer deux nouveaux titres avec la troupe australienne, je me suis rematé PREDATOR. J’avais oublié l’overdose de testostérones et la débauche de muscles huilés et fibreux, quel beau spectacle. Caleçon tendu comme un arc et sève montante ! C’est le printemps, rien d’anormal.
C’est marrant comme le casting était allergique au coton… les molosses sont toujours torse poil, pectoraux monstrueux et tous les muscles du corps sollicités, genre avant la prise les mecs s’activent ferme sur les barres chargées et sur les séries de pompes express, moteur on tourne, et hop fais péter les veines surgonflées ! Ah ah ah jouissif… L’ambiance sur le plateau devait être bien fun. Allez concours de pompes avec le blackos moustachu, celui là même qui jouait dans Rocky II… Une vraie cour de récré !
Le début d’un grande histoire pour le réal’ Mc Tiernan qui enchaînera sur la série des Die Hard et sur quelques autres pépites.
1987, on est au sommet de la folie des 80s, les films d’actions s’enchaînent, c’est à celui qui bondit le plus loin, qui grimpe le plus haut, qui court le plus vite, qui rampe le plus profond, bref à celui qui a la plus grosse, qui la pose sur la table et qui regarde la concurrence droit dans les yeux, sans moufeter un poil de cil ! J’adore ! Les années 90s ont mis un terme à ce cirque, dommage… Retour sur terre, films indés chiants et films d’horreur marrants, salauds ! Bon, au moins, les teenage movies des 90s étaient bien classe, toujours ça de pris !
En tout cas j’ai pris mon panard devant Predator, presque 20 ans après l’avoir vu pour la première fois, waouh, ça fait cogiter…. Une bonne potée villageoise, c’est épais et ça tient bien au ventre, ça flingue avec du gros calibre, ça fait des pièges géant façon Castor Junior qu’aurait passé ses vacances dans un camp de vacances aux alentours de la Baie des Cochons, l’alien dreadlocké n’est pas là pour prendre des photos de la faune et flore, il a déboulé sur Terre pour un p’tit safari sympa, faut qu’il ramène quelques souvenirs, explosions de gueule des militaires au sens premier du terme, arrachage de membres, plaies plus que profondes, et dépeçage des victimes, slurp… Schwarzy dans une forme olympique, on devient pas monsieur Univers en mangeant 5 fruits et légumes par jour, hein, il faut quelques compléments, et je ne te parle pas de levure de blé saupoudrée sur la salade.
Et son pote Jesse Ventura (un catcheur !) est bien aussi, super rôle de badass sudiste, ça chique du tabac et gardant les mâchoires bien serrées et ça sulfate à bout portant… des gars qui ont bouffé des nénuphars et sodomisé des babouins dans la jungle Vietnamienne, qui ont ensuite viré mercenaires, une belle brochette de machines de guerre programmées pour supprimer frontalement les guérillas révolutionnaires des pays d’Amérique centrale, esprit d’équipe au top et fins stratèges, du genre à se servir du coutelas de survie en guise de cure dent et se torcher avec un bouquet d’ortie sans même faire une petite grimace… bien les gars, c’est des comme vous  dont on a besoin en Afghanistan ! Tiens d’ailleurs, je passe du coq à l’âne, cot-cot hi han, coïncidence ou destinée ? Schwarzy et Jesse Ventura sont maintenant gouverneur de deux Etats américains, la Californie et le Minnesota. Dingue ! Et dire qu’il y en a qui soutiennent encore Jospin chez nous…. On est définitivement pas dans la même catégorie. Moi aussi je veux voter pour un ex- catcheur !
LA citation du film : Schwarzy mon ami, répondant à la petite chinetoque qui lui dit que l’alien est indémontable : « If it bleeds, we can kill it » ! Yeaaaaah !
Donc ultra good, mais pas mon film préféré de tonton Schwarz’… hé ouais, je préfère Conan le Barbare, Terminator II et Last Action Hero. Mais ça, je te l’ai déjà dit, non ?

J’ai également ressorti BATMAN de son écrin de plastique, racheté en DVD, ma VHS ayant fondu dans les flammes. Idem, par revu depuis 1990/91, une rafale d’images remontent dans la tuyauterie de ma mémoire… Grosses sensations dès le générique du début, le thème musical de Danny Elfman m’a giflé, griffé même, les lèvres sèches et les yeux humides… la scène de la première apparition de la chauve souris vigilante, dérouillage de truands dans une ruelle sordide et la phrase choc qui claque sous la pleine lune : « I’m Batman ! ».
C’est grâce à des films comme ça que je n’ai jamais grandi. Refus catégorique de vieillir. Cette période clef, transitoire, de la fin des 80s aux débuts nineties, je peux encore la palper, en un sens je suis encore coincé dans cette bulle… Je me revois dans la chambre d’un pote en train de jouer à l’adaptation jeu video sur sa Super Nes, il neige dehors, il fait nuit tôt et nous, on est heureux. Et le clip de Prince, ce petit lutin facétieux qui faisait trembler Mickael Jackson sur son propre terrain… Pluie Violette et solo de guitare piquée à Hendrix, ça te dit quelque chose ?! Un nain dans des habits de lumières, hé ouais, c’était bien avant qu’on organise des talk show à la TV pour savoir qui vendra des stères de disques à nos p’tits frangins et frangines…

Début du lycée pour moi, la vraie vie commence, fini le nerd passionné de jeux vidéos, de metal et de comics, je sens le rock, le punk et le hardcore monter en moi et me talonner aux baskets, un petit perroquet à tête de démon sympa est juché sur mon épaule et me chuchote des insanités au creux de l’oreille : « tu devrais boire des canettes et fumer des dardillons avec tes copains, achète toi une guitare, perce toi les oreilles (non pas UNE boucle d’oreille, au moins SIX, c’est mieux !) et fais des p’tits fuck à la société, et surtout tire une tronche de cake toute la journée pour bien exprimer ton désarroi ado’ »… Ca c’est trois ou quatre ans plus tard sur l’échelle de Batman. Première meuf, mignonne et cool, fille d’un couple divorcé, je connais ça par cœur, elle vit avec son daron, il est  détendu, en tout cas assez pour me tolérer sur son canapé à peu près tous les soirs à la fin des cours… Il a bon goût en matière de films et il a un décodeur Canal +, les premiers, les boîtiers noires, d’ailleurs c’est un peu grâce à lui que je matte des flicks des frères Cohen (Barton Fink), notamment… ma poule écoute de la bonne zique, pas des trucs méga pointus, mais elle a du goût et un peu de personnalité, très dur à trouver chez une meuf de 15 ans il faut l’avouer, mais là je la sens bien, c’est sur une de ses étagères que je chope « Mon Chien Stupide » de Fante, début d’une grande histoire avec cet auteur qui m’influencera plus que je ne veux bien l’avouer, c’est grâce à elle que je suis tombé sur le rital lunatique, trois ans plus tard je me suis avalé l’intégralité de ses écrits et m’empiffre une flopée d’auteurs qui s’en réclament… Le vendredi soir et le samedi soir dans sa piaule, on discute à fond , on s’engueule pour des conneries et on écoute Concrete Blonde, Jad Wio, Noir Desir, Echo and the Bunnymen, Red Hot Chili Peppers (mec c’est pas de ma faute !) et je glisse de temps en temps une cassette de Suicidal Tendencies (« Art of Rebellion ») ou du « Cowboys from Hell » de Pantera. Je dois rentrer vers 1h00 du mat’ (minuit pour ma mère, c’est le décalage horaire naturel entre les ados et les parents), j’ai une petite vingtaine de minute de marche à pied dans le froid et la nuit du Haut Doubs, je suis serein et souriant, je sais que tout ne fait que commencer, je sais que j’ai de la chance, parents cools, divorcés eux aussi, première meuf au top, j’ai juste à me laisser glisser et à faire gaffe de ne pas trébucher sur les caillasses… je pense à tout ça sur le chemin du retour de chez ma cop’s, à chaque fois je profite de ces trajets pour remettre tout ça à plat et pour me jurer qu’il faudra tout faire pour garder cet équilibre, et ce jusqu’à ce qu’on me referme définitivement le couvercle de la boîte en sapin sur la gueule…  et durant ces trajets nocturnes, j’écoute toujours la même cassette pourrie, avec deux petits bouts de scotchs sur les coins, certainement une cassette d’un truc immonde que j’ai acheté quand j’étais troll (quelques années plus tôt, quoi)  sur laquelle j’ai réenregistré cet album qui me hantera certainement pour le reste de ma vie, le « Dirt » d’Alice in Chains.

Je suis resté un an avec elle, une éternité pour des mômes comme nous… Première expérience mais je savais déjà que ces histoires de couple, ça allait vite me fatiguer. Peu de temps avant qu’elle me balourde comme un naze, on s’était pris la tête gentiment, je sentais qu’elle commençait à regarder les gaziers plus âgés, je ne suis pourtant pas jaloux pour un dinar… Je lui avais dit d’un ton cynique (-le cynisme est l’arme préférée ds gabarits de moins de 70 kgs!) que puisqu’elle semblait s’intéresser à des mecs plus vieux, autant qu’on arrête les frais maintenant, je viendrais la rechercher à 21 ans. La bonne blague. J’avais dit ça comme ça. J’avais 16 ans.  Avec les meufs de cet âge là, c’est toujours la même rengaine,  quand un mec vient les chercher en bagnole à la grille du lycée, elle se sente en transe… la maturité féminine qu’elles appellent ça… moi j’appelle ça se faire chibrer par un mec plus vieux, tout connement. Pour moi le permis était encore un concept aussi envisageable que la téléportation, j’en étais encore à me déplacer en VTT, et à la grille du lycée,  le seul truc que j’attendais, c’était de lancer mon sac de cours le plus fort possible dans la tronche de mon pote et de me foutre de sa gueule… Donc, pendant cette petite prise de tête annonciatrice de jours plus gris, ou en tous cas de jours sans elle, quand je lui avait dit que je reviendrais la chercher à 21 piges, elle m’avait regardé droit dans les yeux pour me dire que j’oublierais ces paroles à la minute même où je passerais le paillasson devant sa porte. Elle s’est trompée. Enfin, pas tout à fait. Bien sûr, à 21 ans, je ne suis pas allé la chercher… on s’était perdu de vue depuis presque 5 ans. Mais en tout cas j’y ai repensé, et pas qu’un peu. Tu crois qu’elle y a repensé, elle ? M’étonnerait…

Wow, je me suis un peu perdu, non !!!!!??? S’cuse Mike ! J’t’avais bien dit que Batman me faisait partir un peu loin… Excès de jazz mélancolique… trop écouté Miles Davis, certainement…
Ah ouais, et les frasques de Bruce Wayne dans tout ça ? Et ben super bien ! Mon préféré de la saga… en le matant, je me suis fait la réflexion que je le préférais au dernier en date…. C’est cool, mais pour moi ça n’a plus rien à voir avec Batman, j’ai adoré le voir au ciné, mais j’y ai réfléchi et impossible que je le remate en DVD, trop long et trop dense… Plus proche de l’univers d’Ellroy que du véritable univers de la chauve souris… l’esprit comic du début me manque, ces éclats cartonnesques et ces élans d’action old school. Des couleurs qui pètent, des scènes folles, des gadjets farfelus, une ambiances light, un humour à la con,  mais finalement complètement raccord avec la BD. Du Tim Burton de haute volée. Lui, ça fait quand même un moment qu’il patauge dans la tourbe, hein… Batman le Défi était également bien classe, la suite logique… décors fabuleux, aaaah ces rues de Gotham City, encore mieux que le premier, le vilain très vilain (le glauque pingouin), Catwoman en chaleur et les délires de Burton qui vont encore plus loin. J’avais le poster géant de Batman le Défi dans ma piaule… celui là même qui a remplacé le poster des Tortues Ninjas.
Ah, j’allais oublier, Kim Basinger, beau brin de femme. Grande, blonde, froide comme du marbre, le type scandinave. Les critères de beauté étaient un poil différent à cette époque… on aimait les femmes glaciales, genre qui font flipper les mâles… d’ailleurs dans la suite de Batman, c’est Michelle Pfeiffer, même combat, le genre de drôlesse qui te transforme la quéquette en bâtonnet Miko ! J’aimais bien ces types de meufs, dédaigneuses et dominatrices, bien roulées, assez sèches, genre fitness lundi-mardi-mercredi et jeudi, le vendredi c’est la robe moulée noir et le cocktail avec les collègues du boulot, si ça finit en partouze c’est que la dame est bien lunée… maintenant les canons de beauté ont un peu changé… moins germanique, on va dire… plus R’n’B. Gros fion, mexican touch et tattoo tribal en bas du dos, pour bien indiquer le chemin et la marche à suivre du mec arc bouté sur la jument… te trompe pas d’entrée mon pote !

Je viens d’acheter un DVD de La Muerte (450 Big Block)… le dernier concert filmé avant le split, en Janvier 1994 à Bruxelles… je sais que tu les a vu, c’était sur ce concert ? Mon premier disque de la Muerte, je l’ai acheté en Suisse (à la Chaux de Fond), aux alentours de 1993, dans une boutique qui s’appelait Maniaxx, je crois… J’étais parti en stop avec un pote, passage de douane, non m’sieur rien à déclarer… et la ferme intention de revenir avec quelques LPs sous le bras. J’avais craqué sur le « Kustom Kar Kompetition », sublime album, différent, classieux. Mon pote avait acheté le « Born to Expire » de Leeway…. Wouah, la sélection !
J’ai toujours été plus que fan de la musique et de l’univers de La Muerte… un son unique, une attitude méchante et des visuels d’enfer. La rencontre de Motorhead, de Jesus and the Mary Chain, de Suicide, du early Ministry  et de Birthday Party… Putain de groupe de rock… quand ce terme était encore synonyme de danger et de frissons. Du Metal Wave que j’appelle ça!

Juste avant de partir en tournée, je suis allé chez le dentiste… Pour me faire rabioter deux chicots… j’ai porté un appareil dentaire pendant au moins 2 ans quand j’étais nain, ça m’a remis les canines dans le bon sens de la marche, du coup c’est très rare que je sollicite le savoir faire d’un chicologue. Là, pour le coup, ça faisait bien 2 ans et demi que la Sécu n’a pas eu à souffrir de mon hygiène buccale.
Figure toi que je me suis fait palper la mâchoire par UNE dentiste… une blonde aux yeux gris, pas mal du tout, espèce de femme austère qui sait qu’elle est bien roulée, tu vois le genre ?  Certainement maquée à un avocat ou un architecte… en tout cas pas avec un jardinier, encore moins à un forain.
Un truc qui m’a frappé, c’est sa ressemblance troublante avec Isabelle de la série Premiers Baisers, tu te souviens ? Le teen à la mode franchouillarde ! Cafèt’ en papier carton, décor en plastique et casting catastrophique ! Scénarios vraiment extrêmes, et au final, une bizarrerie que j’aimerais bien regarder à nouveau pour voir comment tout ça a vieilli… Enfin bref, me voilà allongé dans le cabinet dentaire, avec cette blonde dentiste qui ressemble comme deux goutte d’eau à la meuf qui jouait cette petite peste, l’ennemie jurée de Justine, nièce de Framboisier des Musclés, le gros queutard de la bande (c’est sûr que René n’était pas aussi performant, et Eric lui, était plus branché cassoulet et nuque longue), et je trippe pendant toute la séance en essayant de me souvenir de quelques scènes de cette série complètement barrée… c’était l’époque où, chez AB Production, on encourageait les actrices à sciemment occulter le port de culotte obligatoire… Résultat : tous les mecs de ma génération rêvent encore secrètement à la petite touffe de Mallaury Nataf et de la tordue hystérique distributrice de claques, une rousse, qui jouait le rôle de la meuf de Bernard Minet.
Dommage qu’Annette, la nerd faussement moche de Premier Baiser, ne nous aient pas offert la vision de son joli croupion fraîchement épilé…
Ca devait donner fort dans les coulisses des séries AB prod’ ! La fête du slip, au sens propre comme au figuré ! Veinards !

Au rayon zique, par contre c’est l’opulence, trop même…. J’ai acheté beaucoup de disques sur la route, principalement des trucs que j’avais dans ma discothèque, inutile de revenir dessus, du 90s quasi exclusivement… en vrac et sans détail superfétatoire, pour une bouchée de pain de mie, de l’occasion et de la seconde main : Treponem Pal, Mucky Pup, Uncle Slam, No Return, Portebello Bones, Gurd, Gigantor, Dog Eat Dog, Baby Chaos, Bullet Lavolta, Slapshot, Real Cool Killers, Magnapop, Alice Donut, Melvins, My Own Victim, Morbid Angel,  et j’en oublie sûrement des cagettes… ah, et Dee & Dee, un groupe indus metal du Nord, ça te dit rien ? Je les avais vu en concert, dans une cave, à Besançon, genre en 1996…

Concernant ce que j’ai écouté, idem, des milliards de trucs. On a roulé 7000 kms sur cette tournée, et on était seulement deux à conduire, moi et le batteur (mon pote TurboGode), donc t’imagines qu’une grosse partie de mon I-pod y est passé… les deux mains sur le volant, les yeux perdus sur l’horizon, l’esprit qui papillonne à 3000 tours par seconde. C’est finalement le truc que je préfère dans le fait de tourner : rouler, regarder le paysage et cogiter comme un dément sur cette immense farce qu’est la life ! C’est le seul truc qui me manquera quand je raccrocherai les guitares, la route.
Je ne vais pas te faire la liste de ce qu’on s’est envoyé dans les cagettes auditives, de Black Crows à Frank Black, de Machine Head  à Soundgarden, de Body Count à Hoodoo Gurus, de Alice in Chains à Ugly Kid Joe, de Faith no More à Concrete Blonde, d’Electric Frankenstein à Wildhearts, de Goo Goo Dolls à Guns and Roses, de L7 à Manic Street Preachers, de Monster Magnet à New Model Army, de Ozzy Osbourne à PJ Harvey, de Almighty à Smashing Pumpkins, de TAD à Godfathers, bref un sacré chambard… sans restriction et sans police du bon goût !

Et tu m’a encore eu sur Paramore… je ne pensais pas céder sous ce fardeau si léger, mais merde, j’ai lâché prise et me suis résigné, impuissant… la voix m’ensorcelle, une prod’ de folie, tout est à sa place, même si je déteste la coupe de cheveux des guitaristes (avec un peu de chance ils sont chauves dans 15 ans, je suis patient), ultra mélodieux, arrangé avec goût, message positif, c’est énergique, tonique  et ça fout la grosse patate… j’ai écouté leurs deux albums au moins 40 fois chacun… le roadie qui nous accompagnait sur la tournée, un australien,  était bien accro aussi (le mec écoutait aussi bien Manowar que Nick Cave que Hard Ons que Paramore, un sacré dude!!!), on n’a pas hésité à balancer les deux derniers albums à fond les tuyaux dans le van… je t’explique pas la gueule des autres, maugréant dans leur sommeil et nous damnant pour écouter de telles saloperies… C’est un groupe chrétien ! Ca je l’ai appris plus tard… Quolibets et blagues faciles, je te raconte pas ce qu’on a enduré, allez y les gars j’me bouche les oreilles… par contre pour des types qui s’agenouillent devant  Johnny Cash, le plus grand bigot de toute l’histoire de la musique, j’ai trouvé ça un peu culotté…

Je viens d’acheter, en mode téléchargement légal,  et ce pour la première fois de ma courte vie, un album en mp3. Payé avec ma carte bancaire, pianotage sur mon clavier,  le fichier débarque directos sur mon ordi, zou, c’est ça le futur dont parlait Pierre Bachelet dans son tube « l’An 2001″ ?… Ca fait chelou… un album que je recherchais depuis un bail, STRANGELOVE (« Time for the rest of your life »), cas de force majeure comme on dit dans le métier… pop anglaise des 90s (le meilleur cru), magistrale, fine et d’une richesse à couper la langue et le souffle. Tu mélanges Morrissey, Echo and the Bunnymen, Stones Roses des débuts, Suede et Whipping Boy, le tout avec un peu plus de guitares saturées, et t’as une idée du plaisir que me procure ce fichier téléchargé. Fol Amour, c’est dans le titre ! Ca m’a couté 5, 75 euros. Environ 8 minutes de téléchargement. Pas cher. Rapide. Bien content de l’avoir fait. Salvateur. Je le referai.

Je stoppe net cette éruption jazzesque !
J’espère que tu propulses des flammes de 10 mètres de long dans ton putain de tuba… Quand trombone et lance-flammes ne font plus qu’un, c’est que tu taquines le bon instrument!
In Jazz we Trust !
-Nasty Samy

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MICKSON – SAMEDI 08 MAI

Heeeeeeeeey compadre ! Ouais comme E.T., je suis toujours là ! Bonne tournée ? Moi j’ai joué un gig (la real-lose party du split avec THE VEIN SHOT, des mois après la sortie du bidule !) au Rigoletto à Paname, c’était cool et tout, et j’y ai vu Jon, comme quoi tu crois voir des gens et c’est d’autres apparaîssent… j’y ai balancé six bluettes (que j’espère) sorties tout droit d’épisodes de ONE TREE HILL ! Genre la chanson de Jake pour Peyton… sigh… Peyton…boucles d’or… elle, elle était totalement pas là ! Mais bon la Caroline du Nord c’est pas la porte à côté !

C’est ouf, PREDATOR je l’ai revu il y a peu ! Je me suis remis des VHS pourrisses dans la gueule, genre COBRA, STREET FIGHTER, LE DERNIER SAMARITAIN… quelle claque ce film (PREDATOR), je l’ai vu moult fois, pas la peine d’essayer de compter… ce casting ! Apollo Creed/Carl Weathers, yeah ! En fait j’adore particulièrement deux personnages : Hawkins/Shane Black, celui qui fait des blagues à la con, LE Shane Black, le scénariste derrière les ARME FATALE, LE DERNIER SAMARITAIN (justement), AU REVOIR A JAMAIS, réal’ du bien cool KISS KISS BANG BANG ! Et il est en train de bosser sur une adaptation de DOC SAVAGE ! Un mec hyper-cool quoi ! Et l’autre perso c’est (tu auras deviné) Anna/Elpidia Carillo… « qué visto mujer ?? » la seule nana du casting, trop belle, avec son débardeur maculé d’un mélange de sang, de crasse et de sueur ! C’est dingue je ne l’ai vue que dans deux trucs à part PREDATOR : dans SALVADOR, et dans un épisode double de 21 JUMP STREET… elle y joue le rôle d’une nana que Penhall a rencontrée en mission en Amérique du Sud, et il veut la ramener aux States, mais elle a pas de papiers… elle reste au pays… boo hoo… et dans SALVADOR c’est idem, sauf que c’est James Woods qui veut la ramener chez lui… elle se fait serrer par la border patrol, les boules ! Donc c’est pas une chinetoque, dude, je crois qu’elle est Mexicaine… en fait on s’en fout d’où elle vient, elle est juste magnifique cette meuf. Ah oui et Mac/Bill Duke ça le fait aussi ! Lui il a réalisé RAGE IN HARLEM d’après Chester Himes je crois… bon en fait le casting il est 100% cool… Jesse Ventura, fuck yeah ! Comme tu dis, on navigue pas dans les mêmes eaux territoriales que les USA… un bel exemple de reconversion en tout cas. Je vois bien M. le gouverneur balancer son jus de chique sur les journalistes pendant ses conférences de presse !
Ouais cette époque c’était génial pour ce genre de films… torgnoles qui déchaussent les dents, ménage au mini-gun Gatling et punchlines qui tuent ! Celle que tu cites, c’est ma préférée aussi ! Là tu sens que le prédator il est mal barré malgré tout son talent et son savoir-faire. Là aussi, si on avait cette créature à la tête de Chasse Pêche Nature et Tradition en France, ça claquerait dans les intentions de vote !

Pour BATMAN, je t’avoue que j’ai un gros faible pour le 2, j’avais été un poil déçu par le premier… le second est plus goth’, plus sombre, plus délirant, plus emo (l’histoire du pingouin, merde c’est trop triste !)… j’avais oublié la chanson de Prince Roger Nelson dis donc ! Ce qui me fait penser que l’année dernière j’ai enfin vu PURPLE RAIN ! Eh ben c’est pas un chef d’œuvre ! Prince joue comme une merde ! Et son look, caramba ! C’est un genre de biopic, il végète dans un club et rêve de devenir une méga-star… contré par un autre groupe de funksters/ semi-maqueraux, MORRIS DAY & THE TIME… ouais ouais ceux qu’on voit à la fin de JAY & BOB CONTRE-ATTAQUENT ! jungle love baby ! Bref  le Prince (le Kid dans le film) il a dans son backing band Wendy et Lisa !!! la vache ! A un moment Wendy lui dit « j’ai un morceau, on devrait le faire » et il répond un truc genre « ta gueule femme, c’est mon band, c’est ma musique… » et à la fin du film il est oK pour le jouer ce foutu morceau, et évidemment c’est « Purple Rain »… la tuerie ce truc !
Il a fait quelques tubes sympas le nain, ‘raspberry beret », « sexy motherfucker », « sign o’ the times »… à l’époque « purple rain » j’étais en première, et une meuf dans ma classe était à fond dedans, au point d’être fringuée comme lui, avec des chemises à jabot, bottes en croco en PVC et tout le kit ! Genre dandy psyché, funk à paillettes… manque de bol elle était pas très jolie et maquillée comme un raton-laveur, sinon ça aurait été cool ! De toutes façon 50% des meufs étaient nippées comme Molly Ringwald, à base de chapeaux, foulards de gitanes, robes de hippies et Nike blanches… quelle époque… ma meuf de l’époque n’écoutait rien de précis, je la bombardais de mix-tapes mais pas trop de réaction ! Bah on s’en fout, en terminale j’ai fait une rencontre bien plus tuante… mais là aussi on s’en fout ! Le passé c’est derrière, ça revient par vagues de temps en temps, mais c’est sans réelle importance… mais pour répondre à ta question je crois bien que ta copine de l’époque y a repensé mec ! Clair comme une cuisse ! Et qu’elle y pense encore de temps à autre, c’est pas possible autrement à moins d’être une saleté de robot (je parle pas de toi Bender) !
En tout cas c’est bien d’avoir des disques/films associés à ces moments de nos vies, c’est des repères, c’est hyper cool.

Les canons de la beauté féminine ça tourne, c’est cyclique, c’est comme le glam-hair metal qui revient ces temps ci avec BLACK RAIN, FRENCH KISS et d’autres… là niveau meufs c’est petites gisquettes angéliques et ultra-dégénérées, sur-bourrées, à la Mischa Barton avec un peu de vomi dans le décolleté… ou Lindsay Lohan dans le trip auto-destruction… ces gens qui ont débuté chez Disney ça chauffe pour eux avec quelques années de plus au compteur… Vanessa Hudgens… Miley Cyrus… ça va être la grande déglingue. Ou c’est déjà ? En tout cas pour Lindsay Lohan, c’est cool, elle revient, et dans le MACHETE du Roberto Rodriguez ! Ca va être la teuf !

En fait j’étais au Groezrock il y deux semaines, et le nombre de gamines qu’il y avait, c’est la tuerie, elles étaient là pour les groupes de metalcore fluo sans doute ? (où j’étais aussi)… mince les donzelles se font déposer en 4X4 par les parents devant le site du fest’, et ils viennent les rechercher le lendemain à 1 heure du mat’… vachement détendus les parents ! c’est quand même un lieu de perdition ce truc, on en a vus des types ultra-déchirés… dont un qui errait comme un zombie, genre aucune idée de quand/où il est, un pas en avant, deux en arrière… le nombre de types qui voient rien de rien… à un moment je parlais avec des Flamands qui étaient au camping (moi j’étais à l’hôtel, crust caviar, dude !) et ils me disaient que des gars à côté de leur tente restaient au camping tout du long, qu’ils éclusaient des bières en jouant aux cartes ! Dingo ! Alors qu’il faut déjà raquer $70 (accès aux concerts) pour pouvoir camper (genre $15 de plus)… bon… sinon ouaip des belettes en top de bikini j’en ai vu, genre au concert de DEFEATER, il faisait hyper chaud (le samedi) et t’as un troupeau de mannequins qui traîne devant toi, à base de shorts cisaillés, comme celui de Daisy Duke, whoa ! Le Groezrock c’est toujours hyper-cool pour ça… en plus la prog’ de malade, comme d’hab en fait… metalcore, pop-punk, hardcore pour touffe, deathcore, redneck core… du merch en pagaille, des tishes qui déglinguent les yeux, avec des zombies en train de vomir leur cerveau, imprimés sur du jaune, ou du vert fluo, ça kicke !!! Des bands qui passent jamais (ou rarement) par ici dont des trucs Fueled By Ramen, c’est la teuf baby ! Du soleil, des bières cheap, des potes, de la bouffe vegan, California, here we come, et c’est pas loin… je fais pas de report détaillé, ça me soûle, mais comme à chaque édition, je me suis fait kicker par surprise (l’année dernière c’était avec THE ACADEMY IS), cette fois avec le gig de LIT… tu te souviens d’eux ? Ils avaient pondu quelques tubes bien cools début 2000, puis j’avais zappé… je pensais jamais les voir… et là cette claque ! Toujours cette rafale de tubes pop-punk FM, mais joués avec la puissance de feu de SLAYER… le carnage ! C’était géant !

LA MUERTE ? Oh là là ! Vus deux fois, mais pas ce concert dont tu parles, c’était vers 91/92… une fois à Lille, une fois à Calais, avec DAVY JONES LOCKER (tournée pour l’album, couve dessinée par Paquito Bolino)… bien mais moins tuant que la première fois où je les ai vus, pour la tournée du mini LP sorti chez GGO, avec les dinosaures… par contre LA MUERTE, cette patate, ce fiel, cette tornade électrique… le chanteur, Marc Du Marais (ce nom !) faisait flipper… il mate les gens droit dans les mirettes et ils détournent le regard ! Il bouge comme un boxeur (sur cette tournée, ils vendaient des tishes « free Mike Tyson »), le mec à qui tu te frottes pas quoi ! Et ce gratteux aux cheveux genre Apache ! Un gang ! Le mec jouait aussi dans JASON RAWHEAD, mais c’était moins bestial que LA MUERTE. Il paraît qu’ils rejouent de temps à autre… ou ils sont carrément reformés ? Je sais pas trop. Le Marc je l’avais vu au DNA à Bruxelles en train d’écluser une Duvel, il avait l’air super maussade ! Il doit pas être harcelé par les groupies lui… peu tête que c’est un mec cool mais en tout cas ça se voit pas ! Anyway, à Calais je me souviens très bien d’une petite meuf qui dansait comme une malade en soutien-gorge noir à la fin de leur set… je pense que pas mal de mecs qui étaient présents ce soir là doivent s’en souvenir. Tu disais frissons ? Dans le mille Emile !

Ouah PREMIERS BAISERS ??? Tu parles si je m’en souviens, énorme ! J’étais pas accro mais quand ça me tombait devant les yeux, je bloquais. Justine j’étais pas fan, un peu hydrocéphale la meuf, non ? Mais Annette ! AKA Magalie Madison ! Avec ses lunettes emo, sa voix genre fraise de dentiste (on n’en sort pas !) et ses tresses ? Alors là fuck yeah. Trop cool la gisquette. On nage en plein dans ma théorie perso « queue de cheval + lunettes » = un trick utilisé dans moult teens pour transformer une bombinette en « thon »… voir SHE’S ALL THAT, THE FACULTY (quand Delilah essaie de se fondre dans la masse, tu parles c’est pas possible…), JENNIFER’S BODY, AMERICAN PIE et une pelletée d’autres flicks… mais ho je suis pas dupe ! En plus j’aime bien les personnages geeks-misfits, et elle c’était pile ça. Ouais AB Prod ça allait loin… dans un épisode de « Hélène et les garçons » la brune au carré (Laly ?) sort en pétard, et bam elle tamponne de l’épaule l’encadrement de la porte, c’est limite si tout le kit s’est pas écroulé… on la refait ? Pis quoi encore, c’est dans la boîte… ce qui est ouf c’est qu’il y a la même scène dans ED WOOD ! Tor Johnson (enfin le mec qui l’interprète) fait pareil, et Ed Wood dit c’est bon on la garde… son staff lui rétorque que ça craint mais pour lui ça rend la prise réaliste ! Un sacré lascar ce Ed Wood, un vrai punk du 7ème art. Même si c’est pas regardable ses trucs. Même pour rire.
Mallaury Nataf ? Native de Lille dude ! J’ai déjà mailé à la mairie pour leur suggérer d’ériger une statue à la gloire de cette vamp… et de rebaptiser la place De Gaulle en place Mallaury Nataf (jamais eu de réponse)… à une époque elle était décolorée en blonde et je la trouvais encore plus belle ! Hey je me rappelle une pure beauté aussi, dans le même trip série de merde, la petite blonde dans SECONDE B, Pauline (mec, je suis accro à ce prénom depuis une stagiaire du taf en 2006, la plus belle nana que j’ai jamais vue en vrai dans la vraie vie)… c’était un genre de DEGRASSI HIGH mais tout pourri… en tout cas cette Pauline elle déchirait…

Bon pour changer de sujet… READ DAMMIT !

Je viens de finir UNDERWORLD USA de James Ellroy ! C’est voyage au bout de l’enfer comme d’hab ! La dernière partie de sa trilogie sur l’Amérique des sixties-début seventies… des agents spéciaux du FBI totalement cintrés, des barbouzes, J. Edgar Hoover qui commence à débloquer sérieux, de la magouille pour construire des casinos en République Dominicaine (vu que la mafia s’est faite éjecter de Cuba par les barbudos, il faut un plan de repli), des filatures, des écoutes, des drogues, des organisations black en faveur des droits civiques et aux méthodes terroristes, du contre-espionnage, des acteurs gays qui couchent pour piéger des flics, des fondus du KKK,  des émeraudes quasi-maudites, des trahisons en série, des potions vaudou, des morts violentes… à chaque fois c’est la tartine ! Putain ce Ellroy c’est un vrai cador (un pit-bull, comme son clébard dans la vraie vie), jamais déçu avec lui…
Du coup je viens de me payer son TIJUANA MON AMOUR. Dès que je termine un Ellroy, il m’en faut un autre. Ca va j’ai pas encore tout lu… j’avais recommencé à lire LES TOMMYKNOCKERS mais ça m’arrive de lire plusieurs trucs à la fois…

Dans le dernier VICE : un super article sur les perfs des crusts, avec de la peinture, des clous et des patches de groupes horribles !

Niveau films :
IRON MAN 2 : on est allés le voir avec Lisa, on a passé un bon moment mais une heure après, plus de souvenir… pas trop de scénar… le personnage de la Veuve Noire (Natachaaaaaaa !) : sous-exploité ! Pas génial quoi. Mais assurément meilleur que CAMPING 2 (j’irai pas vérifier).

OSMOSIS JONES : excellent film des frères Farelly, mi dessin animé, mi prises de vues réelles… genre le VOYAGE FANTASTIQUE de Richard Fleischer (ou encore l’épisode de FUTURAMA avec les parasites dans les intestins de Fry)… animation au top, humour trasho, de la bombe. Et l’ami Bill Murray.

FAST AND FURIOUS, la totale : des films tellement merdeux qu’ils en deviennent géniaux… quand j’ai envie de me débrancher la cervelle c’est dans cette direction que je vais… pourtant j’ai pas conduit de bagnole depuis 15 ans… je pense plus utiliser ce moyen de transport (en tant que pilote) à moins qu’un jour je ne craque pour une Chevy Nova (comme celle de Stuntman Mike) ou une Buick Riviera de 73…

PIRATES DES CARAIBES, la totale aussi… comme ci-dessus, trop con mais hyper bien fait, et mince, la présence au générique de Keira Knightley y est pour beaucoup !

En avant la musique (le jazz bien sûr) :

Alors hier (4.05) c’était le FOUR YEAR STRONG day ! Une connerie facebook évidemment. Genre ce jour-là, les fans de FYS n’écoutent que ça. Pari réussi, haut la main, c’était pas très dur… je retourne les voir le 7 juin à Paname. Trop bien. En plus, on a THE WONDER YEARS en première partie…

OUR LAST NIGHT « we will all evolve » : metalcore touffu, tout le cahier des charges est respecté, chant mélo, hurlements, guitares acérées, c’est génial…
SHE & HIM : le groupe de la délicieuse Zooey Deschanel, des comptines pop-sixties, vraiment rafraîchissant.
CANCER BATS « bears, mayors, scraps & bones » : stoner-redneck core fulgurant, et écrasant, ce son, ces morceaux madre de dios !
MONARCH « sabbat noir » : leur dernier skeud, aussi cool que la pochette est belle, chopé au concert, c’était monstrueux…
DEFTONES « diamond eyes »: l’album avec le bassiste de QUICKSAND (Chi Cheng se remet doucement de son crash), pas de surprise, un très bon DEFTONES, tout simplement. Aérien et plombé, éthéré et gras, ça le fait.
ALL TIME LOW « nothing personal » : pop-punk FM qui fout la pêche, j’adore! Leur meilleur disque…
PEGAZIO « stagtechniek » : cocktail 90’s  bien réussi… à la SLINT en plus pop…

Alors t’as craqué sur PARAMORE ? Trop bien. Ouh que j’aime ce groupe… ça me file droit au but. Vraiment touchant, au taquet, précis, parfait ! Et Hayley Williams… caramba… t’as déjà vu une nana plus adorable, fraîche et enthousiaste? Pas encore vus sur scène, les kids du Tennessee, mais ils sont grave sur ma liste.

Allez j’y go ! y’a match et je suis dans le marching-band.
LOVE XXXX
Fat Mick

JAZZ MAYHEM n°4 – Mardi 07 Avril 2010

NASTY SAMY - 07 AVRIL 2010

Allô Mike, toujours embourbé dans le jazz jusqu’au cou ? Ici, always the same rengaine, ça souffle dans les tuyaux à s’en dilater les bronches… aussi vrai que l’Empire Romain ne s’est pas construit  en 3 jours, John Coltrane n’a pas pondu « A Love Supreme» en bavotant dans un pipeau, pas vrai mon pote ? Alors, je souffle, je souffle et je souffle… j’en tirerai bien un son jazzy un jour ou l’autre. La persévérance est mère de réussite. Je crois que c’est Billie Holiday qui disait ça… non, pas Johnny Hallyday, Mike, t’es con ou quoi ?

Dis donc, tu me tends de ces cannes, si ça continue va falloir que je laisse béton le jazz pour me mettre au saut en hauteur… Jennifer’s Body, t’as raison sur toute la ligne ! Comment veux-tu que je te dise l’inverse  ? J’ai pas compris ce qui s’est passé avec ce film, annoncé en grandes pompes, puis descendu au fusil à pompe ! Tout le monde tirait une de ses gueules en prononçant ce titre ! Hé c’est bon les gars, vous êtes pas des streum’s, faites risette à tonton ! Genre la même cheu-tron que quand tu t’arrêtes pour envoyer un p’tit jet d’urine sur une aire d’autoroute paumée (celles où il n’y a pas de station essence), et que tu t’aperçois en dézippant ton futal qu’un mec à chié dans un urinoir, celui là même dans lequel tu t’apprêtes à lâcher les vannes.  Plissage de narines, faciès qui si rétracte et glotte qui frémit. C’est quoi ces manières ? Il est super bien ce film, un des trucs les plus cartons dans le genre teen movie de ces dix dernières années, à l’aise. J’en ai fait une super review pour mon prochain zine… 70% teen + 30% horror (light, certes, mais de bonnes petites scènes quand même) = 100% réussite.
Bon, du coup, j’ai laissé filé la sortie ciné comme un ânon…

Megan Fox, perso’ je ne connaissais pas, hé ouais, et là j’ai fait connaissance et comment dire, heu, ouais, elle est bien cette jeune… gros canon, on est d’accord, séances de fitness quotidienne, on me la fait pas, son personal trainer lui a concocté un bon p’tit programme, yop les meufs vous savez ce qui vous reste à faire si vous voulez avoir une silhouette digne de ce nom, parce que nous on commence à en avoir ras le sac des nanas trentenaires qui dégoulinent, reprenez vous bordel de dieu…. Alignez vous sur le standard de la gosse Megan, ça nous changera et ça nous remotivera.
Bon, un physique, ok, mais super actrice aussi… je l’ai maté en anglais et sans dèc’ j’ai trouvé que tout le casting y allait bien fort au niveau jeu, à part les mecs du band que j’aurais volontiers attachés avec du fil barbelé autour de troncs d’arbres, puis fouettés avec un râteau rouillé.

Megan Fox, je reviens dessus, enfin heu façon de parler, hein, je veux bien me mettre dessous aussi, ou à côté, ou sous le lit tiens, ouais carrément, je préfère si ça te dérange pas… à poil, comme un lapin traqué et apeuré, recroquevillé et perdu, « non madame laissez moi tranquille, vous me faites peur, rhabillez vous, je ne  peux rien pour vous… »
Donc, belle nana on va pas le dire dix fois, ça fait déjà trois fois que je l’écris, mais surtout super à l’aise dans un rôle qui lui va à merveille. Sa pote, pareil, je ne sais plus son nom (je l’ai même jamais su en fait), pas le même charisme, mais elle a un truc quand même… les grosses lèvres peut-être… et le scénar’, vachement bien ! Simple, qui va à l’essentiel, mais avec plein de petites subtilités, des trucs qui ne payent pas de mine mais quand tu y repenses, t’es en transe… J’ai l’impression que tout le monde est passé à côté… ou, je sais pas, peut-être qu’il ne l’ont pas empoigné dans le bon sens…  pourtant il n’y avait pas d’autocollant « handle with care » dessus, tu prends ça comme ça vient, tu charges ça sur ton épaule et zou, en avant mon pote. Un bon divertissement avec les thèmes intemporels et universels de l’adolescence grossis au marqueur. Après peut-être que ça s’adresse qu’aux tordus branchés pas cette culture teenage, ch’ais pas… ou alors ya certainement pas mal de gens qui ne veulent tout simplement pas revivre cet âge de pierre, ça n’a pas été facile pour tout le monde, le couloir du bahut = la fosse aux lions… les parents, les profs, les résultats scolaires, les diplômes, le doute, la frustration, ce ne sont pas de bons souvenirs pour tout le monde, c’est sûr.
Par contre pourquoi les gens matent les films de Lars von Tiers et trouvent ça bien, pour moi c’est un mystère. Peut-être parce que dans les discussions entre gens soit disant cultivés, ça passe mieux… au taf’ quand je dis que j’ai adoré Jennifer’s Body, Alien vs Predator (Requiem) et John Rambo, ils trouvent ça plus que louche. Ça m’exclu d’office des discussion cinés, enfin bon si c’est pour parler des merdes avec Romain Duris, ou encore d’Avatar et de je ne sais quelle autre bouse, je ne loupe pas grand-chose.
Mon pote Buenax me l’avait mis sur une clé USB (je ne regarde jamais de film téléchargé, ou très peu, mais là, la tentation a été trop forte), il n’a pas aimé non plus… Pour moi, ya pas eu de questions à se poser, j’ai maté le film, j’étais à fond dedans, j’ai adhéré dès la première nano seconde, musique cool, histoire d’enfer, un peu de gore gentillet, des couloirs de high school au large, un petit patelin paumé des States, une vengeance, des persos féminins bien calés et au générique final, un grand sourire et cette incompréhension, une fois de plus, de la race humaine… du genre « putain mais on n’a pas vu le même film nom de dieu de merde ! ».

Enfin bref, pour ceux qui ne l’ont pas vu, laissez vous aller, vous n’allez pas le regretter. De mon côté, je vais acheter la version DVD et me mater les commentaires, ça va le faire ! Et me faites pas chier avec les daubes des frères Coen, ça commence à bien faire, hein… je parle de cinéma, là. Et ceux qui veulent lire une review un peu moins hystérique sur Jennifer’s Body, achetez le Megazine n°4 au mois de Mai

Resident Evil ? Inscrit en lettres de sang sur ma want-list, j’attends la paye et je fais une prise d’otages sur Price Minister. Je te dis ce que j’en pense quand je l’aurai maté. Le programme m’a l’air alléchant.
Tu fais référence à ROME… l’année dernière, un de mes collègues de boulot m’a proposé de me graver toute la série. « Tu vas adorer, c’est sûr, cette série elle a été tournée pour toi ! ». Un mec cool et très intéressant, branché combat médiéval à l’épée (un cador dans sa discipline) et un dingue d’Histoire (futur prof’).
Ah ouais ? Bon, si elle a été tournée pour moi, ça serait malpoli de ne pas vouloir la regarder, hein… je rentre avec mes quelques DVDS gravés, je les pose sur mon étagère et je les oublie pendant quelques jours… puis un soir, ça me revient, voyons voir cette série qui a été tournée pour moi… je glisse le DVD dans le lecteur et… merde ! Tout est en français. Doublage franchouillard. Impossible pour moi de regarder un film étranger, quel que soit la langue, doublé en français. C’est massacrer le film. Ce n’es pas du snobisme, mais c’est lui amputer la moitié de son appeal. Exit le jeu des acteurs, leurs vrais voix, leurs mimiques, etc… Autant ne rien voir. Horripilant. Donc, la série qui a été tournée pour moi, poubelle. Je suis vert parce que je sais que c’est le gros John Milius qui est derrière tout ça… j’adore ce mec. Il a réalisé mon film préféré de tous les temps, Conan le Barbare. On ne va pas revenir dessus, j’en ai tellement dit sur ce chef d’œuvre…
Et Red Dawn aussi, autre réussite de Milius, encore une grosse pièce. Invasion des félons rouges (entre la fourmi rouge et le frelon vert, mais plus dangereux encore) aux Etats-Unis, les salauds, ils débarquent en parachute pendant que les honnêtes citoyens américains travaillent dur et ne font pas gaffe… putain, ça va chier, vous savez qu’on est armé ici, hein, bande de sales ruskofs de merde ! Années 80 à fond la turbine, on sent que la guerre froide est encore sur le réchaud, qui c’est les plus fort ? Les ricains, putain ouais ! Une bande d’ados en skate va délivrer le pays, et vive la liberté, vive l’Amérique, au cachot les communistes ! On ne veut pas finir dans un décor Kafkaïen, à porter des pantalons en velours et des chemises grises à rayures noires, à bouffer des patates à tous les repas et mater 2 chaînes à la TV!  Le monde libre ne vacillera pas devant la dictature rouge! Qui c’est qu’a foutu une branlée à Ivan Drago dans Rocky IV, ce communiste qui déjeune aux stéroïdes (en fait c’est Dolph Lundgren, je l’ai reconnu sous son masque et derrière sa nuque longue, et c’est un suédois !) ? Un éthiopien ? Un bolivien ? Un chinois ? Un Norvégien ? Non c’est Rocky Balboa, un américain, italo certes, mais américain à 3000%.  Même qu’il s’enroule dans le drapeau étoilé à la fin du film. Et il chiale. Grâce à lui on a évité la IIIème guerre mondiale. Dites pas merci surtout. Heureusement qu’on les a, les américains, hein. Sans eux, à quoi ressemblerait le monde ? Au Chili ? Non, merci !

Yep les tattoos, c’est tout un trip. Plus ou moins perso’, suivant les personnes, perso’ j’aime bien quand ça a une signification. Des beaux dessins, ouais bof, rien à foutre. Ce qui est important, c’est le pourquoi du comment. T’as bien le logo de Bullet Lavolta tatoué sur un mollet, non ? J’ai pas rêvé ? Ca c’est good ! Quel groupe !
Tiens, il y a deux semaines j’en ai fait un nouveau… la phrase « Talk – Action = Zero », sur le poignet. Ca vient du père Joey Shithead de D.O.A. Un genre de pense bête. Une petite phrase qui a son importance pour moi, et dont j’ai l’intrinsèque besoin d’avoir sous les yeux toute la journée. Sous peine de l’oublier. Un peu comme un post-it permanent.
Et pourquoi on ne se tatouerait pas deux trompettes croisées avec une portée musicale autour où serait écrit en lettrage bien épais ‘Jazz ‘till Death’ ?
Good idea !

Cosby Show, supra bof ! Bon, à cette cadence, on va finir par disserter sur Arnold et Willy. Ce putain de nain cocaïnomane ! J’ai jamais pu le blairer de toute façon… t’imagines adopter un gamin comme lui ?! Le cauchemar ! Tu te lèves le matin, les yeux encore tout plissés, et blam, la première vision c’est ce troll qu’arrête pas de raconter des conneries… pas moyen. Je le découpe à la scie, disperse les parties de son corps dans des sacs poubelles (putain, il a une grosse tête, il faut deux sacs !) et balance tout ça dans le vide ordure.  Next !

Toujours dans les séries, mais plus récentes, mid 90s, celle là tu la connais, et tu vas nous en parler… j’ai commandé le coffret My So Called Life il y a environ 2 mois, j’ai suivi ton conseil… il faut toujours suivre les conseils de tonton Mike quand il s’agit de films ou de séries (c’est quand même grâce à toi que j’ai replongé dans X-Files et Buffy contre les Vampires il y a 10 ans, pas rien !) je l’ai laissé dans son emballage pendant quelques temps et j’ai craqué il y a 3 semaines. Je me suis déjà envoyé une quinzaine d’épisodes. J’avais vu quelques épisodes à l’époque (en France, la série s’appelait Angela, 15 ans), diffusé sur la chaîne Canal Jimmy si mes souvenirs sont bons… je n’avais pas cette chaîne mais mes parents avait le câble (genre ça devait faire 11 chaînes au total!), et, de temps en temps, certaines chaînes étaient décryptées pendant  quelques semaines, juste pour teaser un peu les familles qui en voulaient plus… Canal Jimmy en faisait partie… du coup j’ai pu regarder deux ou trois épisodes, comme ça à la volée, sans approfondir.
Et puis, 17 ans plus tard, tu remets ça sur le tapis, tu m’en a sacrément bien parlé… aguiché, alléché, attiré. La perspective féminine me faisait un peu peur, mais c’est une satanée bonne série. Super profonde, très réaliste. Du teen, mais option analyse sociologique et comportementale, ça tape dans le mille, les histoires sont d’enfer, les personnages hyper bien troussés… les parents, les lycées, le voisin… c’est pas aussi caricatural que dans les autres séries même si chaque perso’ rentre dans une case prédéfinie… Clairement à l’opposé de « Sauvez par le Gong » ou « Parker Lewis ne Perd Jamais », les deux poids lourds du teen crétinoide… c’est un peu dans la lignée de Les Années Collège (qui était canadien, il ne faut pas l’oublier), mais encore plus mature, je dirais, et ça a mieux vieilli… A chaque épisode, il y a au moins un passage où j’ai envie de chialer… il y a des scènes, faut vraiment s’accrocher pour ne pas exploser en larmes…  et pourtant, ça n’est que des petits pics car cette série ne se base pas du tout sur la glauquitude… mais je sais pas, il y a un espèce de mood très particulier, assez pesant, en fait… Cette série enterre bon nombre de films qui ont voulu se pencher sur ce sujet sensible qu’est l’adolescence. Thématique ambiguë et à prendre avec des pincettes.
A toi la parole Mike, fais nous envie ! Ah, et la copine d’Angela, l’intello un peu coincée (en fait une vraie locomotive à vapeur, chaude bouillonnante!), ho putain que je l’aime ! Par contre, l’autre, la schtroupmfette blonde hyperactive avec la voix d’Annie Girardot, elle est un peu fatigante…

Une qui faisait bien envie, c’est Lyv Tyler, dont tu cites le nom… pour moi son minois restera à jamais lié à ce clip d’Aerosmith (« Crazy ») dans lequel on la voit tournoiller comme une toupille avec sa copine blonde pas mal non plus… et dans un autre clip, toujours d’Aerosmith, , toujours cette petite blonde pétulante, la scène finale sur le pont, putain, mec, elle se jette du pont, noooooon fait pas ça… arf, elle est attachée avec un câble, ok, ça va, j’ai rien dit.
A l’époque, j’ai 15 piges, ma réalité est toute floue, mais je suis bien dans mes socquettes, je traverse ces années comme un gazier qui ne se prend pas trop la tête, complètement à l’aise. Plus à l’aise en tout cas que durant les deux décades qui suivront cette période. Sauf qu’à l’époque Aerosmith me prenait grave la tête, groupe de vieux qui passaient en boucle à MTV, c’était pas le Club Rotary, eux c’était plutôt le club Heavy Rotation… tu rentrais dans un bar, blam ! Aerosmith… tu allais dans une teuf organisée par une meuf, blam, Aerosmith… un feu de camp avec des potes, blam Aerosmith… tu faisais tes courses au Suma, blam Aerosmith… oh, c’est bon, faut que ça cesse ! Ex aequo avec Metallica (« Enter Sandman »), Noir Desir (« Tostaky »), Smashing Pumpkins (« Disarm ») et Nirvana (tous les singles)… putain à l’époque je me plaignais (j’étais du genre à préférer Sacred Reich et Anthrax!), mais j’aimerais bien que les standards musicaux soient aussi élevés maintenant qu’il ne l’étaient à l’époque ! Tout le monde écoutait du rock, même ceux qui ne pensaient pas en écouter ! T’allumais la TV sur M6 à minuit et on te balançait des clips de barges, c’est dire ! Et moi, je faisais la fine bouche. Ouais bon c’est vrai, on se tapait aussi du Jamiroquai, du Spin Doctors et du 4 Non Blondes (tu vas encore me dire que t’adorais ce groupe de meufs !). Dur.
Bon Lyv Tyler, faut que je signe où ? En bas de la page ? T’as un stylo ? Heu attends un peu, parce que j’ai vu le dernier Hulk, et la dame avait pris un gros coup de bambou : lèvres botoxées, visage gonflée, silhouette un poil pataude et regard de caniche qui s’est pris un coup de pied dans la tête… Le film est moisi, ça c’est pas très grave, ce qui fait très mal, c’est la leçon que tu en as tiré.
Toi, tu pensais juste voir un bon comic movie en bouffant une brouette de pop corn, et tu ressors avec l’envie de te pendre avec ta cravate à l’effigie d’Achille Talon (la même que celle que  porte mon banquier, c’est son côté « wouap j’suis bien fou aussi, en plus d’être très sérieux pour te conseiller des placements hyper sûrs avec des taux démentiels »)… pourquoi ? Parce que tu viens seulement de comprendre que même les déesses ne sont pas immortelles.  En tous cas, elles sont aussi fanées que tes vieux souvenirs de boutonneux. Chiale pas. Enfin, pas en public. Tiens, va te cacher derrière cet arbre, là…. Et quand tu reviendras on reparlera de la série Premier Baiser.
Ah, et ce disque d’Aerosmith (« Grip »), je l’ai racheté il y a 3 ans.

Niveau films, j’ai passé les rattrapages, ça commençait à sentir le cancre mal lavé des dessous de bras… j’ai révisé Mike, t’inquiète, j’aurai mon bac blanc avec mention. Option Jazz, of course.

1ère leçon : DEMON KNIGHT, sorti 1994, certainement mon année préférée. Ouais, même plus que 1992. Pour beaucoup de raisons. Un épisode géant des Tales from the Crypt, avec le Crypt Keeper qui présente le film et tout le bordel… sauf que c’est un vrai film et pas des petits segments. Pure série B comme on n’en voit plus. Humour rase motte, du gore très fun, des monstres géniaux (espèce de ghoules infernales super bien foutues), un scénar’ crétin à souhait (une histoire de démon qui veut récupérer une clé magique pour avoir les pouvoirs suprêmes qui lui permettront de détruire la race humaine et la planète… j’embrasse le scénariste sur le front plissé du scénariste !), quelques paires de nichons bien exposées (la première séquence est une blonde en culotte/soutif allongé sur son lit, elle vient de découper son mari, slurp !) et, à l’arrivée un divertissement imparable si vous avez un micron de bon goût. Et bien sûr, Dick Miller dans le casting, imparable, certainement un des acteurs spécialisés dans les  seconds rôles les mieux employés de tout Hollywood (A Bucket of Blood, Gremlins, voir wikipaedia).Un régal ce film, typiquement 90s avec une BO de folie, d’ailleurs j’ai commandé le skeud juste après avoir maté le film, je l’avais en k7, je l’ai maintenant en CD. Avec les groupes habituels qui figuraient sur quasi toutes les BO d’alors : Pantera, Machine Head, Rollins Band, Ministry, Filter, Melvins, Megadeth, etc… du trois étoiles, le film + le skeud, un beau package à vous offrir en cadeau. Toute une époque pour à peine 5 euros.

2ème leçon : VAMPIRES, sortis en 1998. Celui-ci c’est pour oublier le très tiède Daybreakers. C’est comme le café froid, ça laisse un goût vraiment merdique au fond du palais. Faut se rincer le gosier. Avec John Carpenter, on ne risque jamais grand-chose… Vu à l’époque de sa sortie VHS. Comme d’hab’ chez l’oncle John, il y a toujours cette toile de fond typiquement dans le trip western, là c’est encore plus flagrant que dans certains de ses autres films. Super film, qui révise certains codes universels du genre vampirique. Ici, pas de gousse d’ail, pas d’eau bénite, par contre ça défouraille à l’arme à feu et les bestioles crament toujours au soleil ! La scène où les vampires sortent du sable, inoubliable… je ne me rappelais pas grand-chose du film, juste quelques trucs, très flous, j’ai d’autant plus apprécié. La thématique du vampire, pour moi c’est gagné à 99,99%, pas dur, je suis un public ultra facile. Ensuite Carpenter est un de mes cinéastes préférés, j’aime son côté bricolos, toujours à camoufler quelques idées/commentaires  (politiques et sociaux) assez finauds dans ses films d’une bisserie pourtant toute assumée, un fin limier ce type, dommage qu’il n’ait rien fait depuis plus de 10 ans. Et pendant ce temps, Tim Burton réalise toujours des films. Arf,n soupir… Par contre, James Woods en rôle principal, j’ai vraiment du mal… un poids plume, bad ass de pacotille, même avec un cuir sur les épaules, des sun glasses sur le pif et des tag lines qui font mouche, il est limite. Un peu de gore, pas mal de sang, des personnages solides, une trame scénaristique classique, une réalisation soignée, bref un film béton. Le prochain Carpenter sur ma liste : Le Prince des Ténèbres, déjà vu il a bien longtemps, mais doit repasser devant la commission Nasty pour être approuvé.  Avec Alice Cooper dans le rôle du hobo malsain !

3ème leçon : BLOODRAYNE, un film de Uwe Boll, youpiii, j’adore ce type. Un allemand qui a des roustons comme des mamelles de vache, le mouton noir de l’industrie cinématographique  actuelle, il emmerde tout le monde et le monde lui rend bien. Il y a 3 ans le mec a convoqué tous les journalistes qui avaient descendu un de ses films et les a invité à se battre dans un ring, pendant une après midi. Génial ! Le mec à tout compris ! Il a enfilé les gants, convoqués tous les guignols et boom… un détail qu’il avait judicieusement omis de préciser : c’est un ancien champion de boxe, aie ! Grosse dérouillée pour tout le monde, coup de pub phénoménal et son image de marque bien bourrinos est maintenant amplement justifiée et méritée. Pour moi, c’est un gentleman ! Pourtant la première fois que j’ai été confronté à son « œuvre » c’était par le biais de House of the Dead, au ciné… bravo ! Je suis sorti de la salle en maugréant à peine 25 minutes après m’être vautré dans le strapontin ! Première touche délicate. Ensuite Alone in the Dark, acheté 1 dollar dans un bac à solde aux States, que je trouve bien, film d’aventure un poil horrifique, du B assumé pour divertir ceux qui n’ont pas peur d’avoir des goûts de chiottes. J’ai acheté ce film car j’était un grand fan du jeux vidéos Alone in the Dark, sur Amstrad 6128, basé sur une nouvelle et l’univers de Lovecraft, superbe ! Les heures passées sur ce jeu, j’te raconte pas… Par contre le film n’en retiens que le nom, aucun rapport avec le game. Je précise que le « truc » de Boll, c’est justement les adaptations de jeux vidéos… qui n’ont absolument aucun rapport avec les jeux dont ils sont soit disant adapté !!! Tu suis le concept ? Pas facile, j’en conviens… Encore un coup de passe-passe de tonton Boll. Il est au monde du 7ème art ce que David Copperfield est à la magie.
Donc, Bloodrayne, on reste dans la case vampire, option médiéval, fait péter les canassons, les châteaux et les costumes ridicules trouvés à la boutique de déguisement du coin de la rue… On est très loin de l’univers de Carpenter. Ce qui ne signifie pas que c’est nul à chier. C’est du divertissement pur et dur, aucune autre prétention, un film B, direct to video, à mater d’un œil, mais avec plaisir. Tiens, ya ta copine Michelle Rodriguez, grosse félonne dans le filme, joli derrière certes, mais moins bien que l’actrice principale dont je ne connais pas le nom, qui se fait attraper dans les douves du château dans lequel elle est retenue prisonnière, elle se fait ramoner la chaudière par un espèce de Robin des Bois à nuque longue, et visiblement, vu la tête de Casper qu’elle tire, le gars sait se servir de son stylo-boule. (Un peu comme un stylo bille, mais avec des poils autour). Un film du vendredi soir, quoi… Effets spéciaux très corrects, quelques têtes coupées, violence graphique made in Germany,  et une ambiance fort sympathique.  Comme souvent chez Boll, à mi chemin du film d’aventure, du jeux video et de film d’horreur light. Bref du bis pur souche. Je vais essayer de me procurer une bonne partie de sa filmographie.

Dans le Juke Box :
THE MORE I SEE ‘the Unholy Feast’, mix de thrash et de metal core moderne, bien produit, avec des petits côtés FM que j’adore. C’est le groupe du guitariste de the Prodigy, ouais on parle bien des mêmes Prodigy, ceux avec des crêtes jaune orange et des percings dans les yeux (comme dirait ma grand-mère), « Smack my bitch up ! »! Donc, le gratteux Gizz Butt est un ancien English Dogs, keupons britons vieillots, un pistolero, super guitariste qui a touché un peu à tout, après Prodigy il a monté Janus Stark… le gars sait s’adapter au marché, quoi… c’est mon pote Christian Carvin qui m’avait parlé de ce groupe, puisqu’il a enregistré leur premier album il a quelques années… une bonne découverte. C’est leur deuxième album, sorti en 1998, ça riffe dur et ça envoie bien le bouzin. Chant principal agaçant, cœurs auto-tunés, envolées ultra mélodiques, presque épiques, solos de doux dingues, et quelques pics émotionnels. Voilà m’sieur l’agent, c’est bon je peux circuler ?

GARBAGE : Un groupe qui porte plutôt pas mal son nom… mais j’ai un faible pour leur premier disque, ouais je sais, c’est pas sérieux, mais bon… ça me rappelle de bons souvenirs. Mate l’année de sortie et tu comprendras, 1995… Et c’est le groupe du producteur  Butch Vig, qui a quand même produit le « Nervermind » de Nirvana et des albums de Smashing Pumpkins. Ah et la meuf au chant, je pense que tu approuves !  Une écossaise…. bien ! Et ce tube, « Only Happy whan it Rains », wahouuuuu, ça ne vous fait rien ?! Bande de dingues!

FOUR STRONG YEAR : ouais, ouais, ça va hein.. leur dernier album est vraiment bon, je te l’accorde… les deux titres « On a Saturday » et « One Step at a Time » sont absolument fantastiques…. Comme dirait la mère Natsy, on dirait que c’est un mec qui a programmé cette musique, genre avec un logiciel de dingue, rien ne sonne vraiment naturel, tout est outrageusement retouché, des voix aux instruments (le son de la  batterie, vraiment n’importe quoi !!!), mais dans le genre punk rock ado sur-calibré, sur-boursouflé  et sur-joué, ils gagnent la coupe ! The Get up Kids sous anabolisants, Jimmy Eat World en pleine montée de speed, le tout enregistré par l’inspecteur Gadjet !

ROB ZOMBIE « Hellbilly Deluxe II » : les skeuds de Rob, c’est un peu comme ces films, j’aime bien l’univers mais je trouve que les ficelles sont trop grosses… son dernier skeud passe mieux que les autres cependant, moins de machine, samples, c’est revenu à une zique plus frontale, mid tempo qui donne fort, moins dansant, certains titres me rappellent l’excellentissime « La Sexorcisto » de White Zombie… du rock qui va droit, drapé dans le délire horror, en fond sonore en bossant sur l’ordi, ça passe bien… Avec le gratteux John 5 à la guitare. Le mec sait manier la 6 cordes… sur ce disque il ne joue qu’à 25% de ses capacités mais faites moi confiance, c’est du solide. Le Robert Zomblard, c’est un peu le Alice Cooper moderne, avec les mêmes bons côtés et les mêmes tics un peu plus lourdingues… mais bon, globalement, son trip horror rock+movies+comic books, on ne peut qu’apprécier. Un univers fourmillant et riche en fibres.

Bon, cette semaine dans le courrier des lecteurs :
- « Mmhh ca y est j’ai eu ma dose… un truc de ouf’, tu commences à lire et d’un coup tu te retrouves 15 ans en arrière, les souvenirs remontent en flot… c’est même pas un flot, mais un putain d’ouragan chargé d’instants précieux.. merci les gars! »

Je file…. Pas de jazz pendant presque 4 semaines… je trace en tournée… non, pas avec un orchestre de jazz. Ouais, je sais, ça craint.
No Sleep ‘till JazzVille !
-Nasty Samy

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MICKSON – 07 AVRIL 2010

Oui oui toujours dans le jazz jusqu’au trognon! Billie Holiday? Ah ah; Ca me rappelle une scène de Clueless, quand Christian vient chercher Cher dans sa caisse de frimeur (qui ressemble à celle de Goofy), il met l’autoradio et dit « tu aimes Billie Holiday? » « Lui je l’adore! » qu’elle répond l’adorable pintade! Tout ça pour dire que c’est elle (Alicia Silverstone) qui joue avec Liv Tyler dans ce fameux clip de Aerosmith. L’autre (« Cryin’ ») était cool à mort aussi! Peu tête que c’est pas la meilleure période d’Aerosmith mais figure toi que c’est avec cet album que j’ai découvert ce groupe! Je crois bien que j’avais jamais entendu avant, je connaissais que de nom… comme quoi c’est jamais trop tard etc etc… merci mon boss du vidéo-club.

Ah oui je vais pas être trop long cette fois, moi aussi je pars en tournée… une date à Paname avec The Vein Shot… hu hu. Mais au moins on aura un peu de biscuit à proposer…
Ouaip Jennifer’s Body… dans le top ten, direct. Je vais pas en rajouter une louche, j’espère juste que le DVD sera gavé de suppléments. D’habitude les suppléments j’en ai rien à foutre, sauf quand c’est un vrai doc… comme dans l’édition spéciale de The Thing! Les bonus faut trier… les commentaires ça peut être ultra-cool ou complètement pénible, en fait le premier que j’aie jamais essayé c’était celui de Braveheart. Chiant à te filer le cancer! Au début tu vois la lande écossaise, c’est beau et tout, et les commentaires de Mel Gibson c’est genre « vous voyez cet arbre là? » (y’a effectivement un seul arbre dans le décor, on peut pas le louper) « ben on a dû l’installer, parce qu’il y avait pas d’arbre. » WHOA MEC! Ca c’est de l’info… donc pendant une patate de temps j’ai plus jamais essayé un commentaire sur un DVD… et ça reste très rare… faut vraiment que j’aie envie d’en apprendre plus sur un film, alors que bien souvent l’histoire me suffit…

Anyway, ce film, comme tu le dis si bien, c’est sans doute pour les tordus branchés culture teen… je suis pas sûr que ça parle à beaucoup de gens dans le coin… humer un bon scénar en en voyant un minimum sur IMDB, genre ça parle de cheerleaders, d’un groupe… houlà, ça sent bon… un sixième sens qui se met en vibration et bam, t’attends ce film… t’y cours à sa sortie et tu te fais claquer le beignet!!! Exactement le même trip que pour Bliss! Matage du trailer, Ellen Page, Weezer dans la bande son (mais que celle du trailer… à moins que j’aie loupé ça…) donc une petite voix te dit, vas-y mon gars vas-y ça c’est pour toi… Tu vois c’est comme pour Cut. Ce film je l’ai eu un bon moment sur ma pile avant de le mater. Je l’avais chopé pour un euro en VHS et il m’était sorti de la tête… pis un jour je le prends en mains et je vois « starring Molly Ringwald »… gosh… j’ai tout lâché pour le mater et je me suis rendu compte que c’était une série B ultra cool, sous-screamesque, dans le même sac que Phantoms, Virus… de la série B torchée avec soin. Donc les détails ça met parfois bien la puce à l’oreille… bref. Je suis encore en train de me paumer là… ah oui, je commence à guetter la sortie du DVD de Jennifer’s Body. En plus ça sort super vite maintenant…
Ben Avatar je l’ai vu avec Lisa, et j’ai pas mal aimé, c’est bien divertissant… la 3D j’ai trouvé ça cool, mais beaucoup moins que dans Destination finale 4… mon point de vue c’est que ce procédé est nickel pour les films d’horreur (même light), parce que ça ajoute au côté train fantôme, expérience collective, dans l’ambiance par tous les moyens possibles quoi, comme les films de William Castle… la vache j’aurais adoré voir un film de ce type au cinoche, avec des sièges qui te balancent un coup de jus dans les fesses, des types déguisés en monstres qui cavalent dans la salle, un faux médecin qui te fait signer une décharge comme quoi ta famille ne tentera pas le procès si tu cannes pendant la projection! C’est pour ça quand je me goinfre une vieille série B rééditée en DVD, ça me casse les burnes, maintenant les effets spéciaux tout merdeux ça me fait plus rire… comme les DVD « craignos monsters »… ben oui c’est juste… craignos. C’est peu tête fun avec une bande de potes, mais je mate ce genre de trucs en solo généralement… HEY tu te souviens quand on a maté cette bouse chez Nat? Un truc avec le plus grand acteur du monde, Matthew Lillard… c’était quoi? 13 fantômes? Putain j’ai la flemme d’aller vérifier… en tout cas à un moment y’a un picture disc qui s’est décroché du mur et là on a tous fait un bond!!! Putain si c’est pas un trick à la William Castle ça!!! Merde je digresse encore. Oui les effets spéciaux merdeux. Ben ça me soûle. J’aime plus, fini; c’est exactement comme les prods des disques on dirait! Du gros son nom de dieu, par ici Butch Walker…

Bref Avatar c’est plutôt le truc qui se laisse voir, mais c’est c’est pas le génie non plus… un si gros succès je comprends pas trop bien, quand tu vois que même l’histoire est quand même super classique, c’est carrément un rip-off de Pocahontas…
Ah oui Rome… ben moi j’ai vu ça direct en VO alors… sans réfléchir… c’était un truc gravé et c’était sous-titré à la punk, par des hackers ou je ne sais quoi… avec des fautes et tout le kit… si t’as l’occase de voir ça en VO, vas-y… je pense qu’en VF ça doit le faire aussi, c’est tellement cool… putain quelle époque épique… franchement c’était hardcore, dans la plèbe, tu te faisais vite couper le cou pour une poignée de cacahouètes, et chez les patriciens c’était pas mieux, genre goûte-moi cette soupe à la cigüe… en tout cas maintenant si on me demande quel personnage historique j’aurais voulu être, je réponds direct Marc-Antoine… ouais Milius c’est un tueur, pas de problème… pas étonné que son discours file la colique à certains… perso je suis pas dans le trip « on est tous frères, village global » et tout le kit… ouais on est tous de la même espèce, mais on est pas capables de cohabiter, y’a qu’à prendre un bouquin d’histoire, tout est dedans… ouais! Red Dawn, un super film! Comme Invasion USA, avec le Chuck, j’adore ça!!! Ces prods de fous, les trucs Cannon…. merde dire que je voyais ça au cinoche… Portés disparus et tout le bordel… ça me fait penser à True Romance, et à ce personnage que j’adore, le gros producteur barbu, Lee Donovitz, çui qui veut acheter le stock de poudre à Clarence… Morts sans médailles, ça s’appelle son film… un truc couillu. Pas une merde pour chiens de salon comme dit Clarence… ben oui je mate pas que des séries avec des geeks qui veulent sortir avec la captain des cheerleaders… genre là je me suis retapé Le convoi de Sam Peckinpah, une belle galerie de personnages avec en tête Kris Kristofferson et Ernest Borgnine…

Arnold et Willy… la vache! Que de souvenirs de dimanches à comater là devant! C’est ouf aux States Gary Coleman c’est un type culte à mort… il est dans les Simpson (qui n’est pas dans les Simpson?), y’ a un groupe que j’adore qui s’appelle Kid With Man Head, qui l’a claqué sur la pochette de leur album « Cassius Coleman »… d’ailleurs « gamin à tête d’adulte »… les types sont marqués par cette série… je crois qu’il y a une compile pop-punk en hommage à ce personnage aussi, qui doit s’appeler « WATCHA TALKIN’ ABOUT? » tu sais sa fameuse réplique, qui donnait en VF « caisse que tu me chantes là? », avec les gros yeux et tout…c’est dingue.

MY SO-CALLED LIFE… wa-hoo! J’adore. Déjà le point de vue féminin en avant, ça me parle. Ouais les personnages hyper bien dessinés, c’est fin, en plus c’est cool que ça soit un one-shot, au moins t’es pas usé, et je pense qu’il y avait pas matière (ou même de sens) à faire d’autres saisons. C’est comme un film quoi!Tiens tu vois le voisin qui craque sur Angela, Brian Krakow? On l’avait revu dans Reeker à Gérardmer, tu sais c’est le perso aveugle…ah ah moi j’adore la « schtroumpfette hyperactive », Rayanne Graf… wow cet épisode où elle est sensée chanter dans les Frozen Embryos pour remplacer le mystérieux Tino… et c’est Jordan qui chante, parce qu’elle est complètement bloquée sur scène… reprise de « I wanna be sedated » en plus… trop cool. AJ Langer (Rayanne) on la voit dans Los Angeles 2013 de Carpenter! Je l’ai revue dans Brooklyn South aussi, une série policière qui date de l’époque où tous les networks voulaient faire leur NY Police Blues… alors que la matrice des séries policières qui dégomment c’est Hill Street Blues… ça fait beaucoup de blues ça… oui cette ambiance pesante, c’est ça le teenage angst, en tout cas c’est le souvenir que j’en ai. Aucune série teen ne retranscrit ça aussi bien. Tout qui te paraît merdique, seul contre le monde! Un seul truc pour te sortir la tête de l’eau, le rock, le rock, le rock! Anyway, pour moi ça marchait…

Je mate pas trop de films en ce moment, j’ai un emploi du temps serré comme un expresso… avec Lisa on se tape les docs de la BBC en DVD, les trucs avec Nigel Marven. On adore ce type. Le concept? Un zoologiste qui voyage dans le temps pour étudier les dinosaures et autres animaux disparus in situ. C’est fun et instructif. De toute façon, je l’avais déjà dit, je suis un branque des docs, tu me claques sur une île déserte, si j’ai Discovery Channel et Cartoon Network je te fais ça sur une jambe. Je prendrais bien une guitare acoustique aussi, et un bon stock de cordes…

Tiens Dick Miller! Moi aussi il me file la banane ce mec, vieux briscard des seconds rôles, je l’ai revu il y a peu dans Small soldiers de son pote Joe Dante, un de mes réalisateurs préférés de la terre du monde de l’univers!

Et ouais, Vampires un des meilleurs films de vampires, tout simplement! James Woods c’est mon pote aussi, il est trop cool ce mec! T’aimes pas sa trogne taillée au rasoir? Moi je trouve qu’il dégage… quelqu’un d’autre qui dégage aussi dans ce film c’est Sheryl Lee… ay caramba!

Quoi y’avait des supermarchés qui s’appelaient SUMA par chez toi?… dingue! C’est aussi le nom d’un super groupe doom/metal, répétitif, hyper lourd, hypnotique, avec un batteur incroyable, taillé comme un moustique… mais qui frappe comme un mulet! Leur album « let the churches burn » est gigantesque! Et sur scène ça tue. Je crois qu’il y a un nouveau qui va tomber là, et je suis aux aguets.
Les clips de barges dans la nuit à M6? Oh que oui, MELVINS, GIRLS VS BOYS, après avoir maté 2-3 films en VHS c’était une bonne façon de terminer la soirée… FOUR NON BLONDES? C’était pas terrible, mon boss au vidéo-club m’avait enregistré l’album (avec le méga-tube « hey ») mais c’était pas génial… je crois que Linda Perry écrit des tubes pour d’autres gens maintenant, comme JJ Goldman et Pascal Obistro! SPIN DOCTORS idem, leur album on l’écoutait à la boutique, c’était un peu toujours pareil… je me souviens aussi d’un gros tube des CRASH TEST DUMMIES avec une super mélodie… en fait les skeuds qu’on écoutait le plus c’était « get a grip » d’AEROSMITH, « siamese dream » des SMASHING PUMPKINS et l’album de reprises punk de GUNS N’ ROSES…

Ah oui Liv Tyler botoxée… ça craint ces filles belles comme le jour au naturel qui se retaillent la physionomie… pourtant en ce moment y’a une grosse campagne avec elle pour G-Star, avec de superbes photos de la miss en noir & blanc. Elle est toujours très belle. T’as vu Heavy avec elle? C’est le premier film de James Mangold, avec une BO signée Thurston Moore et le père Evan Dando dans un petit rôle… Liv y joue le rôle d’une serveuse dans un diner merdeux (tenu par Debbie Harry), fringuée avec des robes à fleurs à $5 et des converse pourries… elle séduit (sans le vouloir) un gros sac qui bosse là, joué par Pruitt Taylor Vince, un super acteur… un film avec Liv que je mate souvent c’est Empire records… comédie teen sympa, avec aussi Robin Tunney. Ca casse pas des briques mais j’adore l’ambiance. Des gens qui veulent sauver la boutique de disques dans laquelle ils bossent… silhouette un peu pataude? J’avais vu une photo d’elle assise sur la plage sur Pixelstar (ce site c’était génial, mais c’est fini), avec un petit bide, mais merde, c’est le bide de Liv Tyler quoi, elle était tout de même magnifique, et ça faisait pas ce côté meuf assemblée dans une usine, c’est un être humain! C’est comme Ali Larter (Destination finale 1 et 2, Heroes) qui dit aimer les mecs qui ont un peu de brioche… ben envoie-moi un mail, Ali, on pourrait s’entendre.

CE QUI POMPE SUR MA STEREO (ET SUR MON PC)
HAYLEY WILLIAMS « teenager », un morceau folky de la poupée, qui se trouve sur la BO de Jennifer’s body… ça me fait frissonner!
NOOTHGRUSH, un live radio de 96 que j’ai trouvé sur le web, du doom mortel et impitoyable, avec des titres de morceaux dans le trip Star Wars… un truc de plus dans l’univers étendu…
NO FRIENDS, du HC à l’ancienne qui concasse, avec des mecs de MUNICIPAL WASTE, NEW MEXICAN DISASTER SQUAD et GATORFACE.
MONARCH, la totale… je me prépare à aller les voir à Paname le 13/04, je suis comme un fou… ça sera le moment de choper leur dernier skeud, « Sabbat noir » sur la table de merch… ce groupe m’a totalement envoûté à la première écoute, c’est l’enfer…
DASHBOARD CONFESSIONAL « Alter the ending » le dernier album, sorti en version électrique et acoustique. J’écoute beaucoup plus la version acoustique. Y’a ce titre, (« the motions ») que je peux me taper 12 fois d’affilée.
YOU ME AT SIX « hold me down », des angliches dans le trip TAKING BACK SUNDAY/FOB, taillé sur mesure pour ma tronche! Efficacité maximale!
GYM CLASS HEROES « the quilt », le groupe à Travis Mc Coy, sur Fueled By Ramen, rap, groovy, funky, c’est le skeud de party ultime! En plus le Travis m’a l’air d’être un bon gars… tu peux le voir dans le générique de fin de « Snakes on a plane » si ma cervelle fonctionne bien, en guest pour le clip de COBRA STARSHIP!
NURAL « weight of the world », du emo HC FM, trop bien fait, de la grosse balle, rien qui dépasse, c’est sur Hopeless, ouh que j’aime ce label!

Dammit fauk je trace! J’ai rencard chez SoGood avec Melody Gardot, jazz oblige.
Bises XXX

Mickson

JAZZ MAYHEM n°3 – Samedi 20 Mars 2010

NASTY SAMY – Samedi 20 Mars 2010

Allô Mike ? T’as toujours le jazz dans la peau ? Continuons notre discussion, hein, si tu n’y vois pas d’inconvénient…en écoutant un p’tit « Girl from Ipanema », tout en douceur, torse-cul nu dans ma piaule, caleçon Droopy, chaussons Lucky Luke, assis devant mon ordi, siège molletonné à roulettes,  la fenêtre ouverte, les oiseaux qui pépient, de longs rayons de soleil qui me griffent les pectoraux, un mug de Ricoré fumant…. Ambiance bossa jazzy, quoi !

Yep, au niveau de la presse, c’est clair que c’est loin d’être la folie… je me rappelle de certaines périodes où j’achetais au moins 5 ou 6 magazines par mois. Là, depuis une petite dizaine d’année, c’est la pénurie… Principalement dû à la démocratisation d’Internet. Les gens lisent moins, ou différemment, ils picorent l’information de ci de là sur différents sites, et basta… Perso’, je continue d’acheter Mad Movies, presque machinalement en fait… dur de casser un réflexe vieux de presque 20 ans ! La qualité des numéros est en dent de scie, c’est clair, mais c’est vachement lié à l’actu’ des sorties en salles, quand même… Je le lis de travers, ya des rubriques qui m’intéressent absolument pas mais il y a toujours quelques interviews/rétrospectives qui sont intéressantes. Et bon, la maquette est assez agréable, les photos et l’iconographie très chouette, le genre de magazine que je ne lis que d’un œil, pour me tenir au jus de l’actu’ horrifique et surtout des sorties DVDs. Après je suis d’accord avec toi sur une chose, j’ai du mal à capter la ligne éditoriale de ce bordel… genre ils nous allèchent avec des previews de dingue, des couvs, des articles dithyrambiques sur certains films en avant première, puis le mois d’après, le film génial devient la pire des bouses ! Il y a eu pas mal de changements dans l’équipe rédactionnelle, et ça se sent.. l’esprit originel s’est évaporé, les mecs qui scribouillent dans le MM actuel sont un peu agaçant, c’est pas faux. J’aimerais bien qu’ils mettent un peu leur humour pourri et leur esprit supra-jeune-ho yeah de côté et qu’ils envoient plus lourd dans des articles mieux choisis.

Je suis abonné à Fangoria, magazine ricain culte et dinosaure des publications du genre horrifique et affilié. C’est une institution. Idem, je le lis en diagonale, le style est assez informatif, c’est pas très critique, mais en tout cas c’est une super source, présentation old school, bon esprit, articles généreux, photos bien sanguinolentes, qualité du papier à l’ancienne (presque du journal !)… Pour mes achats de dvds en import, c’est ma principale source.
J’ai également été abonné un temps à Rue Morgue, un magazine canadien, plus moderne dans l’approche que le Fangoria, mais un de ses disciples, une super revue en tout cas qui mouchette la culture horrifique, et pas seulement le ciné (comic book, jeux video, livres, etc).

Le reste des infos liés au ciné de genre, je les glane en écoutant des podcasts, chaque week-end, je recharge mon lecteur MP3, j’en écoute 3 ou 4 par semaines, je connecte le lecteur mp3 sur l’autoradio de mon van, ça me fait office d’émissions radiophoniques ! Ca passe le temps pendant les trajets chiants, c’est très pointu, animés par des monstres nerds  qui s’enquillent genre 3 films par jour ! Tout ce joli monde est obèse, bon ricain de base dans toute sa splendeur, cela va sans dire… Là, en ce moment, je bloque bien sur ces podcasts, tu devrais essayer : Horror Etc, Fear Shop, Dread Media, It Came from the Basement et the Dark Hours.
De temps en temps, j’achète l’Ecran Fantastique, bien foutu, plus classique que le Mad Movies, moins esprit djeun’s geek maniéré, mais là aussi j’ai du mal à me retrouver dans leurs goûts…
Mec, tu te rappelles de la revue gore Toxic (début 2000, déjà 10 ans, ; argh !), ça me manque à fond, c’était light mais j’adorais l’esprit, que du ciné craspec’ et fun ! Quelques numéros et puis s’en va…. Dommage ! Je crois que j’avais la collec’ complète.

Hors ciné, hé bein pas grand-chose… hormis quelques zines quand je tombe dessus ou quand on m’en envoie… souvent les mêmes d’ailleurs… une petite dizaine de publications à l’édition capricieuse et aléatoire.

Je connais très mal les magazines auxquels tu fais référence, même si j’ai failli bosser pour Clark magazine le temps d’un numéro, le rédac’ chef m’a appelé il ya 6 mois pour que je fasse une interview de Ian Mac Kaye !!! Le mec qui devait le faire a eu un empêchement de dernière minute et il lui a donné mon phone, lui disant que je serais le bon gars pour faire le papier… sauf que le délais était dingue, genre « Demain matin il faut que tu appelles Ian Mc Kay chez lui, il me faut deux pages, c’est bon pour toi ? »… complètement pris de cours, j’étais au taf’, en plus j’ai pas de matos pour faire du phoner (le petit enregistreur qui enregistre les conversations téléphoniques) et je me cassais en tournée genre quelques jours après… j’y ai réfléchi pendant 2 heures, putain quelle bonne opportunité, avec possibilité de rebosser pour ce mag’ si ça le faisait… et Ian Mac Kaye, fallait quand même préparer un mininum l’entretien (le gars est réputé pour être un poil rigide concernant l’exercice promotionnel)  j’ai flippé et j’ai refilé le plan à un pote qui s’en est très bien sorti !

Au niveau de la presse musicale : peau de walou !
Rock One, tu vas trop loin, je ne peux te suivre sur des pentes aussi savonneuses, sorry je suis un couard, j’ai peur de chuter et de me casser les reins ! Pour oim’, c’est le Jeune et Jolie des boutonneux. Tout est en carton, ou en plastique, lisse, creux, toutes ces photos de gars complètement odieux, pour moi c’est aussi réel qu’une pub pour du shampoing. Là on tient de la tête à gifles, de la vraie ! Poing américain, un coup dans la truffe, un autre dans les côtes. Ch’uis pas violent. Mais ch’uis pas pacifiste non plus.
Sorry, on se retrouve en bas, je prends un autre chemin, hein ? Le premier arrivé à gagné ! Et qu’est ce qu’il a gagné ? Un abonnement à Armes à Feu Magazine !

Le meilleur mag’ musical français, toute période et tout style confondu, c’est Rage Magazine, dans les années 90. Tu l’achetais ? J’avais la collec’ complète. C’était vraiment bon, des articles sur la zique (du grunge au metal), la littérature (une couv’ avec Hubert Selby Jr, du pur suicide commercial!), les comics, un peu de ciné… esprit nineties au maximum. Un mag’ à l’image de cette décade. Fournie, open, et de qualité ! A Chaque début de mois, j’étais fou comme un lapin, quand j’avais la revue en pognes, fallait m’oublier pendant quelques heures… pas dispo’, les gars, repassez plus tard, please !
Il y avait un mag’ pas trop mal aussi, très influencé par Rage d’ailleurs (on y retrouvait une partie des rédacteurs), ‘Du Bruit et des Bulles’… sur la zique (gros rock qui bourre) et les comics… il y a eu 3 numéros, aux alentours de 1993/94, je crois, et fin de l’aventure.

Comme je te l’ai déjà dit, j’étais bien accro à la presse étant môme et ado’.
Les jeux vidéos : Amstrad 100%, Generation 4, Tilt Magazine, Joystick, Console +.
La BD : USA Mag.
Jeux de Rôle/Heroic Fantasy : Casus Belli.
Le ciné : Mad Movies, Oxygen (il n’y a eu que quelques numéros aux alentours de1990/91 je crois) et quelques numéros d’Impact.
Pour la zique, Rage, et la presse hard rock : Metal Hammer (édition française), Hard Rock Mag et Hard Force.
Et je ne parle pas de la presse sportive, que j’achetais entre 9 et 13 ans. Onze Mondial, surtout, et quelques fois France Football, mais celui-ci était davantage pour les « grands ». Pour les grands cons, oui !

Ah et bien sûr, une tripatouillée de comics Marvel. Ca a duré genre 4/5 ans ans, et j’y allais fort. Mes préférés : Hulk, Ghost Rider, Spiderman, X-Men et Thanos. Quelques Conan aussi, j’en raffolais.

Toujours en ce qui concerne la presse, je lis aussi RISE Tattoo Mag, vu que j’y écris des piges (pour la colonne ‘Skeleton in the Closet’), je le reçois gratos ! Après, je comprends que ça passe au dessus de la brosse de ceux qui ne sont pas dans le trip tattoo et compagnie… mais j’aime bien l’esprit de ce mag’, c’est frais, le rédac’ chef est un super gars (qui bossait pour Rage à l’époque, d’ailleurs, en tant que photographe)… ça sort du délire graisseux bas du front qu’on retrouve généralement dans ce genre de publication, c’est ouvert, c’est tonique et les sujets traités sont vraiment pas mal… il manquait un vrai mag de tattoo en France, new school mais avec l’esprit old school, ça y est on l’a !
Dommage qu’il n’y ait plus Punk Rawk également, il a laissé un vide qu’aucune publication n’a réussi à combler au niveau punk rock / hardcore / indie… Un mag’ qui a vachement soutenu les groupes français, petits et grands. Mais bon, visiblement, niveau vente, sur la fin, c’était pas l’extase… la presse musicale à pris un sacré coup en même temps que la débandade de l’industrie du disque, c’est lié, c’est une évidence…

Yep bien sûr que le rock c’est pour tout le monde, Mike, ch’uis pas une tête de nœud à ce point…. Dire que certains ont pris ma prose au premier degré, dingue. Ch’uis l’ami des filles, moi aussi. Surtout quand elles ne sont pas dans la même pièce que moi, en fait. Même si j’écoute très peu de groupes de nanas (il y a des exceptions), j’ai rien contre, faut pas déconner… j’ai grossi le trait. Tout ce que je voulais dire, c’est : peu importe lequel des deux sexes porte fièrement l’étendard du rock, tant que la zique décrasse un max… après, il s’avère que dans 99,9% des cas, les bons groupes sont masculins.
Je rappelle quand même que je joue dans un groupe avec une nana au chant, hein. Et pas n’importe laquelle. La plus chouette des femmes !

Will Smith ? Yes, carrément, je dis comme toi, ça à l’air d’être un bon zigue… sa filmographie est loin d’être exceptionnelle mais il a gravi les échelons pas à pas…  il est bien loin de temps du Prince de Bel Air ! Je me rappelle bien de cette série, diffusé vers 18h00, sortie des cours, si je bécotais trop longtemps ma poule de l’époque dans la cour du collège, je loupais l’épisode journalier… cruel ! Mais tu préfères quoi, embrasser goulument une jeunette qui n’a pas encore les nibards tout à fait formés ou ricaner des blagues du jeune Will ? Ya pas photo ! En parlant de ça, le truc qui m’a tétanisé quand il a fallu que j’aille au charbon, c’est-à-dire accompagner ma première poule à l’arrêt des cars près du gymnase pour lui relaper les dents du fonds, c’était de savoir dans quel sens il fallait tourner sa putain de langue… comme les aiguilles d’une montre ou l’inverse ? Mec, j’ai posé cette question à mes potes, et à voir leurs gueules d’ahuris, j’avais posé là le doigt sur un sacré mystère… merde quoi, il n’y avait pas Internet pour nous aiguiller. Genre tu tape dans Google « Rouler un patin à une meuf’, dans quel sens ? » et tu tombes sur une page wikipaedia qui t’explique tout avec un texte traduit en 3 langues (toujours une histoire de langue!)  et des schémas… et avec un peu de chance tu as même des liens sur youtube qui te montrent exactement comment il faut faire.
Bon et moi, comment je m’y suis pris ? Pas terrible… et bon, elle puait un peu de la gueule aussi, ça m’a cassé mon délire. Le lendemain matin, j’avais fait une croix dessus, du genre elle a qu’à se laver les chicots, je change de poule !

Le Prince de Bel Air, avec sa BO dans le trip De La Soul…. le genre de série où il n’y avait que du blackos ! Genre, il y avait plus de blacks dans cette série que dans tout mon patelin, ahahah ! Le Will Smith bien jeune, genre rappeur du dimanche qui débarque chez son tonton ultra friqué ! Choc des cultures ! Il joue au basket comme un as, écoute NWA (et un peu Vanilla Ice aussi, en cachète), rentre par la fenêtre, a des bonnes notes en cours (sans bosser of course, finger in da pif) et devient pote avec le majordome ! T’as saisi la subtilité du sous texte ? Allez Mike, quoi, fais pas le con… Une fable sociale, ouais c’est ça, j’crois bien… les riches / les pauvres, quartier chic / guetto… je te fais un dessin ou quoi ?
En fait, j’aime bien le mec, mais j’aime pas les films dans lesquels il joue… bel exploit ! Il a une bonne gueule, je suis sûr que c’est un drôle. Le seul film dans lequel il figure au casting (tout en haut, youhooo tu me vois ?) pour lequel j’ai payé une place de ciné, c’est I am a Legend. Vraiment pas bon !
Ah, j’ai vu le premier Bad Boys aussi, au ciné, yep j’ai osé, quelle année ? 1995 ! Dois-je en parler ? Je te laisse cet honneur !

Pas de film au ciné cette semaine… la faute à peau de chagrin sur les affiches ! J’ai failli, je dis bien failli, aller voir Sherlock Holmes… je me suis ravisé au dernier moment. Quand même, un peu de dignité. Mais j’adore l’univers de Conan Doyle, j’ai vachement lu ce genre de bouquins quand j’étais môme, ainsi que des Aghata Christie, des Gaston Leroux, etc… Sherlock, Watson, Hercule Poirot, Rouletabille… j’ai passé pas mal de temps avec ces lascars. Ambiances feutrées, mystères, grosse intrigue et suspense, dialogues savoureux… hum, c’était vraiment chouette.
Pour le coup, cette adaptation à l’air ultra moderne, avec un Sherlock qui distribue de la mandale au large, limite s’il lève pas le pied comme ce bon vieux JC Van Damme (à la grande époque, hein, genre Bloodsport !)… ça m’a l’air louche cette histoire.
Du coup, j’attends un peu, j’aimerais voir un film un poil correct. Quand même, on n’est pas des animaux. Heu attends voir, j’entends des cris de porcins là….

Pas de films au cinéma, mais de la salle quand même, hein… je suis allé vor un documentaire de la série Connaissances du Monde (sur l’Ouest Américain)… première fois que je me tape ce genre de trip… hallucinant… déjà, je m’attendais à voir deux tondus et un pelé… la salle du théâtre municipal est quasi pleine, que des têtes grises en goguette, moyenne d’âge : 58 ans ! Je suis avec Madame Nasty et on est les plus jeunes, de très loin ! Ambiance soirée de retraités qui gloussent dans leurs strapontins, avec le mec qui présente son docu’ au pied de l’écran, qui le commente en live, micro à la main, cabotinage à fond, genre accent hyper forcé, entre le présentateur TV old school et le forain qui vend 10 paires de chaussettes pour le prix de deux sur la place du marché… complètement surréaliste ! Bon, je me suis fait un peu chier, c’est sûr, le docu’ était bien adapté pour un car de touristes de voyage organisé (les grands canyons, les grands espaces désertiques, les gros spots touristiques, etc, très classique), mais j’ai trippé,  je m’attendais pas à un truc aussi à l’ancienne… bon, on a quand même bien rigolé, une bonnes soirée !

Donnie Darko, j’avais bien aimé… super ambiance, un mood très particulier… superbe BO, aussi… par contre j’ai rien compris. T’as le manuel d’utilisation ? Du peu que j’ai entendu et lu comme reviews sur les derniers film de Richard Kelly, ça à l’air de faire mal aux cheveux, non ? Je vais peut-être me contenter de mater la suite de la trilogie des Tortues Ninjas, hein… à la fin, quand on rembobine la VHS, on n’a pas l’impression de s’être fait rouler sur la tête par un tracteur. On est léger, on se sent bien, et on peut même expliquer le film à ses copains ! Ou à des copines, hein, ch’uis pas contre… je veux dire, c’est pas plus compliqué que Plus Belle la Vie… ou que l’edito de Marie Claire.

Au rayon musique, faut enfiler ses bottes because le terrain est marécageux… le dernier HIGH ON FIRE « Snakes fort he Divine » est tout simplement monstrueux. C’est le premier disque de ce trio d’hirsutes que je me paye, j’avais écouté les précédents, trouvé ça très bof, gras, sale, et un peu hype, il faut le dire… je rangeais ça dans la case ’stoner’ lourdingue qui me prend le nez, de plus j’avais un disque de Sleep, précédent groupe de  Matt Pike, et j’ai toujours trouvé ça surestimé (les milieux autorisés de la sphère stoner doomy se cambrent de respect devant ce band visiblement culte, revival 70s rock dissonant, brouillon, un peu psyché sous la couenne, et surtout bien crado). HIGH ON FIRE (le mec sniffe des charbons ardents ! Attention à la parois nasale, ça brûle mon pote !), j’ai acheté le dernier sans même l’écouter,  j’ai pris le boitier, je l’ai regardé d’un œil suspect, j’ai maté la chouette illustration de la jaquette et je me suis dirigé vers la caisse. Comme un robot qu’aurait fondu les plaquettes ! Zarbe ! Alors que je n’ai jamais aimé ce groupe !!! Comme si une entité mystérieuse et diabolique m’avait forcé la main… Mike, ce disque, c’est du putain de jazz bien bourrin ! Epique, barbare et sans pitié pour les pleutres qui refusent de se battre à la hache à double tranchant. Dans un trip totalement heroic fantasy, j’adore, à l’image de la superbe illustration du skeud (une nana à moitié à poil qui tient un serpent géant à bout de bras, elle le toisent de ses yeux incandescents, que va-t-elle faire ?
Petit a : Lui croquer la tête d’un coup de canines et s’oindre les roberts de sang coagulé et de la boyasse du reptile décapité ?
Petit b : Lui souffler dans la gueule pour envoyer quelques notes de « Another Kind of Blue » ?
Petit c : Se frotter le pubis de ces écailles glaciales ?).
Massif et aplatissant, gras à en couler, un son de guitare baveux, une batterie tankesque, une basse triceratopesque, et une voix de sagouin qu’est vraiment pas jouasse… du metal de Neandertal ! Quelque part entre Saint Vitus, Motorhead, Celtic Frost et le Black Sabbath des deux premiers albums. Le genre de skeud qu’écoute Elric le Nécromancien en faisant la vaisselle !

Ah, en sortant du mag’, direction les caisses, j’ai fait une halte au rayon soldes. Un double CD compil’ de Megadeth m’a fait un clin d’œil, « Anthology-Set the World Afire » (encore une histoire de feu, tous des pyromanes en puissance dans le heavy metal, vite les pompiers !), je l’ai cueilli comme un abricot trop mûr.  Je connais tous les morceaux, bien sûr, mais pour 6,99€, impossible de ne pas me gargariser les tympans de ces 24 titres inoubliables. J’ai perdu ma collec’ de disques il y a 3 mois, faut bien reconstruire l’Empire !

L’acteur canadien Corey Aim nous a quitté… En grand fan de Lost Boys (et peut-être de Silver Bullet ! non ?), tu peux peut-être nous faire un petit hommage… ? Je me contenterai de dire qu’il a eu une vie un peu trop agitée, qu’il n’a pas suivi les conseils de son médecin traitant, et qu’il avait un goût douteux quand il s’agissait de choisir ses rôles. Tiens je vais essayer de remater Lost Boys (aka Génération Perdue chez nous) dans les jours qui arrivent. Rien de sûr, mais j’essaie !

Pour en revenir à mon sursaut revivaliste hard core school, je tiens à dissiper un malentendu mon cher… tu sembles mettre dans la même case des bestiaux qui ne sont pas de la même races… pas très jazz attitude tout ça… on joue fairplay ici monsieur… Tu sous entend que les groupes hardcore de la caste « old school » sont tous de fiers à bras, bas du front, dans le délire tough guy… j’ai pas l’impression que Minor Threat, Gorilla Biscuits, Dag Nasty, 7 Seconds ainsi que la plupart des groupes straight edge de la première et deuxième génération soient composées de brutes épaisses… genre 57,5kgs  tout mouillé, au mieux… ça me semble pas hyper hostile comme scène. Les costauds ont débarqués après… Tu fais certainement l’amalgame avec la scène hard core New Yorkaise, ou le courant hard line straight edge débarqué quelques années plus tard… là effectivement, on tient de l’agrégé de philosophie et du connoiseur de poésie expressionniste…
Allez une petite citation de Ian Mc Kay pour dissiper les doutes : « I think the idea of straight edge, the song that I wrote, and the way people have related to it, there’s some people who have abuse it, they have allowed their fundamentalism to interfere with the real message, which in my mind, was that people should be allowed to live their lives the way they want to.”
Tiens, ça me fait penser à un truc que m’avait dit mon vieux pote Kevin K : « Le rock est mort quand les guitaristes ont commencé à ressembler à des catcheurs…».
Moi j’aime bien les costauds ! Putain vous faites chier, avec vous on peut pas rigoler… pas de solos, pas de muscles, pas de spectacle, rien du tout ! Que des ados qui pleurent, ouin ouin, et des nanas blafardes toute tristes, coincées de l’hymen, avec un gros cul vergéturé et des nichons tout raplapla… Flut, je claque la porte et je me remate l’intégrale des vidéos de Billy Idol et de ZZTop.
Tu me disais en conclusion à ta diatribe contre les musculeux personnages pas gentil dans le pit que c’étaient des mecs qui avaient des trucs à prouver… et que toi, tu n’avais rien à prouver. C’est une bonne chose. Moi non plus, nothing to prove, comme les Spermbirds. Pas aux autres, en tout cas. Mais à moi-même, j’ai plein de trucs à prouver. Et c’est ce qui me fait avancer.

Ces derniers jours, j’ai pas mal écouté l’album de GUN « Swagger », rock 90s scandaleusement FM, pas toujours de très bon goût (un peu à l’image de la dégaine de ces laiderons!), mais bordel ça fait du bien d’entendre ce genre de rock radio friendly très typé… à l’époque c’est le genre de truc qui passait dans TOUTES les pubs, dans TOUTES les séries, même dans les émissions sportives pour les scènes de ralenti… LE son des nineties, c’est ça, grosses guitares, grosse prod’, mid tempo, un riff paresseux sur lequel tout se repose et basta… même quand les ficelles sont aussi grosses que celles utilisées par ces Ecossais, ça fonctionne… leur titre « Word Up » a méchamment cartonné en Europe, tu te souviens ?  Bon on est plus proche de Bon Jovi et Billy Idol que de Mudhoney et de Love Battery, hein… plus calibré que Baby Chaos, dont ils n’étaient finalement pas très éloignés musicalement, mais beaucoup plus ringard cela dit, plus louche, plus suspicieux…
Tiens, ça me rappelle aussi Stiltskin, alors eux c’étaient vraiment des sacrés numéros, du genre à faire passer Stone Temple Pilots pour un groupe de punk ultra engagé, tu vois le délire…bref, les mecs étaient aussi « grunge » que le jeune mec à l’accueil de la Banque Populaire du coin de  ma rue.
1994, leur unique tube « Inside » mitraille tout ce qui bouge, du grunge ingrat, mais du grunge quand même !  Pendant qu’on y est, tu te rappelles de la pub Levis (dont ce titre en était l’habillage sonore) avec les deux filles mormons qui reluquent un bellâtre qui se tape quelques brasses dans un ruisseau ? Attention le petit oiseau va sortir, hé non il porte un 501, le bougre ! Poilant !
D’ailleurs c’est moi qu’est hors mode (ça c’est certain) ou plus personne ne porte des 501 ? Au bahut, c’était la folie, il y  avait même des mecs qui faisaient du trafic, ton 501 pour 150 frs, c’est donné mon frère!
Tiens, un copié/collé d’un mail de mon pote –Guy Lux Interior-, qui m’a prêté le skeud de Gun, il en parle mieux que moi :« Superbe album en effet que ce GUN! Gros titres bien calibrés et comme tu le dis hyper bien joués! Leur manque de dégaine a été à mon avis la raison pour laquelle ils n’ont pas plus percé, même si « word up » a quand même été un gros hit au Royaume-Uni. A l’époque où il m’arrivait encore d’acheter certains albums sans même avoir écouté la zique, souvent juste à cause des looks des mecs, il fallait que ce soit très bon pour que je  me penche sur le cas de GUN ! hahaha… Mais je me souviens des discussions avec les potes, ça donnait :  « cool GUN mais chelou les dégaines, quand même! »

Quelques autres disques qui ont bien tourné cette semaine : FRANCK BLACK « the Cult of Ray » (racheté il y a deux semaines, putain les souvenirs sur ce disque, l’année de mon bac ! 10,2 de moyenne, au premier tour, même pas de rattrapage, ça passe comme dans de la margarine mon pote ! youhouuu à moi la belle vie à la grande ville ! ciaaaao tout le monde, je me CASSE de ce bled pourri, je suis devant le panneau des résultats devant mon bahut, j’embarque ma meuf dans la Fiat Panda de ma mère, la gosse est contente je vais pouvoir la rejoindre à Besançon, elle a déjà un appart’, elle est plus vioc’ que moi ! Putain le week end qu’on a passé, barge!), METALLICA « Master of Puppets », NO USE FOR A NAME “Leche con Carne”, STRIFE “In this Defiance”, OFFSPRING “Ignition” (même pas honte, super album, leur deuxième, original, speed et mid tempo, avec pas mal d’ambiances différentes, des titres simples mais bien amenés, un album de punk mélodique au top ! Après je conviens que 20 ans après, le nom fasse grimacer, à l’époque ils étaient sur toute les vidéos de skate !), BLOODCLOT! « Burn Babylon Burn » (J’ai voté John Joseph aux Régionales ce week end, et j’en profite pour me réécouter la disco’ complète de CRO-MAGS), THE LA’S (s/t) et KARMA TO BURN (le premier album, le seul avec un chanteur, le mieux, le reste de la discographie est good mais instrumentale, un peu chiant à écouter sur la longueur, des gross riffs mais ça tourne en rond, c’est plus classique, genre stoner de base, tandis que que ce premier skeud à une vraie couleur et une vraie identité, avec en cadeau une bonne reprise de Joy Division « Twenty Four Hours »)… comme d’hab’ ça part dans tous les sens, et je fouille dans les vieilleries, vu que j’encode des dizaines de disques que j’avais avant qu’ils partent en fumée, j’en profite pour les réécouter et ricaner comme un simplet.

Pas maté un seul film en format DVD cette semaine ! Je te concocte une surprise pour la semaine pro’, un truc qui va remuer en toi toutes les particules (élémentaires) de l’amateur de free jazz que tu es…

Visiblement notre chronique jazzy bi mensuelle touchent quelques cœurs purs. Vous m’en voyez ravi. J’ai reçu quelques messages d’encouragements, très sympa les gars… les mélomanes sont vraiment des gens très biens.
En voilà un qui m’a bien plu :
« Toujours la même sensation de lire un ami, bien qu’on ne se connaisse pas vraiment… Les trajectoires se ressemblent un peu. Et la définition par ce qu’on aime, c’est un truc qui me plaît et que j’ai toujours pratiqué. Parce que finalement, à la fin de la journée et du combat, c’est le livre qu’on lit et le disque qu’on écoute qui nous permettent de repartir au charbon le lendemain ».

Smells like Jazz Spirit !
-Nasty Samy, joueur de tuba. Un peu de clarinette, aussi. Seulement quand j’ai le mood en berne.

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MICKSON – Samedi 20 Mars

Yeah j’suis là ! Moi j’ai mon costard blanc et mes pompes bicolores, que j’ai taxés à Cab Calloway ! Une soirée au Cotton Club c’est plus chaud qu’un show black-metal je te le dis… c’est marrant le Kid Creole lui a tout piqué le concept dans les années 80, flanqué de ses charmantes coconuts, de son big-band et de Coati Mundi l’agité ! Genre revue music-hall exubérante, du show pour les mirettes, et de la zique qui fait swinguer… le Kid avec ses zoot-suits (la ceinture qui t’arrive sous les tétons, épaulettes façon quarterback des Stallions) et son chapeau kif une soucoupe volante c’était la classe ! Et quelques tubes bien branlés, genre « Annie , I’m not your daddy », « Lifeboat party », « Endicott »… on s’est grave déhanchés là-dessus crois-moi, fans de Siouxsie & The Banshees, Lloyd Cole et Struggler ou pas !

Ben oui internet ça change les habitudes, ça m’arrive encore d’aller jeter un œil sur le site de Mad, mais juste comme ça… je te rejoins à fond sur la maquette qui est hyper-cool, et également sur le crew actuel qui craint… ouais rendez-nous des JPP (Putters pas Papin) et des Bernard Lehoux (RIP boy) ! En fait je l’ai acheté ces dernières années que par réflexe, le seul truc qui me branchait c’était les notules…San Helving, en voilà un qui n’a pas peur de pratiquer l’humour qui éclabousse, genre jet de vomi ! Puis il y a eu l’affaire. Le scandale. Un genre d’attentat de Sarajevo. Leur article sur « Jennifer’s Body », un truc qui m’a mis à sac !!! Déjà les papiers avec un pour et un contre ça pue, je déteste, c’est genre merde comment on va s’en tirer… le pire : leur rubrique en ligne, vidéo sortie de salle je sais pas quoi, avec les mecs qui envoient leurs vannes pourries, sur Megan Fox (une proie facile c’est vrai)… merde comme si ce film ça se résumait à sa présence ! C’est clair que les producteurs allaient pas choisir une affiche avec Amanda Seyfried dessus… bref. Ca m’a soûlé, parce que j’ai adoré ce film, parce que c’est fun, que ça ressemble à un épisode extended mix de Buffy, que ça prend pas le chou, que les personnages féminins sont en avant, parce que la BO ça vient de chez Fueled By Ramen ! Donc je me suis dit : VENGEANCE. Je vous snobe. Plus un rond les mecs. J’irai juste voir le site de temps en temps, mais sans le dire, c’est un secret hein, hush-hush !

Oui Toxic c’était cool, mais les articles étaient extra-light si mes souvenirs sont bons… par contre les illustrations : extra! L’alien de « Bad taste » en couve, c’est le bon goût absolu… par contre j’ai plus tout ça, aucune idée de où ça peut se trouver, revendus ? Jetés ?

En tout cas niveau films de peur, je me laisse porter par le bouche à oreille, les conseils des potes… en fait je vais les voir au cinoche ces films… c’est cool, une vraie sortie… aller voir un film d’horreur dans une salle obscure, c’est trop cool, même si c’est medium… genre « Rec 2 » j’ai bien aimé, c’est pas le truc qui te retourne (comme « District 9 ») mais ça le fait, en plus ça raccroche là où le 1 s’arrête, donc va falloir que je me tape les deux en une soirée… pis le second se barre plus dans le trip possession démoniaque, c’est cool…là je me suis retapé « Resident Evil », ben j’adore ce film, malgré des tas de défauts, c’est une bonne série B (un peu luxe quand même), les zombies sont bien flippants, c’est nerveux, y’a James Purefoy dedans (Marc Antoine dans « Rome », une série géniale… ça bourrine, c’est futé, bien joué, l’actrice qui fait Cléopâtre est grave désirable)… et la petite Mex qui doit te mettre un bourrepif si tu la mates de travers, Michelle Rodriguez… et ces putains de dobermann écorchés ! Merde je déteste les chiens à 95% ; ils me font flipper ! Alors quand ils grognent, montrent les crocs et qu’ils sont en plus tout épluchés et sanguinolents, brrrr… mais Alice et là pour leur kicker la truffe !
OK je note les podcasts, en plus ça me fera travailler mon angliche. It came from the basement ? J’adore ce titre… ça fait carrément Troma ! genre « Monster in the closet… »

Ben oui pour Rock One c’est devenu un réflexe aussi… quand t’es branché All Time Low ou Paramore (par exemple), tu peux y trouver des choses intéressantes… j’écoute le sampler et j’en passe des titres à la radio. Ca fait tourner le truc, c’est bien. Et les planches de stickers, ça j’adore ! Des stickers Hayley Williams à coller sur le portable… après la presse anglo-saxonne c’est pas la même limonade, c’est plus pointu. C’est pas la même culture non plus… dans le courriers des lecteurs les minots de 17 balais posent pas avec Killerpilze à la sortie des shows, mais plutôt avec Jake Bannon… enfin bref. J’aime la presse en général. J’arrive à pécho Art Press au taf, je mate les photos, peu d’articles m’intéressent mais j’aime bien les mags en tant qu’objets je crois… même si c’est du consommable. Dans mes chiottes il a des vieux numéros de Bullet (le mag de chez Pyrrhus), des trucs de skate, chopés dans les boutique belges, gratos, beau papier, mise en page ultra-smart, c’est vraiment cool… notamment SCS, avec style des reports sur la team Element (argh Evelien Bouillart !) en vadrouille, des superbes photos… skater pro… en voilà un taf cool. Je ramasse toujours les trucs gratos… Let’s Motiv, un truc de hipster, format carré, avec des articles sur des artistes, des designers, sur les collectionneurs de capotes, genre fourre-tout bien coolos, avec un mise en page clean. Même truc avec Wombat quand je passe à Paname, c’est que des flyers et affiches de shows (où j’irai pas !) dans un sachet plastoc, j’adore cette présentation… et comme je te le disais, Vice mag, que j’attrapais à Lazy Dog, mais là c’est bon, je suis abonné ($ 35, ça couvre les frais de port en fait)… un mag gratos/payant, somme toute. Mais ça me soûlait d’en louper des numéros. Et ça les vaut. Enfin je trouve.
Et ouais, Rage j’achetais… ils sont où ? I dunno ! Perdus, prêtés ou jetés, encore une fois…
Rise Tattoo j’ai vu ça chez Karine une fois ! J’ai maté ta colonne bien sûr… ça m’impressionne quand même les tats, mais moi j’aime bien les motifs un peu goonie genre Bob l’éponge ou Scooby-Doo… je pense très fort à me faire une guibole complète (à la Squid Syd des Lunachicks) mais sur le thème du cartoon, tu vois ? Les trucs japonais de yakuzas, c’est trop beau mais du point vue de l’œuvre d’art, jamais je me ferais faire un truc comme ça, plutôt un tat’ de Gwen Tennison (la cousine de Ben 10)… ou Johnny Bravo…

Ah ah j’avais bien pigé pour les groupes de filles ! No problemo , c’est cool de défendre son steak (de soja) mais on reste entre gentlemen, on n’est pas des hooligans… oui oui tout ça c’est affaire de goûts et c’est pas plus compliqué. Je répète c’est une vieille histoire pour moi… tiens ça me rappelle un concert de Lush vers 89 ou 90… je bloquais comme un porc sur la chanteuse, avec ses cheveux rouges… et sur les disques, évidemment. Elles ont joué leurs tubes (juste deux maxis sortis à l’époque), ça dure 25 mn, ça m’a paru 30 secondes… on va au Quick après le show et bam, qui est là ? Miki Berenyi ! Un des types du crew me dit « va lui demander des autographes »… j’étais seul à jaspiner anglais… donc je me retrouve devant Miki, comme un blaireau (jamais j’avais fait ça de ma vie, c’est carrément nul je trouve, c’est dégradant, et gênant pour tout le monde je pense)… elle est assez sympa pour signer les tickets… elle me dit qu’elle crève la dalle, qu’elle a rien becté depuis la veille… ça tourne converse « normale » quoi, c’est cool. Après 2 mn (on est dans la file des clients) je lui dis adios et je mate les tickets signés : elle a écrit dessus « filez-moi de la bouffe !», « j’ai faim », marrant quoi ! Bref je me suis senti un peu con mais j’ai approché cette donzelle. Donc ouaip, des groupes de filles ! Plein, par wagons ! Envoyez, je trierai. L’autre fois une copine me dit « ouah je rêve de chanter dans un groupe punk » je fais « ben trouve un batteur et un bassiste et on y va » elle dit « je sais pas chanter » « on s’en fout » je rétorque. C’est pas revenu sur le tapis. On verra bien. Moi je suis chaud ! Affaire à suivre.

Un mot sur ta femme en cheerleader : caramba ! Je précise un truc… je suis connu (tout reste relatif) pour tripper sur les cheerleaders. Vrai. Mais ça va plus loin que leurs mini jupes et leurs tricks ! C’est pas que physique. Cheerleader = CHEER ME UP. Remonte-moi, change-moi les idées, fais-moi rire, aide-moi à supporter cette merde ambiante. Comme un disque de Four Year Strong. L’honnêteté m’oblige à dire que grosso merdo une fille sur 50 tombe dans cette catégorie, d’après mon expérience perso.

Dans les séries black tu matais le « Cosby show » ?? C’était assez cool. Avec Lisa Bonet (totalement tuante dans « Angel Heart »)… les pulls de Bill Cosby… le doc Hibbert dans les Simpson c’est un peu lui non ? Wow les questions que je me pose… en fait moi j’étais plus dans « Roseanne », des blancs plus ou moins pauvres qui vivent en banlieue de Chicago… en opposition aux Cosby, des blacks riches. Bon casting, Joss Whedon scénariste des quelques épisodes, des tonnes de guests cool (Clooney, Stephen Dorff, Fred Dalton Thompson, Tom Arnold…), le duo Roseanne Barr/John Goodman, une baraque en merdier, le chômedu, la vie quotidienne qui casse les burnes, l’élevage des gamins que tu vois grandir au fil des saisons. J’adorais le personnage de Darlene, une chieuse mais charmante, ah putain cet épisode avec le bal de la promo , évidemment elle trouve ça nul à chier, pis son copain (qui gribouille des comics) s’est mis en tête qu’ils allaient forniquer pour la première fois, donc elle y va, avec une robe de princesse et des docs pourries aux pieds… argh Darlene Conner. Que je trouvais salement plus cool que Kelly Kapowski (par ex.), parce que c’est une nana à forte personnalité… d’ailleurs la chatte qui est arrivée chez mes remps à cette époque je l’ai appelée Darlene. Sa frangine Becky était interprétée par Alicia Goranson, qui joue dans « Boys don’t cry » un film que j’adule, avec Hillary Swank et Chloe Sevigny. Putain Chloe Sevigny. Je pourrais en tartiner des pages sur elle!

« Bad boys » ? Tu tires sur la bonne ficelle là ! Michael Bay c’est un pur génie… du buddy-movie au taquet, avec un tandem qui tue, Martin Lawrence me fait pisser de rire… et la mise en scène c’est du béton ! Wow cette poursuite sur l’autoroute dans le 2, énorme !… et « Transformers » putain ! Je suis fan jusqu’au trognon. Spectacle total, la guerre sur l’écran, les oreilles qui bourdonnent en sortant, pire que quand tu sors d’un concert de death… dans les bonus DVD du 2, tu vois le Michael diriger son armée de techniciens et ses acteurs, c’est le putain de général Patton ! Genre premier jour de tournage = méga-scène d’action, pour booster le crew. On est pas là pour se gratter les boules. Marrant mais t’as intérêt à bosser sinon ça chier pour ton cul ! A un moment c’est tournage de la mère de toutes les explosions, des centaines de kilos d’explosifs prêts à faire ka-boom, il dit à Megan Fox et Shia Labeouf : bon vous cavalez, et derrière vous ça va péter, pas de danger c’est cool… et Shia lui répond « pourquoi l’équipe est installée à 200 mètres alors ??? » , « pas de problème, go ! go ! go ! »… fendard… j’adore aussi « Armageddon », casting de fou, spectaculaire, bon sentiments emo qui collent aux semelles, et LIV TYLER, LIV TYLER, LIV TYLER !!!

« Sherlock Homes » j’y suis allé avec Lisa, on a vachement aimé, c’est frontal, bien filmé (c’est Guy Ritchie quoi), actualisé, la relation Holmes et Watson est bien barrée… Jude Law est génial dans le rôle de Watson. Et c’est pas le doc rondouillard, il te kicke des méchants avec une main attachée dans le dos, sec et nerveux, susceptible et teigneux. La reconstitution du Londres fin XIXè est cool, c’est du bon, c’est pas bouleversant mais ça le fait ! Les personnages de Conan Doyle sont extra-cool de toute façon, j’adhère à fond, certaines adaptations sont géniales, comme « Sherlock Holmes attaque l’Orient Express » (ou un truc dans le genre) dans lequel  Holmes est smacké jusqu’aux yeux, et file à Vienne se faire soigner par Freud, parce que tout son trip auto-destruction vient d’un trauma d’enfance… par ici la psychanalyse et l’hypnose ! J’ai vu ce truc il y a une éternité, mais je m’en souviens encore… après j’adore aussi la série animée signée Miyazaki ! Enfin je crois que c’est Miyazaki…

« Donnie Darko » ? Ben comme tous les films de Richard Kelly, c’est à voir et à revoir. Faut trifouiller dedans, enquêter, recouper… ensuite on peut y voir ce qu’on veut… il a rêvé, il est cinglé, drogué, c’est vraiment arrivé ? J’aime bien l’idée de me faire ma propre fin. Conclure comme tu veux.
Selon ce qui te fais le plus tripper, ce vers quoi tu files naturellement… pour moi, Donnie a réussi son voyage temporel, pour pouvoir sauver sa copine. Je trouve pas ça compliqué, c’est juste que ça brouille les pistes, ça désarçonne mais au moins ça change… clair que la première vision de ses films est un poil ardue, comme quand j’ai vu « Southland Tales » pour la première fois, j’étais paumé, mais je savais que j’allais me le retaper un paquet de fois… ensuite c’est plus balisé, tu te repères à des détails, ça devient plus clair (enfin relativement)… et ça me parle, j’aime bien les thèmes qu’il aborde, le sacrifice, la fin du monde, l’illusion du contrôle des situations…

Corey Haim mouru ? Triste. Pas autant que la mort de Brittany Murphy. Mais quand même. Ouais je me suis retapé les « Lost Boys » le soir même. Ca marche toujours, happé dès le générique par la reprise des Doors signée Echo & The Bunnymen.

Bon cette histoire de HXC couillu… je me suis peu tête mal exprimé… oui les groupes dont tu parles je les considère pas comme des trucs touffe, je les aime et je les écoute, sauf Minor Threat que j’ai jamais trop kiffé… t’as raison, New York – Reno ça fait un bout… OK c’est plutôt les suivants. Les hooligans, les camionneurs. Ca ça me fait pas d’effet. Trop mâle pour moi. Bon après le HXC j’y connais pas grand-chose. Je devrais le lire en entier le « All ages » tiens. Ca m‘éclairerait.

Bon les trucs qui tournent dans la platine et sur l’ordi en ce moment…

DRAW ME A BUTT « take me drunk I’m home », groupe de Nantes dans le délire No Use For A Name… j’arrive pas à m‘en défaire, depuis deux semaines, c’est trop bien. On dirait que ça revient ce trip mélo mi-90, c’est cool, allez-y, je suis client !
THE DANGEROUS SUMMER « reach for the sun » c’est chez Hopeless Records, un label qui me va comme un gant, et ce groupe du Maryland c’est à la Jimmy Eat World…de la pop aux guitares acérées, de belles mélodies, c’est parfait pour ma pomme…
PRETTY JOHNNY chez Guerilla Asso… punk-rock à la Rats/Charly Fiasco, son craspec, bonne énergie, mélodies catchy, direct et efficace.
ASH « intergalactic sonic 7’s » compile de 45 de ce foutu groupe irlandais, du Buzzcocks en version FM radio-friendly, j’adore la voix de Tim Wheeler, je kiffe Charlotte Hatherley comme un malade (ses albums solos sont terribles, et elle aussi)… en fait j’avais un peu zappé ce combo, j’ai revu « A life less ordinary » de Danny Boyle et bam, rechute.
THE EXPLOSION « flash flash flash » du punk-rock (de Boston je crois) bien rugueux et abrasif, mais avec des mélodies qui tuent.
MARY BELL un groupe hollandais (pas sûr en fait)… du doom cradingue, lent, aplatissant, ça fait comme un bulldozer qui patine dans un champ de boue (avec des tessons de bouteille et des crânes humains dans la boue) Trop bien.
TAKE ACTION compilation c’est chez Sub City (division de Hopeless), donc les bénefs vont à des œuvres de charité, c’est une bonne action les dudes… double CD, pochette avec petits dessins sympas, gavé de trucs qui tuent : The Almost, The Swellers, Anarbor, A Rocket To The Moon, Downtown Fiction… des versions acoustiques, des remix pour faire danser tes invités…excellent.

Via deezer :
THE WONDER YEARS « the upsides », pop-punk de Philly à la New Found Glory, de la grosse balle mélo pour ma tronche!
COBRA STARSHIP « hot mess » le groupe à Gabe Saporta de Midtown, de plus en plus king of the dancefloor style, fun et groovy, c’est rafraîchissant.

Via Myspace :
PUNY RUNT HC râpeux, speed et mélo de Nevers, dans le trip FYS/Comeback Kid/Set Your Goals ! je les ai à l’œil ceux-là.

Bon ben j’y vais. Je dois aller vider la spitvalve de mon trombone !
J’ai répète.

Bises XXX
-Mickson

JAZZ MAYHEM n°2 – Samedi 13 Mars 2010

NASTY SAMY- Samedi 13 Mars 2010 :

C’est reparti pour une blastée de jazz moderne… Rythmes endiablés et envolées atonales au catalogue… Mike, mon ami, t’es toujours dans le jazz, au moins?

Quoi de neuf Docteur, c’est ça, c’est bien le nom de cette série qui me piquait le cerveau… ça me ramène à la période où j’habitais dans ce petit appart’ avec ma mère… je rentrais des cours, un bon chocolat chaud, quelques craquottes beurrées ou nutellées (du verbe nuteller) et je matais une ou deux séries TV du coin de l’œil… les Années Collège, Sauvé par le Gong, le Prince de Bel Air, Parker Lewis ne perd Jamais, etc…  Quoi de Neuf Docteur?, je crois que c’était diffusé le mercredi  après midi, je n’en ai que quelques vagues souvenirs. A part ces quelques sessions TV, je n’étais pas du genre à passer beaucoup de temps devant le petit écran… je lisais beaucoup, c’est ma mère qui m’a transmis le virus… bon, c’est vrai je jouais aussi pas mal aux jeux vidéos, ça arrivait en force, une culture émergente qui me plaisait bien, je dévorais les magazines de l’époque (Generation 4, Amstrad 100%, Tilt, etc) j’ai été à donf’ dans le trip pendant peut-être 4 ou 5 ans, et, du jour au lendemain, j’ai passé la main… zarbi, ça va ça vient, un jour tu crois ne pas pouvoir vivre sans ce truc, puis le jour d’après c’est comme si ça n’avait jamais existé. Un peu comme le sport quand j’étais ado… foot et athlétisme, abracadabra, kazoom, tour de magie, je ferme les yeux, pfiouuut plus rien, le sport ? Beuuurk. Prochaine étape :  cannettes dans la tronche sur un banc du parc municipal, paquets de clopes cachés sous le matelas et feunance de nanas…  L’adolescence, en fait c’est ça, c’était comme une partie géante de jeux vidéos, tu endosses plein de personnages différents, il y a un gros méchant en fin de chaque tableau, tu lui mets une triquée et tu accèdes au niveau suivant. Game Over !

Pour revenir aux séries TV… je n’ai pas beaucoup de références en la matière, comme je le disais, j’ai rapidement appris à m’occuper autrement que devant une télé, ma mère lisait, je lisais aussi, l’équation est simple. D’ailleurs ça me fait penser à un truc qui m’a toujours pris la courge, tu sais dans les repas ou les soirées entre vieux potes, il y a toujours un moment, quand tout le monde est bien allumé, où le sujet principal dévie sur les séries et les dessins animés de notre tendre enfance et de notre misérable adolescence. Ça m’a toujours gonflé, mais à un point… C’est assez révélateur des points culturels et des références communes que peuvent avoir une génération. « Moi, j’adorais Candy et Jeanne et Serge» persiflent les dindes, « Woa c’est naze, moi j’étais à fond dans les Chevaliers du Zodiac et Ken le Survivant !» bavent les mecs… Classique ! Alors que, bon, on pourrait parler des différentes techniques de tortures utilisées pas les Viêt-Congs sur les GI prisonniers pendant la guerre du Nam… ou je sais pas moi, des techniques d’auto défense Krav Maga… des sujets cools, quoi.
Bon, perso’, pour le peu que j’en connais, dans la case des séries préférées, je retiens Docteur Doogie… et pour les dessins animés, c’est Wingman qui me hante encore. Le problème, quand je les mentionne, personne ne s’en rappelle… et le sujet revient sur Dragon Ball Z ou une saloperie du genre… Est-ce que tu connais, toi ?

Concernant les Plastiscines, sorry mais là c’est pas mon truc, mais alors pas du tout. La street cred’ je m’en tartine complètement le derrière, mais je ne vais pas non plus cautionner un truc qui a mes yeux est pourrave sous prétexte que c’est anti street cred’ et que ça va faire jazzer. Oui j’ai bien dit jazzer. Comme dans Jazz. Ces meufs et leur musique, c’est pas mon univers. Quelles soient belles et bonnes, brunes ou blondes, grandes ou petites, élancées ou tassées, Kylie Minogue ou Mimi Maty, c’est pas la question, rien à carrer, c’est pas ce que je recherche quand j’écoute un groupe.

Je trouve leur musique (vraiment) naze, je trouve que le jeu est (supra) limite, j’ai pas vu en concert mais les quelques extraits visionnés sur youtube vont dans mon sens. La batteuse joue dans la même cour que le bulldog qui sert de batteuse aux White Stripes, pour moi c’est un affront au monde de la percussion. Les autres, c’est kif kif bourriquot. Dur de ne pas avoir envie de claquer le museau de la neo France Gall qui gesticule derrière le micro… Quelles soient de piètres musiciennes n’est même pas la question, je ne pense pas que leur but avoué est de concurrencer Dream Theater dans la haute voltige technique… seulement, je suis à  des milliards de kilomètres de leur trip, et je fais en sorte d’y rester. Loin des yeux, loin des oreilles.
Je ne cherche par la polémique, c’est juste que ce groupe représente des trucs pour lesquels je n’ai absolument aucune affection, simplement,  ça s’adresse à un type de public dont je ne fais pas partie. Que ça soit rock, variet’, disco, yéyé, honnêtement je m’en bats la coquille, pour moi ça reste de la mauvaise musique, de mon point de vue. Jouée par des meufs. En fait c’est un peu pour ça qu’on en parle. Ça serait jouée par des transsexuels unijambistes, le verdict serait exactement le même. Il m’en faut plus, la musique doit être soutenue par autre chose, un univers, un délire, une attitude… Et dans le cas des Pénicillines, pardon des Plastiscines, ya vraiment rien qui m’attire.

De toute façon, en général, et pour être très franc, je suis rarement taloché par les groupes de meufs. Pourquoi ? Parce qu’il n’y en a pas beaucoup, déjà,donc le choix est très restreint… ensuite parce que le rock, c’est un truc un peu particulier… C’est une culture majoritairement masculine, qui renvoie à des principes et des préceptes typiquement masculins, et ne me fais pas les gros yeux, ce n’est pas moi qui ai dicté les règles du rock n roll. C’est fait POUR et PAR les chibres. Pardon my french. Cite moi un groupe de meufs qui aie changé l’histoire de la musique. C’est bien ce que je disais. Non, Josie and the Pussy Cats, ça ne compte pas. Quand tu vas voir un concert, le pourcentage de meufs, c’est quoi ? 1,99 % ?
Quelqu’un qui me dit qu’il adore le rock féminin, pour moi c’est un peu comme un mec qui me dit qu’il adore la boxe féminine ou le rugby féminin. Tu vois où je veux en venir ? C’est une bizarrerie, une quasi pathologie. Un truc pas clair, qui cache quelque chose. Ahhahahahhaha.

Tu veux voir des meufs ? Des extra balles ? Prête à se désaper pour une canette ? Pointe toi à des concerts de jazz. Tu comprendras pourquoi je n’écoute que du jazz depuis quelques années… Chet Baker dans le lecteur CD et les culottes volent au plafond. Crois moi amigo, le jazz, ça marche à tous les coups. Et le jazz féminin, tu connais ? Elles savent souffler dans la trompette, je peux te l’assurer… Encore un vaste sujet…

Laissons le rock aux hommes. Il y a des règles universelles auxquelles on ne peut échapper. Toi et moi, vulgaires jazzmen du week-end, on n’a pas prise sur des trucs aussi immuables.
La vaisselle et les courses : pour les femmes. La vidange de l’auto et le bricolage : pour les hommes. C’est gravé sur les tablettes de Moise. Pour le rock, c’est pareil.

J’adore L7 cependant, dans la case « du cliché de la rockeuse vulgos qui rote une bière à la main » comme tu l’écris si bien, on ne fait pas mieux, j’en conviens, mais merde, l’album « Bricks are Heavy » est un putain de classique pour moi . 1992. Le chiffre de la Bête.
Autre groupe qui me transperce la boyasse, avec une meuf au chant, totalement  givrée, the Nymphs, tu connais ? Absolument génial, grunge/alternative 90’s style. Hole croisé avec des gènes de Jane’s Addiction. Marvelous.
Refermons ce dossier ‘spécial filles’. On aura l’occasion d’y revenir, j’en suis certain.

Ice T ? Mec, je suis ton homme… on tient là un grand fan de jazz… Body Count, par exemple. Ça a vraiment très mal vieilli mais ça fonctionne encore à fond pour moi. Le 1er album, son tout pourri, interprétation vraiment à l’ancienne, mais blam, morceaux géniaux, humour féroce, riffs dantesques, des ambiances coolos, ça le fait, je me le suis ré-écouté il y a quelques jours, c’est passé comme un suppo’ : « Body Count’s in da House », « Evil Dick », « KKK Bitch » et tout le bordel… Le deuxième album, « Born Dead »,  est super bien aussi… d’ailleurs je les ai vu en live pour cette tournée. L’année suivant je voyais Ice T en solo, hip hop style, yo yo dans les tuyaux, j’avais quelques uns de ses albums en formation râpe à fromage, très classes, genre « Original Gangster », « Home Invasion », etc… Impec’ quand tu habites un bled de 7000 habitants et que tu te la donnes gangsta’ de la cambrousse. J’ai vu ce bon vieux Glaçon à un festival où il partageait l’affiche avec Rocket from the Crypt, Butthole Surfers, et New Model Army !!! Pince moi je rêve ! T’as vu l’affiche de folie !? Tu sais tout le bien que je pense de ce mec. Musicalement, il n’a rien fait de correct depuis plus de 10 ans, mais pour le reste, c’est un peu le Henry Rollins blackos… Il fait ce qu’il veut, des films, des séries, du rap, du rock, dans les interviews il a toujours le bon mot, etc… Dans les nineties, tu ne pouvais pas ouvrir un magazine de zique sans tomber sur sa moue malicieuse. Le mec ne s’est jamais fait chier avec ce qu’on attendait de lui, il n’en a fait qu’à sa truffe. Un vrai jazz man, quoi.
Les Pilleurs, le film, je l’avais vu au ciné à l’époque… j’avais pas trouvé ça folichon. Faudrait que je le remate.

En tout cas, quoique l’on en dise, il a cravaché et travaillé dur toute sa vie. Maintenant, il a le droit de se la couler peinard à la plage, avec sa dame. Il a laissé bé-ton le fitness depuis un bail, c’est sûr, mais les investissements sur la pastique de sa femme lui permettent de s’entretenir un peu les muscles, en tous cas ceux de la troisième jambe. Sans vouloir être vulgaire, of course. Au fait, sa femme joue dans un groupe… naaan, j’déconne.

Iron Maiden ? Décidément, tu sais m’aimanter mon saligaud ! J’ai acheté mon premier t-shirt Iron Maiden (modèle Live after Death, très joli) il y a deux mois, je ne vais donc pas te contredire. Pathétique ?  Non, Magnifique !
J’ai adoré ce documentaire. J’en ai tartiné une review de deux pages pour le prochain numéro de mon zine, où j’étale ma relation je t’aime/moi non plus avec ce groupe… ils m’ont eu, sur la durée… je précise que l’album « Powerslave » est un des premiers LPs que j’ai eu l’occaze de poser sur ma platine vinyle, offert par mon tonton vers 1985 environ. S’ensuit une grande épopée, j’aime puis j’aime plus, le chanteur –Bruce Dickinson- me prenait bien la couenne, puis je raccrochais au wagon pour quelques albums (genre « Fear of the Dark ») puis je sautais du train… Je me suis acheté ce docu’ en pensant que ça allait m’en mettre plein la vue, les échos de mes potes étaient unanimes : « c’est vachement bien, fais pas le con ! ». De temps en temps il faut écouter ses potes, pas toujours, presque jamais même, ou faire semblant, mais des fois il faut se faire violence et garder les oreilles ouvertes… et j’ai bien eu raison.

Ce docu’, c’est le hard rock expliqué aux nuls. Et pour moi, si tu n’aimes pas le hard rock, tu mérites la mort. Une agonie lente et douloureuse. Les pires sévices. Tu dois morfler dur. Je veux te voir chialer comme un madeleine et implorer le pardon. Crier de toute tes forces : « J’adore Krokus, jt’e jure!« .
J’ai introduit ce groupe dans le Nasty Hall of Fame il y a peu, ils attendaient depuis un moment au portillon, je leur ai ouvert la porte, ils le méritent, des grands de ce monde. Tellement grands qu’il y a un curé porto-ricain qui a fondé une religion, un dogme basé sur l’univers et les lyrics de leurs skeuds. Barge. Le cureton est un vrai de vrai, il a 73 tatouages représentant la mascotte Eddy sur le corps. Pour la prière dominicale, tout le monde hurle le refrain extatique de the Trooper. Wispect mon père.
Mon albums préféré des britons ? « No prayer for the dying », pas le mieux sur le plan  musical, mais celui avec lequel j’entretiens le plus de souvenirs. Quand je descendais dans le Sud avec mes parents, vacances estivales, 1 mois et demi de délire plage et détente, pas bon pour un gamin de 14 ans qui ne tient pas en place… Particulièrement cet été 1991. La transition môme/ado, pile poil à cette époque. Pour moi, c’était enfermé toute la journée dans la baraque du frère de mon beau père, des bouquins de Stephen King enfilés comme des perles, la console Megadrive en mode surchauffe (Street of Rage en boucle) et quelques cassettes (habilement sélectionnées avant le départ) dans le walk-man. Dont la tape de « No Prayer for the Dying ». C’est d’ailleurs le dernier été que j’ai passé avec mes parents.
Après avoir maté le docu’ (je l’ai quand même maté 3 fois !), j’ai même creusé le sujet, j’ai embreillé  sur la carrière solo de Dickinson. Il y a des très bons trucs. Et d’autres beaucoup moins. Il a tenté une petite incursion dans le délire alternative/grunge des mid nineties, certainement à la recherche d’une crédibilité rock moins épique, et plus adapté aux sonorités de l’époque… cet album, ‘SkunkWorks’, sonnait un peu comme du Alice in Chains et du Soundgarden… avec un chanteur heavy metal chaussé de souliers en fonte. J’ai écouté cet album pendant 3 semaines quasi tous les jours, genre il y a deux mois. Tu peux essayer. Il y a une petite caractéristique qui devrait te plaire à propos de cet album. Le backing band du Bruce était composé de deux nanas hyper jolies, deux jumelles en fait, à la guitare et à la basse… naaaan, j’déconne.

Ca y est, j’ai enfin pu regarder les Tortues Ninjas en entier… J’ai un vieux litige avec ce film… Une longue histoire, qui date de 1990, année de sa sortie en salle. Un truc qui me hantait, des souvenirs fugaces qui me torturaient (jeu de mot !) les méninges… J’ai toujours été fan de l’esthétique et du délire des TMNT, jusqu’à le fantasmer, à le redéfinir à ma guise et à donner dans l’emphase…  résultat, des posters dans mes piaules, et une légère manie à vouer un culte aveugle à ses ninjas carapacées becteuses de sliced pizzas.
Comment, à 33 ans, peut-on sainement déclarer être fan des Tortues Ninjas ? Il fallait que j’en ai le cœur net, que je me confronte au film une nouvelle fois. Fight fire with fire. J’ai franchi le cap. Déjà, pour un mec soit disant dingue du film, je ne me souvenais d’absolument aucune scènes !!! Pas une anecdote, pas une blague, pas une image, rien. Soyons franc, ce film est bien naze. Tellement naze qu’il en est bon. So bad it’s good. Un film pour mômes, je ne me rappelais pas de l’extrême légèreté du film. Humour très plat, filmé avec les pieds, scènes de bastons mollement chorégraphiées et absolument aucune goutte de sang. Il me faut ma dose de sang, nom de dieu! Même pas un saignement de nez quand il se moleste la truffe. Il s’en dégage quand même un esprit bon enfant et assez fun. Et j’avoue avoir pris un certain plaisir à me prélasser le système nerveux devant cette insignifiante bobine. Cool de revoir des potes perdus de vue depuis si longtemps : le Rat Splinter, le bad guy Shredder, la mignonne journaliste, etc… On sent que les années 80s sont à un coin de rue (Mc Hammer dans la BO !).
Je ne peux résister à la maligne tentation de vous faire partager le scénar’ de cette beauté, gravé en lettre de sang sur le dos du boitier (oui, parce que j’ai acheté le DVD !)  : « Après un contact avec une mystérieuse substance chimique, quatre tortues vivant dans les canalisations new yorkaises se transforment en tortues géantes. Formés par un vieux rat sage, Leonardo, Michaelangelo, Donatello et Raphael, par ailleurs amateurs de pizzas, apprennent les techniques des guerriers ninjas afin d’affronter le terrible Shredder dont le but avoué est d’asservir le monde… »
Alors, elle est pas belle la vie ?
Bon, ma résolution, après m’être courageusement confronté à ma pathologie et mon trauma tortuesque de mes années adolescentes ? Mon prochain tatouage : une tortue ninja !

Je suis allé voir Daybreakers au ciné. J’avais lu un article dodu dans le Fangoria du mois dernier… la preview était alléchante, soit disant le retour du film de vampire couillu avec un casting chargé (Sam Neill, Ethan Hawke, William Dafoe, gros brochets, bip bip!), visiblement de quoi apaiser l’appareil digestif de ceux qui avaient vomi en matant Twilight, le vampire faggot.
Grosse déception. Point de film d’horreur en vue, juste une série B de science fiction mal branlée. Je m’étais déjà endormi en regardant le précédent film des frangins Spierig, Undead, grosse merde dans le trip post nuke zombie qui partait dans tous les sens. Là, c’est pas mieux, un peu plus de budget cependant, des idées intéressantes, un scénar’ prometteur (un sous texte politico-social qui aurait pu être mieux exploité) mais tout qui s’écroule quelques minutes seulement après le générique du début. Photographie horrible (souvent le cas dans les films science-fiction cheapos, n’est pas Blade Runner qui veut), acteurs pas vraiment concernés par le bordel ambiant, montage pourri, action somnolente… le maquillage des vampires est assez good, pas trop ratiboisé par des SFX moisis, mais c’est pas assez pour redresser la barre. J’ai ronflé pendant 25 minutes au milieu du film, je me suis réveillé un peu occis, je me suis remis dans l’histoire, reluquant ma montre toutes les dix minutes, pressé d’en finir avec ce film chiant et inutile.  Les personnages sont creux, pas de challenge scénaristique, le spectateur n’est jamais harponné, ça va doit dans le mur. La fin est bâclée, le générique final tombe, les lumières se rallument. Merde j’ai massacré une heure trente de mon existence.
Bon, pour me laver les yeux des ces si laides images, une seule solution, remater Vampires de Carpenter dans les prochains jours.
Par contre, je viens de lire l’interview promo de l’acteur Ethan Hawke dans le nouveau Mad Movies, ça à l’air d’être un chic type, intéressant et intelligent. Deux caractéristiques extrêmement rares chez les bipèdes.

Je n’ai acheté qu’un seul disque la semaine dernière : Gamma Bomb ‘Tales from the grave in Space », du pur revival thrash comme j’aime m’en badigeonner les tympans. Rip off avoué et assumé des vieux albums d’Exodus, en un peu moins rongé bien sûr (c’est surtout dû à l’excellente production), le jeu est de haute volée, bien technique, super précis, ça canarde vite et bien, avec un soliste fort véloce. Thumbs up!
Super livret, gavé d’illustrations dans le délire EC Comics. Ca ne se prend aucunement la tête, fun, fast and furious. Aucune surprise, c’est pas le genre de la maison, après quelques écoutes on range la galette aux côtés de Municipal Waste, Evile et Violator.  Old school dans l’esprit, avec une force de frappe moderne. Par contre, la voix est un peu soûlante. Aigue et maniérée, alors qu’il suffit juste de crisper les mâchoires et de bombarder façon raton laveur que s’est coincé les pattes dans une trappe à souris rouillée. Capiche? Rien ne reste véritablement en tête, c’est peut-être le seul reproche, les morceaux s’enchaînent, on en prend plein la gueule, ça rentre par une oreille et ça ressort par l’autre… plus besoin de coton tige, tu m’diras.

En ce moment, j’écoute beaucoup de hard core old school… comme je te le disais la semaine dernière, je suis dans un book d’interviews qui revient sur la deuxième génération de groupes straight edge ricains. J’en profite pour réécouter tous les groupes des mecs qui sont interviewés dans ces pages, ceux de cette époque, et les projets suivants des zicos de cette époque… j’aime bien ce principe d’écoute « guidée »… tu lis un truc sur un sujet précis, et boom tu écoutes un truc qui y est lié d’une manière ou d’une autre… donc là, cette semaine, je n’ai pas décoincé de Better Than a Thousand, Shelter, CIV, Bold, Chain of Strenght  et ce genres de trucs. Cool, ça fait du bien.

Avec les beaux jours qui reviennent, le soleil qui tape dans le gueule aux premières lueurs du jour, douce sensation et la grisaille qui me pollue le cerveau se fait moins dense…  j’écoute un max de pop anglaise des 90s. C’est comme un rituel chez moi. Je passe l’hiver à écouter du metal. Et quand les arbres se rhabillent et que les fleurs recommencent à bourgeonner, c’est l’invasion british pendant des semaines : Oasis (les 3 premiers skeuds), Blur, Whipping Boy (le meilleur groupe pop de tous les temps, fin de la discussion!), PJ Harvey, the Verve, the La’s, Jesus and Mary Chain, Morrissey (tous les soirs en m’endormant, la discographie intégrale mon pote !)… ça me fait du bien, je respire, et je me décrasse la cage thoracique. Fraîcheur de vivre, Manchester chewing gum.

Je ne sais pas si c’est de la « nostalgie » comme tu dis, en tous cas j’y crains pas… Je me laisse bercer pas ces mélodies que je connais par cœur et qui continuent soit de m’enivrer soit  de me molester. J’écoute aussi de la musique pour revivre quelques bonnes sensations, pour me remémorer des situations, des images, des visages… des potes perdus de vue, des ex-nanas, des soirées cools, des étés chiants, des hivers glauques, des concerts de folie, des prises de gueules, des journées au bahut assis devant le hall à griller des clopes avec les potes, des retours de concerts entassés à 6 dans une caisse pourrie, etc.
Les films, d’ailleurs,  peuvent me faire le même effet.
C’est le but de tout ça, en tout cas pour moi. Je ne peux pas écouter un groupe juste parce que leur musique est écoutable. Pour moi, la zique est une turbine à émotions. Comme les machines qui envoient des balles au tennismen qui s’entraînent seuls dans un gymnase décrépi, tu vois ? Un espèce d’aspirateur qui te canarde de balles jaunes…. Si tu fais pas gaffe, tu t’en prends une dans la gueule. Et tu saignes du nez.
C’est exactement pareil pour les disques que je sors de ma discothèque et que je pose sur ma platine. Faut être à l’affût. Etre méfiant du retour de flamme. Et si ça nous fait regarder dans le rétro’ pour renifler quelques douces effluves du passé que l’on n’arrive plus à humer dans le présent, et ce pour mille et une raisons, alors pourquoi pas ?

Les groupes dont tu me parles, la nouvelle scène ado-mélo, très dur pour moi de ressentir quoi que ce soit, je n’appartiens pas à leur monde, je crois que c’est ça. Humour chelou + romantisme juvénile exacerbé + punk speed super mélodique ou hypra calibré = bâillements. Ça n’a tout simplement jamais été mon école. Des groupes qui se réclament de Blink 182 et New Found Glory ?? Je ne pouvais déjà pas supporter ces groupes il y a 10 ans en arrière, comment pourrais-je éprouver un centigrade de sympathie pour ceux qui nous refont le même numéro ?

Aujourd’hui, principalement en tapant ces lignes j’ai écouté JINGO DE LUNCH  « Jinx » (tiens, en parlant de meufs dans des groupes de rock, v’la la reine, elle a une dent en moins, à cause de la fève, sûr !), LARD « the Last Temptation of Reid», PENNYWISE « Unknown Road » et MINSTRY « Psalm 69 »… Chacun à leur façon, ils m’ont retourné. Concernant le  LARD et le PENNYWISE , je crois que ça faisait au moins 10 ans que je n’avais pas posé une oreille dessus… Ça m’a ensoleillé l’après midi. A deux doigts de mettre des lunettes de soleil. Ya pas de mal à se faire du bien.
Comme quoi, parfois il ne faut pas chercher plus loin que ce qu’on a sous les yeux, parole de jazzman, et c’est valable pour le reste aussi.

En ce qui concerne les productions un peu datées, ça ne me dérange pas… ça situe le groupe et son disque dans le temps. Comme une photo, quoi. Bouder un disque parce que la prod’ est faiblarde…. Hum…  Ca reviendrait à pénaliser un film des années 80 pour sa photographie pourrie ou ses effets spéciaux foirés. Il y a une règle d’or quand il s’agit d’enregistrer et de produire des disques, et c’est la suivante : Grosse production = Gros budget. La qualité de la prod’, donc du son d’un disque est proportionnelle à l’argent injecté dans le projet (c’est-à-dire le studio et l’ingé son qui tripatouille la console d’enregistrement).
Après, je comprends ce que tu veux dire… moi aussi j’aime bien les prods joufflues… c’est ce que j’essaie de faire avec mes propres groupes, autant que faire se peut… Mais une énorme prod’ des années 80 ou 90 peut paraître bien désuète en 2011. Ca fait des disques un peu ridés, quoi. La dure loi du Temps qui passe et qui enlaidi tout ce qu’il touche de sa main vengeresse.

Ellroy ? En parlant de son dernier bouquin, mon pote Buenax (batteur des Irradiates, également batteur sur la tournée de Scott Deluxe Drake) était justement en train de le lire dans le van… il avait l’air d’y prendre un sacré plaisir le marsouin. Pendant ce temps, je rêvassais en regardant défiler le décor… de la neige… de la neige … et encore de la neige… en écoutant le chef d’œuvre ultime d’Oasis « Definitively Maybe » et les premiers disques de Concrete Blonde et de Noir Désir ! En boucle ! Nostalgie, hum… je plaide coupable !
Tu sais que je n’ai jamais lu un seul livre d’Ellroy !!! J’ai pourtant regardé un bon nombre de documentaires sur l’asticot, toujours bluffé par le charisme et l’intransigeance du gars… Quand le jour viendra, je vais me prendre sa bibliographie intégrale dans la gueule. Par lequel dois-je commencer ? Allez, dis moi et je m’y mets…

Ca fait maintenant 5 ans que je n’ai pas lu de fiction. Je ne lis que des biographies ou des autobiographies, des recueils d’interviews et quelques trucs d’Histoire… La destinée des auteurs, des musiciens, des cinéastes et de différents artistes m’intéressent finalement plus que leurs « œuvres ». Je ne saurais comment me l’expliquer.
J’ai énormément lu de romans par le passé. Quand un auteur me branchait, gloup-gloup, j’avalais d’un trait. Tous ses livres. Ma soif s’est étanchée. Je lis encore beaucoup, mais j’ai mis la forme « romanesque »  de côté. D’autant qu’en ce moment je m’enquille  principalement du bouquin en anglais, pas le même confort, je me perfectionne et j’apprends tous les jours. Un autre trip. Ca reviendra certainement.

Bon je crois que j’ai assez jazzé pour aujourd’hui. J’ai mal aux doigts et je n’ai plus de souffle. Trop de trompette, certainement. Pour finir, et en réponse à ta passion pour la Belgique, je t’aurais bien parlé d’un de mes groupes préférés de tous les temps : La Muerte ! Ou même de Channel Zero ! Et Poésie Noire, tu t’en rappelles ? Goth-Rock vraiment pas mal, sorte de Sisters of Mercy becteur de frites, quoi…
J’ai eu l’occasion de jouer pas mal de fois en Belgique (dans les deux parties), j’ai pas eu la grosse sensation que ça soit si différent que ça de la France, en tout cas au niveau public… la culture rock est peut être plus présente que chez nous (c’est pas dur !), un peu comme chez les teutons (ou en Hollande), mais niveau groupes et public, rien qui m’aie non plus mis à terre.

Je suis en train de lire un vieux zine ricain qui date de 1995, « Brutarian », trouvé dans la boutique Crypt Records à Hambourg le mois dernier, dans un bac à soldes, 1 euros les vieux zines, je n’ai pas hésité une nano-seconde. Sommaire typiquement nineties pour celui-ci, avec en interview Tad et Greg Ginn… cool ! Pour finir en apothéose jazzy, une petite citation de ce dernier, extraite de l’interview of course :
“The music would evolve year after year and people would always try to do new things. I think that’s necessary. I really don’t believe you can freeze-dry punk rock from 1977 and bring it out in the persona of some Berkeley guys singing with English accent and spiky MTV haircuts. I don’t think it works that way. I think that if it doesn’t change, then it’s atrophying. That’s an important part of a band playing music”.

Continue de souffler dans le bignou, comme d’hab’, avec passion et générosité. Façon  Thelonious Monk.
Jazz them’ All!
-Nasty Samy, joueur de Tuba.

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MICKSON- Samedi 13 Mars 2010 :

Episode 2, sur un air de Mr. Cole Porter (repris par Evan Dando)… jazz, mais pop.
Argh moi les jeux video j’y suis venu tard… enfin début 80 y’avait les bornes d’arcade où je jouais à Donkey Kong et Rally X… et un jeu Star Wars, dans la tranchée de l’Etoile Noire aux commandes de ton X Wing Fighter… tout pourri, en maillages verts sur fond noir, avec la voix d’Obi-Wan qui te dit doucement « fie-toi à ton instinct, Luke »… et en 91 mon pater achète une MegaDrive ! Streets of rage, un jeu de baston assez cool et surtout Sonic ! J’en ai passé des heures à piloter ce foutu hérisson ! Ensuite j’ai lâché complètement, puis un pote m’a re-booté là dessus, avec notamment Gears of war et Rising Dead, un truc qui te met dans l’ambiance Zombie Romero 78/L’armée des morts (ça se passe dans un mall), où tu peux bousiller du mort-vivant avec à peu près tout ce qui te tombe sous la main. Par contre Guitar-hero : bof. Je préfère gratouiller en vrai dans mon canapé, même si je suis très très loin d’en être un de guitar-hero… j’hésite à investir dans une console parce que ça va me bouffer plein de temps… ah oui chez Frank on avait essayé un jeu mortel avec Godzilla et tous les autres kaiju, qui se mettent des tartines en détruisant du mobilier urbain et des immeubles… si mes souvenirs sont exacts tu peux même piétiner des bus qui passent à tes pieds. Bon des fois ça m’arrive encore de taxer la DS de Lisa pour jouer à Clone Wars…

C’est clair que je préfère lire, que ce soit des romans, des bios, des zines, de la presse… je suis devenu addict à GEEK, le mag qui parle de sous-culture nerdie, dans lequel il y a des papiers sur en vrac les Simpson, sur les dirigeables, les robots, qui te claque des interviews de Seth Green ! Merde j’avais jamais vu une interview du mec, même dans un mag de cinoche… ROCK ONE que j’achète tous les mois, depuis la mort du ROCK SOUND français. J’aime bien ce côté bric à brac, ça parle de Converge, d’Indochine et de My Pollux (exemples carrément au pif)… le sampler recèle toujours quelques trucs cools, et ils mettent en avant des petits groupes, comme à l’époque du PUNK RAWK. Et je découvre assez souvent du nouveau son, c’est là-dedans que j’ai entendu pour la première fois Admiral’s Arms, un groupe de metalcore de Paname qui déchire… c’est un peu la furie metalcore en ce moment, faut trier… dans un autre registre, VICE. Je viens enfin de m’abonner ! Parce que pas évident à le choper à Lille aux pirates… Ca tue ce truc, hipster à fond, des articles de malade, comment vivre avec l’hygiène moyen-âge (des tricks pour te laver les dents, pour te torcher le cul avec les écorces d’oranges…), l’esclavagisme dans les émirats, bref du grand n’importe quoi, plus des photos hyper belles, c’est fou dans ce mag même les pubs sont cool… j’adorais RUGGED, un mag sub-culture aussi, gratos et sponsorisé par Carharrt, que je trouvais en Belgique, mais j’en vois plus… enfin je cherche pas trop non plus… CLARK des fois, street-culture et graphisme…  un peu de presse étrangère, de temps en temps parce que c’est cher ! KERRANG, le ROCK SOUND anglais, ALTERNATIVE PRESS… les trucs de cinoche j’ai arrêté, MAD MOVIES j’achète plus, ça me gonfle. Pour m’informer en matière de 7ème art : IMDB et le site des INROCKS ça me suffit. Voilà quoi, toujours un truc à lire entre les pognes.

Pour ce qui est de la TV, ça a toujours été TV party pour ma pomme, moins maintenant mais bon… je reste grave accro aux chaînes de docs, Discovery Channel en tête… des docs sur tous les sujets possibles, les effets spéciaux au cinoche, la construction de motos (American Chopper), de hot-rods, sur les catastrophes naturelles, les trucs science-fun (Brainiac), et mon show favori sur cette chaîne : Mythbusters, avec une bande de rigolos dont la trop belle Kari Byron, qui « recensent les mythes et les mettent à l’épreuve ».  je peux mater ça un week-end complet en bectant des céréales. En zappant aussi sur Disney XD et Cartoon Network. Tu parles si je me souviens de Wingman, l’ado qui se découvre un pouvoir (comme Nova) avec sa copine ultra-sexy. J’ai décroché des trucs Japonais, mais j’ai de bons souvenirs de mercredis à m’enfiler des épisodes de Muscleman, Dr Slump et surtout de Lamu, l’extra-terrestre qui te fait tomber les yeux de la boîte crânienne ! Plop, plop ! Peut-on tomber amoureux d’un personnage de dessin animé ? Jawohl mein Kolonel !

Bon pour en revenir aux Plastiscines… pas de prise de chou hype, anti-hype, pour tout dire leur premier album je le trouve assez naze, trop rip-off de Strokes/White Stripes, mais le second y’a ce côté pop-dansant assumé, ça le fait je trouve. Mais bon les goûts et les couleurs… j’aime bien le dernier, voilà tout, et j’ai passé un bon moment au concert… bon faut dire qu’on voit pas le rock féminin de la même façon. Pour reprendre ta comparaison avec le sport, j’aime mieux mater du beach-volley féminin que de la boxe (masculine ou féminine peu importe)… d’ailleurs le seul sport de matous que je supporte c’est le hockey sur glace. Et les groupes de filles ça me met en transe. Un Veruca Salt et bam, je suis sur orbite ! Merde, Louise Post c’est quand même une vision super-agréable, surtout quand elle malmène sa Les Paul… j‘avais maté un concert du groupe au Glastonbury 95, et de voir Louise sur scène en petite robe, pieds nus, avec sa coupe au carré et sa frimousse de poupée défourailler ses tubes grungy-pop, ça m’a rendu tout chose, ça m’a fait jazzer de partout !… de toute façon j’aime aussi la nouvelle orientation de ce combo (depuis que Nina Gordon est partie), plus americana – stadium rock… d’ailleurs le quatrième album est sorti sur SFTRI, le label de Long Gone John, un type qui kiffe aussi les groupes de nanas !!! Toute cette obsession depuis ma découverte des Go-Go’s début 80 !!! Et tout est parti du clip de « Our lips are sealed », petite cause et grands effets !
Ben en voilà un groupe qui a changé l’univers de la musique (ou juste le mien…) ! Plus que les Runaways, qui étaient quand même téléguidées par Kim Fowley. D’après ce que je sais les Go-Go’s faisaient ce qu’elles voulaient, au moins au début… bah pis ça n’a pas trop d’intérêt tout ça… pour rester sur les Runaways, je vais cavaler voir le biopic, qui sort en juillet chez nous je crois, mais un peu pour leur histoire et beaucoup pour voir Kristen Stewart dans les Converse à Joan Jett ! Après je comprends que ça puisse te passer carrément au dessus de la casquette tout ça ! Ca s’explique pas ! Tu sais si je me mettais à parler d’Hendrix ou de Mother Superior… vaut mieux pas en fait.
Quant au pourcentage de meufs aux concerts, c’est à peu près ça… c’est comme ça depuis toujours j’ai l’impression. Je cherche pas d’explication. Des fois c’est cool, hein, genre quand une petite nana asiatique se frotte copieusement à toi pendant un concert de Jesus & Mary Chain (tournée « Honey’s dead » = ambiance night-club) !!! Super souvenir ! Elle avait un T-shirt Urban Dance Squad… c’est arrivé qu’une fois hein. Maintenant je mate juste les meufs aux fests en Belgique, argh les Flamandes tatouées comme des dingues ! Trop cool. Le rock c’est pour tout le monde, dude ! Attends que les aliens débarquent ! On va se faire kicker, j’en suis sûr ! Le rock qui vient d’ailleurs, ça va nous faire tout drôle ! Et j’aimerais bien que ma copine bricole une Thunderbird de 65 (ou même une Ford Capri), comme la voisine dans les Frères Mc Mullen ! Je veux bien me taper la vaisselle et la cuisine pas de blème !

Alors la meuf d’Ice T joue pas dans un groupe ??? Tu blaguais… OK, par contre, tu sais quelle nana de mec (archi) connu joue dans un groupe ? Jada Pinkett, la femme de mon buddy Will Smith…  ça s’appelle Wicked Wisdom et c’est genre metal-rap, plutôt cool ! Et actrice, scénariste de comics, scientologue, elle élève les kids qu’elle a eus avec le fresh prince, quelle vie bien remplie… j’adore le Wil Smith. Même quand ses films sont pas géniaux, lui il est cool. T’as vu comment il est baraque maintenant ??? Un monstre ! Avec Lisa on s’est retapé « Hancock » y’a trois jours, c’est quand même de la bonne came ce film. Surtout au début, quand il est vulgaire, alcoolo et teigneux comme un pou. Je peux me taper « wild wild west » uniquement grâce à sa présence, sinon c’est de la merde ce truc. Mais son rôle que j’aime le plus c’est son interprétation de lui-même dans « Jersey girl » de Kevin Smith. Ca dure pas longtemps mais c’est trop bien. Je suis sûr que c’est un bon gars au naturel.

Argh je suis pas au taquet avec Maiden comme toi… tu peux m’envoyer au mitard (une semaine ça ira, avec quelques bouquins et mon mp3) mais comme je te l’ai dit, les types ont l’air tellement honnêtes et simples que ça force le respect. Ouaip ce doc est terrible, je l’ai vu 2-3 fois et je le reverrai avec plaisir. Tiens on parle de Bruce Dickinson… je l’ai vu présenter un truc sur Planet No Limit, une enquête sur l’auto-combustion humaine spontanée, et c’était génial… toujours fun, quand il se gave de fayots pour voir s’il y a un risque pour qu’il explose, quand ils font cramer un porc dans un lit pour vérifier pourquoi on retrouve du mobilier quasi-intact lorsqu’un de ces phénomènes étranges se produit… excellent.
Du pipeau cette histoire de jumelles dans son band ??? Ah ah si tu m’avais pas mythonné je serais en train de chercher après ce disque !!! Je mets ça de côté.

Les TMNT ? J’ai jamais accroché ni aux comics ni au dessin animé, trop laids niveau graphisme/animation, mais le concept est totalement génial. Les films des années 80 (le premier c’est réalisé par Steve Barron non ?) sont hyper cools, les costards de tortues bien torchés, avec ces expressions faciales et tout, c’est fun, en voilà du film psychotronic tiens… j’aurais bien vu une adaptation concoctée par des réalisateurs de Hong Kong ou encore mieux, par Takashi Miike… ça serait à la limite du pas regardable mais c’est ça qui fait tout l’intérêt chez ce type… bref, je répète : concept énorme ! Merch aussi. Tout quoi. Quand tu vois que Richard Corben aussi s’était mis à dessiner les TMNT, et là les dessins étaient mortels ! La pop culture à son max…

« Daybreakers » pas bien ? N’en dis pas plus, je m’en gaffais un peu… FANGORIA ils font comme MAD alors ? Genre les previews c’est de la grosse balle et tout, et deux numéros plus tard, le même film c’est du caca… c’est un peu pour ça que je lis plus cet organe de presse.
J’aime les vampires quand ils sont méchants (NEAR DARK), quand ils sont fun (BUFFY) et aussi quand ils sont faggots (je dirais girly) !!! Kristen Stewart, elle me fait pas vomir, houlàlà ! Ouais je fais partie des gens qui vont voir TWILIGHT, j’adore ça (la BO du 2 est géniale, Death Cab en tête) mais hey c’est à 50 % pour voir Kristen Stewart…
Ouaip, VAMPIRES de Carpenter, on est d’accord. J’arrive avec une pizza, la Michelangelo spéciale, OK ?

Niveau films, je suis à la ramasse… pas le temps… l’autre fois je me suis refait « Southland Tales » qui m’avait vraiment désarçonné à la première vision, un merdier sans nom, ça part dans tous les sens, avec un casting complètement dingue, SM Gellar, The Rock, Seann William Scott, Holmes Osbourne, Justin Timberlake… et ben ça passe de mieux en mieux, ce genre de film tu te démerdes avec, tu remets les pièces ensemble, tu relies les points, tu interprètes à ta sauce, comme pour « Donnie Darko » mais ça va encore plus loin… faut le voir quoi, ça sert à rien d’en parler. Du coup fauk je fonce me payer « The Box » du même Richard Kelly, qui vient de sortir… j’étais allé le voir en salle, et toujours même trip, mystérieux et déstabilisant. A revoir, donc.

Question zique : scotché au nouveau FOUR YEAR STRONG, disque que je trouve génial, et qui en plus me fout la patate alors que tout ressemble à de la merde autour de moi, c’est de la thérapie, ça tue.
PUNY RUNT, HXC mélo de Nevers, je trouve ça hyper-cool, ils vont sortir un truc là, j’attends ça de pied ferme… comme le prochain CAN’T BEAR THIS PARTY, qui sort en mai je crois… BUFFALO TOM, tout ce que je possède d’eux, et j’y ajoute les trucs chopés via Deezer… groupe excellent… une voix qui me touche, des compos simples, un style un poil nonchalant, c’est vraiment bon… du BULLET LAVOLTA (« the gift »)… ces guitares ! Le « weak » de SEAWEED… PAUL WESTERBERG, « mono/stereo », qui j’avais laissé de côté depuis 2005, mais ça passe au poil… MIDTOWN, la totale… un groupe mésestimé selon moi, pop-punk, puis de plus en plus FM, radio-friendly et lissé… mais cool toujours !
Et tu m’as donné envie de ressortir du NEW FOUND GLORY tiens… cette soupe mélo, c’est pour la vie. Punk, pas punk, rien à foutre… ça me fait du bien partout, et c’est ça qui compte. Du trip teen, ambiance high-school, ben voilà, c’est pour mézigue. Ca s’emboîte parfaitement comme deux pièces de Lego©…

Ouaip je l’avais lu en diagonale le « All Ages », quelques interviews, Civ et Don Fury  notamment… le HXC old-school je suis pas trop client, à part 7 SECONDS (j’ai bon, avec 7 SECONDS ?), CIV, GORILLA BISCUITS… les trucs pop ! Justement ce côté touffe-guy ça me broute, c’est pas mon genre de java. Un truc de cow-boy non ? Genre qui a des chose à prouver. J’ai rien du tout à prouver, ou juste à prouver que j’ai rien à prouver, comme Napoleon Dynamite. Pis j’aime mieux COMEBACK KID tu vois. Et encore plus avec l’autre chanteur. Cui qui était que guitariste avant que l’autre se barre je crois… ou BURNING EMPIRES, le groupe dans le quel officie le batteur de FOB, Andy Hurley. Ou FAKE OFF. Ou NINE ELEVEN, j’adore NINE ELEVEN. Je suis sans espoir. Je sais.

Allez brovah… à la prochaine.
IF YOU WANT JAZZ, YOU’VE GOT IT.

Mickson, vibraphoniste.

JAZZ MAYHEM n°1 – Jeudi 04 Mars 2010

Allô Mike, on m’a dit que t’étais toujours dans le jazz !!! Cool, depuis le temps, ça fait du bien de voir qu’il y a toujours des puristes. Des mecs pour qui l’envolée de clarinette signifie encore quelques chose dans ce monde de barges. Des tempêtes, des séismes, des fissures, des tornades, tout part en couilles. Et je te parle même pas des connards à chaque coin de rue. Et des attentats dans les avions. Cutter dans les socquettes et prises de karaté dans le dos. On peut plus avoir confiance en personne. On ne peut même plus dresser des orques peinard sans qu’ils t’assomment avec leur truffe pointue. Le jazz nous sauvera du déluge. Les jazzeux s’en tireront sans aucune égratignure. Toi et moi, spectateurs de l’immense chasse d’eau qui se déversera sur la planète bleue. J’en suis sûr. Moise avec un t-shirt de Charles Mingus…
Bon, c’est pas le tout mais va falloir embrayer sur nos affaires. Il n’y a pas que le jazz dans la vie… il y a aussi l’acid jazz.

Hier je suis allé voir Shutter Island. Décharge électrique de 100 000 volts. Donc du coup, j’en suis ressorti un peu secoué. Les cheveux en pétard et l’élastique de mon slobard désintégré. A bien y réfléchir, c’est la première fois que je payais une place de ciné pour aller voir un film avec Leonardo di Caprio. Toute la journée j’ai cherché le nom de la série dans laquelle il jouait dans les 80s/début 90s… il y tenait un petit rôle… un ado’ qui n’avait plus de parents, je crois… tu peux m’aider ? Non c’était pas dans Docteur Doogie. Ni Rémi Sans Famille.
Revenons sur le film… le dernier film de Scorcese que j’ai daigné regarder c’est Aviator… loué en DVD il y a au moins 4 ans… très bon… le tic du mec qui se lave les mains chaque fois qu’il serre la paluche à quelqu’un, ça me plaît. C’est tout ce dont je me souviens du film.
Au ciné, ça devait être A Tombeau Ouvert, avec Nicolas Cage. Acteur pourri mais bon film. Enfin je veux dire, Nicolas Cage a joué dans de très bons films, mais son jeu est nullissime. Toujours la même rengaine, je le trouve super pataud, regard de cocker et aura de technicien de surface.

Ah, et mon film préféré de toute la carrière de Scorcese, c’est Taxi Driver. Dans mon top 5 des meilleurs films, tout genre confondus. Pétage de câble en quadrichromie, paranoïa intense, sensation d’imploser, un mec avec un canon scié planqué dans le falsard et un système d’auto défense aussi ingénieux coincé dans la manche de son sous pull ne peut pas être foncièrement mauvais… Perso’, je l’inviterais bien à la boom de mon anniversaire. Quand j’aurai 33 ans. Comme Jésus Christ. Je pense que je vais finir comme ça. A errer en ville, avec une arme à feu dissimulé dans mes santiagos, à regarder les gens en papillonnant des paupières et en leur gueulant dessus de toute mes forces : « vous aimez le jazz oui ou merde ? ». Un comportement équilibré, quoi. Chaque fois que j’irai acheter du pain, je m’enfilerai une série de 15 tractions, puis je me poserai la paume de la main sur la plaque électrique chauffée à rouge, avec un rictus sur la gueule, un opinel dans la poche de ma chemise, et une chaussette bourrée de billes (ou de boulons, ça marche aussi), l’arme parfaite. Comme Bronson dans le premier DeathWish. A grands coups de chaussette lestée dans la cheu-tron. Dommages collatéraux sur la couenne garantis.

Bon, Shutter Island, comment dire… c’est certainement le film de l’année, ambiance polar des fifties, des personnages avec des gueules, des dégaines et des vies tordues… Un homme qui aime sa femme, qui ne fait pas semblant, un mec qui va prendre cher pour cet amour pur. Un scénar hyper malin (tiré du roman de Denis Lehane, donc la perfection… remember Mystic River ? T’as intérêt !), ça dure 2h20, mais j’ai pas cligné de la paupière une seule fois, comme hypnotisé. Un film dense dont je me souviendrai encore l’atmosphère collante et insidieuse dans 5 ans. Ah et Di Caprio, grosse prestation. D’autant que je ne l’ai jamais trouvé charismatique, on dirait que son compteur physique et facial s’est bloqué sur 14 ans. Genre le mec ne vieilli plus, condamné  à se traîner une bouille de poupard toute sa vie… pas facile pour un acteur… mais honnêtement, il impressionne. Il dégage un truc.

L’exact inverse de Wolfman, vu la semaine dernière. Pas bon. Quelques volées de gore, c’est toujours agréable, et une ambiance gothico-romantico-victorienne vraiment sympa. Le reste est naze. Un remake sans idée, on sent que la bobine est passée sur le billard un milliard de fois pour des montages et des remontages. Bon, c’est quand même respectueux du trip Universal Studio, il y a une atmosphère old school, mais c’est quand même light. Ca m’a divertit, avec Madame Nasty dans les bras, en mode lover, on a passé un bon moment. Mais puis-je dire que c’est un film correct ? Non, j’en ai bien peur. A placer â côté du Frankenstein de Branagh.. et très loin du chef d’œuvre de Coppola, LE Dracula.
Pour ce qui est des loups garous, je resterai sur An American Werewolf in London et Hurlements, si ça ne gêne personne, bien sûr.

Pas maté de DVD depuis un siècle… Je suis rentré de tournée il y a 15 jours donc pas eu beaucoup de temps, et j’ai enchaîné sur l’élaboration de mon prochain zine et d’autres trucs (une autre tournée en prévision au mois d’Avril). Un soir de grosse fatigue, j’ai commencé Les Tortues Ninjas –le Film-, mais je n’ai tenu que 10 minutes… Je vais essayé de le finir la semaine pro’… Cowabunga !

Je suis resté quelque jours en Croatie (on jouait là bas), j’ai trouvé une boutique sympa, Dirty Old Shop, des skeuds, des t-shirts et un peu de fatras rock/punk/hardcore… J’y ai trouvé un chouette livre, que je suis présentement en train de lire : ALL AGES – Reflections on Straight Edge, avec des interviews de tous les acteurs de la seconde vague du hardcore straight edge (Gorilla Biscuits, No for an Answer, Judge, BrotherHood, etc). Vraiment bien, un témoignage d’une époque, d’un mouvement de rébellion à l’intérieur d’un mouvement de rébellion. Heu ouais, je viens de me relire, la phrase est cheloue mais c’est bien ce que je veux dire. Puis les dérapages et les limites de ce mouvement. Comme d’hab, quand un truc devient hype, c’est bouffé de l’intérieur par les guignols et ça tourne en eau de boudin. Je ne me réclame pas de ce trip mais on va dire qui je m’y retrouve plus que dans la scène revival garage actuelle, arf arf arf… Tiens, après avoir lu l’intw de Dan O’Mahony, ex frontman de Carry Nation, No for an Answer et 411 (que je viens de découvrir et que j’écoute beaucoup en ce moment), j’ai commandé un de ses livres « Four Letter Word » (un peu comme le bouquin de Ben Weasel, quoi…. Enfin, même titre, pas le même contenu). On va voir ce qu’il y raconte, mais j’ai bien aimé son profil. Bonne gueule, et grosse attitude. En tout cas, le gars est photogénique. La preuve. Be clean !

Sur ma table de chevet il y a aussi le nouveau Rad Party, numéro 41. En couleur, superbe, et la typo d’ordi classique a remplacé l’écriture manuscrite, je préfère ! Plus easy à lire. Moins torture iris. Il nous raconte la tournée de ses expos avec, comme d’hab’, quelques flash back total loose avec la gente féminine et toujours cette manie de marcher dans la mierdasse du pied gauche! Un zine qui ne surprend plus mais qu’on est content de tenir (et lire !) à chaque publication. Ce format « de luxe » est une très bonne chose. Et au passage, merci à Steph pour ton package, ça m’a fait énormément plaisir. Lire tes premiers zines (Sang et Sueur et Rock Fort), quelle éclate… avec toute la scène thrash de l’époque, cool à 666%. Bon spirit et frais malgré les années accumulées et l’évidente naïveté de l’ensemble. J’ai adoré, et me suis enfilé les trois numéros à la suite au taf !

Au niveau concert, point d’extase, j’en ai bien peur. Je veux dire, j’ai vu pas mal de groupe ces derniers temps, notamment sur la tournée avec Scott Deluxe Drake, des groupes qui ouvraient… pas grand-chose qui aie capté mon attention. Temporal Sluts, des italiens hyper sympas, des quadras qui dégomment comme des ados à problèmes, dans un trip Stooges repris par Zeke, tu aurais certainement détesté, moi j’ai trouvé ça très bon, des mecs qui sont encore énervés mais avec le sourire aux lèvres sur scène… amoureux du rock n roll à vie les gars, et pour les bonnes raisons ! On a joué deux fois avec eux en Italie, on s’est bien marré, de chics types. Autrement pas grand-chose… un autre groupe italien horrible dont j’ai oublié le nom, sorte de cow punk de poseurs, pas en place et tous les clichetons de rockeurs beaufs du moment. Un autre groupe au nom oublié en Croatie, genre tribute band de J Thunders, hum, ça manquait un peu de, heu, comment dire… de vie et d’intention. Des mecs sympas, cela dit. La palme du groupe le plus insoutenable aux californiens de Nothington, croisé sur une scène au Nord de l’Allemagne. Rip off odieux de Hot Water Music, sans la générosité de ces derniers et sans idées. Sans rien, en fait. Pas de morceaux, des trucs composés vite fait, dans l’air du temps avec cet affreux look de pécheur qui semble être tant en vogue dans la scène « punk rock » (je tiens au guillemets) actuels. Voilà exactement le genre de groupe à cause duquel je ne m’intéresse que très lointainement à ce qui sort actuellement dans le style… Byo Records, Ni Idea et tous les suiveurs ridicules de Gainesville, merci bien, je m’en passe. Bon du coup, on a quand même bien ricané sur la tronche du chanteur, dans la case horripilant ya pas mieux, le mec te raconte sa vie (enfin disons plus tôt qu’il t’invente sa vie) alors que tu lui a pas spécialement demandé… Le genre de mec qui t’adresse la parole que quand il apprend que le mec qui chante avec nous était dans les Humpers (et donc sur Epitaph pour 3 albums, à la grande époque du label, groupe qui n’a rien fait chez nous mais assez populaire dans les nineties aux US, quand Epitaph a empoché le gros lot avec Offsrping et signait tout ce qui bougeait, avec une tentative de se la donner plus rock n roll en signant New Bomb Turks, Red Haunts et the Humpers, groupes qui ont porté à bout de bras le revival garage punk, avec the Devil Dogs et quelques autres). Donc il nous a fait son numéro. Il s’est présenté eu précisant qu’il jouait dans Tsunami Bomb. Tsunami quoi ?Ah ouais, sorry mec, j’ai jamais entendu parlé de ton band. Le mec m’aurait dit qu’il avait joué dans Guns and Roses ou AC/DC, je veux dire, j’aurais été impressionné. Mais Tsunami Bomb, heu moi pas connaître. Un wanna be Bruce Springsteen comme il y en a des milliers dans la scène punk actuelle… arrêtez vos conneries les gars, ça a trop duré. Votre délire prolo rural tout bidonné, carrez vous le dans le derrière. Et ce putain de fantasme sur le trip bouseux/rednecks, à qui veulent-ils faire croire qu’ils ont été élevé dans le foin ? Les mecs ont absolument tous le même look et la même tronche (babyface with a beard style, ahahah)… alors que bon, il y a deux ans, les mecs devaient être dans un tout autre trip… sur scène, les mecs sont rivés derrière leur micro, les morceaux s’enchaînent paresseusement et se ressemblent, mélodies ultra classiques et lignes de chant honteusement pompées sur HWM. Par contre, ça à l’air d’être bien populaire leurs conneries, le club était plein à  craquer ! Bon, on a bien rigolé quand même… et les gros teutons, avec leur costume de paysans fashion de circonstance (moyenne d’âge 20-22 ans) qui se trémoussent comme à un concert Weezer d’il y a 10 ans en serrant les poings sur les refrains… hahaha, la vision d’horreur ! Surcharge pondérale, délit de tronche de cake et goût douteux quand il s’agit de s’acheter des nippes. C’en est trop… Faut-il déclarer la IIIème guerre mondiale aux germains ? On remet ça ou quoi ? Putain, que ouais !
Ah, pour finir, le mec (le Springsteen clownesque californien) nous disait, dans son flot de saloperies, qu’il était influencé par Jawbreaker et Leatherface. Quelle tristesse. Le vieux Stubbs doit en avoir les tympans qui bourdonnent. T’es influencé par la hype mon pote, rien d’autre.  Mec, ton bandana rouge accroché à la ceinture…. quand même… tu y vas un peu fort. Il y a une super expression en ricain de base, complètement appropriée à ce cornichon : Give me a fuckin’ break !

Niveau skeuds, j’en achète pas mal ces temps-ci… tu auras compris que j’ai pas sauté sur celui de NOTHINGTON, hein. En ce qui concerne ma discothèque, je recommence tout de zéro, donc il y a du chemin à faire… It’s a long way to the top if you wanna jazz and roll disait tonton Bon. Sur la tournée, j’en ai profité pour faire quelques haltes concentrées et appliquées dans des échoppes prestigieuses (Dangerhouse à Lyon, Dirty Old Shop à Zagreb, quelques bonnes boutiques à Berlin et la fameuse boutique Crypt Records à Hambourg). Quelques très bonnes pioches, des skeuds des LAZY COWGIRLS (putain de VRAI punk rock n roll avec une voix à tomber et une vraie vibe américaine dedans, pas du fantasme de connards upper middle class arrogants de suburbs friqués), le dernier JELLO BIAFRA (que j’ai écouté comme un malade ces derniers jours, chouette disque, du punk noisy intemporel), SONNY VINCENT with the members of ROCKET FROM THE CRYPT, super bien, on retrouve la patte des deux camps. Ce sont les disques qui ont le plus tournés depuis que je suis rentré… J’écoute aussi énormément PJ HARVEY « Rid of Me » et « Dry », KILLING JOKE « Pandemonium », des vieux THERAPY? et le dernier THE ACCUSED « The Curse of Martha Splatter Head ». Et là, j’écoute PAW, tu veux du rock grungy rural de pécors qu’enfilent du veau dans l’étable, en vl’à, et du bien frais, cré nom de Dieu ! Le skeud est fini, j’enchaîne sur BETTER THAN A THOUSAND « Value Driven », saut de cabris du cousin Ray et stop and go de barges !

Voilà Mike, c’est tout le jazz que j’ai en réserve.
Ah ouais, et je viens de m’inscrire sur Facebook, niveau farces et attrapes, je plaide coupable…. Myspace est à la ramasse paraît-il. Moi, ça m’allait. Du papier, un stylo et un téléphone fixe, ça me va aussi tu m’diras. Tu as l’air d’y aller fort sur le réseau Mike, non ? On m’a conseillé de m’y mettre, et je compte bien m’en servir pour annoncer tous les trucs de mon bordel ambulant, délit de prosélytisme… Mis à part ça j’ai pas encore saisi la subtilité du délire. Pt’êt qu’il n’y en a pas,de subtilités, après tout. Des gens qui communiquent avec des phrases de 5 mots. Ça va être dur pour mézigue. J’ai besoin de plus de mots pour m’exprimer. Et dire que les ricains sont déjà passés à encore plus futile depuis un an et demi, Twitter. Ça arrive gentiment par chez nous. Là c’est seulement trois mots qu’il faut utiliser pour demander à ton pote s’il se fait chier autant que toi devant son écran d’ordi. Moi, si tu me demandes ce que je pense de tout ça, finalement j’en ai besoin que de deux, de mots : Fuck it.
Bon, tu l’auras compris, j’ai mon avis, très tranché, sur la chose, hein… mais j’attends que tu me donnes le tien…

C’est la tempête qu’ils disent aux infos… si elle est aussi efficace que la dernière grippe de Maître Cochonou, pas de soucis à se faire, c’est un temps pour aller faire du cerf volant sur la plage.
Bon jazz mon pote !

-NASTY SAMY, Saxophoniste.

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« Je suis moi-même un jazz puriste… » (Sick Boy)… putain il a trop raison Simone! Un bon Roland Kirk, le mec qui soufflait dans deux sax à la fois, ça faisait genre la patrouille des éléphants dans le livre de la jungle!

Ouaich je suis moi aussi allé voir le Scorcese, un bon moment… bon c’était spoilé d’avance parce que j’avais lu le book mais c’est un bon film, j’ai été happé dedans dès la scène d’intro, avec ce bateau qui sort de la brume. C’est bien oppressant, bien foutu, bien joué… la scène avec l’officier nazi en train de crever, terrible… d’accord avec toi, Leo est un kid pour la vie, ça fait bizarre de le voir dans la peau d’un marshall, avec trois poils au menton… la même tronche que dans Quoi de neuf docteur, cette série dont tu parles où il a fait une apparition. C’est bien lui Luke, un gamin homeless recueilli par la famille Seaver. Tu parles j’étais accro à cette série, je trippais sur Carol, malgré ses tenues genre heu… 80. Chemisiers en Téflon et pulls à col roulé!

Leo c’est un killer, très bon acteur, la première fois qu’il m’a tapé dans l’oeil c’était dans Gilbert Grape, avec Johnny Depp (à l’époque où il faisait dans le semi-indé), un film top-emo dans lequel mister DiCaprio joue un attardé… bluffant! L’histoire d’un type qui doit tout gérer dans sa famille (dont son frangin handicapé mental), il a pas le temps de vivre sa propre vie et bam: un jour voilà Juliette Lewis qui passe dans le coin. Un bon petit film, bien émouvant, des bons portraits de personnages attachants.
Bon pour en revenir à Leo, même Titanic je suis à fond dedans… quelle foutue histoire… spectacle total… je veux bien subir un naufrage et crever dans une eau à 2° si c’est après avoir passé la soirée avec Kate Winslet.
Merde caisse que je disais? Shutter Island, très bon film. Scorcese c’est toujours du bon taf à défaut de te smasher la gueule comme avec Les Affranchis. Je compte plus les fois où je l’ai vu. Ray Liotta est vraiment incroyable, Lorraine Bracco idem, par contre De Niro commençait déjà à me casser les burnes avec ses grimaces… et tous ces personnages secondaires, complètement secoués, cons comme des balais, avec des rouleaux de biftons plein les poches, prêts à te coller une balle dans la carafe pour un oui pour un non!
Taxi Driver ça fait des siècles que je l’ai pas revu, je me souviens surtout de Jodie Foster en fait… une créature qui nous est carrément supérieure! OK elle a fait quelques merdes genre Contact mais Christ, elle est trop bien. En tant que réalisatrice, j’adore son Week end en famille, une comédie douce-amère bien futée, avec une distribution de malade, dont Robert Downey au taquet comme d’hab! Mais bon faut pas croire tout ce que je dis, je suis pas Mr Bon Goût. Genre je me suis tapé aussi Valentine’s day dernièrement, et je connais personne qui ait franchement aimé. Pas aussi cool que les trucs de Richard Curtis, mais bon. C’est vraiment ultra- guimauve, et ça a marché à fond sur moi. Merde, Anne Hattaway. Anne Hattaway quoi. Jessica Biel aussi d’ailleurs.

Sinon là j’ai perdu des points street-cred, la semaine dernière j’ai zappé Generic et Black Heart Rebellion, des concerts organisés par Greg UFV en plus, la vache, c’est ça qui me fait un peu culpabiliser… parce la street-cred, rien à foutre! Par contre j’ai pas loupé le passage downtown des Plastiscines. OK j’étais invité via la radio, donc j’avais toujours l’option je m’arrache au bout de cinq ou dix minutes. Ben j’ai adoré. Je ne connaissais que leur tube « Barcelona », j’y suis allé sans aucun à priori, surtout pas les jugements lapidaires des gens/d’une certaine presse à leur sujet, ça j’écoute jamais vraiment, je veux dire c’est comme pour Avril Lavigne, Ashlee Simpson et Katy Perry quoi, j’aime ça et c’est tout. Fin de l’histoire, on va pas débattre là dessus, y’a pas matière. J’avais plutôt en tête leur cameo dans Gossip girl, le fait que Gabe Saporta de Cobra Starship chante leurs louanges en interview… ça, ça me fait réagir. Merde, en plus c’est des jolies minettes loin du cliché de la rockeuse vulgos qui rote une bière à la main. C’est vrai elles sont nippées comme pour un entretien pour du taf, limite on se prend des effluves de shampooing depuis la scène. La bassiste est tellement belle et sexy avec ses jambes extra-longues! Et en plus ça joue! C’est un merdier french-pounk 77 coupé au Dutronc sixties/rip-off de White Stripes, en fait ça m’a fait penser aux Calamités (période « toutes les nuits » hein), c’est frais et énergique… la batteuse tape comme une mule, fracasse ses toms façon Nick Knox, ou elle te balance du gros beat disco qui t’écrase la gueule comme un panzer en 42! Ca piaille plus que ça chante mais ho j’ai vu des groupes indés bien plus foireux que ces guapas… gros son, elles sont à fond dedans, c’était mortel! J’ai suivi mon intuition, et j’ai eu raison.
Des fois ça marche, comme cette fois où une force inconnue m’a guidé vers un bar pas loin de chez moi où jouaient les Octopussys, de Vilvoorde, Belgium. Pop-punk à la Fat Wreck ‘95, fun et sans prétention, j’ai trouvé ça génial, une soirée bien cool, bien loin de toute cette merde qui nous entoure pendant deux heures. Et c’était gratos. Du coup je leur ai pris tout le kit, T shirt, leur skeud, une compile… j’aimerais bien les revoir ceux-là. Bon pour revenir aux Plastiscines, elles sont sûrement téléguidées par un mec qui les coache mais bon c’était du kif avec les Runaways non?

Donc après une soirée où j’en ai pris plein les oreilles et les mirettes (à un mètre de la scène dude, avec les lycéennes hystériques!) j’ai fait la couch-potato le dimanche. J’ai mille trucs à faire mais j’aime bien mouler aussi. Au prog, quelques VHS, les deux Young Guns, et New Jack City. Du western moderne avec des chansons de Bon Jovi et un casting d’enfer, et un polar dans le NY de la fin des années 80, avec un trafiquant de crack bien pourri poursuivi par des flics déjantés dont Judd Nelson et Ice-T! Mec, Scotty Appleton, c’est le street-cop ultime, teigneux comme un pou, en croisade contre les crackheads! J’adore Ice-T, un mec génial, comme son compadre Ice Cube, NWA bro’! Les pilleurs de Walter Hill, Boys n’ the Hood. De la grosse balle. Je me suis achevé avec le DVD d’Iron Maiden, Flight 666. Un doc excellent où on voit les mecs partir en tournée à travers le monde dans un Boeing (Ed Force One!) piloté par Bruce Dickinson lui-même! Maiden ça n’a jamais été mon groupe préféré, ça me rappelle surtout le collège avec mes potes qui avaient des patches géants dans le dos à l’effigie de Eddie… les gars écoutaient Rainbow, Saxon, Def Leppard et Tygers Of Pan Tang et moi Generation X et les Buzzcocks. Mais on s’entendait bien. Maiden j’y connais pas grand chose (« killers », que j’écoutais chez ces dudes quand on séchait les cours) mais ça m’a l’air d’être des mecs extra, bien fun, merde ils font leur truc depuis quand, 80? Et sans dévier d’un poil, non? C’est dingue… remplir des stades dans des pays ultra-chauds (et je parle pas de la météo) genre la Colombie, les voir jouer au golf, rigoler aux blagues de Nicko Mc Brain, s’étonner encore de l’accueil dantesque que leur font les fans. Des mecs tout simples, des lads qui boivent des pintes au pub, qui jouent du hard-rock, et qui font l’objet d’un culte absolu… ça tue. Du coup je trépigne en entendant « run to the hills » ou « the number of the beast »…

Dans mes écoutilles en ce moment, un groupe de Anglet qui s’appelle Butterfly Patrol… pure pop à la Jimmy Eat World, ça le fait! Les mecs n’intéressent pas grand monde apparemment mais hey on est en France, la dernière rame du convoi, la sixième roue du carrosse … la pop c’est limite interdit ici… jamais je comprendrai ça. Putain quand je vois les trucs poppy qui vendent des caisses outre Atlantique, genre All Time Low… ou quand les groupes débarquent dans le cadre de la tournée Give It A Name/Taste Of Chaos, c’est 300 personnes à Paname, le lendemain 2000 à Londres… dans un autre style, ça me rappelle un show des New Bomb Turks en 94 où on était genre 12. Les types jouaient à Gent le lendemain, 300 fans pour les accueillir. C’est parlant non? Bon je vais pas repartir dans un discours pro-belge mais putain je suis trop content d’habiter à 20 mn de la frontière… la Belgique c’est le 52 ème état! Un pays qui fonctionne des mois sans gouvernement mec!
Les combos belges dégomment. Comme The Rocket, que j’écoute comme un porc en ce moment. Des mecs de Anvers, qui sonnent comme un mix entre les Get Up Kids et Saves The Day. Tuerie! Même quand ça joue dans un registre qui me parle pas je suis toujours smashé par leur niveau, aux voisins…

Autre truc qui tourne en boucle depuis des mois, les Swellers, qui nous viennent du Michigan (Flint, la ville de Michael Moore le pesant), pop-punk de luxe à la NUFAN, catchy à mort, tendu et enlevé, je ne suis venu au monde que pour m’exciter sur des trucs comme ça!!! Le mélo j’aimerai ça jusqu’à la fin… c’est chez Fueled By Ramen, le label qui me fait tripper, les groupes FBR c’est comme le sexe: même quand c’est pas génial c’est bien quand même…
« Enemy of the world », le dernier Four Year Strong: happy HC, râpeux, racé, ça me fout grave la patate! J’ai été scotché par ce groupe à la première écoute… et après les avoir vus sur scène c’est pire. Ce punch en live! Hallucinant. A couper le souffle. Riffs tranchants, mélodies de bâtards, singalongs, un bon kick au cul.

Houlà t’es dur avec Nothington ! Moi j’aime bien tous ces groupes influencés par HWM-Leatherface-Jawbreaker, style Polar Bear Club, Banner Pilot, Tenement Kids… idem avec No Idea… un label bien cool, bon esprit et tout… c’est clair faut trier mais genre l’album des Pink Razors, qui sonne comme du Superchunk, c’est du nectar… j’adore tous ces groupes « originels » mais perso j’écoute ça deux-trois fois par an… exemple : Jawbreaker. Déjà y’a plus que le « Dear you » que j’écoute encore. En période de déprime en plus. J’ai également un méga-problème avec le son malingre des précédents. Idem pour Mega City Four… les compos sont carrément géniales mais ce son tout pourri ! J’ai du mal avec ça maintenant. Le « Dear you » avec Rob Cavallo aux commandes, c’est la claque ! Ce délire de rester dans l’indé et le bricolé à tout crin, c’est juste du misérabilisme. Genre tu fais un groupe influencé par des machins 80, si tu peux avoir un son qui scotche à la Terry Date ou Neil Avron, eh ben faut y aller, ça n’en sera que plus puissant et efficace. L’éthique punk des fois c’est bien con… peu tête qu’à l’époque ces groupes auraient voulu un son qui déboîte s’il en avaient eu l’occase et les moyens… et la technique a évolué, le dernier Unco, enregistré « à la maison », avec un son qui tue, idem les groupes qui passent chez Pierre des Burning Heads, le mec qui a fait le son du dernier Stetson, énorme… pourquoi sciemment sonner cheap? Mais c’est que mon avis hein.

Pour en revenir à Nothington, c’est avec un gars qui vient de Tsunami Bomb ? Cool. Ca n’a jamais été mon groupe préféré chez Kung Fu (je reste bloqué sur les Ataris et surtout sur Audio Karate) mais tu me connais : Tsunami Bomb = Agent M, une chanteuse charmante, et hop je suis harponné. Ca gomme les côtés chiants du groupe, style le peu d’inspiration. Et puis Agent M, c’est du pseudo qui claque ! Graver au couteau de chasse I LOVE AGENT M dans un cœur sur un arbre, wahoo ! Et je pense que tout va très vite maintenant, quand je me rencarde sur les groupes mélo actuels qui disent en interview « nos influences c’est New Found Glory et Blink 182 », merde c’est dingue, ça me paraît si proche… mais c’est déjà des groupes fondateurs pour certains… ben ouais pas de problème. Si les mecs ont été smashés à 12 ans par Sum 41, et que ça leur a donné envie de monter un combo, cool ! Pour moi ça n’a pas moins de poids que les types qui viennent des Ramones, comme Teenage Bottlerocket. Après c’est toujours des histoires de respectabilité, de crédibilité, c’est nul, ça sert à rien, j’en ai rien à foutre. Je le répéterai ça toute ma vie mais j’estime que j’ai pas à choisir entre New Idea Society, Underoath, Evanescence ou Entombed. Pour moi y’a pas de groupe ultime, qui a tout compris, qui écrase tout le monde, c’est une vue de l’esprit. Et si il y a un truc que je suis pas (en tout cas en ce qui concerne la zique), c’est nostalgique ! Jamais ! Quelle horreur. Tu vois là y’a cette tournée des Stooges, avec Williamson à la gratte je crois… des gens vont vouloir absolument assister à ça, no problemo, on est libres. Pour moi les Stooges c’est loin dans le rétro, j’ai commencé à écouter ça au lycée, je m’en tape maintenant, ça fait partie de ma vie, comme les Lego, mon premier vélo, mon premier baiser avec la langue. C’est finito, c’est derrière. Je préfère aller voir Can’t Bear This Party. Ou Fucked Up. Après c’est aussi un souci matériel. J’ai pas trop de temps à perdre avec les trucs du passé, les groupes arrivent de partout, c’est l’invasion perpétuelle. Je suis curieux, j’essaie, je trie. J’aimerais bien être Béatrice Ardisson, faire de la « mise en musique » et gagner ma croûte en écoutant des disques, mais c’est pas le cas. J’essaie de filer à l’essentiel. Autre exemple : cette année au Groezrock, il y a Sunny Day Real Estate. Reformation genre exceptionnelle. Cool, j’ai jamais vu. Est-ce que je vais aller jeter un œil ? Ouais, évidemment. Mais voir les Swellers, Saves The Day, Friday Night Boys, Parkway Drive, ça, ça m’excite vraiment. L’année dernière, j’ai adoré la prestation des Get Up Kids, mais j’étais carrément en transe devant The Academy Is…
Bref, je dis pas que c’est ce qu’il faut faire, mais c’est ce que je fais.

Sinon j’ai enfin passé la frontière symbolique de la moitié de Underworld USA de James Ellroy… merde je devrais carrément me prendre une semaine de vacs pour le finir. C’est la tartine comme d’hab. Trop intense, trop prenant. Trop tout. Agents spéciaux bons pour l’asile, mafieux, complots, écoutes, trafic de drogue pour alimenter en dollars les opérations noires du FBI, activistes blacks noyautés, guérilla urbaine, magouilles politiques, ça suit au poil les deux premiers volumes, c’est juste de plus en plus sombre, immoral et tordu. La claque. Ellroy fait partie de la poignée d’auteurs qui ridiculisent tout le reste, qui font ressembler les romans de la concurrence à des prospectus de chez Auchan.

Pour en finir avec ce premier épandage, facebook… un truc autant nul que génial. Nul parce que c’est généralement du pur gaspillage de temps, génial quand une chanteuse acoustic pop de Orange County dont t’es fan répond à tes messages. J’y vais moins là, je me suis calmé après trois semaines frénétiques, mais je poste une vidéo piquée sur youtube quasiment tous les jours, on verra si ça dure, pour l’instant j’ai le réflexe…

Allez adios amigos, et let there be jazz.
-MICKSON, trompetiste.